Le bitcoin a poursuivi son envol dimanche pour se rapprocher de 60.000 dollars, prolongeant une progression spectaculaire qui lui a permis de dépasser 1.000 milliards de dollars de capitalisation. La cryptomonnaie a atteint 58.354 dollars, portant ses gains hebdomadaires à environ 20%. Sa valeur a plus que doublé depuis le début de l’année. Le bitcoin a dépassé mardi la barre des 50.000 dollars pour la première fois, franchissant ainsi un nouveau cap vers une large acceptation par le grand public comme par le monde de la finance. Il a nettement accéléré après la décision annoncée ce mois-ci par par Tesla d’y investir 1,5 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) et de se préparer à l’accepter comme moyen de paiement pour ses voitures électriques.
La Grande-Bretagne voit la propagation du variant sud-africain du Covid-19, réputé plus contagieux, ralentir et n’envisage un déconfinement que par étapes pour éviter une inversion de tendance à faire savoir, le ministre britannique de la Santé. Alors que le Premier ministre Boris Johnson présente lundi sa feuille de route pour lever les restrictions, Matt Hancock aussi indiqué dimanche que des données ont montré que la campagne de vaccination, qui a été menée outre-Manche à un rythme plus élevé que prévu - 17,2 millions de Britanniques ont reçu une première dose de vaccin -, a permis de réduire les transmissions du virus et à soulager la pression sur les hôpitaux. Chaque assouplissement pourrait prendre quelques semaines.
La collecte hebdomadaire des fonds actions s’est maintenue à un haut niveau entre le 11 et le 17 février, selon les données du « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Après une semaine record à 58,1 milliards de dollars de collecte (du 4 au 10 février), les fonds actions ont reçu cette fois-ci 27,8 milliards d’investissements, ce qui reste un niveau important. La demande de fonds obligataires est pour sa part plutôt stable, avec une quinzième semaine consécutive de collecte positive. Dans le détail, les investisseurs ont placé 17,1 milliards de dollars dans des fonds indiciels, et 10,7 milliards dans des fonds gérés activement. Les fonds américains ont reçu 6,1 milliards de dollars, bien moins que l’exceptionnelle collecte de 36,1 milliards de la semaine précédente. Les fonds de grande capitalisation se classent en tête, avec 4,9 milliards de dollars de flux nets, suivis par les petites capitalisations (+1,6 milliard) et le style croissance (+0,1 milliard). Le style value a lui décollecté de un milliard de dollars. Par secteur, seules la tech et la santé sortent véritablement la tête de l’eau, avec des collectes nettes respectives de 5,1 milliards et 1,8 milliard de dollars. Dans les autres régions, les fonds actions émergentes ont maintenu leur attractivité avec +5,3 milliards de dollars, tandis que les japonais ont reçu seulement 1,3 milliard, et les européens rendu 0,9 milliard. Les fonds obligations ont, eux, reçu pour 12,6 milliards de dollars d’ordres nets d’achat de parts, quasi-exclusivement alimentés par les obligations d’entreprises investment grade (+11,1 milliard). Les fonds d’obligations à haut rendement ont rendu 1 milliard de dollars, tout comme les obligations émergentes (-0,3 milliard) et les obligations souveraines (-0,9 milliard). Sur le segment du cash, les fonds monétaires ont reçu un petit flux net de 2,1 milliards de dollars, et les fonds or 0,03 milliard.
Treize ans après avoir fondé Mandarine Gestion, Marc Renaud fait un petit pas de côté. Le gérant star vient de confier la direction de la gestion («chief investment officer») à Adrien Dumas, son actuel responsable de l'équipe «croissance». Marc Renaud reste responsable de la gestion Value et gérant actions du fonds Mandarine Valeur.
La fintech Iroko, qui a lancé sa première SCPI il y a trois mois, vient de lever 3 millions d’euros, a appris Les Echos. Parmi les investisseurs, on retrouve Idinvest, HEC Venture, LO Capital, et quelques autres business angels. La firme, fondée en 2019 et agréée AMF en juin dernier, a choisi de se démarquer par le digital pour commercialiser ses véhicules. Elle promet une souscription en 8 minutes et sans frais d’entrée, à partir de 5.000 euros.
Unesociété de gestion basée à Paris et San Francisco s’est lancéeà la conquête du marché allemand, selon les informations de NewsManagers. Le gestionnaire parisien Quadrille Capital, spécialisé sur le capital-investissement et la gestion croissance, a en effet obtenu le feu vert du régulateur allemand BaFin pour la commercialisation de son fonds Disruption Fund. Ce produit, lancé en 2015, estgéré parJean-Edwin Rhea et son focus se porte sur l’innovation technologique. Le gérant identifieles secteurs connaissant des ruptures technologiques et/ou structurelles, et investit dans les sociétés initiatrices et contributrices à ces ruptures. Quadrille Capital faisait partie du groupe Quilvest jusqu’en 2012. La société gère plus d'1,2 milliardd’euros d’encours sur les secteurs des technologies de l’information et de la santé.
Le groupe d’assurance Allianz a dévoilé à l’occasion de ses résultats annuels, des encours sous gestion gérés pour compte de tiers (en dehors du groupe Allianz) de 1.712 milliards d’euros à fin 2020. Le groupe détient deux importantes filiales de gestion à travers Allianz Global Investors et l’américain Pimco. Cette hausse des encours est due à des effets de marché positifs de 96,5 milliards d’euros et à une collecte nette de 32,8 milliards d’euros, partiellement annulés par des effets de change défavorables de 104,3 milliards d’euros. A fin 2019, les encours gérés pour compte de tiers s'élevaient à 1.686 milliards d’euros. Le total des actifs sous gestion a augmenté pour atteindre 2 389 milliards d’euros en 2020, un record historique. Le résultat d’exploitation de l’activité Asset Management a augmenté de 5,5 % pour atteindre 2,9 milliards d’euros en 2020, grâce à la croissance des revenus - principalement en raison de la hausse de la moyenne des actifs gérés par des tiers. En conséquence, le ratio coûts/revenus (CIR) a diminué de 1,1 point de pourcentage par rapport à 2019, pour atteindre 61,2 % en 2020. Corrigé des effets de conversion des devises, le bénéfice d’exploitation a augmenté de 7,3 %.
Quelque 94% des sociétés de gestion actives sur le marché espagnol espèrent voir les encours de leurs fonds croître par rapport à fin 2020, selon une enquête de l’association de la gestion d’actifs espagnole Inverco relatée par l’agence de presse Europa Press. L’industrie des fonds en Espagne a clôturé 2020 avec des encours de 276,5 milliards d’euros. Environ la moitié des gestionnaires interrogés (49%) évoquent une collecte nette allant jusqu'à 3 milliards d’euros en 2021 tandis que 45% d’entre eux pensent qu’elle sera supérieur à ce montant. Selon les sociétés de gestion sondées par Inverco, les fonds mixtes sont susceptibles d'être les plus plébiscités par les investisseurs espagnols cette année, suivis des fonds obligataires et des fonds garantis.
La société de gestion britannique M&G Investments a conclu un accordavec le tierce-partie marketeur Latam Financial Services pour la distribution de ses fonds en Uruguay et sur le marché argentin offshore. Les relations avec les investisseurs sur ces territoiresseront assurées par María José Lenguas.
WisdomTree, a coté sur les bourses italienne et allemandeunETF portant sur les obligations émises par l’Union européenne (UE) destinées à financer le programme Sure. Sure est unprogramme de soutien temporaire à l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence. Le WisdomTree European Union Bond Ucits ETFa pour objectif de répliquer la performance de l’indice iBoxx EUR European Union Select, qui consiste enun panier d’obligations Investment Grade libellées en euros et émises par l’UE. Le fournisseur d’ETF précise que l’indice n’est composé que d’obligations émises par l’UE destinées à financer le programme Sure plafonné à 100 milliards d’euros et l’initiative NextGenerationEU dont l’enveloppe s’élève à 750 milliards d’euros. Ces deux initiatives doivent permettre d’atténuer les risques de chômage au sein des États membres de l’Union européenne (UE) et à réparer les dommages économiques et sociaux immédiats provoqués par la pandémie de coronavirus. Pour Lidia Treiber, directrice de la recherche chez WisdomTree,« les obligations de l’UE pourraient ajouter un autre instrument liquide et à notation élevée ayant la capacité d’occuper une place plus importante dans les programmes d’achat d’actifs de la Banque centrale européenne.» Elle prédit une demande élevée des investisseurs pour ce type d'émissions, notamment lorsque l’initiative NextGenerationEU sera déployée.
Le gérant de fonds allemand Hansainvest Real Assets confie à la société immobilière CBRE son portefeuille de six bureaux parisiens intra-muros, développant 44.000m². Ce portefeuille sera géré par CBRE Property Management. L'équipe d’Asset Management est dirigée par Adrien Mazaleyrat. CBRE Property Management travaillait déjà avec des fonds allemands pour des missions de gestion immobilière. «Dans un contexte accentué par la crise sanitaire où les bailleurs s’emploient à répondre au mieux aux nouveaux enjeux des utilisateurs, notre souhait a été de nous entourer d’un acteur reconnu de l’immobilier d’entreprise afin de pouvoir anticiper ces problématiques et d’y apporter une réponse stratégique en dehors de nos marchés clés », déclare Martina Averbeck, Managing Director Asset Management de Hansainvest Real Assets.
Le ministère français des Armées a signé avec Thales et Airbus deux accords-cadres pour 471 millions d’euros afin qu’ils fournissent les systèmes de communication avec les futurs satellites militaires Syracuse IV, a annoncé mercredi la Direction générale de l’armement (DGA). Le contrat notifié fin 2020 à Thales pour 354 millions d’euros prévoit la commande de 200 stations sol - c’est-à-dire l'équipement permettant de se connecter avec le satellite - et un système de gestion sécurisé.
Le Nigeria n’est, contre toute attente, plus en récession, montrent jeudi les statistiques officielles. Frappé par la pandémie de Covid-19 et par la chute des prix du pétrole l’an dernier, l'économie nigériane était entrée en récession au troisième trimestre 2020. «Le Produit intérieur brut (PIB) du Nigeria a crû de 0,11% (...) au 4e trimestre 2020, le premier des trois derniers trimestres en date à enregistrer une croissance positive», a annoncé jeudi le Bureau national des Statistiques. Le PIB nigérian s'était contracté respectivement de 6% et 3,62% au 2e et 3e trimestres 2020. Sur l’ensemble de l’année 2020, le PIB a chuté de 1,9%, selon Virag Forizs, économiste Afrique au cabinet de conseil Capital Economics, basé à Londres.
Emmanuel Macron a proposé jeudi que les pays riches transfèrent de 3 à 5% des vaccins contre le Covid-19 qu’ils ont en stock à l’Afrique. Dans un entretien au quotidien britannique Financial Times, le chef de l'État indique qu’il soumettra cette idée à la réunion des dirigeants du G7 vendredi. La chancelière allemande Angela Merkel est «d’accord» avec cette initiative, précise-t-il. Emmanuel Macron a participé ces derniers jours à plusieurs réunions sur ce dossier des vaccins, dont la dernière mercredi avec des dirigeants africains. Il s’en est aussi entretenu jeudi avec le président indonésien Joko Widodo, les deux hommes partageant «l’objectif de faire du vaccin un bien public mondial», selon l'Élysée.
Le gérant IM Global Partner voit sa base d’actionnaires s'élargir. Eurazeo a en effet annoncé ce 18 février avoir cédé à IK Investment Partners et Luxempart une partie de sa participation, sous réserve de l’approbation de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) et de la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier). A l’issue de l’opération, Eurazeo en tant qu’actionnaire de contrôle continuera de soutenir activement la société aux côtés d’IK Investment Partners, de Luxempart, et d’Amundi. Les produits de cession relatifs à cette opération (20% du capital) représentent environ 70 millions d’euros pour Eurazeo, soit un multiple cash-on-cash de 2,1 fois et un taux de retour interne (TRI) de 22%. Dassault/La Maison, actionnaire de la première heure, cède sa participation à l’occasion de cette opération. A fin décembre 2020, iM Global Partner disposait de plus de 19 milliards de dollars d’encours sous gestion.
La crise du Covid-19 va profondément modifier les allocations d’actifs, pour encore quelques temps, selon les résultats de l’enquête mondiale annuelle de Natixis Investment Managers sur les sélectionneurs de fonds. Et l'émergence de déséquilibres les poussent à chercher plus de risque, notamment au sein de gestions actives, après des années de croissance des fonds passifs. Le premier constat des répondants, qui représentent 12.700 milliards de dollars d’actifs, est que le covid a provoqué un changement de régime. Ainsi, 60% des acheteurs professionnels de fonds estiment que la situation est là pour durer, et deux-tiers pensent l'économie mondiale ne se rétablira pas en 2021. Mais si 60% des répondants estiment que les politiques prises dans leurs pays respectifs ont été inefficaces jusqu’ici pour contrer la pandémie, du point de vue économique, ils sont toutefois confiants (80%) dans les capacités des banques centrales à soutenir le marché en cas de nouveau ralentissement. Les risques anticipés par les sélectionneurs de fonds sont donc, cette année encore, portés sur les mêmes indicateurs, avec la volatilité en tête des réponses (49%), suivie par les taux négatifs (39%), l’inflation (37%), le resserrement du crédit (34%) et les problèmes de liquidité (25%). Et la quasi-totalité des professionnels interrogés (94%) s’attend à une correction sur les marchés, sans toutefois être d’accord sur les classes d’actifs qui seront touchées (voir graphique). Les valeurs technologiques et les cryptoactifs sont les segments les plus susceptibles de se retourner, selon les personnes interrogés, à l’inverse de l’univers du non-coté. Graphique tiré de l'étude «2021 Professional Fund Buyer Outlook», par Natixis IM Dans ce contexte, les positions offensives sont privilégiées. Les sélectionneurs vont augmenter légèrement leurs positions en actions, à 45,6% (+1,4 point), et dans les alternatifs (16,2%, +1,3 point), et baisser la part des obligations à 31,6% (-2,4 points) et du cash (5,3%, -0,5 point). Considérant que la value va surperformer la croissance cette année, ils sont également trois sélectionneurs sur cinq à privilégier les petites capitalisations par rapport aux grandes. La surperformance attendue des marchés émergents par rapport aux marchés développés se situe au même niveau. De ce fait, les stratégies actives continuent d'être plébiscités. Ils sont 83% à penser que les conditions de marché en 2021 favorisent ce type de gestion. Et ils sont encore 72% à les préférer aux ETF, tandis que 59% pensent augmenter la part de fonds actifs dans leurs buy-lists. La performance va également provenir du non coté, puisqu’ils sont 50% à vouloir augmenter la part de fonds de private equity. Ils sont toutefois 63% à craindre que ce segment soit touché par un afflux trop important d’argent, qui renchérirait les coûts des acquisitions, et en même temps, ils sont 54% à avoir peur d’une crise de liquidité. Enfin, le grand gagnant de 2020 reste toutefois l’ESG, avec 77% des interrogés qui déclarent vouloir augmenter leur part dans les buy-lists. Ils sont aussi 65% à vouloir augmenter l’achat d’obligations vertes, quand l’allocation obligataire dans son ensemble est en recul. L'étude complète est disponible ici.
Axa IM a annoncé ce 18 février une réorganisation de sa recherche en investissement responsable (IR) et en engagement actionnarial. Les personnes spécialisées travailleront désormais de manière transversale sur la recherche IR et l’engagement actionnarial, ainsi que sur l’innovation, notamment pour atteindre l’objectif de neutralité carbone de l’ensemble des portefeuilles d’ici 2050. Elles seront notamment chargées de développer les capacités de recherche sur des thèmes comme le climat, la biodiversité, la santé, le capital humain et la diversité, et devront favoriser le rapprochement de la recherche crédit fondamentale et macro. La recherche en investissement responsable est placée sous la responsabilité de Virginie Derue. Son équipe sera en charge de la recherche thématique. La coordination de l’investissement responsable et la gouvernance sont placées sous la responsabilité de Clémence Humeau. Son équipe sera chargée des projets transversaux d’investissement responsable et de la gouvernance d’entreprise, incluant la politique de vote sur les thèmes clés mentionnés ci-dessus, ainsi que sur la Covid-19, la santé publique et la confidentialité des données. Ils sont tous deux rattachés à Gilles Moëc, le directeur de la recherche d’Axa IM et chef économiste du groupe Axa . Virginie Derue travaille chez Axa IM depuis 1998. Elle est depuis 2019 coordinatrice de la recherche crédit entreprise, et supervise l’intégration des critères ESG dans la recherche fondamentale. Clémence Humeau est arrivée en 2012, et est depuis 2018 coordinatrice de l’investissement responsable, chargée de définir la feuille de route pour l’intégration des critères ESG et sa mise en œuvre, en supervisant les projets et les gouvernances connexes.
La banque privée suisse EFG International a annoncé ce 18 février la nomination d’Enrico Piotto au poste de responsable des risques et membre du comité exécutif, à compter du 1er juin 2021. Il sera directement rattaché au PDG Giorgio Pradelli. Il remplace Raj Singh, qui a quitté ce poste fin décembre. Il a depuis été remplacé par interim par Dimitris Politis, le directeur financier de la société zurichoise. Enrico Piotto arrive de Deutsche Bank, où il était responsable des prêts pour Wealth Management Europe depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez UBS, où il fut notamment responsable du contrôle des risques pour la mise en place de la stratégie d’offre de prêts de la gestion de fortune, et chef de la gestion des risques pour la gestion de fortune en Europe et marchés émergents.
Credit Suisse a enregistré une baisse de 22 % de son bénéfice net en 2020, en raison de 757 millions de francs de frais de justice, plongeant la deuxième banque suisse dans le rouge pour les trois derniers mois de l’année. La banque a en effet enregistré une perte nette de 353 millions de francs suisses au quatrième trimestre. Dans son activité International Wealth Management (IWM), la division Private Banking du groupe a enregistré un afflux net de nouveaux capitaux record de 16,7 milliards de francs avec un taux de croissance de 5%, avec des afflux dans les marchés émergents et en Europe de l’Ouest. Dans l’activité d’Asset Management les afflux net de nouveaux capitaux se sont élevés à 15,5 milliards de francs
Un groupe de 300 investisseurs professionnels, le 300 Club, a publié mercredi une lettre appelant l’industrie de l’investissement dans son ensemble à des changements profonds pour une création de richesseplus durable."Le modèle actuel de notre industrie n’est actuellement pas compatible (avec l’objectif de création de richesse durable, ndlr). Objectivement, les plus fortesincitations dans l’industrie se concentrent surla taille, l’alpha et le contrôle des rendements relatifs liés auxindices ainsi quela volatilité absolue à court-terme. Aucun de ces éléments n’est corrélé au succès de la création de richesse durable», écrivent les 300 professionnels. Selon eux, le stewardship rigoureuxest la clé pour atteindre l’objectif d’une création de richesse durable et l’industrie de l’investissement doit «trouver un meilleur moyen pour définir ses activités non-durables». Les professionnels de l’investissement évoquent pêle-mêle un pricing des externalités non prises en compte par l’industrie, une redéfinition des objectifs des portefeuilles pour se focaliser sur les rendements absolus de long-terme. D’après le 300 Club, la durée des contrats des gérants actifs doit être alignée sur les objectifs long-terme des mandats. Aussi les gérants devraient-ils détenir moins de titres en portefeuille pour exercer un meilleur stewardshipà travers l’engagement et le dialogue, et les gestionnaires passifsjouer leur rôle dans ce domaine. Enfin, les commissions de gestion et frais de fonds doivent être revus pour promouvoir les objectifs d’une création de richesse durable. La lettre est disponible ici.
La succursale bulgarede la société de gestion belgeKBC Asset Management a acquis5,20% d’Eleven Capital, gestionnaire d’actifs bulgare coté à la bourse de Sofia. Eleven Capitala révélé cette prise de participation, réalisée via quatre fonds de KBC AM,dans une communication sur le titremercredi, indique le média SeeNews. En 2020, le régulateur bulgare avait indiqué que KBC AM cherchait à étendre le scope de ses activités en Bulgarie.
Le gérant suisse GAM a présenté ce 18 février ses résultats financiers définitifs pour 2020, confirmant la plupart de ses anticipations de mi-janvier. Parmi les principaux chiffres, ses encours sous gestion atteignent bien 122 milliards de francs suisses, tandis que sa perte est plus importante que prévue, à 388 millions de CHF (contre 380 millions anticipés). Cette perte est liée en partie à une dépréciation concernant l’ancien goodwill créé par l’acquisition de GAM par Julius Baer en 2005 et UBS en 1999, avait précisé la société suisse en début d’année. Le contexte incite la société à repousser ses objectifs financiers à l’exercice 2024 en raison de l’impact de la pandémie. Elle prévoit un bénéfice sous-jacent avant impôt de 100 millions de francs suisses, une marge d’exploitation de 30% et un ratio de masse salariale sur chiffre d’affaires de 45-50%. A l’origine, ces objectifs avaient été fixés pour 2022. Les encours de la firme, qui ont progressé de 1,6 milliard de CHF au dernier trimestre, se répartissent entre 35,9 milliards de francs suisses pour la gestion d’actifs et 86,1 milliards de francs suisses pour l’activité «private labelling». Sur la gestion d’actifs, la société a subi une forte décollecte annuelle sur ses fonds obligataires (-6,6 milliards CHF) qui, combinée aux effets de marchés, ne représentent plus que 17 milliards de CHF d’encours. Les retraits concernent principalement les fonds GAM Star Credit Opportunities et GAM Local Emerging Bond. Les fonds alternatifs de la maison sont un autre segment a avoir connu une année noire, avec 1,3 milliard de CHF de retraits sur les 2,1 milliards d’encours de début 2020, suite à la perte de mandats institutionnels. En actions, GAM a rendu 1 milliard de CHF, principalement sur les véhicules GAM Japan Equity et GAM Global Eclectic Equity. Enfin, il a également décollecté de 0,9 milliards sur les stratégies systématiques, notamment les fonds GAM Systematic Core Macro et GAM Systematic Alternative Risk Premia. Sur le Private Labelling, le marché suisse à décollecté de 0,7 milliard de CHF, pour un encours désormais à34,9 milliards, tandis que le reste de l’Europe a collecté 0,3 milliard, pour un encours de fin d’année de 51,2 milliards. GAM a toutefois annoncé la perte d’un gros client en janvier, représentant 25,1 milliards de francs suisses d’encours.
Crispin Odey, l’un des gestionnaires de hedge funds les plus connus du Royaume-Uni, a laissé une jeune banquière «choquée et effrayée» après qu’il lui ait mis la main sur la poitrine, rapporte le Financial Times qui a assisté à un procès en cours contre le dirigeant dans un tribunal du Royamue-Uni. Crispin Odey, 62 ans, fondateur de la société Odey Asset Management, basée à Mayfair, est accusé d’attentat à la pudeur en 1998 contre la jeune employée d’une banque d’investissement. Le dirigeant, qui a été inculpé en juillet, nie l’allégation. Il s’est présenté au tribunal de Westminster en septembre pour plaider non coupable de l’accusation. Le procès suit son cours.
La banque privée Quintet vient de nommer Michael Savenay à la direction générale de l’entité Luxembourgeoise. Il remplacera à partir du mois prochain Soren Kjaer, qui partira pour des raisons personnelles. Michael Savenay est entré chez Quintet en 2014. Il était dernièrement directeur du développement commercial, des produits et services en Allemagne. Soren Kjaer est lui arrivé il y a moins d’un an et demi, pour diriger les activités scandinaves. Il avait pris parallèlement le poste au Luxembourg en mars dernier.
Joseph Oughourlian, directeur général et fondateur du fonds activiste britannique Amber Capital, vise la présidence du groupe de presse espagnol Prisa, rapporte El Confidencial. Le groupe Prisa se cherche un nouveau président après la démission du précédent il y a deux mois. Joseph Oughourlian, vice-président non-exécutif, remplit actuellement la fonction laissée vacante de façon temporaire. Pour rappel, Prisapossède quelques-uns des titres espagnols les plus vendus dontEl País,As,Cinco Días et détient aussiune participation minoritaire dans le journal Le Monde. En janvier, l’homme d’affaires Vincent Bolloré, via la société Vivendi, avait acquis 7,6% du capital de Prisa pour «soutenir» les futurs développements du groupe espagnol.
Le journal espagnol El Confidencial relate que Diego San José, managing director du gestionnaire d’actifs alternatif Blackstone en Espagne, a décidéde quitter la société de gestion après y avoir travaillé ces16 dernières années. Néanmoins, le départ de San José ne sera pas immédiat mais se fera de manière graduelle, précise le quotidien, puisqu’il est «l’hommede Blackstone en Espagne» et occupe actuellement des postes au sein d’une centaine d’entreprises dans lesquelles la firme est investie.