Vontobel Swiss Wealth Advisors, la branche du gérant de fortune suisse éponyme dédiée aux clients nord-américains, vient de nommer Jacqueline Hess à sa direction générale. Elle remplacera, à partir du mois d’août, Patrice Humbel, qui demeure vice-président Amérique du Nord de Vontobel Swiss Wealth Advisors. Jacqueline Hess arrive de Deloitte Private Switzerland, dont elle dirige les équipes de conseils pour les clients entreprises privées et familiales, entrepreneurs, family offices, particuliers fortunés, et sociétés de private equity. Elle est également membre de la direction et membre du conseil d’administration de Deloitte AG.
Epopée Gestion, entreprise d’investissement co-fondée par Charles Cabillic et Ronan Le Moal, accueille Aymeric Le Renard en tant qu’associé au sein de son activité de capital développement. Le nouveau venu aura en charge des opérations de capital développement essentiellement sur l’Arc Atlantique et en particulier sur la région Bretagne. Ses missions consisteront à investir dans des PME/ETI pour le fonds de capital développement Epopée Transitions I. En complément, il accompagnera les entreprises en portefeuille et leurs dirigeants pour soutenir durablement la croissance de PME et ETI en région. Il apportera aussi une expertise spécifique de build-up et internationale. Le fonds Epopée Transitions I qui vise une taille finale de 120 millions d’euros annoncera dans les prochaines semaines un premier closing. Aymeric Le Renard est ingénieur, diplômé de l’Ecole Centrale Paris avec une spécialisation en énergie, finance et stratégie. Avant de rejoindre Epopée Gestion, il était investisseur au sein de l’activité santé de Core Equity Holdings, fonds de capital investissement européen dédié à l’accompagnement long terme d’entreprises en forte croissance. Créée en septembre 2020, Epopée Gestion réunit aujourd’hui une équipe de 12 personnes qui s’étoffera encore dans les prochains mois au fur et à mesure du développement de l’activité.
Les Sicav espagnoles ont passéune année 2020 mouvementée.Outre les effets de la pandémie, elles ont faitface à la mise en place d’un nouveau régime de taxation beaucoup plus contraignant pour celles qui voudraient bénéficier de taux d’imposition réduits. Cela s’est répercuté sur les encours des Sicav espagnoles. Selon le quotidien Cinco Días, en 2020,les 15 plus grosses Sicav espagnoles ont perdu 5,4% de leurs encours (5,2Md€ au total) par rapport à fin 2019. La perte est plus importante encore sur trois ans puisque Cinco Díascalcule une baisse globale de 11% des encours des 15 plus grosses Sicav espagnoles de fin 2017 à fin 2020. Huit d’entre elles ont néanmoins vu leurs encours progresser sur cette période. La plus grosse baisse de patrimoine a été observée dans la Sicav Lierde, liée à la famille de César Alierta, ex-président de l’opérateurtéléphoniqueespagnol Telefónica, qui a perdu 59% de ses encours entre 2017 et 2020 et 36% sur l’année 2020 à elle seule par rapport à fin 2019.
La société de gestion américaine Payden & Rygel Investment Management a remporté un mandat de 200 millions d’euros auprès de Priamo, le fonds de retraites complémentaires des travailleurs des services du transport public en Italie. Le mandat porte sur des obligations mondiales. Avec cet accord, le nombre de mandats institutionnels gérés par Payden & Rygel pour la clientèle italienne monte à 14, selon Nicolò Piotti, responsable du développement de l’activité en Europe continentale.
Pictet Asset Services, la filiale d’asset servicing du groupe suisse éponyme, va prochainement ouvrir un centre de domiciliation de comptes à Monaco, destiné aux gérants indépendants monégasques. Une équipe dédiée sera intégrée à la succursale de Pictet, ouverteen février 2020. Il s’agit du septième site européen de domiciliation de Pictet Asset Services, après Genève, Zurich, Londres, Luxembourg, Paris et Madrid.
Le groupe financier espagnol GVC Gaesco, présent dansla gestion d’actifs à travers GVC Gaesco Gestión, va collaborer avec la fintech luxembourgeoise Sharegain dans le prêt-empruntde titres (securities lending). GVC Gaesco entend ainsi ajouter une source de rendement à ses fonds domiciliés au Luxembourg et à terme à ses fonds espagnols. L’industrie du prêt-emprunt de titres est évaluée à 2.500 milliards de dollars par Sharegain. Les opérations de prêts de titres consistent à prêter des titres pour une durée de quelques jours à quelques semaines à un emprunteur qui s’engage à restituer des titres de nature identique et paye une commission au prêteur. L’Espagne fait partie de pays européens limitantla pratique duprêt de titres dans les fonds qui y sont domiciliés.
Leon Black a tranquillement assisté à une réunion de hauts dirigeants d’Apollo Global Management quelques jours après avoir démissionné de toutes ses fonctions au sein de la société afin d’apaiser le malaise des investisseur concernant ses liens avec le pédophile Jeffrey Epstein, a appris le Financial Times. Le comité exécutif avait prévu de tenir sa réunion mensuelle dans la semaine du 29 mars, selon plusieurs sources. Jusqu'à sa démission du poste de président-directeur général le 21 mars, le milliardaire de 69 ans était un membre permanent du comité, aux côtés de ses cofondateurs d’Apollo, Marc Rowan et Joshua Harris. Trois autres cadres supérieurs sont des participants réguliers. Quelques heures avant le début de la réunion, le rassemblement a été requalifié de «réunion d’informations» pour tenir compte de la présence de Leon Black.
Les gestionnaires d’actifs alternatifs KKR et Brookfield Asset Management étudient la possibilité de faire une offre pour le fabricant japonais de matériel électronique et informatique Toshiba, selon Bloomberg. Mercredi dernier, le groupe a annoncé avoir reçuune offre d’achat préliminaire émanant du groupe de capital-investissement britannique CVC Capital Partners évaluée à2.300 milliards de yens (17,7Md€).
La société de gestion espagnole Azvalor Asset Management a indiqué qu’elle allait augmenter son nombre d’employés au Royaume-Uni dans les prochains mois. En 2018, la boutique avait inauguréson bureau londonien, actuellement dirigé par Paul Gait. Selon Funds People, les profils recherchés par Azvalor AM devraient renforcer l'équipe d’analyse. La firme cherche donc à recruter des professionnels avec deux à trois d’expérience dans divers domaines financiers (audit, banque d’investissement, origination, etc).
Le gérant indépendant suisse Vontobel doit annoncer ce 14 avril le lancement de deux nouvelles stratégies obligataires vertes, a appris Newsmanagers. Le premier véhicule, le Vontobel Fund-Green Bond, va investir dans un univers mondial d’obligations vertes. Les gérants Daniel Karnaus et Anna Holzgang vont notamment identifier les émetteurs «qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à des projets environnementaux éligibles ayant un impact mesurable dans le cadre de la transition vers une économie à faible émission de carbone». Outre ses objectifs climatiques et environnementaux, le portefeuille, concentré, doit générer un rendement régulier sur un cycle économique complet. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 9 en vertu du règlement européen SFDR. Le second véhicule, Vontobel Fund-Sustainable Emerging Markets Debt, couvre principalement les émetteurs d’obligations souveraines, quasi souveraines et d’entreprises de pays émergents, qui ont démontré leur capacité à gérer efficacement les ressources ainsi que les risques ESG. Le gérant, Sergey Goncharov, va travailler avec neuf analystes des marchés émergents et trois spécialistes des facteurs ESG. Il utilisera notamment un modèle de notation ESG interne, basé sur une inclusion des titres best-in-class et une exclusion sectorielle. Il cherchera également à optimiser le niveau de spread pour un degré de risque donné. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 8 en vertu du règlement européen SFDR.
L’association française de la gestion d’actifs a publié les statistiques de collecte des fonds de droit français pour le mois de février 2021. La plus importante collecte revient aux fonds obligataires, tandis que les fonds monétaires ont décollecté près de 22 milliards d’euros. Cela provoque une forte décollecte de 20,6 milliards pour les OCP français. Depuis le début de l’année, la décollecte est de 6,6 milliards à fin février.
L’attractivité de la gestion d’actifs liechtensteinoise s’est quelque peu érodée en 2020, malgré des encours sous gestion en progression de 6%, à 53 milliards de francs suisses (48 milliards d’euros). Selon les dernières données de la Finanzmarktaufsicht, le régulateur local, le rythme de collecte nette a baissé de 20%, celle-ci atteignant 906 millions de francs suisses, malgré une collecte brute de 3,26 milliards de francs. L’industrie de la gestion d’actifs, notamment dominée par LGT, la société du princeMaximilian of Liechtenstein, continue également de voir le nombre de sociétés de gestion diminuer. Au cours de 2020, deux entreprises ont rendu leur agrément, faisant baisser le nombre d’acteurs de la principauté à 104 (contre 109 en 2018). Les acteurs présents au Liechtenstein restent très orientés à l’international, puisque près de neuf sociétés de gestion de portefeuille sur dix fournissent des services transfrontaliers. Les marchés cibles sont l’Allemagne et l’Autriche ainsi que, dans une moindre mesure, l’Italie, le Luxembourg, l’Espagne et la France. Quelques unes sont actives avec les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Japon. Restreints aux seules société d’investissement, OPCVM et FIA , les encours s'élèvent désormais à 44,7 milliards de francs.
Mark Barnett, l’ancien gérant star d’Invesco, a rejoint Tellworth Investments, la société de gestion fondée par un ancien duo de Schroders Paul Marriage et John Warren en 2017. Mark Barnett avait quitté Invesco où il dirigeait l’équipe actions britanniques en mai dernier après 24 années de services. Son départ est intervenu dans un contexte compliqué. Il fut l’un des protégés de Neil Woodford avant que ce dernier ne quitte Invesco pour fonder sa propre société, laquelle a dû fermer après d’importants problèmes de liquidités. Avant de partir d’Invesco, Mark Barnett s’était vu retirer plusieurs mandats suite à de mauvaises performances. L’arrivée de Mark Barnett chez Tellworth s’accompagnera du lancement d’une stratégie income et croissance.
Frank Di Crocco retourne chez Invesco en Italie en tant que responsable des banques et de la gestion de fortune. L’intéressé avait déjà travaillé pour la société de gestion américaine entre 2007 et 2016. Il s’occupait du développement de l’activité retail en gérant les relations et les accords commerciaux avec les principaux réseaux bancaires italiens. Depuis 2016, Frank di Crocco officiait pour Credit Suisse AM où il était responsable de la distribution retail.
Eurose, le fonds flagship de DNCA, fait peau neuve pour ses vingt ans. Le fonds patrimonial, principalement investi en obligations (62,3% des trois milliards d’euros d’encours, ou deux tiers hors liquidités et OPCVM), a mis à jour quelques règles d’investissement. Il va notamment pouvoir désormais investir dans des obligations de maturité plus longue. A fin février, la duration du portefeuille obligataire s'élevait à 1,84 an. La stratégie va également désormais intégrer des obligations subordonnées, et des stratégies actions plus opportunistes. Côté gestion des risques, des dérivés pourront être utilisés pour couvrir le risque de marché sur les actions, les taux et le crédit. L'équipe de gestion va par ailleurs prendre en compte la responsabilité des entreprises sur la base du modèle propriétaire de la maison, Above & Beyond Analysis, et exclure les entreprises les plus risquées. DNCA compte obtenir le Label ISR au second semestre 2021. Enfin, son gérant obligataire, Philippe Champigneulle, part à la retraite après 16 années aux manettes. La poche est désormais gérée par ses collaborateurs Romain Grandis et Baptiste Planchard, à ses côtés depuis cinq ans.
Le gouvernement français suspend jusqu'à nouvel ordre les liaisons aériennes entre le Brésil et la France, où le variant dit «brésilien» du coronavirus se propage, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex devant l’Assemblée nationale. «Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a déclaré le chef du gouvernement.
Le président américain, Joe Biden, a proposé la tenue d’un sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine, mardi, lors d’un entretien téléphonique avec le chef du Kremlin pendant lequel il a rappelé le soutien des Etats-Unis à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, a déclaré la Maison blanche. Le Kremlin a confirmé de son côté que Joe Biden avait proposé une rencontre au chef de l’Etat russe mais elle n’a pas précisé si Vladimir Poutine y avait répondu par l’affirmative. Selon Moscou, le président américain a souhaité une normalisation des relations entre Washington et Moscou.
L’Iran commencera dès mercredi à enrichir de l’uranium à 60%, un niveau qui rapprocherait la République islamique du seuil de 90% à partir duquel la fabrication de l’arme nucléaire est envisageable, ont annoncé mardi plusieurs responsables iraniens, suscitant la réprobation des pays occidentaux. Cette annonce intervient au lendemain des accusations portées par Téhéran contre Israël, dont les services sont soupçonnés par l’Iran d’avoir saboté son site nucléaire de Natanz. Elle se produit en outre avant la reprise des discussions à Vienne sur la relance de l’accord signé en 2015 sur le programme nucléaire iranien. L’Etat d’Israël s’y est toujours opposé et les Etats-Unis s’en sont retirés en 2018 à l’initiative de Donald Trump. Contacté par Reuters, un responsable iranien a précisé que l’enrichissement à 60% ne concernerait qu’une petite quantité d’uranium.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Philadelphie, Patrick Harker, a estimé mardi qu’il n’y avait aucune urgence pour la banque centrale à retirer ses mesures de soutien à l'économie. «La situation économique s’améliore, mais la reprise se situe à un stade précoce, et il n’y a donc encore aucune raison de retirer notre soutien» monétaire, a-t-il indiqué dans un discours qu’il devait prononcer lors d’une conférence virtuelle. «Nous maintiendrons les taux à un niveau très bas et nous poursuivrons nos rachats mensuels de plus de 100 milliards de dollars d’obligations du Trésor et de prêts hypothécaires titrisés», a-t-il ajouté. Patrick Harker ne participe pas cette année au vote sur les taux au sein du comité de politique monétaire de la Fed.
Lors de la 9e édition des Couronnes, enregistrée à L’Olympia et diffusée ce mardi 13 avril, Instit Invest (une publication de L’Agefi) a récompensé huit institutionnels. Allianz France a reçu le prix de l’assureur le plus actif en matière de développement de l’économie réelle (AG2R La Mondiale et UMR étaient également nommés) ; Garance a remporté le prix de la meilleure initiative en matière de gestion des risques (SHAM et Agrica étaient nommés) ; L’IRCEM a reçu le prix de la meilleure combinaison entre gestion active et gestion passive (CRPN était également nommé) ; la SACRA a remporté le prix de la meilleure initiative en faveur de la gouvernance et de sa transparence (Agrica était nommé) ; l’Ircantec a reçu le prix de la meilleure initiative en faveur de la prise en compte des Objectifs de développement durable dans la politique d’investissement responsable (AG2R La Mondiale et Aviva étaient également nommés) ; Orange a remporté le prix de la meilleure initiative en matière de promotion de l’épargne salariale et retraite d’entreprise (Spie était également nommé) ; La Fondation du Patrimoine s’est vu décerner le prix de la meilleure initiative en matière de gestion financière menée par une fondation (faisant appel aux dons) et aux fonds de dotation (FNAM était aussi nommée); enfin, le prix coup de cœur du jury a été attribué à AG2R La Mondiale.
Le gouvernement français suspend jusqu'à nouvel ordre les liaisons aériennes entre le Brésil et la France, où le variant dit «brésilien» du coronavirus se propage, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex devant l’Assemblée nationale.
Credit Suisse a annoncé mardi 13 avril qu’il distribuerait 1,7 milliard de dollars (1,43 milliard d’euros) en numéraire aux investisseurs des fonds de financement de la chaîne d’approvisionnement touchés par la faillite de la société financière Greensill Capital. Le groupe bancaire suisse a indiqué que ces versements commenceraient mardi et porteraient le total des sommes distribuées à ce jour à 4,8 milliards de dollars. «Credit Suisse Asset Management continue de chercher des solutions pour assurer la reprise», a ajouté le groupe. Cependant, Credit Suisse a averti qu’il existait des incertitudes importantes concernant les sommes qui seraient versées aux investisseurs en relation avec les fonds. Credit Suisse gère quatre fonds d’investissement contenant quelque 10 milliards de dollars de titres créés par Greensill, une société spécialisée dans le financement de la chaîne d’approvisionnement, qui constitue une forme de prêt à court terme aux entreprises.
«Greenwashing ». Le mot est lancé par l’organisation des PRI(principles for responsible investments) quiprésentent, lundi 12 avril, une stratégie adaptée pour les trois années à venir. «Une exigence renforcée sur le caractère responsable de nos signataires sera déterminante pour répondre aux risques de greenwashing […] En tant que grande organisation ouverte, nous reconnaissons que nos signataires ne partent pas du même niveau alors nous allons relever nos standards et nous allons nous impliquer avec les signataires qui commencent seulement leur voyage d’investisseur responsable ou qui ont pris du retard ». Depuis 2016, l’organisation grandit rapidement et compte désormais 4.000 signataires représentant la moitié des fonds gérés de façon institutionnelle dans le monde. Concrètement, les PRI vont consulter leurs membres pour renforcer les exigences minimales demandées aux signataires. Poussés par certains de leurs membres institutionnels, les PRI avaient décidé de mettre en place des exigences minimalesà partir de 2018. Ilfallait notamment disposer d’une politique ESG qui couvrait 50% des encours. Les PRI feraient passer cette part à 90% des encours. D’autres exigences devraient être respectées. La politique d’investisseur responsable devrait être rendue publique. L’ESG serait intégré dans toutes les classes d’actifs qui dépassent 10 milliards de dollars d’investissements ou qui pèsent plus de 10% des encours. Les PRI attendent aussi de l’engagement actionnarial et l’utilisation du vote par les investisseurs pour les actions cotées. Enfin, un audit indépendant pourrait être demandé sur les données présentées. Deux autres exigences seraient maintenues par rapport au cadre précédent : la nomination d’un référent sur l’investissement responsable et la prise en compte de la politique ISR au niveau du conseil d’administration et du comité exécutif. Le conseil d’administration des PRI doit statuer dans les semaines à venir sur ces règles minimales. L’organisation laisserait ses membres jusqu'à mi-2023 (dernier délai) pour se mettre en règle. A la suite de la mise en place des premières exigences minimales, les PRI avaient mené des discussions avec les membres qui ne respectaient pas les règles du jeu pour qu’ils prennent les mesures adéquates dans un délai de deux ans. Cinq membres avaient été finalement radiés en 2020. Une évolution «inclusive» vers l’investissement responsable Pour ce nouveau cadre, les signataires devraient en rendre compte pour la première fois en janvier-mars 2022. Ceux qui ne les respectent pas, auraient jusqu'à fin 2022 pour atteindre les exigences minimums au lieu de deux années auparavant. Mais les PRI seraient prêts à redonner une dernière chance à ceux qui ne se conformeraient pas à leurs exigences à l’issue de la deuxième année de reporting, soit en janvier-mars 2023. Les PRI vont aussi continuer la réforme du cadre de reporting et d’évaluation de leurs membres. En 2021, le Board va conduire la revue du cadre de reporting en consultant ses membres pour présenter des propositions avant le reporting de 2022. Le but est donc de faire évoluer progressivement le monde des investisseurs responsables. L’organisation veut garder la porte grande ouverte à tous les investisseurs prêts à s’engager dans les six principes des PRI. «La nouvelle stratégie va surtout conserver une approche inclusive, les PRI restent une grande maison de l’investissement responsable (a «big tent» organisation, ndlr) dans son fondement, ouverte à tous les potentiels signataires», affirment-ils. Face aux défis climatiques, sociaux et la crise sanitaire, les PRI se fixent deux priorités pour faire évoluer la gestion extra-financière ESG (environnement, social, gouvernance): d’une part la lutte contre le réchauffement climatique en se concentrant notamment sur les stratégies de neutralité carbone et de biodiversité; d’autre part la protection des droits humains et sociaux.
Le gestionnaire suisse GAM a annoncé ce 13 avril avoir transféré les équipes de gestion systématique sur la nouvelle plateforme GAM SimCorp, dans le cadre de la mise en place de sa nouvelle stratégie. La gestion systématique va désormais se concentrer sur l’offre GAM Systematic Alternative Risk Premia, dont le transfert sur la nouvelle plateforme GAM SimCorp était déjà prévu, et sur GAM Systematic Core Macro, qui sera également transféré sur la plateforme. Une version durable de ce dernier fonds sera également développée. Les plus petits fonds seront, quant à eux, clôturés. Cette réorganisation fait notamment suite à la décollecte de 0,9 milliard d’euros en 2020 sur les deux grandes familles de gestion systématiques de la maison, GAM Systematic Core Macro et GAM Systematic Alternative Risk Premia. La société suisse se bat depuis deux ans pour retrouver une collecte positive. Le pilotage des équipes demeure entre les mains d’Anthony Lawler. Chris Longworth et Silvia Stanescu vont, pour leur part, diriger depuis Cambridge une équipe de 10 professionnels chargés de la stratégie GAM Systematic Core Macro et de la future stratégie Sustainable Core Macro. L’équipe GAM Systematic Alternative Risk Premia gérée depuis Londres et Zurich, reste sous la direction de Lars Jaeger. Ewan Kirk, qui présidait GAM Systematic, a lui quitté le groupe mi-mars. GAM a par ailleurs récemment recruté Sebastian Maciocia, qui arrive du spécialiste de la gestion systématique Winton Capital, pour prendre le poste de directeur clientèle «wholesale» pour le Royaume-Uni. Conséquence de cette migration, GAM envisage de réduire les missions confiées à l’équipe chargée des opérations, de la technologie et de l’infrastructure à Cambridge. La société entend intégrer ou redéployer dans la mesure du possible les membres de cette équipe au sein de GAM.
Le journal espagnol Expansion relève que depuis l’acquisition de Sabadell Asset Management par le gestionnaire d’actifs français Amundi, la collecte se porte mieux du côté de l’ancienne gestion d’actifs du groupe Sabadell. Les fonds de Sabadell AM, désormais gérés par Amundi, ont reçu plus de 533 millions d’euros de souscriptions nettesen 2020 après avoir enregistré des sortiesnettes de 480 et 676 millions d’euros les deux années précédentes.
Keith Ney, 43 ans, a été nommé co-gérant du fonds phare de la société de gestion française Carmignac, Carmignac Patrimoine, aux côtés de Rose Ouahba, responsable de l'équipe obligataire, et David Older, responsable de l'équipe actions. Il intègre également le comité stratégique d’investissement de Carmignac, composéd’Edouard Carmignac, de Frédéric Leroux, de Didier Saint-Georges, de Rose Ouahba et de David Older. Présent chez Carmignac depuis 2005, Keith Ney en a été le responsable crédit de 2011 à 2015 et, de 2012 à 2018, a été le gérant du fonds Carmignac Sécurité (10Md€ d’encours). Il reste par ailleurs co-gérant de Carmignac Portfolio Patrimoine Europe, fonds d’allocation flexible pour lequel il est responsable de la poche obligataire et de la gestion des risques et de la construction de portefeuille depuis le lancement du fonds. Dans un communiqué, Rose Ouahba et David Older expliquent:« L’arrivée de Keith Ney à nos côtés nous permet de consolider les synergies au sein de la gamme Patrimoine, tant sur les marchés mondiaux qu’européens. Cette évolution répond ainsi à notre volonté de proposer à nos clients le meilleur de la flexibilité, de la construction de portefeuille et de la gestion des risques, des attributs indissociables de la gamme Patrimoine.»
L’indice de confiance des hedge funds (HCFI), publié chaque trimestre par l’association internationale de la gestion alternative (AIMA), en partenariat avecSimmons &Simmons et Seward &Kissel, révèle que les hedge funds sont plutôt confiants quant aux perspectives de leur activité sur les douze mois à venir. Pour l’indice HCFI de mars 2021, il a été demandé à plus de 300 hedge funds gérant environ1.000 milliards de dollarsde choisir d’une mesure entre -50, le plus bas niveau de confiance pour les douze mois qui viennent,et +50, le plus haut niveau de confiance pour les douze prochains mois. Globalement, plus de 90% des hedge fundssondés se montrent positifs avec une confiance moyenne de +18, ce qui représente une hausse de près de 40% par rapport au niveau de confiance enregistré en décembre 2020. Les hedge funds gérant plus d’un milliard de dollars d’encours demeurentles plus optimistes avec une mesure de confiance moyenne de +19 là où ceux gérant moins d’un milliard de dollars affiche une mesure deconfiance moyenne de +17. Sur un plan géographique, les hedge funds d’Amérique du Nord restent les plus confiants sur leurs perspectives à douze mois malgré la récente affaire Gamestop. Ils affichent une mesure de confiance moyenne de +19,6 quand leurs homologues de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) et d’Asie-Pacifique enregistrent des mesures moyennes respectivesde +17,3 et +17,2. Les hedge funds britanniques, qui partagent avec les hedge funds de la région EMEA le plus haut taux de participants à la vision négative pour les douze mois à venir (10%), ferment la marche avec une mesure de confiance moyenne de +16,4. Depuis décembre 2020, desfortes hausses de confiance ont néanmoins été enregistrées chez les hedge funds de la région EMEA,Asie-Pacifique et britanniques (+70%, +58% et +60% respectivement). Les hedge funds aux stratégies long/short equity, event driven, CTA et managed futures présentent les mesures de confiance moyennes les plus élevées, indique encore l’indice HFCI de mars 2021. Tom Kehoe, responsable global de la recherche à l’AIMA, liste quelques raisons incitant à l’optimisme pour les hedge funds, parmi lesquels un fort appétit des investisseurs et la résilience du nombre de nouveaux fonds en phase de lancement.Devarshi Saksena, associé chez Simmons & Simmons, note pour sa part que cet optimisme coïncide avec la levée progressive du confinement dû au Covid-19à travers le monde.