Les autorités américaines font état d"un nombre croissant d"arnaques financières faisant écho à la fraude de Madoff, rapporte le Wall Street Journal. Au moins six affaires de plusieurs millions de dollars ont émergé ce mois-ci. Il s"agit principalement de plans Ponzi.
Développer une culture d"épargne à long terme. Tel est le défi pressant que la gestion d"actifs européenne doit relever, estiment plusieurs hauts dirigeants du secteur réunis au sein d"un groupe de réflexion présidé par Jean-Baptiste de Franssu, directeur général d"Invesco Europe. Et dans cette ambition, les OPCVM UCITS ont un rôle primordial à jouer.Ainsi, selon ce «think tank», «les fonds UCITS constituent un véhicule de choix pour l"épargne longue en raison de leur transparence, de leur liquidité, de la diversification de leurs actifs, de l"engagement de dépositaires indépendants pour la protection des actifs et de leur forte adaptabilité aux besoins des citoyens de toute l"Europe». Pour tirer parti au maximum des OPCVM UCITS comme réceptacle de l'épargne longue en Europe, le groupe de réflexion en appelle à toutes les parties concernées, qu"ils soient gestionnaires d"actifs, dépositaires, distributeurs, associations du secteur ou législateurs et régulateurs, afin d"éliminer les faiblesses actuelles et de mettre à profit les atouts de ce produit. Le rapport souligne que «le succès du développement de solutions privées d"épargne retraite repose sur la fiabilité du réceptacle sous-jacent et sur la qualité des méthodes de distribution et de vente». Prônant une approche autorégulatrice plutôt qu"une nouvelle réglementation, le think tank formule neuf recommandations. Les six premières s"adressent plus particulièrement aux acteurs du secteur. Il s"agit de créer et financer une fondation «éducative» pour initier des programmes de formation des épargnants aux concepts et outils financiers ; définir une charte de bonne conduite pour les distributeurs de produits et services financiers destinés aux investisseurs individuels ; régénérer la relation de l"industrie avec le client final par une meilleure diffusion de l’information tout au long de la chaîne de valeur ; améliorer la communication sur les objectifs de l’industrie de la gestion d’actifs et son rôle, notamment au regard de sa contribution au développement de l'économie et de la société ; développer des produits d"épargne de long terme «labellisés» pour assurer leur bonne adéquation avec les besoins des clients visés ; et réduire les coûts de gestion des fonds en renforçant l’efficience opérationnelle sur une base paneuropéenne au-delà de la directive UCITS IV. Trois autres recommandations concernent davantage les législateurs et régulateurs : initier des actions pour établir un cadre paneuropéen de l'épargne retraite et encourager l'épargne régulière par des mesures fiscales incitatives ; évoluer vers une approche réglementaire unifiée pour créer un traitement équitable entre les produits d'épargne substituables ; promouvoir la transposition rapide et effective de la directive UCITS IV en droits nationaux.
Dans un environnement financier peu favorable, les cotisations collectées dans l"assurance vie en 2008 se sont élevées à 122,6 milliards d"euros, en baisse de 10,6 % par rapport à la même période de l"année précédente.Ce sont les versements sur les supports en unités de compte (20,0 milliards d"euros) qui ont enregistré la plus forte diminution (- 42 %), alors que les versements sur les supports euros ont été stables, à 102,6 milliards d"euros. Au total, la collecte nette (cotisations - prestations) enregistre une diminution de 47 % par rapport à 2007, mais demeure positive, à 28,4 milliards d"euros. L"encours des contrats d"assurance vie et de capitalisation (provisions mathématiques et provisions pour participations aux bénéfices) est stable sur un an et atteint à fin décembre, 1.142 milliards d"euros.
Fitch Ratings va publier des propositions de nouveaux critères de notation des fonds monétaires. Elles prévoient notamment de mieux aligner la liquidité du portefeuille avec l"éventualité d"importants rachats de la part d"investisseurs en périodes difficiles.
Selon les Echos, l"an dernier, les gagnants de la gestion alternative ont surtout été ceux qui étaient positionnés sur la bonne stratégie, comme le suivi de tendance sur les marchés à terme (CTA), où le fonds Winton a bien réussi, ou le global macro. «Le fonds phare de Brevan Howard, un global macro, a enregistré une performance annuelle de près de 20 %», note le quotidien.
Catella Real Estate AG KAG a annoncé mardi qu’elle rouvre son fonds immobilier Fokus Nordic City aux rachats avec effet ce 28 janvier à 11h01. Le gestionnaire précise que le jour du gel des remboursement, le 29 octobre 2008, la valeur liquidative se situait à 10,66 euros ; au 27 janvier 2009, elle ressort à 10,40 euros, compte tenu du versement au 1er décembre 2008 d’un dividende de 36 cents par part.Le Fokus Nordic Cities est, après le DEGI International, le second des fonds immobiliers qui avaient été fermés aux rachats fin octobre à rouvrir ses portes. Les autres gestionnaires concernés se sont jusqu'à présent prononcé pour un maintien de la suspension des rachats (DEGI, d’ailleurs aussi, pour DEGI Europa).
L"Union Financière de France (UFF) annonce le lancement d"un fonds obligataire à échéance fixe. UFF Obli Context 2014, géré par Rothschild & Cie Gestion, un fonds commun de placement investi en obligations privées libellées en euros principalement de qualité investment grade dont l"échéance maximale est 2014. «Devant la raréfaction du crédit et le manque de liquidités, les entreprises se tournent aujourd"hui massivement vers le marché obligataire pour assurer leur financement, avec des rendements très attractifs pour les investisseurs», affirme la banque spécialisée dans le conseil en création et gestion de patrimoine. UFF Obli Context 2014 sera commercialisé par les conseillers UFF auprès de la clientèle de la banque.
Oddo AM lance Oddo Rendement 2013, un fonds obligataire à échéance fixe, #qui vise à profiter d"un marché des obligations convertibles et des obligations privées fortement dégradé#, précise le communiqué.Xavier Hoche et de Muriel Blanchier, les deux gérants du fonds, privilégient les signatures investment grade et évitent une trop forte exposition au secteur banque et assurance. L"objectif est d"investir dans des titres procurant à terme un rendement supérieur à 8 %. La période de souscription du fonds a démarré le 22 janvier et se terminera le 27 mars 2009 au plus tard. La commission de souscription pour ce FCP s"élève à 4 % maximum, les frais de gestion à 1,4 % pour la part A et à 0,5 % pour la part B (+ 10 % de la performance au-delà de 8 %).
La Banque cantonale de Zurich (BCZ, ou ZKB en allemand) a lancé le 16 janvier des parts en euros et en dollars de son ETF sur l’or physique ZKB Gold ETF qui avait été lancé en francs suisses le 15 mars 2006. Ce produit n’est toutefois autorisé à la vente qu’en Suisse. L’investisseur a la possibilité de vendre à tout moment ses parts ou d’en réclamer le paiement sous forme d’or physique.
Avec la montée des défaillances d"entreprises liées à la crise économique, «nous sommes en train de passer d"une crise financière à une crise bancaire traditionnelle», estime Marie-Pierre Peillon, responsable de l"analyse financière et crédit de Groupama Asset Management. La banque de financement et d"investissement (BFI), tout particulièrement, va connaître de lourdes difficultés en Europe."Un sombre avenir» se profile pour ce métier. La tendance lourde est celle d"une forte contraction de l"activité, qui se traduira par des disparitions d"acteurs et par la réduction de l"activité en compte propre des banques. En effet, les clients des activités de marché sont pour moitié des institutionnels et pour l"autre des hedge funds. Or les institutionnels sont affectés par la baisse des marchés et leur décollecte est de l"ordre de 30%. Les hedge funds devraient voir leur nombre diminuer de moitié ; la baisse de leurs encours et la disparition de l"effet de levier devraient réduire leurs volumes de 70%. «Ces segments de marché sont aussi les plus confortables en termes de marge», souligne Marie-Pierre Peillon. La responsable de l"analyse financière et crédit de Groupama AM est plus pessimiste que le consensus au sujet de cette diminution des volumes. «Le marché voit une réduction au niveau de 2004, mais nous pensons que l"on retrouvera plutôt celui de la fin des années 90, soit une activité en diminution de 50% par rapport à 2008 pour la BFI», estime-t-elle. De son côté, la banque de détail sera moins touchée, mais connaîtra «une année morose» en Europe, avec l"accélération de la baisse des volumes de prêts, la montée des risques pour les portefeuilles de prêts et les tensions avec les gouvernements. La reconstruction d"un modèle bancaire passera par la diminution des ambitions stratégiques et par la vente d"actifs, en premier lieu l"assurance et la gestion d"actifs. Pour Marie-Pierre Peillon, la fusion SGAM/CAAM «entre tout à fait dans le cadre de cette redéfinition stratégique». «Une sortie de crise impliquera la création de nouvelles structures de défaisances», indique-t-elle en outre, le redressement de la solvabilité restant un «enjeu majeur». «Il faudra faire attention à la solvabilité des banques très exposées aux actifs à risque», le problème étant particulièrement aigu pour les banques allemandes, indique Marie-Pierre Peillon Toutefois, «en 2009 la question de la liquidité va connaître une amélioration» et ce thème ne sera pas un sujet de préoccupation aussi important que l"an dernier. Autre point positif : «les grandes banques européennes ne feront pas défaut, et ce message est compris par les investisseurs internationaux». Car les Etats restent prêts à prendre toute mesure pour éviter un choc systémique.
Directeur des gestions de Groupama AM, Roland Lescure et son équipe #ne croient pas à un risque de krach obligataire#. Il avance deux raisons essentielles. Fortement accru par les plans de refinancement des banques et par les mesures de relance de l"économie, l"endettement public vient en fait compenser l"épargne privée.Seconde raison : #les Banques centrales vont intervenir sur les marchés des obligations d"Etat. La FED y a déjà été autorisée. La Banque centrale européenne et la Banque centrale du Royaume-Uni n"en sont pas encore là, mais ce n"est pas impossible#, juge le dirigeant de Groupama AM.Roland Lescure note qu"il existe entre les Etats des écarts importants entre les rendements des obligations, par exemple entre ceux de la France et de l"Allemagne d"un côté et ceux de pays plus fragiles, comme l"Irlande ou la Grèce, de l"autre. Mais le risque de défaillance d"un Etat peut aussi renforcer la coopération européenne. #S"il s"agit de sauver un petit Etat, cela peut se traduire par une coordination renforcée des politiques monétaires, économiques, financières de la zone euro#, estime-t-il.#C"est un pari#, reconnaît Roland Lescure, admettant aussi que #le marché n"achète pas# ce scénario pour le moment, comme en témoignent les spreads sur les emprunts d"Etat européens.
Hansainvest a lancé le 2 janvier 2009 le fonds de droit allemand Hansagold qui vient d’obtenir l’agrément de distribution en allemagne. Ce fonds peut investir jusqu'à 30 % en or physique. Le gérant est aussi autorisé à investir en certificats répliquant l'évolution du cours de l’or. Pour assurer la diversification, le Hansagold peut aussi investir en certificats sur l’argent, en obligations d’Etat et le cas échéant en obligations d’Etat indexées sur l’inflation. Le droit d’entrée se situe à 4 % et la commission de gestion à 0,65 %.
Fortis Investments a lancé lundi 26 janvier un fonds d"obligations investment grade de la zone euro, maturité 2013, et limité à 20 investisseurs institutionnels en France. Ce fonds, qui affiche déjà plus de 20 millions d"euros d"encours sous gestion, est investi dans une soixantaine de positions et exclut les titres adossés à des actifs (ABS), la dette subordonnée ou l"effet de levier, précise un communiqué.
Selon Le Temps, La Foncière, fonds d"investissement spécialisé dans l"immobilier romand, plus spécifiquement lémanique et urbain, a réalisé en 2008 un rendement du dividende sur le cours de bourse de 3,06%. La valeur vénale de ses immeubles a augmenté de 5,25% au cours de l"exercice et atteint 901 millions de francs. La fortune nette du fonds se monte à 651 millions de francs, contre 625 millions en 2007. Le cours des parts de La Foncière a de son côté reculé de 667 à 643 francs l"an dernier, mais cette baisse de 3,6% doit être mise en regard avec la chute bien plus brutale des marchés boursiers, l"indice SMI perdant un bon tiers de sa valeur pendant la même période. Pour Arnaud de Jamblinne, directeur de la société, l"immobilier suisse confirme ainsi sa «valeur antisismique en période de crise».
En 2009, les valeurs de croissance devraient surperformer les marchés actions, affirme Dirk Enderlein, directeur de la gestion actions européennes #growth# de la société de gestion RCM (groupe Allianz Global Investors). La baisse de 50 % enregistrée sur les marchés actions l"année dernière lui semble en effet exagérée, car #digne d"une très forte récession économique#. Ayant auparavant fait preuve de trop de pessimisme, les marchés pourraient se montrer plus calme en 2009, #qui pourrait être une année moins mauvaise que prévu#, estime le gérant du fonds Allianz RCM Europe Equity Growth, compartiment de la sicav luxembourgeoise Allianz Global Investors Fund.Les valeurs de croissance présentant un #fort pricing power#, elles #souffrent beaucoup moins du ralentissement de l"économie européenne#, affirme par ailleurs Dirk Enderlein.Le fonds est géré selon une approche bottom-up, l"accent étant mis en priorité sur la recherche fondamentale. Il s"agit pour Dirk Enderlein d’identifier les signes annonçant un potentiel de croissance qui ne sont pas pleinement intégrés aux valorisations des différentes valeurs. Pour construire un portefeuille de 65 valeurs en moyenne, le gérant cherche de la valeur #autant dans les bénéfices que dans les cash-flows#. Trois aspects #croissance# sont particulièrement recherchés par Dirk Enderlein : la croissance à long terme, un leadership technologique, et un business model supérieur par rapport aux sociétés concurrentes. #Une valeur doit présenter au moins une de ces trois caractéristiques pour intégrer notre portefeuille#, souligne le gérant d"Allianz RCM Europe Equity Growth. A titre d"exemple, il cite des sociétés comme Saipem, une entreprise italienne de services pétroliers. #Saipem bénéficie des investissements dans la production pétrolière, qui devrait s"intensifier vers la fin de l"année 2009. On a acheté la valeur en octobre dernier, pour son potentiel de croissance#. Autre exemple de valeur présente dans le portefeuille, Roche bénéficie selon le gérant d"un fort avantage technologique, notamment grâce à son médicament contre le cancer, l"Avastin. Parmi les sociétés dont le business model assure une croissance durable, Dirk Enderlein évoque Inditex et H&M #deux sociétés capables de répondre dans des délais très courts aux demandes des consommateurs et dont la chaîne de fabrication de vêtements est très efficace#.Au 31 décembre 2008 pour la part AT, la performance du Allianz RCM Europe Equity Growth sur 1 an est de - 40,27% (contre - 41, 49 % pour le S&P Europe LargeMidCap Growth Net Total Return).
Fonds d"actions françaises de 240 millions d"euros, Moneta Multi Caps a limité sa perte à -31,5 % en 2008 et se classe huitième de sa catégorie. De mauvaises surprises sur les résultats de certaines sociétés seront annoncées dans les prochaines semaines, estime Romain Burnand.Fonds de pur «stock-picking», sélectionnant des actions françaises pour leurs valeurs intrinsèques, Moneta Multi Caps a bien résisté en 2008. Sa perte a été limitée à 31,5 %, alors que l"indice CAC 40 décrochait de 42,7 % et l"indice SBF 250 de 43,1 %. Le FCP, qui capitalise 240 millions d"euros, se classe ainsi dans les premiers rangs de sa catégorie : huitième sur 230 fonds actions France en 2008 et quatrième sur deux ans, selon Morningstar. En 2007, sa performance avait atteint 8,6 %. «Même si l"environnement va rester instable, les stock-pickers peuvent tirer leur épingle du jeu, en évitant les sociétés qui décrochent et en misant sur celles disposant d"une capacité de rebond», estime Romain Burnand, gérant et fondateur de la société de gestion indépendante Moneta AM. Pouvant investir sur des sociétés de toutes tailles, le gérant mise surtout sur une sélection très pointue des titres. Pour 400 millions d"actifs gérés, sa société compte sept analystes-gérants rompus à l"exercice dans toutes les phases de marché. Romain Burnand investit actuellement sur deux types de valeurs : des sociétés «défensives et pas surévaluées», comme Sanofi et Teleperformance ; mais aussi sur des titres offrant un caractère plus offensif. Il s"agit de valeurs touchées par la crise économique et financière, mais capables de rebond : «elles présentent des valorisations basses, sans risque de faillite», indique le gérant. Euler Hermes en est un exemple-type. Le titre cote 25 euros, après avoir connu un plus haut de 120 euros en 2007. Assurant des crédits inter-entreprises à court terme, la société est pénalisée par la nature même de son activité. «Si l"optimisme revient, le titre peut monter très vite», estime Romain Burnand. Mais pour gagner ce pari malgré tout risqué, il est prêt à rester investi deux à trois ans. C"est également la règle pour la cinquantaine de valeurs composant le portefeuille. Cap Gemini, cotant 24,50 euros après un plus haut de 45 euros, est un autre choix marqué. «Compte tenu des résultats estimés pour 2008, le PE du titre est de l"ordre de 8, alors que sa trésorerie est excédentaire et que la société déploie une activité importante à l"international», indique le gérant. Longtemps analyste financier, Romain Burnand garde un regard circonspect sur le consensus des analystes au sujet des résultats annuels des sociétés. «Ce consensus me paraît trop optimiste. Nous allons connaître de grosses cassures, surtout dans les secteurs les plus touchés par la crise : cimentiers, construction, banques, assurances, etc.», estime-t-il. Avec la saison des résultats qui commence, ce décalage pourrait conduire à une nouvelle baisse des actions. Mais de leur côté, les gérants stock-pickers peuvent aussi profiter de l"aubaine pour acheter des sociétés gardées en ligne de mire.
Selon l"Agefi, citant Barclays Capital, « les actifs en matières premières sous gestion ont touché un record de 270 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre 2008 pour ensuite plonger à 154 milliards au dernier trimestre ».
Les gérants de fonds alternatifs d"Europe et d"Amérique du Nord s"attendent à devoir réduire le niveau des commissions fixes, indique une enquête de bfinance réalisée en décembre. Celles-ci pourraient baisser de 17 % et revenir dans une fourchette de 90-100 pb, contre 100-120 pb aujourd"hui, selon un consensus médian formé par les 28 sociétés de gestion ayant participé au sondage. Dans le même temps, le niveau des commissions de performance chuterait d"un quart pour se situer autour de 10-15 % (contre 15 et 20 % actuellement).En contrepartie d"une baisse des commissions fixes de gestion, les gérants souhaitent en majorité négocier des périodes de blocage (lock up) plus longues : 68 % sont favorables à un blocage de 2 ans et 79 % à une immobilisation de 3 ans. De leur côté, 45 % des fonds de pension européens et américains également interrogés par bfinance seraient prêts à accepter des périodes de blocage en échange d"une réduction des commissions, à condition que le rabais se monte au moins à 10 % par année d"immobilisation. D"une manière générale, les investisseurs institutionnels seraient disposés à allouer davantage aux stratégies actives et «high alpha» s"ils obtiennent une baisse des frais de gestion. A plus de 90 %, les investisseurs interrogés apprécient le rapport qualité/prix des gestions passives actions et obligations. «Mais ce taux de satisfaction se dégrade ensuite progressivement pour les autres grandes classes d"actifs jusqu"à atteindre 40 % pour la multigestion alternative et 14 % pour les mandats d"allocation tactique globale (GTAA)», indique le cabinet de conseil.
Selon l"Agefi, les actions en justice se multiplient contre les banques dans le cadre de l"affaire Madoff. Ainsi, une plainte a notamment été déposée contre le Santander en Floride alors que BNP Paribas, le Crédit Mutuel et Neuflize font l"objet d"un référé. De son côté, cabinet Orrick Rambaud Martel, a saisi la CSSF, pour qu’elle fasse injonction à UBS de restituer ou de rembourser les actifs Luxalpha, complète l"Agefi.
Mardi, une commission parlementaire a auditionné les patrons de plusieurs sociétés de gestion alternative pour établir dans quels mesure ils seraient responsables de la crise bancaire ayant secoué le Royaume-Uni, rapporte the Wall Street Journal. Parmi les dirigeants conviés figuraient Chris Hohn (TCI), Paul Marshall (Marshall Wace) et Douglas Shaw (BlackRock). Les intéressés se sont défendus de manière classique, indiquant qu’ils ont cherché à profiter des turbulences mais qu’ils ne sauraient en être tenus pour responsables. D’ailleurs, Chris Hohn et Paul Marshall ont indiqué que l’encours de leurs sociétés est tombé à respectivement 9,5 milliards et 6,6 milliards de dollars, contre environ 15 milliard voici un an.
Michael Stammler, l’un des dirigeants de Feri Finance (groupe MLP), a annoncé mardi que Feri Wealth Management GmbH a été rebaptisée en début d’année Feri Family Trust pour montrer qu’elle regroupe des activités de gestion de fortune classique et des services de family office. Feri Family Trust se focalisera sur les particuliers très haut de gamme (ultra high net worth individuals ou UHNWI).D’autre part, l'état-major de Feri Family Trust a été renforcé par l’arrivée de trois nouveaux membres, à côté de Michael Stammler et de Frank Straatmann. Il s’agit de Thomas Hafner (qui sera aussi responsable du marché suisse) de Marcel Renné et de Riklef von Schüssler.
Wallberg Kapital a annoncé que son fonds luxembourgeois Wallberg African All Stars géré par Peter Leger de la société de gestion sud-africaine Coronation Fund Managers a désormais obtenu l’agrément de commercialisation en Allemagne, après l’avoir reçu au Luxembourg et en Autriche. Ce produit est distribué par Fundmatrix.
Selon L"Echo qui reprend des informations de La Libre Belgique, l’association de défense des investisseurs Deminor a décidé d’intenter une action contre Citibank et Deutsche Bank devant le tribunal civil de Bruxelles, dans le cadre de l’affaire des produits Lehman Brothers. Cette procédure débutera dans les deux à trois semaines. Dans les deux dossiers, Deminor représente entre 600 et 800 personnes. Les investisseurs estiment qu’ils ont reçu une information trompeuse ou inexacte lorsqu’ils ont acheté des produits financiers, soit auprès de Deutsche Bank, soit auprès de Citibank. Deminor affirme que la mise en cause de la responsabilité des distributeurs de ces produits «a trait à l’information diffusée par le biais des brochures commerciales que les clients reçoivent en agence». «Ces dernières contiennent des informations trompeuses ou inexactes en ne plaçant pas suffisamment l’accent sur le risque de crédit», explique Deminor.
Emettre pour 1,38 milliard d’euros de titres préférentiels au profit des clients de sa banque privée victimes de la fraude Madoff au travers du fonds Optimal Strategic US Equity a pour le Santander un impact de seulement 500 millions d’euros, entièrement pris en charge au titre de l’exercice 2008, indique Cinco Días.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Franz Waas, président du directoire de DekaBank, indique que le gestionnaire des caisses d'épargne a presque réalisé un bénéfice au quatrième trimestre et qu’il affiche un bénéfice de 90 millions d’euros pour l’ensemble de 2008. Deka compte servir un dividende inchangé par rapport à celui versé au titre de l’exercice 2007. Il précise aussi que les liquidités se montent actuellement à 40 milliards d’euros.D’autre part, Franz Waas indique que Deka ambitionne de devenir le numéro deux allemand pour le négoce de dérivés, derrière la Deutsche Bank. Le manager souligne aussi que trois des plus grands fonds de Deka et six des fonds Deka les plus vendus en 2008 utilisent des dérivés. Comme les dérivés sont fabriqués maison, cela réduire en plus les coûts en supprimant la commission aux intermédiaires. Les dérivés ont contribué au résultat de 2008 à hauteur de 130 millions d’euros, précise Franz Waas.
Sur les trois derniers mois de 2008, F&C Asset Management a vu ses encours augmenter de 6 % à 98,6 milliards de livres. La société a notamment bénéficié de la vigueur de l"euro.
Trevor Matthews, directeur général de Friends Provident, a déclaré qu"il n"y avait aucunes négociations «substantielles» concernant la vente de la participation majoritaire de Friends dans F&C, et que Friends poursuivait le processus de vente de cette participation.