Le Handelsblatt rapporte que, selon les milieux financiers, la Deutsche Bank essaie d’obtenir un rabais sur le prix d’acquisition de la Postbank compte tenu du plongeon accusé par le titre depuis que les modalités de la cession par la Deutsche Post ont été conclues en septembre. Cependant, il n’y a pour l’instant aucun indice de rapprochement des positions entre l’acquéreur et le vendeur.
Selon une enquête de la Börsen-Zeitung, les sociétés de gestion allemandes ont l’intention de mettre en avant cette année les fonds garantis et d’autres produits conservateurs. Elles sont aussi tentées par les fonds d’obligations d’entreprises, mais reconnaissent qu’il faut s’attendre à une hausse du taux de défauts. Enfin, elles comptent être prudentes sur les produits actions.DWS (Deutsche Bank), DekaBank (caisses d'épargne) et Frankfurt Trust (Sal. Oppenheim) espèrent des souscriptions nettes en 2009. Union Investment (banques populaires) et Allianz Global Investors (qui va absorber Cominvest) ne font pas de pronostics.
Khadem al Qubaisi, managing director d’Abou Dhabi International Petroleum Investment Co. (IPIC), a annoncé que le portefeuille du fonds souverain va être porté dans les cinq prochaines années à 20 milliards de dollars contre 15 milliards actuellement, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La politique d’investissement sera modifiée ; jusqu'à présent, les participations ne dépassent généralement pas 35 %, mais l’IPIC a l’intention d’augmenter sa participation dans l’autrichien ÖMV (à présent de 19 %) et de prendre des participations majoritaires dans des sociétés susceptibles de réaliser des projets permettant une diversification économique de l’Emirat.
Lundi, Iberdrola a placé pour 1 milliard d’euros d’obligations à trois (450 millions) et sept ans (550 millions), car la demande a porté sur 3,2 milliards d’euros alors que la compagnie avait initialement prévu de lever seulement 150 millions à trois ans et 250 millions à sept, indique Cinco Días. Les spreads retenus correspondent à des rendements respectifs de 4,5 % et 6,25 %.
L’agence Standard & Poor’s a indiqué que du fait de la garantie de l’Etat et à la perspective de nouvelles aides publiques, elle relève à «stable» contre «négative» la perspective attachée à la note de la Commerzbank, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. En revanche, la perspective pour la filiale Eurohypo demeure «négative».
Fresenius, qui est noté BB, a annoncé lundi le lancement d’un emprunt à six ans en euros et en dollars destiné à refinancer une partie des crédits de 1,3 milliard d’euros contractés pour l’acquisition de l’américain ATP Pharmaceuticals, rapporte le Handelsblatt. D’autre part, l’entreprise a indiqué qu’il table pour cette année sur une augmentation de l’ordre de 5 % de son CA et d’une hausse plus forte encore de son bénéfice net, hors effets de change.
Lundi soir, la Commerzbank a annoncé avoir bouclé l’acquisition de la Dresdner Bank. Dans ce contexte, Allianz perçoit environ 163,5 millions de nouvelles actions procédant d’une augmentation de capital par versement en nature. Cette transaction a été inscrite lundi au registre du commerce. Au printemps, la Commerzbank, désormais unique actionnaire de la Dresdner, absorbera cette dernière. Les codes bancaires et les numéros de compte des clients ne seront pas affectés par l’opération.
Selon Bloomberg, cité par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la Deutsche Bank aurait accusé pour octobre-décembre une perte en compte propres d’au moins 1,5 milliard de dollars, dont deux tiers sur les obligations et un tiers sur les actions. Celle sur l’obligataire serait imputable à l'équipe new-yorkaise de Boaz Weinstein, qui quitte la banque en avril pour créer son propre hedge fund.
Selon l"Agefi, alors que les émissions de dettes souveraines battent leur plein avec 34 milliards d"euros levés lundi 12 janvier, les 8 milliards d"adjudications françaises ont eu un meilleur succès que les allemandes avec, selon les maturités, «des ratios bid-to-cover (montant demandé sur montant alloué) variant entre 2,6 et 4,50», précise le quotidien numérique.
Selon une étude de JP Morgan publiée hier, rapporte La Tribune, 70 % des 34 sociétés que couvrent la banque peiner à respecter les ratios financiers qui conditionnent le remboursement de leurs dettes bancaires et 53 d"entre-elles devront réduire leurs dividendes. Klépierre et Unibail-Rodamco, figurent parmi les rares valeurs sur lesquelles JP Morgan soit très positif.
Selon les proches du dossier, la Deutsche Börse serait candidate à la reprise de la Bourse de Varsovie que le ministère des Finances polonais veut privatiser, rapporte la Börsen-Zeitung.
Plusieurs hedge funds ont affiché des performances stellaires l"an dernier, en dépit de la crise financière, rapporte le Financial Times. Parmi eux figurent Cedar Hill Capital Partners, qui est en hausse de plus de 100 %, et le fonds Vicis Gamma, qui augmente d"environ 90 %, selon des estimations de fonds de hedge funds. Les managed futures font partie des meilleures stratégies de l"année.
Les fonds alternatifs ont dans l’ensemble affiché des pertes nettement moins fortes l’an dernier que les indices actions. Selon Barclay Hedge Fund, la chute des 868 fonds suivis par la société, et ayant communiqué leurs résultats au 11 janvier, s’est située à 21,29 %. Pour décembre, la performance moyenne a été de 0,69 %. D’après Hedge Fund Research (HFR), la perte moyenne est ressortie à 18,3 % en 2008 tandis que, selon Hennessee Group (qui suit environ 1.000 fonds), elle a atteint 19,15 %. Lundi soir, Credit Suisse/Tremont a indiqué que, sur la base de 74 % des encours régulièrement suivis par ses services, les hedge funds ont enregistré en décembre une performance de 0,30 %, ce qui réduit la perte moyenne pour l’ensemble de l’exercice écoulé à 18,80 %.A titre de comparaison, le S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average ont accusé des baisses respectives de 38,49 % et 33,84 %. Le CAC 40 à chuté pour sa part de 42,6 % et le Dax de 40,4 %.
Selon Le Temps, le fonds de compensation de l’AVS, l’organe en charge de gérer les encours de l’assurance vieillesse et survivants en Suisse, a vu ses encours reculer, à environ 22 milliards de francs suisses à fin décembre, contre 27 milliards un an plus tôt. «Tout indique qu’il faudra compter avec des pertes de l’ordre de 5 milliards pour l’ensemble de 2008", précise le quotidien. L’objectif de rendement annuel est abaissé à 4 %, contre une fourchette de 5,5 % à 6 % auparavant.
Lombard Odier Darier Hentsch (LODH) élargit sa gamme de fonds par un produit investi en obligations convertibles sur la zone Asie hors Japon. LODH Invest ? Convertible Bond Asia, lancé le 15 décembre et uniquement commercialisé en Suisse pour le moment, est une Sicav de droit luxembourgeois misant en priorité sur titres de rendement émis sur le marché Asie-Pacifique. #La diminution du levier des hedge funds a entraîné des ventes massives d"instruments financiers, provoquant une dislocation de certains marchés, tels que celui des convertibles. Leur décote ou deep deep discount en deçà de la valeur de la partie obligataire offre aux investisseurs des obligations convertibles à des prix attractifs et présentant ainsi un rapport rendement /risque particulièrement intéressant#, souligne le communiqué. Le fonds est assorti d"une commission de gestion de 0,55 % par an.
Comme tous les ans, janvier est le moment propice pour faire le bilan des performances de l"année passée. Et pas des moindres cette fois, les marchés en 2008 ayant pulvérisé les records? de baisse. Dans ce contexte, rares sont les catégories de fonds qui ont réussi à garder la tête hors de l’eau. C"est ce que souligne l"étude #Performances de la gestion collective : les chiffres 2008 des catégories Morningstar#, qui reprend la performance des différentes catégories paneuropéennes de l"agence de notation.Dans un environnement particulièrement difficile, les fonds investis en obligations ont réalisé en 2008 les meilleurs performances, avec +10,21 % pour la catégorie #obligations USD emprunts d"Etat#, +8,48 % pour les fonds #obligations EUR long terme# et + 7,22 % pour la catégorie «obligations EUR Emprunts d"Etat». Morningstar tempère toutefois ces chiffres. #Si l"on a assisté l"année dernière à une véritable fuite vers la qualité, (?) seuls les Etats les mieux notés ont trouvé grâce aux yeux des investisseurs, les autres émetteurs souverains étant boudés#. Les fonds actions ont eux vécu une année 2008 catastrophique. C"est la catégorie #actions Russie# qui subit la plus forte baisse sur l"année, avec une perte de 74,08 %, suivie des actions Europe émergente (-66,31 %) et des actions Inde (-61,80 %). La catégorie des actions Chine perd pour sa part 50,58 % sur 2008, mais demeure en performance annualisée sur trois ans la catégorie la plus rentable, avec une performance de 5,61 %.La catégorie des actions France grandes capitalisations n"a pas résisté à la morosité des marchés mondiaux, perdant 40,1 % en 2008. C"est toutefois mieux que le CAC 40, l"indice phare de la Place de Paris cédant plus de 42 %, souligne Morningstar. Les gérants des fonds France ont su mettre à profit leurs positions de cash au cours de 2008, explique l"étude. En Europe, rappelle Morningstar, ce sont étonnamment les actions espagnoles qui ont le mieux résisté, malgré la débâcle de l"immobilier ibérique, en enregistrant une baisse de #seulement# 38,20 %. Cette relative surperformance s"explique selon l"agence de notation par la meilleure tenue du secteur financier espagnol par rapport à ses pairs européens. Enfin, côté sectoriel, la catégorie des fonds #actions secteur finance# est sans surprise le grand perdant de 2008, enregistrant une chute de 53,03 % sur l"année, reflétant ainsi les performances désastreuses des valeurs financières. En revanche, les fonds #actions secteur biotechnologies# et #actions santé#, traditionnellement investis sur des marchés plus défensifs, ont su résister, et affichent en 2008 une perte limitée à respectivement 17,44 % et 23,16 %.
Lundi, Fitch Ratings a confirmé la note Asset Manager nationale (Maroc) ?M2(mor)» de Wafa Gestion pour ses activités de gestion basées à Casablanca. Cette note «reflète les treize années d"historique de Wafa Gestion, son solide positionnement sur le marché marocain en termes d"encours et d"offre produits, ainsi que le soutien de ses actionnaires de référence AttijariWafa Bank et Crédit Agricole Asset Management (CAAM)».La note M2(mor) «prend également en compte les changements récents intervenus suite à des départs aux postes de directeur général, directeur des gestions ainsi qu"au sein des équipes de gestion», indique l’agence, qui compte surveiller de près les répercussions de ces changements sur les processus de gestion. Fitch met par ailleurs en évidence le «potentiel d’amélioration» de certains aspects de la gestion des risques, en particulier en matière de suivi des risques de crédit et de liquidité, ainsi que de sensibilisation aux risques de conflits d"intérêts compte tenu de l"appartenance de la société au groupe AttijariWafa Bank».
Lundi, Fitch Ratings a confirmé la note Asset Manager nationale (Maroc) ?M2(mor)» de Wafa Gestion pour ses activités de gestion basées à Casablanca. Cette note «reflète les treize années d"historique de Wafa Gestion, son solide positionnement sur le marché marocain en termes d"encours et d"offre produits, ainsi que le soutien de ses actionnaires de référence AttijariWafa Bank et Crédit Agricole Asset Management (CAAM)».La note M2(mor) «prend également en compte les changements récents intervenus suite à des départs aux postes de directeur général, directeur des gestions ainsi qu"au sein des équipes de gestion», indique l’agence, qui compte surveiller de près les répercussions de ces changements sur les processus de gestion. Fitch met par ailleurs en évidence le «potentiel d’amélioration» de certains aspects de la gestion des risques, en particulier en matière de suivi des risques de crédit et de liquidité, ainsi que de sensibilisation aux risques de conflits d"intérêts compte tenu de l"appartenance de la société au groupe AttijariWafa Bank».
Le gestionnaire de fonds des caisses d'épargne allemandes, DekaBank, a annoncé lundi le lancement du fonds de fonds DekaSelect: Nachhaltigkeit qui sera investi dans des fonds Deka mais également dans des produits de sociétés de gestion spécialistes du développement durable comme SAM, Swisscanto, Sarasin ou Dexia AM. Le portefeuille sera principalement constitué de parts de fonds figurant dans les catégories développement durable ou éthique. En complément, l'équipe de gestion investira dans des fonds thématiques spécialistes du développement durable dans les domaines des technologies environnementales, des énergies renouvelables, de l’eau ou de la micro-finance.Le DekaSelect: Nachhaltigkeit sera disponible en deux variantes : croissance (jusqu'à 60 % en fonds d’actions) et «chance» (jusqu'à 100 %). Pour les deux catégories, le droit d’entrée se situe à 3,75 %. La variante «croissance» est assortie d’une commission de gestion de 0,80 %, d’une commission de distribution de 0,30 % et d’une commission de banque dépositaires. Ces ratios sont respectivement de 1 %, 0,40 % et 0,10 % pour la variante «chance».
La plate-forme X-Markets de la Deutsche Bank proposera bientôt des fonds Platinum dont le portefeuille répliquera des indices-maison comme les certificats du même nom, annonce la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cette formule évitera de concurrencer le gestionnaire de fonds du groupe, DWS, qui pratique la gestion active de fonds. Actuellement, la gamme Platinum comporte environ 100 fonds avec un encours total supérieur à 10 milliards d’euros.
Selon Maktoob Business, la Deutsche Bank lance à Luxembourg la plate-forme Al Mi’yar destinée à faciliter l'émission de valeurs mobilières conformes à la charia. Le gestionnaire des fonds sera Luxembourg Financial Group AG, tandis que la division trust & securities de la Deutsche Bank fournira le cadre nécessaire au règlement. Al Mi’yar est censé permettre aux investisseurs musulmans d’atteindre leurs objectifs financiers en utilisant différentes classes d’actifs sans renoncer aux principes de leur religion.
Julius Baer a récemment lancé le JB Global Selection Fund, un fonds actions réunissant les convictions de plus de vingt gérants de la société de gestion suisse. Pour la construction du portefeuille commun et équipondéré, chaque gérant choisit son action préférée, mais a également la possibilité de rester investi en cash. Scilla Huang Sun, directrice des gestions actions, est responsable de la mise en place du portefeuille. Domicilié au Luxembourg, le fonds est pour le moment uniquement commercialisé en Suisse.
Selon La Tribune, l"euro est en perte de vitesse depuis le début de l"année, notamment en raison des atermoiements de la BCE quant à une baisse éventuelle des taux d’intérêt. La monnaie des seize a notamment perdu du terrain contre la livre qui a rebondi jusqu'à 0,88 pour un euro #après avoir frôlé la parité le dernier jour de 2008", rappelle le quotidien financier.
Trente-huit sociétés de gestion membres de l’Initiative pour les principes des Nations-Unis en matière d’investissement responsable (UN-PRI) et représentant un encours total supérieur à 3 billions de dollars ont adressé un courrier aux directeurs généraux de 130 des plus grandes sociétés mondiales cotées et signataires du Pacte mondial (Global Compact) des Nations-Unies. Dans vingt-cinq cas, ce courrier a été destiné à féliciter le dirigeant parce que l’entreprise a publié un rapport annuel de bonne qualité sur la responsabilité sociale (RSE). Parmi ces sociétés figurent Air France et Starbucks.Plus d’une centaine d’autres sociétés, dont GAP, Severn Trent et LVMH, ont été identifiées comme ayant pris du retard dans la publication de leur rapport sur la responsabilité sociale, et ont été critiquées pour ce fait. En 2008, 32 % des entreprises ayant reçu cette lettre de remontrances ont depuis lors fait des progrès en matière de RSE et de transparence dans les domaines environnemental, social et de gouvernance.Parmi les 38 gestionnaires qui ont signé les deux lettres figurent Credit Agricole Asset Management Group (France), CalPERS (US), les britanniques the Co-Op et Aviva Investors ainsi que le New Zealand Superannuation Fund.
Pour le chef économiste d"Aurel-BGC, un resserrement trop rapide des spreads pourrait, à terme, relancer un mouvement de surendettement. Newsmanagers : Comment va, selon vous, évoluer le spread entre le souverain et le corporate dans le courant de l’année 2009 ?Christian Parisot : Globalement, nous sommes sur un resserrement des spreads. De fait, à la fin 2008, ces derniers ont atteint un niveau historique près de 2 fois supérieur à la dernière correction du marché du crédit dans les années 2002/2003 alors que le bilan des entreprises étaient nettement plus dégradés (notamment après les achats de licences UMTS par les opérateurs télécoms). Il y a eu clairement une exagération du marché du crédit et le potentiel de resserrement des spreads est important. NM : Pour l’instant, le succès des émissions profite surtout aux émetteurs de bon rang. Le marché va-t-il s'élargir aux sociétés moins bien notées ?CP : Les investisseurs restent allergiques aux risques. La situation des émetteurs non investment grade est clairement plus difficile. 1) Leur bilan est plus déséquilibré, les rendant plus sensibles à une dégradation de la conjoncture. 2) Leurs besoins d"investissement en 2009 sont plus importants, ce qui les expose à une crise de liquidité et donc à un risque de faillite. La récession pèse naturellement sur la valorisation des actifs industriels et donc sur le taux de recovery en cas de faillite (ce type d"émetteur a une logique d"investissement proche de celui des actions avec un aspect valorisation des actifs). Le marché du High Yield devrait connaître un certain retour de la liquidité et un resserrement des spreads, mais ce mouvement sera très progressif. Dans un premier temps, le resserrement des spreads touchera essentiellement les entreprises bien notées.NM: A attirer trop de capitaux, ce segment de marché ne risque-t-il pas de devenir dangereux ?CP : Oui, clairement. L"origine de la crise actuelle est née d"une mauvaise rémunération du risque crédit (resserrement des spreads sur 2005/2006) favorisant l"endettement des agents non financier, dont les ménages américains. Un resserrement trop rapide des spreads pourrait, à terme, relancer un mouvement de surendettement?
Pour Christian Parisot, directeur des Recherches, économiste & stratégiste Actions chez Aurel-BGC, le marché du crédit offre un profil attrayant en termes de risque, mais le potentiel de resserrement des spreads est important d"ici à la fin de l’année 2009. Newsmanagers : Les projets de création de fonds d"obligations corporate ou financières fourmillent en ce moment. Pourquoi ?Christian Parisot : Les obligations privées offrent actuellement un couple rendement/risque attrayant.D"une part, la rémunération offerte par les titres d"Etat, certes sans risque, est très faible. La détente agressive des politiques monétaires et le recul des taux Euribor vont aussi sensiblement peser sur la rentabilité offerte par les placements monétaires. Par contre, prêter aux banques, aujourd"hui, peut paraître intéressant. Les Etats ne permettront pas à une grande banque de faire faillite et recapitaliseront ces dernières en cas de difficultés. Ainsi, finalement, dans la crise actuelle, il vaut mieux être prêteur qu"actionnaire des banques. L"Itraxx financière à 5 ans offre encore un rendement supplémentaire de plus de 100 pb par rapport aux taux d"Etat à 5 ans, soit un niveau proche de 4 % par an.En ce qui concerne les obligations d"entreprises, le choix est plus difficile. Dans un scénario de déflation, les entreprises subiraient une forte hausse des taux réels et les faillites se multiplieraient. Mais, dans ce cas, les entreprises se désendetteraient rapidement, quitte à réduire drastiquement leurs investissements. Or, les niveaux actuels de spread sont attractifs. 1) Ils incorporent une probabilité de défaut des entreprises supérieure aux années 30. Même si le nombre de faillites va augmenter ou si la notation moyenne des entreprises va diminuer, ce risque est aujourd"hui bien rémunéré. 2) Les bilans des entreprises sont nettement plus sains qu"en 2001/2002. Nous ne subissons pas une crise de surinvestissement comme à la fin des années 90. 3) Les émetteurs crédit corporate les plus importants sont les télécoms et les utilities, deux secteurs très défensifs dans une période de récession. L"Itraxx non financière à 5 ans est à 200 pb de l"Etat. NM : Est-ce le bon moment pour investir ?CP : Les investisseurs hésitent encore entre un scénario de rebond de l"activité (très favorable aux actions), notamment grâce aux plans de relance, et un scénario de dépression/récession dans lequel le meilleur investissement serait les taux d"Etat. Pour ce premier trimestre, le marché du crédit offre un profil attrayant en termes de risque.
Selon La Tribune, citant une dépêche de l’agence Bloomberg, les taux allemands à 10 ans, référence de la zone euro, sont dissymétriques avec leurs homologues espagnols. Hier, lundi 12 janvier, le «spread» entre le rendement des taux à 10 ans entre les deux pays a atteint 92,6 points de base, du jamais vu depuis 1999 (?)», observe le quotidien en soulignant que Standard & Poor’s a placé sous surveillance avec implication «négative» la note à long terme AAA de la patrie de Goya.
Selon les derniers chiffres communiqués par EuroPerformance - SIX Telekurs le lundi 12 janvier, l"encours des OPCVM français est revenu de 921,83 milliards d’euros à fin 2007 à 758,36 milliards d’euros à fin 2008, soit une chute de 17,7%.Le compartiment des fonds alternatifs a subi la crise de plein fouet puisque, en l"espace de 12 mois, il recule de près de 80 % (-79,5 %) à 5,42 milliards d"euros, les fonds actions baissant pour leur part de 43,2 % à 137,7 milliards d"euros. De son côté, l"encours des fonds diversifié se tasse de 40,1 % à 84,4 milliards d"euros.Alors que les fonds obligataires limitent la casse avec un recul de - 9,2 % sur 12 mois, ce sont les fonds de trésorerie qui apparaissent comme les grands gagnants du millésime 2008 avec un encours en progression de 9,2 % à 396 milliards de d"euros. A eux seuls, les produits de trésorerie régulière totalisaient plus de 375 milliards d"euros, soit une progression de 15,3 % sur 12 mois.
Notamment ébranlée par l"avertissement de Sony sur ses résultats, Tokyo a fini en forte baisse ce mardi 13 janvier, le Nikkei reculant de - 4,79% à 8.413,91 points.
En 2008, le volume des fusions et acquisitions dans le secteur de la gestion d"actifs a représenté 1.610 milliards de dollars en termes d"encours sous gestion, soit une hausse de 19 % par rapport aux 1.350 milliards en 2007, estime Freeman & Co. dans sa dernière étude sur les fusions et acquisitions dans le secteur des services financiers. Et ce, alors même que le nombre de transactions a baissé, de 239 à 232. Mais les opérations ont été plus importantes. Ainsi, 30 d"entre elles ont impliqué des sociétés de gestion gérant plus de 10 milliards de dollars, soit une augmentation de 11 % par rapport à 2007, et de 30 % sur 2006.Les opérations concernant les gestionnaires alternatifs ont quant à elle chuté à 60, soit une baisse de 22 %, contre 77 opérations en 2007. «En 2009, les faibles performances, les rachats et le «deleveraging» rapide des produits va contraindre un grand nombre de gestionnaires alternatifs à fermer ou se concentrer en 2009", observe à cet égard Freeman & Co. Dans le même temps, «la concentration dans le secteur bancaire pourrait mettre sous pression la rémunération des fabricants de produits qui dépendent des réseaux bancaires pour leur distribution».