L’un des co-fondateurs les plus connus de BlackRock, Barbara Novick, tente pour la deuxième fois de prendre sa retraite, rapporte le Wall Street Journal. L’intéressée a dirigé les efforts de politique publique de la société de gestion, construisant une machine de lobbying qui a permis à BlackRock d'éviter les mêmes réglementations que les banques. Elle a tenté de partir l’année dernière mais est restée alors que la pandémie de coronavirus perturbait les marchés. Mercredi, BlackRock a annoncé à ses employés que Barbara Novick, âgée de 60 ans, quitterait son poste de vice-chairman pour devenir conseillère senior le 1er février. Il y a environ un an, elle avait annoncé à ses collègues qu’elle quitterait la société avant l'été. Mais le fait qu’elle ait réussi à faire entendre la voix de BlackRock auprès des autorités de réglementation l’a rendue trop importante pour qu’elle parte lorsque la pandémie a secoué les marchés. Le directeur général Larry Fink a demandé à Barbara Novick de rester quelques mois de plus. Pendant cette période, la Federal Reserve a pris des mesures agressives, notamment en engageant BlackRock en mars dernier pour acheter des obligations et des fonds, afin d'éviter l’effondrement des principaux marchés financiers. Barbara Novick et son équipe étaient en contact avec des fonctionnaires pour leur donner des informations en temps réel sur les marchés et ont continué à être en lien direct avec Washington dans les mois qui ont suivi. Joanna Cound et Kate Fulton dirigeront les affaires publiques en attendant qu’un remplaçant soit trouvé. Sandy Boss a récemment repris les fonctions de Barbara Novick pour superviser les interactions actionnariales de BlackRock avec les entreprises dans lesquelles les fonds sont investis.
Le groupe financier espagnol Abante Asesores, qui gère et conseille 6 milliards d’euros, vient d’acquérir 360°CorA, un conseiller en investissements financiers et en gestion de patrimoine indépendant espagnol (EAFI), qui conseille et gère plus d’un milliard d’euros. Il s’agit de la deuxième opération réalisée sur le marché de la gestion de patrimoine par Abante après l’acquisition de C2 Asesores l’an dernier. Ces transactions s’inscrivent dans le cadre d’une alliance scellée en septembre 2019entre Abante et l’assureur hispanique Mapfrepour créer une plateforme indépendante offrant des services de conseil financier et distribuant les produits les plus performants du marché espagnol. A l'époque, Mapfre avait acquis 10% du capital d’Abante en 2019. L’assureurpeut monter jusqu'à 20% du capital d’ici fin 2022. Les deux sociétés se sont aussi adossées à Macquarie en septembre dernier pour lancer un fonds d’infrastructures.
Citigroup restructure ses activités de gestion de fortune, l’une des premières grandes mesures prises par Jane Fraser, la nouvelle directrice générale, pour marquer la banque de son empreinte, rapporte le Wall Street Journal. La banque new yorkaise réunit au sein d’un nouveau pôle sa banque privée pour les ultra riches et son offre de gestion de fortune pour les moins riches, ont annoncé Jane Fraser et Michael Corbat, le CEO sortant, dans une note aux employés diffusée mercredi. Jusqu’à présent, la banque privée de Citigroup, qui sert les clients détenant plus de 25 millions de dollars d’actifs, était gérée par le groupe clients institutionnels de la banque. Les opérations de gestion de fortune, dont la marque CitiGold, étaient pilotées par la banque de détail. Cette offre, qui requiert un minimum de 50.000 dollars déposés sur les comptes de Citigroup, s’occupe habituellement de clients avec 10 millions de dollars d’actifs. En créant une activité unifiée Citi Global Wealth, les dirigeants de la banque tentent de servir les clients sur l’ensemble du spectre. L’idée de la banque est de dénicher des clients tôt et de les conserver alors qu’ils s’enrichissent. Le nouveau pôle sera dirigé par Jim O’Donnell, un ancien de Citgiroup qui était le responsable mondial des ventes du groupe sur le marché de la banque institutionnelle.
State Street Global Advisors Asia, la filiale de SSGA à Hong Kong, doit faire face aux conséquences de la stratégie géopolitique de Donald Trump à l'égard de la Chine, à quelques jours pourtant de son départ de la Maison blanche. Son ETF Hong Kong Tracker Fund, l’un des plus gros de la cité-Etat avec 13,2 milliards de dollars d’encours, contient trois sociétés chinoises faisant partie d’une liste d’exclusion de la part du gouvernement américain. Il s’agit de China Mobile, China Unicom, et China National Offshore Oil Corporation, faisant toutes trois parties de l’indice Hang Seng que réplique l’ETF. Selon une décision de novembre 2020, il est désormais interdit à SSGA d’investir dans ces titres liés au complexe militaro-industriel chinois. Le régulateur hongkongais, la Hong Kong Monetary Authority, a ainsi demandé au gérant américain de clarifier sa position et d’indiquer comment il comptait régler cette situation, a relayé Bloomberg. SSGA se borne pour l’instant à déclarer qu’il n’investira plus dans ces trois sociétés, qui représentent une faible quote-part de l’indice. China Mobile, la plus importante, équivaut ainsi à 2,6% de l’allocation. Il souffrira donc désormais d’une importante tracking error. Cette situation délicate risque d’amoindrir drastiquement l’attractivité de ce fonds indiciel coté. Cela touche également huit des dix-huit fonds de pension de Hong Kong, qui proposent ce véhicule dans leurs offres.
Le gérant français et la banque américaine vont proposer une offre intégrée "Front-to-back", utilisant l'outil de gestion du premier et les capacités de conservation du second.
La société de gestion immobilière Mata Capital vient de recruter Foulques de Sainte Marie d’Agneaux au poste de directeur des fonds «core plus». Celui-ci arrive de MyShareCompany, joint-venture d’Atland-Voisin et Drouot Estate, dont il avait participé au développement et pris la direction générale (2017-2021). Avant de rejoindre Atland-Voisin, il travaillait chez Periel AM, où il fut successivement analyste financier puis gérant de fonds du pôle grand-public et des trois sociétés civiles de placement immobilier du groupe (2014-2017).
Le distributeur de produits d'épargne en ligne Linxea vient de recruter Thibault Lemler au poste de responsable de l’offre financière. Il arrive de la caisse du Crédit Agricole Brie Picardie, où il était conseiller en placements dans les fonds. Auparavant, il fut assistant gestion sous mandat et Advisory stagiaire à la Banque Richelieu.
Pictet Asset Services, filiale de Pictet dans l’asset servicing, vient de mettre en ligne un site Internet consacré à l’intégration ESG (Environnement, Social, Gouvernance), à destination des gérants de fonds externes, relaye Allnews. Le site fournit des informations sur cinq axes réglementaires du plan d’action européen: publication d’informations, taxonomie des activités durables, directives OPCVM et AIFM, directive MiFID II et indicateurs de référence en matière d’émissions de CO2. Il doit permettre également aux clients et prospects de réaliser une autoévaluation ESG de leurs fonds et stratégies.
Le groupe irlandais Carne Group a annoncé ce 13 janvier l’entrée du capital-risqueur londonien Vitruvian Partners à son capital avec un apport de 100 millions d’euros. Ce montant doit permettre au groupe spécialisé dans la conformité et le risque de développer sa plateforme de services aux gestionnaires d’actifs. Présent au Luxembourg depuis 2006, Carne emploie 100 personnes sur un total de 350 employés répartis sur huit sites dans le monde. Sa plateforme supervise 2.000 milliards de dollars d’actifs.
Le fournisseur d’ETF WisdomTree vient de recruter Piergiacomo Braganti en tant que directeur au sein de son équipe de recherche européenne. Basé à Milan, l’intéressé sera le premier point de contact en Italie entre l’équipe de recherche européenne (composée de neuf personnes) et les clients de WisdomTree. Il sera rattaché à Christopher Gannatti, responsable de la recherche en Europe. Avant de rejoindre WisdomTree, Piergiacomo Braganti était en charge de la gestion de portefeuilles discrétionnaires auprès de Banca Albertini Spa à Milan.
... de dollars ont été retournés par le fonds alternatif Element, l’un des plus gros hedge funds macro, à ses investisseurs. Avec déjà 18 milliards de dollars sous gestion, le spécialiste des marchés veut garder son agilité et a d’ailleurs fermé son fonds depuis 2018. En 2020, il a enregistré une performance de 18,8 %, selon le Financial Times, après avoir prévu dès fin mars le rebond de l’économie grâce aux soutiens étatiques, puis anticipé la baisse des actions européennes en septembre.
Déployé depuis octobre dernier, le label de Place ISR estampille désormais les fonds immobiliers. Mais chaque gestionnaire doit construire sa propre méthodologie.
Amundi a annoncé la conclusion d’une alliance technologique avec l’américain BNY Mellon dans le domaine de la gestion d’actifs et de la conservation de titres. «Dans ce cadre, les clients gérants d’actifs se verront proposer une offre intégrée, réunissant dans le même environnement les outils OMNM, plateforme de services titres centrée sur les clients et les données développée par BNY Mellon, et ALTO (Amundi Leading Technology and Operations), le système de gestion de portefeuilles d’Amundi», précise un communiqué commun. Ces services s’adressent en priorité aux gérants d’actifs basés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Le Portugal sera soumis à partir de vendredi à un deuxième confinement «généralisé» pour freiner l'épidémie de Covid-19, qui a atteint de nouveaux records dans le pays, a annoncé mercredi le premier ministre Antonio Costa. Il a confirmé la fermeture des commerces non essentiels, des cafés et des restaurants. Exceptionnellement, les électeurs pourront aller voter au premier tour de l'élection présidentielle du 24 janvier.
Schroders a recruté Chantale Pelletier au poste de global head of infrastructure, en charge de la croissance et du développement de son activité «Infrastructures» à l’échelle mondiale. L’intéressée vient de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec (CDPQ), l’un des plus importants investisseurs mondiaux en infrastructures et le second plus gros institutionnel du Canada avec un encours sous gestion de 333 milliards de dollars canadiens (environ 218 milliards d’euros). Elle y a passé plus de 20 ans, occupant différents postes. Elle a joué un rôle essentiel dans la constitution et la gestion du portefeuille d’infrastructures de la Caisse, dont le montant s’élevait à 27,8 milliards de dollars canadiens au 31 décembre 2019 (soit environ 18,2 milliards d’euros). Chantale Pelletier, qui prendra ses nouvelles fonctions fin mars 2021, sera également présidente de Schroder Aida SAS, la société de gestion française du Groupe Schroders spécialisée dans le financement d’infrastructures (sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires). Elle sera rattachée à Georg Wunderlin, Global Head of Private Assets chez Schroders. La plateforme «Actifs Privés» de Schroders représente un encours sous gestion de 45,3 milliards de livres sterling (environ 50 milliards d’euros).
Vontobel renforce son équipe en charge des obligations émergentes avec quatre recrutements à Zurich et Hong Kong. Carlos de Sousa rejoint l'équipe en tant que stratégiste et gérant de portefeuille pour les marchés émergents à Zurich, après avoir travaillé en tant qu’économiste chez Oxford Economics, leader dans le domaine des prévisions mondiales et de l’analyse quantitative. Chef économiste, il était alors responsable de la recherche thématique macroéconomique et stratégique sur les marchés émergents et frontières. Nuria Jorba Arimany est embauchée comme analyste de recherche à Zurich. Elle a précédemment passé 10 ans à l’Union Bancaire Privée (UBP) à Zurich, où elle était responsable de la recherche Corporate Credit pour les marchés émergents. Cosmo Zhang arrive dans l'équipe en tant qu’analyste de recherche à Hong Kong. Il vient d’Invesco Asset Management, où il était chef d'équipe sectoriel des analystes, en charge du corporate credit en Asie (hors Japon) pour les équipes obligataires. Enfin, Pius Yang Xue est recruté comme analyste de recherche à Hong Kong. Il a travaillé chez Dymon Asia en tant qu’analyste d’investissement senior spécialisé dans le crédit à haut rendement et le crédit stressed et distressed de la région Chine élargie. Vontobel gère des fonds obligataires depuis 1988. Sa boutique Fixed Income compte 24 milliards de francs suisses d’actifs. L'équipe dette émergente de Vontobel est composée de 14 professionnels de l’investissement basés à Zurich et à Hong Kong.
Primonial a annoncé mercredi 13 janvierl’acquisition de Netinvestissement, une marketplace (place de marché) française de solutions de placements. «Avec Netinvestissement, Primonial entend contribuer à l’émergence de nouvelles solutions centrées sur les nouvelles attentes des épargnants en matière d’investissement et d’épargne, grâce à une approche couvrant l’intégralité du parcours client, de l’information à la souscription jusqu’au conseil», explique le groupe dans un communiqué, précisant que l'émergence de nouveaux modes de consommation accélérée par la crise sanitaire, l’a convaincu de l’intérêt de cette opération. Fondée en 2011, Netinvestissement est une plateforme avec un modèle de génération de contacts qualifiés, qui s’appuie sur quatre éléments : un référencement sur les moteurs de recherche, une communication omnicanale, une stratégie de contenu «adaptée», et un modèle économique qui se veut axé sur l’UX (user experience) et la satisfaction client. Dans le contexte actuel, Netinvestissement table sur une croissance organique du chiffre d’affaires de 40 % par an grâce à une augmentation continue du trafic sur son site évaluée aujourd’hui à 3 millions de visiteurs annuels. Avec Primonial, la plateforme aura désormais un relais physique. Karl Toussaint du Wast et Stéphane van Huffel, co-fondateurs de la marketplace, resteront à la tête de Netinvestissement pour «accompagner et poursuivre le développement de la société tout en gardant l’indépendance, notamment dans l’offre de solutions, qui a fait le succès de la fintech», indique Primonial.
Franklin Templeton a annoncé ce 12 janvier le lancement d’un centre de recherche et de partage de données, dénommé «Investment Institute». Sa direction a été confiée à Stephen Dover, l’actuel responsable des actions, qui a par ailleurs été promu stratégiste de marché en chef. Il sera chargé de partager la recherche de la firme par le biais de multiples canaux, notamment l’analyse de données sur mesure, le contenu propriétaire et les partenariats universitaires. Il est remplacé par Terrence Murphy, le directeur général de ClearBridge Investments (détenue par Franklin Templeton depuis l’acquisition de sa maison-mère Legg Mason en 2020), qui conserve ce poste en parallèle. Ce dernier rejoint le comité exécutif de Franklin Templeton et sera chargé de définir la stratégie et le pilotage de la croissance organisationnelle de l’activité des actions de Franklin Templeton.
Le gestionnaire de fortune britannique St. James’s Place compte supprimer environ 200 emplois à la suite d’une revue stratégique de ses activités au cours de l’année écoulée, rapporte l’agence Bloomberg sur la base d’un mémo interne qu’elle a pu consulter et qui reprend des informations dévoilées la première fois sur Money Marketing. Le gestionnaire prévoit également de simplifier ses pratiques afin de supprimer certaines tâches jugées inutiles. Les licenciements concerneraient environ 10 % des effectifs salariés mais pas les conseillers franchisés, a déclaré un porte-parole à Bloomberg. «Pour rester leader sur notre marché, il est vital que nous soyons agiles et dynamiques, écrit Andrew Croft, directeur général dans le mémo. C'était une décision très difficile à prendre pour nous, mais qui est nécessaire pour que St. James’s Place continue à avoir du succès dans les mois, les années et les décennies à venir». St James’s Place a fait l’objet de critiques sur l’importance des ses charges en octobre dernier par le fonds activiste PrimeStone Capital, qui estimait que l’action de la société pouvait doubler sa valeur si elle mettait en place une série de changements. Andrew Croft avait alors répondu que les salaires étaient là «où ils doivent être», et qu’une série de facteurs, notamment le Brexit et la pandémie pesaient sur le cours de l’action, qui a diminué d’environ 3 % l’année dernière.
La banque privée luxembourgeoise Quintet a annoncé hier la nomination d’Eli Leenaars au poste de directeur des opérations (COO) du groupe, à compter du 1er juin 2021.Il supervisera les services opérations, IT, communication d’entreprise, marketing et immobilier. Sa nomination est d’ores et déjà approuvée par les autorités de contrôle compétentes, la Banque centrale européenne et la Commission de surveillance du secteur financier au Luxembourg. Eli Leenaars arrive d’UBS Global Wealth Management, dont il était managing director et vice-président. Auparavant, il a travaillé 25 ans chez ING, où il fut notamment directeur général d’ING Retail & Private Banking et d’ING Direct.
L’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, a publié mardi une analyse de stress tests réalisés sur la liquidité des fonds d’investissement espagnols pour identifier ceux qui seront en manque de liquiditédans un scénario extrême de remboursements massifs. La CNMV indique que huit fonds sur 452 (1,77% du total) rencontreraient des problèmes de liquidité dans un tel scénario. Les fonds concernés représentent 3,9% du patrimoine des fonds de dette d’entreprise, 0,5% du patrimoine des fonds obligataires mixtes (obligations souveraines et d’entreprises)et 0,2% du patrimoine des fonds entrant dans la catégorie «autres». La CNMV vise particulièrementles fonds obligataires investissant largement dans les obligations à haut rendement. Les stress tests ont prisen compte les informations disponibles à fin juin 2020 sur chaque produit. La moyenne pondérée des actifs liquides pour la plupart des catégories de fonds s'élève à environ 50% des encours des fonds, explique le rapport de la CNMV. Le régulateur note par ailleurs que dans toutes les catégories de fonds, un certain pourcentage d’entre eux dispose d’une liquidité bien en-dessous de la moyenne, notamment ceux investis en obligations souveraines et les ceux mixant obligations souveraines et d’entreprises.
Il y a un an quasiment jour pour jour, Larry Fink, co-fondateur et dirigeant de BlackRock, annonçait que le leader mondial de la gestion d’actifs allait se transformer en profondeur pour investir de manière plus durable. Selon une étude de Reclaim Finance intitulée «Un an après: BlackRock, toujours accro aux énergies fossiles» que NewsManagers a pu consulter, le gérant américain «reste un investisseur massif dans les entreprises du charbon». «BlackRock a un gros problème avec sa gestion passive, qui l’expose fortement à des actifs charbon susceptibles de devenir bloqués - des «stranded assets», expliquent les auteurs de l'étude, dont Lucie Pinson, qui a reçu l’an dernier le prix Goldman pour l’environnement qui récompense chaque année une personnalité qui a œuvré « de manière significative et durable » pour la protection de la planète. BlackRock peut toujours investir dans toutes les entreprises du secteur du charbon dans le monde Le rapport note ainsi que la politique de réduction de l’exposition de BlackRock au secteur du charbon a un impact très limité en raison de critères restreints, à la fois en interne et en externe. Ainsi, 17% seulement de l’industrie du charbon est exclue des investissements de BlackRock, selon Reclaim Finance. «Un tiers seulement de ses actifs sont couverts par sa politique d’exclusion du charbon, encore 85 milliards de dollars y sont investis et le groupe n’a aucun critère d’exclusion sur le pétrole et le gaz», notent les auteurs, qui rappellent que la politique de BlackRock en la matière ne s’applique qu'à sa gestion active, très minoritaire dans ses encours. «Concrètement, cela signifie que BlackRock peut toujours investir dans toutes les entreprises du secteur du charbon dans le monde via ses fonds indiciels», insiste l'étude. BlackRock détient par exemple pour 806 millions de dollars en actions et 100 millions de dollars en obligations émises par Glencore, à fin octobre 2020. «Glencore est l’un des plus grands producteurs de charbon au monde, avec une production annuelle d’environ 123 millions de tonnes», commente Reclaim Finance. De même, le groupe détient 2,5 milliards de dollars dans le capital de RWE, une société d'électricité que Reclaim Finance accuse être le plus grand émetteur de CO2 au monde. Il est aussi exposé à hauteur de 6 milliards de dollars dans le groupe BHP et ses filiales, un groupe minier anglo-australien. BlackRock, qui s’est associé en France avec un nouveau cabinet de conseil en communication, s’est défendu dans le cadre de la publication de ce rapport en rappelant que «en ce qui concerne les stratégies indicielles, nous offrons à nos clients le choix - grâce notamment à l’offre d’indices ESG la plus vaste du secteur - ainsi que la transparence et l’engagement.» En outre, «nous demandons systématiquement à toutes les entreprises de divulguer la manière dont leur modèle économique sera compatible avec la transition vers une économie à faible émission de carbone. Lorsque nous ne constatons pas de progrès suffisants, nous prenons des mesures par le vote. Récemment, nous avons voté contre les directeurs d’Uniper, Fortum, CEZ et PGE, et soutenu la proposition des actionnaires d’AGL Energy. Nous avons publié des bulletins détaillés sur chacun de ces votes, qui expliquent les raisons de notre décision de vote et donnent un aperçu de notre engagement envers l’entreprise.»
La société de gestion Sofidy a annoncé ce 12 janvier la promotion de messieurs Louis-Frédéric Touati et Sylvain Hervy aux postes de gérants, respectivement de la SCPI Immorente (3,5 milliards d’euros d’encours) et gérant de la SCPI Efimmo (1,5 milliard d’euros). Louis-Frédéric Touati a commencé sa carrière chez Rothschild & Cie à Paris avant de rejoindre en 2010 le département Fusions et Acquisitions de Bank of America Merrill Lynch à Londres, en tant que vice-président pour couvrir le secteur des Institutions Financières. Il a rejoint Sofidy en 2018 en tant que gérant de fonds immobiliers. Sylvain Hervy a commencé sa carrière à Londres en 2006 comme assistant trader matières premières au sein des équipes de Société Générale CIB. En 2007, il rejoint les équipes françaises d’AEW Europe d’abord en tant que gérant d’actifs immobilier avant d’être promu contrôleur financier en 2008, puis gérant de fonds spécialisé dans les club-deals. Il a rejoint Sofidy en 2018 en tant que gérant de fonds immobiliers.
Cobas Asset Management, la boutique de gestion espagnolefondée par Francisco Garcia Paramés, a confié la responsabilité del’activité institutionnelleà Francisco Burgos López, rapporte Funds People. Il remplaceGema Martín Espinosa qui quitte Cobas AM pour poursuivre de nouvelles opportunités. Francisco Burgos López a rejoint la société de gestion espagnoledébut 2017 après avoir débuté sa carrière chez Airbus puis chez Everis en tant que consultant spécialisé sur la gestion d’actifs. Funds People précise que l’activité institutionnelle de Cobas représente moins de 10% des encours de la firme actuellement.
La succursale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mapfre, Mapfre AM, a fait part de son intention de fusionner deux fonds obligataires et d’ouvrir la commercialisation du fonds résultant de la fusion aux investisseurs privés et institutionnels européens. Les deux fonds concernés, investis en obligations internationales,sont les fonds Mapfre AM Global Bondet le fonds Capital Investment Spain International, qu’Amundi gère exclusivement pour les compagnies du groupe Mapfre depuis 1993. Le fonds résultant de la fusion conservera le nom de Mapfre AM Global Bond et aura 180 millions d’euros d’encours sous gestion. Il sera enregistré au sein de la Sicav luxembourgeoise de Mapfre AM dont les encours dépassent le milliard d’euros.
La société de gestion espagnole March Asset Management, filiale de Banca March, a recruté Cristina Gómez Noblejas en qualité de nouvelle directrice commerciale. Elle est rattachée à Javier Escribano, directeur général de March AM.Cristina Gómez Noblejas a travaillé auparavant pour Crédit Lyonnais et HSBC Global Banking & Markets en Espagne, où elle a occupé entre autres les fonctions de responsable des portefeuilles de banque privée et responsable des ventes de produits structurés. March AM gérait environ 5 milliards d’euros d’encours fin septembre 2020.
Cyrus Conseil vient d’acquérir ACS Finances, un cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGP) basé à Tain l’Hermitage dans la Drôme et Meylan en Isère. Créé en 2005 par Jean-Pierre Clot, la structure détient un encours de 63 millions. L’opération porte sur 100% du capital par acquisition de titres dont une partie est réinvestie dans le groupe. Jean-Pierre Clot deviendra associé de Cyrus et continuera à exercer son métier chez Cyrus en se concentrant sur des clients de tailles plus significatives. Cette opération s’inscrit dans la politique de croissance externe et de développement du groupe. Elle permet de renforcer le maillage territorial de Cyrus en Rhône-Alpes en complément du bureau de Lyon et va favoriser le déploiement de ses activités dans la région. Les clients de ACS Finances vont bénéficier de l’ensemble de l’offre de services et de produits de Cyrus tout en conservant la relation de proximité avec leurs conseillers habituels. Avec cette acquisition, Cyrus compte désormais 16 implantations en France. Il affiche un encours financier de 4,6 milliards d’euros pour plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.