En 2008, sur un marché où il était difficile de capter des volumes nouveaux, les gestionnaires de plans d'épargne-retraite individuels se sont surtout efforcés de #voler# des clients à leurs concurrents, note Expansión. Les cinq principales maisons dans ce secteur, le BBVA, le Santander, La Caixa, Caja Madrid et le Popular, avaient ainsi augmenté fin décembre leur part de marché à 56,21 % soit 2,86 points de plus qu’un an plus tôt, alors que les sociétés de gestion moyenne perdaient 3,42 points à 27,26 %, d’après VDOS Stochastics. Plus de la moitié de la progression des grandes gestions a été générée par Vidacaixa, dont la part de marché atteint 13,39 % contre 11,63 %. Les deux plus grands acteurs du secteur sont le BBVA, avec 16,33 % contre 15,26 %, et le Santander, avec 15,85 % contre 15,81 %.
Il est désormais moins cher pour les investisseurs de s"assurer via les credit default swaps contre le défaut de paiement de Campbell Soup, McDonald’s ou Johnson & Johnson que contre celui des Etats-Unis, note le Handelsblatt. La prime sur Campbell Soup est de 0,42 % celle sur la dette publique de 0,75 %. Au Royaume-Uni, s’assurer contre une faillite de Diageo ou de GlaxoSmithkline est moins cher que de se prémunir contre le défaut de l’Etat britannique.Les analystes ne tablent certes pas sur une réelle faillite des Etats, mais ils s"inquiètent du poids des plans de sauvetage pour les budgets.
Vendredi soir, le comité directeur du fonds public de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) a décidé que l’Etat fédéral doit prendre une participation #nettement supérieure à 50 %# dans Hypo Real Estate (HRE) et injecter 9-10 milliards d’euros supplémentaires pour stabiliser l'établissement, rapporte le Handelsblatt. Il est d’ailleurs prévu d’amender la loi sur le SoFFin, qui plafonne actuellement la participation de l’Etat à 33 %. Le Handelsblatt croit savoir aussi que le capital investisseur JC Flowers, qui détient 25 % de HRE, n’est pas disposé à suivre et qu’il accepte d'être dilué.
Selon le «German Capital Market Update Report» du consultant Rauser Towers Perrin, la crise financière et la chute des cours des actions ont fait perdre en théorie plus de 20 milliards d’euros aux caisses de retraite d’entreprise des sociétés du Dax et du MDax l’an dernier. D’un autre côté, le taux d’actualisation a augmenté au courant de 2008 à son niveau le plus élevé depuis 2005 (il a néanmoins rebaissé au T4, avec la réduction du taux refi de la BCE), ce qui a réduit les engagements d’environ 10 %. Après quatre ans de hausse ininterrompue, le taux de couverture a néanmoins très nettement diminué, revenant à 64 % contre 71 % pour les entreprises du Dax et à 48 % contre 56 % pour celles du MDax.Thomas Jasper, «principal» de Rauser Towers Perrin, précise cependant que l'évaluation des encours et des engagements des caisses de retraite ne tient pas compte des mécanismes de gestion du risque et des dotations spéciales. L’effet de ces dispositions ne sera mesurable que lorsque les bilans 2008 seront publiés.
Les caisses d'épargne espagnoles de petite et moyenne taille qui sont les actionnaires de la société de services financiers Ahorro Corporación ont accepté avec enthousiasme la proposition de cette dernière de créer une structure centrale pour prendre en charge leurs actifs immobiliers, rapporte Cinco Días. La forme juridique de la nouvelle entité n’a pas encore été choisie, mais il semble que le statut de Socimi (sociedad cotizada de inversión inmobiliaria), ou société cotée d’investissement immobilier, ait actuellement la préférence des intéressés.
La municipalité de Milan assigne en justice la Deutsche Bank, UBS, JP Morgan Chase et Dexia pour lui avoir vendu 1,7 milliard d’euros de dérivés en couverture d’un emprunt en 2005, rapporte le Handelsblatt. Les banques auraient perçu 96 millions d’euros de commissions sur cette opération qui se traduit pour la ville par une perte de 300 millions d’euros en mark to market à fin juin 2008.
La Tribune rappelle que le taux du livret A va baisser de 4 % à 2,50 %, tout comme ceux des livrets réglementés au 1er février. Celui du plan d'épargne logement, le PEL, a été préservé. Sa rémunération sera maintenue à 2,50 % (hors prime d'État), a dévoilé samedi Le Parisien.
Alors que les marchés financiers sont à la merci de la chute d"un corporate, les problèmes de liquidité se reportent sur le marché de la dette souveraine de certains Etats de la zone euro, comme l"Italie ou la Grèce, souligne Patrick Artus. Quant aux prix des CDS, il flambe?Newsmanagers : Comment voyez vous les marchés évoluer en 2009 ?P. A. : Le problème auquel nous sommes confrontés, c"est que la baisse des marchés s"autojustifie. Tout a été provoqué par la faillite de Lehman Brothers. Si ce n"avait pas été le cas, nous n"en serions pas là. Maintenant, la crise financière a débordé sur l"économie réelle et nous aurons une baisse de PIB de 1,5 à 2% en 2009 dans la plupart des grands pays industrialisés, dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Relance publique, expansionnisme monétaire, mesures de soutien ponctuelles, les Etats font tout ce qui est en leur pouvoir pour relancer la machine économique. Cette situation est favorable aux corporates qui, peu à peu, retrouvent la faveur des investisseurs, ce qui réduit les spreads avec la dette souveraine. En France, les spreads sur le marché interbancaire sont revenus à la normale. Donc nous sommes sur la voie de la guérison, mais attention !Le marché est à la merci de la faillite d"un corporate. Que l"un d"eux se mette sous la protection du chapitre 11 où qu"une nouvelle affaire Madoff éclate, et ce sera un nouveau krach.- Craignez-vous un krach obligataire ?P. A. : Beaucoup de commentateurs craignent que les émissions de papier souverain ne finissent par peser sur le marché où les taux sont très bas. Ils oublient un détail d"importance : la dette publique ne s"ajoute pas à la dette privée car celle-ci n"est plus émise. Elle prend simplement sa place, en tout cas pour un temps. Je pense donc que les grands investisseurs continueront à acheter de la dette souveraine de bonne signature et que les taux resteront bas. Ainsi, au Japon, la dette publique représente 180% du PIB mais, comme il y a peu de dette privée, les taux sont voisins de 0 malgré le gonflement du marché primaire. Bien sûr, me direz-vous, le jour ou l"aversion au risque va diminuer, les investisseurs se tourneront vers d"autres classes d"actifs, comme les actions. Mais je pense que le processus de repentification de la courbe des taux se fera progressivement et que la confiance mettra du temps à revenir.- Y a-il un risque spécifique imminent pour la dette souveraine de la zone euro ?P. A. : Oui et un risque sérieux. La crise de liquidité se reporte maintenant sur la dette de certains Etats de la zone euro. L"Irlande, l"Italie, le Portugal ou encore la Grèce ont été dégradés ou placés sous surveillance négative par certaines agences de notation, dont S&P. Le spread de ces pays avec des Etats comme l"Allemagne peu aller de 150 à 300 points de base et le prix des CDS flambe. Ce scénario me fait penser à ce qui est arrivé après la disparition de Lehman. Il ne faudrait pas qu"une crise de liquidité s"installe sur le marché des dettes publiques européennes et qu"un Etat, comme la Grèce soit mis en faillite. Ce serait le déclenchement d"une asphyxie générale. Qu"un seul Etat européen soit, faute de marché, mis en faillite, et c"est la catastrophe.- La Chine va-t-elle provoquer un cycle de dévaluation compétitive ?P. A. : Depuis juin 2008, la Chine a lié l"évolution du renminbi au dollar après l"avoir laissé filé durant près de 3 ans. Je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis crient à la dévaluation compétitive.Du reste ce qui se passe est très favorable puisque les Chinois vont continuer à acheter la dette publique US en dollar. Cela est positif pour le financement du déficit américain. Mais il est vrai que les Etats-Unis ont besoin de trouver un bouc émissaire pour justifier la longueur de la récession?
Malgré un environnement économique déprimé, le Perco a poursuivi sa progression. A la fin du troisième trimestre 2008, près de 70.000 entreprises (69.706 exactement) proposaient à leurs salariés l"accès à ce véhicule d"épargne retraite, soit une augmentation de 45% sur douze mois glissants, selon les statistiques communiquées par l"AFG. Le nombre de salariés adhérents s"est pour sa part accru de 33% à 413 333. L"encours total géré à l"intérieur des Perco s"inscrivait au 30 septembre à près de 1,8 milliard d"euros, en hausse de plus de 28% par rapport au 31 décembre 2007.
Selon les calculs de Pensions & Investments, l’encours des 1.000 plus grands plans d'épargne-retraite (retirement funds) des Etats-Unis s’est contracté de 754 milliards de dollars ou de 11,8 % au quatrième trimestre, ce qui porte le plongeon à un total de 1,7 billion de dollars sur les quinze mois à fin décembre, rapporte Pensions & Investments. Au 30 septembre, l’encours total avait chuté de 965 milliards de dollars ou de 13,1 % sur douze mois, pour revenir à 6,4 billions, les actifs sous gestion des 200 plus grands plans d'épargne retraite reculant de 15,9 % à 4,7 billions.
Face à la chute des encours, les sociétés de gestion américaines réduisent leurs coûts, et elles vont toucher principalement le management, selon une nouvelle étude de Greenwich Associates qui a porté sur des entités gérant un encours total de 3.200 milliards de dollars. Et celles qui le font tablent sur une diminution des budgets 2009 de 22 % en moyenne par rapport à 2008. Au total, dans l"ensemble du secteur de la gestion, les baisses de coûts entre 2008 et 2009 devraient ressortir à 14 %. Cela reste inférieur d"une manière générale à la diminution des revenus. En effet, après une décrue moyenne des encours de 31 % en 2008, les sociétés de gestion prévoient un tassement moyen des revenus d"environ 33 % par rapport aux niveaux de 2007 d"ici à la fin de 2009. Les gestionnaires les plus touchés anticipent même une chute des revenus en 2009 de plus de 43 % par rapport à 2007. Greenwich explique que la plupart des sociétés de gestion, au lieu de réduire les coûts de manière proportionnelle à la baisse des revenus, la cherchent à se positionner en vue d"un rebond des marchés. Elles suppriment donc moins de postes dans les domaines du service clients et de l"investissement, selon Goran Hagegard, consultant chez Greenwich Associates. Cela va se traduire par des marges plus faibles à court terme : en 2009, elles devraient chuter de 37 % par rapport à 2007. La plupart des gestionnaires coupent dans tout ce qui ne relève pas de la gestion. Environ les trois quarts des entreprises réduisant les coûts ciblent les services support et ou les opérations d"investissement, et environ les deux tiers visent la distribution et les services clients et/ou les technologies de l"information. «Plus de la moitié des sociétés affirment qu"elles ont en ligne de mire le management exécutif, et cette catégorie de dépense pourrait subir l"une des plus fortes baisses», affirme le consultant Chris McNickle. «Plus de 30 % des sociétés voulant réduire les dépenses de management exécutif affirment vouloir diminuer ces coûts de 15 % ou plus, et 17 % déclarent qu"ils vont les baisser de 30 % ou plus». Et cela passera principalement par une réduction des bonus, de 29 % en moyenne entre 2007 et 2008. En outre, environ la moitié des sociétés interrogées affirment réduire les effectifs. Celles qui l"ont fait ou vont le faire prévoient d"éliminer environ 11 % des salariés en moyenne.
Lundi, BNP Paribas a annoncé qu’il prévoit une perte nette part du groupe d’environ 1,4 milliard d’euros pour le quatrième trimestre, avec un résultat avant impôt trimestriel négatif d’environ 2 milliards d’euros pour le pôle corporate & investment banking et des dépréciations du portefeuille de participations d’environ 400 millions d’euros après impôt. Néanmoins, pour l’ensemble de 2008, le bénéfice net part du groupe devrait se situer aux alentours de 3 milliards d’euros, grâce à la bonne performance des activités de banque de détail et d"asset management and services, avec une «collecte significative d"actifs sous gestion"(+ 10 milliards d"euros). Compte tenu de ces estimations de résultat, le ratio #tier one# de BNP Paribas devrait se situer à 7,5 % environ au 31 décembre 2008.Par ailleurs, dans le cadre de la deuxième tranche du plan français, BNP Paribas a décidé de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire pour lui proposer d"émettre des actions de préférence sans droit de vote, constitutives de #core tier one# pour 5,1 milliards d"euros et de rembourser simultanément les 2,55 milliards d"euros de titres super-subordonnés émis en décembre. Il en résultera un renforcement net du capital #tier one# de 2,55 milliards d"euros, soit environ 50 points de base de ratio, ce qui devrait porter celui-ci aux environs de 8 % pro-forma.
Depuis l’aggravation de la crise, les opérations de restructurations et les fusions-acquisitions se multiplient dans la gestion d’actifs, dont la baisse significative, et peut-être prolongée, de leurs revenus les conduit à augmenter leur taille critique pour rechercher des économies d'échelle et diminuer leurs coûts. Le rapprochement éventuel entre SGAM et CAAM pourrait entraîner d’autres restructurations dans l’Hexagone.
D’après BarclayHedge, les hedge funds ont perdu en moyenne 24,4 % l’an dernier, et 70 % d’entre eux ont terminé l’année dans le rouge, a déclaré Sol Waksman, président-fondateur de BarclayHedge, à HedgeWeek. Les fonds de hedge funds n’ont perdu en moyenne que 21,69 %, mais 85 % d’entre eux ont été perdants.La seule stratégie gagnante sur l’ensemble de l’an dernier a été celle des vendeurs à découvert, avec une performance de 41,09 % et un bond en avant de 20,83 % durant le plongeon des marchés d’actions en septembre et octobre.
Schelcher Prince Gestion, société de gestion spécialisée sur les taux, lance à son tour un fonds obligataire à échéance, dénommé Schelcher Prince Horizon 2012. Ce FCP sera investi dans des obligations d"entreprises ou convertibles de type taux, dans la zone euro, dont l"échéance ne pourra excéder le 31 mars 2012. Pour 80 % minimum, il s"agira d"obligations notées investment grade.L"intérêt du fonds est de «profiter des spreads actuels qui offrent des rendements très élevés avec des signatures de bonne qualité», explique Bruno Promonet, directeur général délégué de Schelcher Prince. Il a comme objectif de surperformer d"au moins 3 % à l"échéance le BTAN 3,75 janvier 2012. «Une valeur liquidative supérieure à 120 % peut être attendue à l"échéance dans des conditions identiques à celles de la situation actuelle», indique Bruno Promonet.
L’association allemande BVI des sociétés de gestion a indiqué vendredi que les plans d'épargne sous forme de parts de fonds immobiliers offerts au public ont affiché sur les dix ans à fin décembre une performance moyenne de 2,8 % par an, comme les fonds obligataires en euros, alors que les fonds d’obligations-monde enregistraient un gain de 0,7 % et les fonds diversifiés Allemagne produisaient une minime avance de 0,1 %.A cause de l’effondrement des cours entre 2000 et 2003, puis de la crise financière actuelle, les fonds d’actions allemandes ont accusé pour leur part une perte moyenne de 9,7 %, contre 8,1 % pour les fonds d’actions monde et 8 % pour ceux d’actions européennes. Les fonds d’actions allemandes n’ont généré de performance supérieure à celle de toutes les autres catégories que sur 30 ans, avec 6,4 % de moyenne, juste devant les diversifiés Allemagne avec 6,2 %.
L’association autrichienne des caisses de retraite (FVPK) a estimé vendredi que ses 19 adhérentes ont accusé en moyenne une perte de 13,1 % en 2008, la performance sur cinq ans se situant à 2,62 % par an, contre 6,8 % pour les cinq ans à fin 2007. Les dix-neuf caisses géraient au 31 décembre quelque 11,5 milliards d’euros d’encours contre 13,1 milliards douze mois auparavant.
Selon La Tribune, en Europe, «le marché du LBO (rachat par effet de levier) est en chute libre», notamment en Grande-Bretagne (-93 % entre les troisième et quatrième trimestres 2008), indiquent les données de Candover Capital. En revanche, en Chine, «l’activité des fonds de LBO a bondi de presque 50 % l"an dernier», rapporte le quotidien.
Le gestionnaire alternatif autrichien Salus Alpha est autorisé depuis vendredi à commercialiser auprès du grand public en Allemagne son hedge fund Directional Markets, qui n'était disponible que sous forme de compte géré avec une souscription minimale de 10 millions d’euros. Le fonds réplique l’indice DMX qui a affiché pour 2008 une performance de 59,27 %, ce qui représente selon Fondsprofessionell une surperformance de 99,64 % par rapport au Dax et de 97,76 % par rapport au S&P 500.
Van Eck Global (8,2 milliards de dollars d’encours fin décembre, dont 4,5 milliards pour les ETF de la marque Markets Vector) a annoncé le lancement sur la plate-forme NYSE Arca de ce qu’il indique être le premier ETF américain utilisant le marché indonésien comme sous-jacent. Le Market Vectors Indonesia Index ETF (acronyme : IDX) s’attachera à répliquer le Market Vectors Indonesia Index (acronyme : MVINDO) de l’allemand 4asset-management calculé par S&P. Le taux de frais est de 0,71 %.Au 31 décembre, l’indice de référence comprenait des actions de 25 sociétés, dont 30,1 % de financières, 15,7 % de valeurs de l'énergie et 12,7 % du secteur des télécommunications. Les trois principales lignes étaient à cette date Bank Central Asia (8.8%), Telekomunikasi Indonesia (7.5%) et Bank Rakyat Indonesia (7.0%).
Le DB Platinum Commodity Harvest Fund, qui a obtenu un agrément de commercialisation au Luxembourg, en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Autriche et en Espagne, est selon la Deutsche Bank, son promoteur, le premier fonds de matières premières market neutral conforme à la directive OPCVM III, rapporte HedgeWeek. Ce fonds de performance absolue réplique l'évolution du Deutsche Bank Platinum Commodity Harvest Index lancé en 2007.La stratégie est appliquée à 21 matières premières offrant une bonne liquidité dans les compartiments de l'énergie, des métaux et de l’agriculture avec une position longue et une position courte sur chacune des matières premières sous-jacentes, l’objectif étant d’acheter des contrats bon marché et de vendre des contrats à prix élevés.
Les clauses de modification des notes («rating triggers») n"ont pas d"impact important pour les émetteurs, selon l"étude annuelle réalisée par Moody"s auprès des sociétés de gestion clientes. Même si les révisions à la baisse qui peuvent exercer une pression non négligeable sur la liquidité d"une société restent préoccupantes, «la majorité des clauses de déclenchement dans le secteur de la gestion d"actifs n"ont pas de conséquences financières immédiates significatives», indique Moody"s.
Si leur encours a diminué l’an dernier à 248,71 milliards de francs suisses contre 282,96 milliards fin 2007, les fonds de droit suisse ont affiché des souscriptions nettes de 26,62 milliards de francs alors que ceux de droits luxembourgeois supportaient des rachats nets de 46,76 milliards de francs, rapporte l’Agefi Suisse. Otto Kober, responsable de la recherche en Suisse de Lipper, indique que, jusqu'à présent, il y a eu très peu de rachat de parts de fonds en actions (3,52 milliards de francs en 2008).
Jean-Baptiste de Franssu, directeur général (DG) de Invesco Europe et à l"initiative d"un think tank européen sur la gestion d"actifs. Pour promouvoir l"épargne de long terme, le think tank nomme neuf recommandations : créer et financer une fondation éducative à destination des épargnants, définir une charte de bonne conduite pour les distributeurs de produits et services financiers, renforcer le lien avec le client final par une meilleure diffusion de l"information , améliorer la communication sur les objectifs de l"industrie de la gestion d"actifs, développer des produits d"épargne à long terme labellisés, réduire les coûts de gestion des fonds, initier des actions pour établir un cadre paneuropéen de l"épargne retraite, évoluer vers une approche réglementaire unifiée et promouvoir rapidement et de manière effective la transposition en droit national de la directive UCITS 4.
Fitch Ratings a confirmé vendredi la note M2 de gestionnaire d’actifs attribuée à KBC Asset Management pour ses activités basées à Bruxelles et à Luxembourg. L’agence met en exergue la stabilité de l'équipe de gestion après le changement de CEO en juillet 2008 ainsi que l'évolution contrôlée de la société dans le domaine institutionnel ainsi que la croissance à l'étranger, notamment en Asie. L’impact de la crise financière mondiale sur le bénéfice et la croissance a été moins fort pour KBC AM que pour son peer group grâce aux souscriptions des institutionnels (notamment pour les fonds monétaires) et à la proportion faible d’investissements en actions.
Le capital-investisseur DBAG indique avoir accusé une perte de 51,1 millions d"euros au titre de l’exercice 2007-2008 (31 octobre), notamment en raison de moins-values latentes, contre un bénéfice net de 136,5 millions d"euros pour l’exercice précédent. Néanmoins, DBAG se propose de servir un dividende de 40 cents par action contre 3,50 euros.
Selon Les Echos, le cabinet Lartigue-Tournois & Associés poursuit des banques françaises, en l"occurrence BNP Paribas, Crédit Mutuel et Neuflize, au fond dans le dossier de la sicav luxembourgeoise Luxalpha après les avoir assignées en référé. Les établissements français n’auraient pas rempli leur double mission : l’exécution des ordres et la conservation des titres. Le conseil d’administration de la sicav luxembourgeoise Luxalpha et son promoteur UBS AG sont également visés, indique le quotidien.
Walter Berchtold, qui dirige l’activité banque privée, a indiqué à l’hebdomadaire NZZ am Sonntag que le Credit Suisse a racheté pour près de 100 millions de francs suisses des produits financiers de Lehman Brothers à quelque 2.000 clients. Seuls onze clients ont décliné cette proposition de rachat, qui était limitée à des produits de Lehman à capital garanti vendus par Credit Suisse à des clients ayant investi plus de la moitié de leur capital et moins de 500.000 francs.
A fin décembre, l’encours affiché par le gestionnaire alternatif Partners Group ressortait à 24,4 milliards de francs suisses, soit au même montant qu’un an auparavant. De fait, les souscriptions nettes de 6,2 milliards de francs ont stérilisé l’impact du renforcement du franc suisse contre euro et contre dollar (1,1 milliard pour le seul mois de décembre) ainsi que l’effet de marché négatif. Les actifs sous gestion au 31 décembre ont été inférieurs d’environ 1 milliards de francs à la prévision publiée par le gestionnaire alternatif en novembre 2008.Sur le total observé à la fin de l’an dernier, l’encours en private equity représentait 19,2 milliards de francs contre 16,7 milliards douze mois plus tôt, l’immobilier non coté se situant à 0,5 milliard contre 0,3 milliard. D’autre part, la poche infrastructures non cotées se situait à 0,3 milliard tandis que 1,8 milliard étaient alloués à des stratégies de performance absolue, à des produits alternatifs cotés ainsi qu'à la division gestion de fortune. Pour fin 2009, Partners Group compte atteindre un encours de 26-29 milliards de francs suisses.