Selon l"Agefi, alors que les émissions de dettes souveraines battent leur plein avec 34 milliards d"euros levés lundi 12 janvier, les 8 milliards d"adjudications françaises ont eu un meilleur succès que les allemandes avec, selon les maturités, «des ratios bid-to-cover (montant demandé sur montant alloué) variant entre 2,6 et 4,50», précise le quotidien numérique.
Selon une étude de JP Morgan publiée hier, rapporte La Tribune, 70 % des 34 sociétés que couvrent la banque peiner à respecter les ratios financiers qui conditionnent le remboursement de leurs dettes bancaires et 53 d"entre-elles devront réduire leurs dividendes. Klépierre et Unibail-Rodamco, figurent parmi les rares valeurs sur lesquelles JP Morgan soit très positif.
Selon les proches du dossier, la Deutsche Börse serait candidate à la reprise de la Bourse de Varsovie que le ministère des Finances polonais veut privatiser, rapporte la Börsen-Zeitung.
En novembre, les ETF ont enregistré des souscriptions nettes de 138 milliards de dollars, tandis que les fonds long terme ont vu s"échapper 185 milliards, selon les chiffres de Financial Research Corp cités par le Wall Street Journal. Les investisseurs marquent ainsi leur préférence pour des fonds affichant de faibles frais et une plus grande stabilité.
Selon l"Agefi, la Commission européenne vient d’entamer une procédure contre Standard & Poor’s pour abus de position dominante. Il lui est reproché d’avoir facturé des droits aux banques et aux fonds d’investissement pour pouvoir utiliser la numérotation gestionnaire des codes ISIN aux Etats-Unis, précise le quotidien numérique.
Le financier américain Bernard Madoff a échappé à la prison lundi, le juge fédéral Ronald refusant de l"incarcérer tout en renforçant les conditions de son assignation à résidence, dans l"attente de son procès.Le parquet a toutefois annoncé son intention de faire appel de ce jugement.
Tony Kao, senior managing director et head of global public markets de General Motors Asset Management (GMAM), a été nommé directeur des investissements (CIO) en remplacement de Nancy C. Everett, qui demeure directeur général (CEO), rapporte Pensions & Investments. GMAM gère les 110 milliards de dollars d’actifs des plans d'épargne retraite à prestations définies et à contributions définies de General Motors Corp.
Les investisseurs sont profondément divisés au sujet du projet de Steel Partners de convertir son hedge fund phare, Steel Partners II (1,2 milliard de dollars d"encours), en un holding de participations, indique le Financial Times Fund Management du 12 janvier. L"entité ainsi créée sera cotée sur le Nasdaq ou le NYSE. Steel Partners a pris cette décision après avoir subi d"importants rachats. En octobre, il avait reçu des demandes de remboursement pour 38 % des actifs du fonds.
Les ETF de la gamme iShares de Barclays Global Investors (BGI) ont enregistré en 2008 un volume record de 17,8 milliards d’euros de souscriptions nettes, contre 5,8 milliards pour 2007. A l'échelon mondial, les rentrées nettes ont totalisé 89 milliards de dollars contre 70 milliards.Pour l’Europe, quatre produits ont affiché des souscriptions nettes supérieures à un milliard d’euros. Il s’agit des fonds iShares S&P 500 (actions américaines, 2,76 milliards d’euros), FTSE 100 (actions britanniques, 1,89 milliard), DJ Euro Stoxx 50 (actions européennes, 1,75 milliard) et DJ Euro Stoxx 50 (DE) avec 1,15 milliard.
Plusieurs hedge funds ont affiché des performances stellaires l"an dernier, en dépit de la crise financière, rapporte le Financial Times. Parmi eux figurent Cedar Hill Capital Partners, qui est en hausse de plus de 100 %, et le fonds Vicis Gamma, qui augmente d"environ 90 %, selon des estimations de fonds de hedge funds. Les managed futures font partie des meilleures stratégies de l"année.
Les fonds alternatifs ont dans l’ensemble affiché des pertes nettement moins fortes l’an dernier que les indices actions. Selon Barclay Hedge Fund, la chute des 868 fonds suivis par la société, et ayant communiqué leurs résultats au 11 janvier, s’est située à 21,29 %. Pour décembre, la performance moyenne a été de 0,69 %. D’après Hedge Fund Research (HFR), la perte moyenne est ressortie à 18,3 % en 2008 tandis que, selon Hennessee Group (qui suit environ 1.000 fonds), elle a atteint 19,15 %. Lundi soir, Credit Suisse/Tremont a indiqué que, sur la base de 74 % des encours régulièrement suivis par ses services, les hedge funds ont enregistré en décembre une performance de 0,30 %, ce qui réduit la perte moyenne pour l’ensemble de l’exercice écoulé à 18,80 %.A titre de comparaison, le S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average ont accusé des baisses respectives de 38,49 % et 33,84 %. Le CAC 40 à chuté pour sa part de 42,6 % et le Dax de 40,4 %.
Selon Le Temps, le fonds de compensation de l’AVS, l’organe en charge de gérer les encours de l’assurance vieillesse et survivants en Suisse, a vu ses encours reculer, à environ 22 milliards de francs suisses à fin décembre, contre 27 milliards un an plus tôt. «Tout indique qu’il faudra compter avec des pertes de l’ordre de 5 milliards pour l’ensemble de 2008", précise le quotidien. L’objectif de rendement annuel est abaissé à 4 %, contre une fourchette de 5,5 % à 6 % auparavant.
Selon the Wall Street Journal, le Parquet espagnol veut savoir comment le Santander a pu perdre dans l’affaire Madoff 2,3 milliards d’euros confiés par ses clients. Les autorités anti-corruption vont enquêter sur les liens entre la banque, Fairfield Greenwich Group et les fonds Madoff. Il s’agit de comprendre pourquoi le président du Santander a envoyé l’un de ses principaux lieutenants rencontrer Bernard Madoff fin novembre. Les autorités veulent aussi savoir si la filiale suisse de hedge funds, Optimal Investment Services, connaissait les problèmes rencontrés par Madoff lorsqu’elle commercialisait les produits de ce dernier. Le troisième point sur lequel porte l’enquête est la démission fin juin de Manuel Echeverría, qui avait dirigé Optimal durant la période où le gestionnaire avait noué ses relations avec Madoff.Selon les proches du dossier, environ les deux tiers des sommes perdues au travers du Santander l’ont été au détriment de clients latino-américains, notamment mexicains (400 millions de dollars), argentins (350 millions) et brésiliens (300 millions).
Lombard Odier Darier Hentsch (LODH) élargit sa gamme de fonds par un produit investi en obligations convertibles sur la zone Asie hors Japon. LODH Invest ? Convertible Bond Asia, lancé le 15 décembre et uniquement commercialisé en Suisse pour le moment, est une Sicav de droit luxembourgeois misant en priorité sur titres de rendement émis sur le marché Asie-Pacifique. #La diminution du levier des hedge funds a entraîné des ventes massives d"instruments financiers, provoquant une dislocation de certains marchés, tels que celui des convertibles. Leur décote ou deep deep discount en deçà de la valeur de la partie obligataire offre aux investisseurs des obligations convertibles à des prix attractifs et présentant ainsi un rapport rendement /risque particulièrement intéressant#, souligne le communiqué. Le fonds est assorti d"une commission de gestion de 0,55 % par an.
Comme tous les ans, janvier est le moment propice pour faire le bilan des performances de l"année passée. Et pas des moindres cette fois, les marchés en 2008 ayant pulvérisé les records? de baisse. Dans ce contexte, rares sont les catégories de fonds qui ont réussi à garder la tête hors de l’eau. C"est ce que souligne l"étude #Performances de la gestion collective : les chiffres 2008 des catégories Morningstar#, qui reprend la performance des différentes catégories paneuropéennes de l"agence de notation.Dans un environnement particulièrement difficile, les fonds investis en obligations ont réalisé en 2008 les meilleurs performances, avec +10,21 % pour la catégorie #obligations USD emprunts d"Etat#, +8,48 % pour les fonds #obligations EUR long terme# et + 7,22 % pour la catégorie «obligations EUR Emprunts d"Etat». Morningstar tempère toutefois ces chiffres. #Si l"on a assisté l"année dernière à une véritable fuite vers la qualité, (?) seuls les Etats les mieux notés ont trouvé grâce aux yeux des investisseurs, les autres émetteurs souverains étant boudés#. Les fonds actions ont eux vécu une année 2008 catastrophique. C"est la catégorie #actions Russie# qui subit la plus forte baisse sur l"année, avec une perte de 74,08 %, suivie des actions Europe émergente (-66,31 %) et des actions Inde (-61,80 %). La catégorie des actions Chine perd pour sa part 50,58 % sur 2008, mais demeure en performance annualisée sur trois ans la catégorie la plus rentable, avec une performance de 5,61 %.La catégorie des actions France grandes capitalisations n"a pas résisté à la morosité des marchés mondiaux, perdant 40,1 % en 2008. C"est toutefois mieux que le CAC 40, l"indice phare de la Place de Paris cédant plus de 42 %, souligne Morningstar. Les gérants des fonds France ont su mettre à profit leurs positions de cash au cours de 2008, explique l"étude. En Europe, rappelle Morningstar, ce sont étonnamment les actions espagnoles qui ont le mieux résisté, malgré la débâcle de l"immobilier ibérique, en enregistrant une baisse de #seulement# 38,20 %. Cette relative surperformance s"explique selon l"agence de notation par la meilleure tenue du secteur financier espagnol par rapport à ses pairs européens. Enfin, côté sectoriel, la catégorie des fonds #actions secteur finance# est sans surprise le grand perdant de 2008, enregistrant une chute de 53,03 % sur l"année, reflétant ainsi les performances désastreuses des valeurs financières. En revanche, les fonds #actions secteur biotechnologies# et #actions santé#, traditionnellement investis sur des marchés plus défensifs, ont su résister, et affichent en 2008 une perte limitée à respectivement 17,44 % et 23,16 %.
Lundi, Fitch Ratings a confirmé la note Asset Manager nationale (Maroc) ?M2(mor)» de Wafa Gestion pour ses activités de gestion basées à Casablanca. Cette note «reflète les treize années d"historique de Wafa Gestion, son solide positionnement sur le marché marocain en termes d"encours et d"offre produits, ainsi que le soutien de ses actionnaires de référence AttijariWafa Bank et Crédit Agricole Asset Management (CAAM)».La note M2(mor) «prend également en compte les changements récents intervenus suite à des départs aux postes de directeur général, directeur des gestions ainsi qu"au sein des équipes de gestion», indique l’agence, qui compte surveiller de près les répercussions de ces changements sur les processus de gestion. Fitch met par ailleurs en évidence le «potentiel d’amélioration» de certains aspects de la gestion des risques, en particulier en matière de suivi des risques de crédit et de liquidité, ainsi que de sensibilisation aux risques de conflits d"intérêts compte tenu de l"appartenance de la société au groupe AttijariWafa Bank».
Lundi, Fitch Ratings a confirmé la note Asset Manager nationale (Maroc) ?M2(mor)» de Wafa Gestion pour ses activités de gestion basées à Casablanca. Cette note «reflète les treize années d"historique de Wafa Gestion, son solide positionnement sur le marché marocain en termes d"encours et d"offre produits, ainsi que le soutien de ses actionnaires de référence AttijariWafa Bank et Crédit Agricole Asset Management (CAAM)».La note M2(mor) «prend également en compte les changements récents intervenus suite à des départs aux postes de directeur général, directeur des gestions ainsi qu"au sein des équipes de gestion», indique l’agence, qui compte surveiller de près les répercussions de ces changements sur les processus de gestion. Fitch met par ailleurs en évidence le «potentiel d’amélioration» de certains aspects de la gestion des risques, en particulier en matière de suivi des risques de crédit et de liquidité, ainsi que de sensibilisation aux risques de conflits d"intérêts compte tenu de l"appartenance de la société au groupe AttijariWafa Bank».
Le gestionnaire de fonds des caisses d'épargne allemandes, DekaBank, a annoncé lundi le lancement du fonds de fonds DekaSelect: Nachhaltigkeit qui sera investi dans des fonds Deka mais également dans des produits de sociétés de gestion spécialistes du développement durable comme SAM, Swisscanto, Sarasin ou Dexia AM. Le portefeuille sera principalement constitué de parts de fonds figurant dans les catégories développement durable ou éthique. En complément, l'équipe de gestion investira dans des fonds thématiques spécialistes du développement durable dans les domaines des technologies environnementales, des énergies renouvelables, de l’eau ou de la micro-finance.Le DekaSelect: Nachhaltigkeit sera disponible en deux variantes : croissance (jusqu'à 60 % en fonds d’actions) et «chance» (jusqu'à 100 %). Pour les deux catégories, le droit d’entrée se situe à 3,75 %. La variante «croissance» est assortie d’une commission de gestion de 0,80 %, d’une commission de distribution de 0,30 % et d’une commission de banque dépositaires. Ces ratios sont respectivement de 1 %, 0,40 % et 0,10 % pour la variante «chance».
La plate-forme X-Markets de la Deutsche Bank proposera bientôt des fonds Platinum dont le portefeuille répliquera des indices-maison comme les certificats du même nom, annonce la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette formule évitera de concurrencer le gestionnaire de fonds du groupe, DWS, qui pratique la gestion active de fonds. Actuellement, la gamme Platinum comporte environ 100 fonds avec un encours total supérieur à 10 milliards d’euros.
Selon Maktoob Business, la Deutsche Bank lance à Luxembourg la plate-forme Al Mi’yar destinée à faciliter l'émission de valeurs mobilières conformes à la charia. Le gestionnaire des fonds sera Luxembourg Financial Group AG, tandis que la division trust & securities de la Deutsche Bank fournira le cadre nécessaire au règlement. Al Mi’yar est censé permettre aux investisseurs musulmans d’atteindre leurs objectifs financiers en utilisant différentes classes d’actifs sans renoncer aux principes de leur religion.
Julius Baer a récemment lancé le JB Global Selection Fund, un fonds actions réunissant les convictions de plus de vingt gérants de la société de gestion suisse. Pour la construction du portefeuille commun et équipondéré, chaque gérant choisit son action préférée, mais a également la possibilité de rester investi en cash. Scilla Huang Sun, directrice des gestions actions, est responsable de la mise en place du portefeuille. Domicilié au Luxembourg, le fonds est pour le moment uniquement commercialisé en Suisse.
Trente-huit sociétés de gestion membres de l’Initiative pour les principes des Nations-Unis en matière d’investissement responsable (UN-PRI) et représentant un encours total supérieur à 3 billions de dollars ont adressé un courrier aux directeurs généraux de 130 des plus grandes sociétés mondiales cotées et signataires du Pacte mondial (Global Compact) des Nations-Unies. Dans vingt-cinq cas, ce courrier a été destiné à féliciter le dirigeant parce que l’entreprise a publié un rapport annuel de bonne qualité sur la responsabilité sociale (RSE). Parmi ces sociétés figurent Air France et Starbucks.Plus d’une centaine d’autres sociétés, dont GAP, Severn Trent et LVMH, ont été identifiées comme ayant pris du retard dans la publication de leur rapport sur la responsabilité sociale, et ont été critiquées pour ce fait. En 2008, 32 % des entreprises ayant reçu cette lettre de remontrances ont depuis lors fait des progrès en matière de RSE et de transparence dans les domaines environnemental, social et de gouvernance.Parmi les 38 gestionnaires qui ont signé les deux lettres figurent Credit Agricole Asset Management Group (France), CalPERS (US), les britanniques the Co-Op et Aviva Investors ainsi que le New Zealand Superannuation Fund.
Pour le chef économiste d"Aurel-BGC, un resserrement trop rapide des spreads pourrait, à terme, relancer un mouvement de surendettement. Newsmanagers : Comment va, selon vous, évoluer le spread entre le souverain et le corporate dans le courant de l’année 2009 ?Christian Parisot : Globalement, nous sommes sur un resserrement des spreads. De fait, à la fin 2008, ces derniers ont atteint un niveau historique près de 2 fois supérieur à la dernière correction du marché du crédit dans les années 2002/2003 alors que le bilan des entreprises étaient nettement plus dégradés (notamment après les achats de licences UMTS par les opérateurs télécoms). Il y a eu clairement une exagération du marché du crédit et le potentiel de resserrement des spreads est important. NM : Pour l’instant, le succès des émissions profite surtout aux émetteurs de bon rang. Le marché va-t-il s'élargir aux sociétés moins bien notées ?CP : Les investisseurs restent allergiques aux risques. La situation des émetteurs non investment grade est clairement plus difficile. 1) Leur bilan est plus déséquilibré, les rendant plus sensibles à une dégradation de la conjoncture. 2) Leurs besoins d"investissement en 2009 sont plus importants, ce qui les expose à une crise de liquidité et donc à un risque de faillite. La récession pèse naturellement sur la valorisation des actifs industriels et donc sur le taux de recovery en cas de faillite (ce type d"émetteur a une logique d"investissement proche de celui des actions avec un aspect valorisation des actifs). Le marché du High Yield devrait connaître un certain retour de la liquidité et un resserrement des spreads, mais ce mouvement sera très progressif. Dans un premier temps, le resserrement des spreads touchera essentiellement les entreprises bien notées.NM: A attirer trop de capitaux, ce segment de marché ne risque-t-il pas de devenir dangereux ?CP : Oui, clairement. L"origine de la crise actuelle est née d"une mauvaise rémunération du risque crédit (resserrement des spreads sur 2005/2006) favorisant l"endettement des agents non financier, dont les ménages américains. Un resserrement trop rapide des spreads pourrait, à terme, relancer un mouvement de surendettement?
Pour Christian Parisot, directeur des Recherches, économiste & stratégiste Actions chez Aurel-BGC, le marché du crédit offre un profil attrayant en termes de risque, mais le potentiel de resserrement des spreads est important d"ici à la fin de l’année 2009. Newsmanagers : Les projets de création de fonds d"obligations corporate ou financières fourmillent en ce moment. Pourquoi ?Christian Parisot : Les obligations privées offrent actuellement un couple rendement/risque attrayant.D"une part, la rémunération offerte par les titres d"Etat, certes sans risque, est très faible. La détente agressive des politiques monétaires et le recul des taux Euribor vont aussi sensiblement peser sur la rentabilité offerte par les placements monétaires. Par contre, prêter aux banques, aujourd"hui, peut paraître intéressant. Les Etats ne permettront pas à une grande banque de faire faillite et recapitaliseront ces dernières en cas de difficultés. Ainsi, finalement, dans la crise actuelle, il vaut mieux être prêteur qu"actionnaire des banques. L"Itraxx financière à 5 ans offre encore un rendement supplémentaire de plus de 100 pb par rapport aux taux d"Etat à 5 ans, soit un niveau proche de 4 % par an.En ce qui concerne les obligations d"entreprises, le choix est plus difficile. Dans un scénario de déflation, les entreprises subiraient une forte hausse des taux réels et les faillites se multiplieraient. Mais, dans ce cas, les entreprises se désendetteraient rapidement, quitte à réduire drastiquement leurs investissements. Or, les niveaux actuels de spread sont attractifs. 1) Ils incorporent une probabilité de défaut des entreprises supérieure aux années 30. Même si le nombre de faillites va augmenter ou si la notation moyenne des entreprises va diminuer, ce risque est aujourd"hui bien rémunéré. 2) Les bilans des entreprises sont nettement plus sains qu"en 2001/2002. Nous ne subissons pas une crise de surinvestissement comme à la fin des années 90. 3) Les émetteurs crédit corporate les plus importants sont les télécoms et les utilities, deux secteurs très défensifs dans une période de récession. L"Itraxx non financière à 5 ans est à 200 pb de l"Etat. NM : Est-ce le bon moment pour investir ?CP : Les investisseurs hésitent encore entre un scénario de rebond de l"activité (très favorable aux actions), notamment grâce aux plans de relance, et un scénario de dépression/récession dans lequel le meilleur investissement serait les taux d"Etat. Pour ce premier trimestre, le marché du crédit offre un profil attrayant en termes de risque.
BNP Paribas a publié le jeudi 8 janvier en presse quotidienne nationale et régionale une pleine page, dont la conception en interne lui a coûté 1 million d’euros, indique Les Echos. L"objectif est de rassurer clients, actionnaires et l’interne de BNP Paribas en communiquant ouvertement sur les difficultés récentes traversées par ses activités de banque de financement et d’investissement et de couper court aux différentes rumeurs sur sa stabilité financière.
Véronique Ormezzano rejoint le Financial Institutions Group du pôle Corporate and Investment Banking (CIB) de BNP Paribas où elle sera responsable des fonds souverains, banques centrales et organismes supranationaux. Elle dirigera l"équipe de banquiers FIG correspondante et animera les initiatives prises vis-à-vis de ces clientèles par les différents pôles, métiers et territoires de la banque, précise un communiqué de presse. Véronique Ormezzano était précédemment responsable des responsable de l"équipe Relations Investisseurs et Information Financière (RIIF) de BNP Paribas CIB, poste auquel elle sera remplacée par Béatrice Belorgey. Cette dernière avait rejoint en 2005 l'équipe Relations Investisseurs en charge, notamment, des relations avec les analystes sell side, des agences de notation ainsi que de l’information financière.
Groupama Asset Management a annoncé lundi le recrutement de trois personnes. Adeline Buisson, qui était depuis 2007 responsable du consulting et du développement international chez Groupama SA, a été nommée directrice des ressources humaines.Yann-Hervé Beulze rejoint Groupama AM en tant que responsable de la conformité et du contrôle interne (RCCI) ainsi que responsable des risques. Depuis 2000, l’impétrant travaillait chez Oddo Asset Management, en dernier lieu (2004-2008) comme RCCI.Enfin, Groupama AM a embauché Patrice Robert comme responsable de la table d’intermédiaition. Il avait rejoint Ixis Asset Management en 2000, où il a été directeur de l’intermédiation durant la période 2004-2008.
Invesco indique avoir recruté comme head of sales Nordics ex-Finland le Suédois Nicklas Fornander, qui sera chargé du suivi de la clientèle en Suède, au Danemark et en Norvège ; il est basé à Stockholm. Il quitte Fidelity, où il était relationship director depuis 2006 et avait la responsabilité commerciale et du marketing pour les produits destinés aux clients institutionnels ; il était également chargé de développer les relations avec la clientèle retail.
Selon les milieux judiciaires, les avocats de l’ancien président du directoire de la Deutsche Post, Klaus Zumwinkel, auraient obtenu du Parquet de Bochum que la condamnation du manager dans l’affaire d'évasion fiscale au Liechtenstein se limite à 2 ans avec sursis, rapporte le Handelsblatt. En contrepartie, l’intéressé passerait des aveux complets.
William Donaldson, qui préside le conseil de surveillance de la banque d’affaires Perella Weinberg, analyse dans un entretien au Monde du 13 janvier la situation de crise dans laquelle se trouve la SEC, qu’il a dirigée de février 2003 à juin 2005. Pour lui, #le principal problème est que la SEC est une machine qui réagit au lieu d’anticiper. Mais être capable d’anticiper le risque avant qu’il n’engendre une catastrophe est très ardu. Cela demande des pointures, des moyens#. Concernant plus particulièrement l"affaire Madoff, William Donaldson indique que #si personne à la SEC n’imaginait avoir affaire à une énorme fraude, ce n’est pas en épluchant des livres de comptes fictifs qu’elle pouvait le comprendre#.