Selon le Financial Times, le pôle courtage d’UBS, UBS Financial Services, a lancé une campagne de recrutements agressive aux Etats-Unis, offrant aux conseillers financiers d’importantes rémunérations afin de les encourager à quitter les concurrents tels que Merrill Lynch, Morgan Stanley et Citigroup. La banque promet aux courtiers des rémunérations équivalant à environ trois fois leurs bénéfices annuels, précise le FT.
Selon la Tribune, après les petits actionnaires qui ont notamment conseillé de s’opposer à la vente de sa filiale bancaire belge au français BNP Paribas, l’assureur chinois Ping An a annoncé à son tour, dimanche, qu’il s’oppose à la vente d’actifs de Fortis. Ping An détient quelque 5% de Fortis, rappelle La Tribune.
Vendredi, le porte-parole de Harvard Management Company, qui gère la fondation (endowment) de Harvard, a confirmé qu’environ 25 % de l’effectif de 200 personnes va être licencié durant les prochains mois, indique Pensions & Investments. La nouvelle équipe dirigeante menée par Jane Mendillo a décidé de reprofiler la société deux mois après que le président de l’Université de Harvard a révélé que l’encours de la fondation a diminué d’au moins 22 % à 29 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de l’exercice au 30 juin.
La société immobilière Neinver, qui gère la chaîne Factory, indique avoir acheté pour 110 millions d"euros le plus grand centre de magasins d"usines d"Allemagne, le Zweibrücken Designer Outlet (23.285 mètres carrés, 1.700 places de parking), indique Cinco Días. Les vendeurs sont Kenmore Property Group et Revcap. Cet actif est affecté au portefeuille du Irus European Retail Property Fund, l"un des principaux fonds pan-européens spécialistes du commerce de détail.
Dans le sillage du transfert au 1er janvier 2009 de Pioneer Investments Austria à Pioneer Global Asset Management (PGAM), la société de gestion s’est choisi un nouveau CEO en la personne de Werner Kretschmer, qui va remplacer Helmut Sobotka (59 ans), resté à la tête de l’entreprise durant la période où elle appartenait à UniCredit Bank Austria.Werner Kretschmer était en dernier lieu responsable de l’activité banque privée et gestion d’actifs chez Bank Austria.D’autre part, Hannes Roubik est nommé directeur commercial au sein du directoire de Pioneer Investments Austria. De 2004 à début 2009, il a été gérant de la société de gestion d’actifs de Bank Austria.
Fermé durant trois mois aux rachats, le fonds immobilier offert au public DEGI International (environ 2,5 milliards d"euros) a été rouvert voici une semaine. Il semble avoir survécu à cette épreuve sans connaître de problèmes de liquidités, souligne la Frankufrter Allgemeine Zeitung, même si les retraits ont été très importants le premier jour.
Selon Il Sole - 24 Ore du 7 février, parmi les victimes de Bernard Madoff figurerait la société d’investissement de la célèbre famille allemande Thyssen-Bornemisza, Thybo Investments. Cette entité, qui a des bureaux à Londres, Monaco et dans les Iles Vierges britanniques, affichait en 2007 quelque 2,5 milliards de dollars d’encours gérés pour le compte de la famille allemande et d’autres investisseurs renommés. Une partie se serait retrouvée chez Madoff. Les produits suspectés d’avoir investi auprès du gérant américain auraient eu Ernst & Young comme auditeur et UBS comme administrateur, précise le quotidien italien.
Selon Les Echos, la crise financière conduit les investisseurs à s’interroger sur une réévaluation du risque des actions et donc «la part idéale qui doit être dévolue aux actions dans leurs portefeuilles». En France, les investisseurs institutionnels ont réduit dès 2008 leurs placements sur cette classe d’actifs, qui représente le tiers de leurs encours, contre 54 % pour les obligations, selon l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I). Le quotidien rappelle que sur une période de dix ans, toutes les grandes catégories de fonds sont en repli : - 21,4 % pour l’Europe et - 24,5 % pour l’international (-3,3 % pour la France selon Europerformance-SIX Telekurs).
Avec la nouvelle société de gestion Avana Invest GmbH, Götz J.Kirchhoff et Thomas W. Uhlmann ont créé une nouvelle société de gestion qui va proposer aux investisseurs institutionnels une formule à base d’ETF qui filtrent le Stoxx 600 en fonction du momentum et des fondamentaux. Les deux anciens dirigeants d’Indexchange (groupe HVB), qui a été acheté par Barclays Global Investors, ont l’intention de fournir des solutions pertinentes sous forme de fonds offerts au public, de fonds institutionnels ou de mandats, indique à Newsmanagers Götz Kirchhoff, qui a quitté le directoire de BGI Allemagne fin mars 2008.
Selon La Tribune, Standard and Poor’s va revoir sa façon de noter les «covered bonds» en liant la note de ces instruments à celle des entités qui les émettent. Des dégradations pourraient donc intervenir sur ce marché d’un poids de 824 milliards d’euros.
Selon les travaux de deux chercheurs, David Le Bris, de l’université Paris-Sorbonne, et Pierre-Cyrille Hautcoeur, directeur d'études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, cités par Les Echos, «le rendement de long terme des actions est sans doute surestimé par la plupart des études». En France, «les actions n’ont pas offert de prime mystérieuse au cours de l’histoire, avec un rendement réel de 1,17 % (moyenne géométrique) entre 1854 et 2006 et de 5,5 % si l’on exclut les deux guerres», soulignent les deux universitaires.
Chris Morgan Jones, ancien dirigeant du consulting européen de Kroll, s’est allié à Ashley Dale, ex-patron des ventes européennes de CLSA, et Alistair Candlish, un ancien gérant de portefeuilles de BlueCrest, pour créer Morgan Dale, rapporte le Financial Times. Il s’agit d’un hedge fund qui utilisera des réseaux d’intelligence similaires à ceux d’un détective privé afin d’obtenir des informations privilégiées dans les pays émergents.
Selon l’Agefi, la banque a annoncé vendredi la mise en place d’un programme de 15 milliards d’euros d’obligations foncières sécurisées par des créances publiques. Ces titres, sécurisés par des prêts garantis par divers états, seront émis par BNP Paribas Public Sector SCF, un établissement de crédit agréé en tant que «société de crédit foncier» (SCF), précise le quotidien numérique qui ajoute que Fitch a accordé un triple A à ces titres sécurisés.
Selon L"Echo, l’aversion au risque et la forte demande des investisseurs devraient pousser l’once vers les 1 000 dollars. Depuis son point bas atteint à la mi-octobre, les cours ont rebondi de plus de 25 % pour évoluer autour de 915 dollars l’once. Goldman Sachs et UBS voient désormais l’once d’or à 1 000 dollars contre une précédente estimation de seulement 700 dollars. Les trackers indexés sur l’or détiennent désormais des quantités historiques du métal précieux. Selon Hervé Lievore, stratégiste spécialisé dans les matières premières chez Axa Investment Management cité par le quotidien, «cette tendance est appelée à se poursuivre. La nécessité d’une diversification est une des grandes leçons de la crise et l’or est définitivement un actif à intégrer dans un portefeuille. Il faut donc s’attendre à ce que les ETF augmentent à terme leur part de détention d’or dans le monde».
Le britannique Silkinvest indique avoir obtenu l’agrément de commercialisation en Allemagne des fonds OPCVM III Silk Arab Falcons et Silk African Lions. Ces deux compartiments spécialisés géographiquement sur Abou Dhabi, le Koweit, l’Egypte et le Maroc pour le pemier, sur l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Maroc, le Nigeria, le Kenya et le Ghana pour le second ont aussi la possibilité d’investir en obligations et en certificats ainsi qu’en dérivés. Pour les deux produits, le droit d’entrée se situe selon Das Investment à 5 % maximum, tandis que la commission de gestion se mont à 2,09 % pour les particuliers et 1,59 % pour les investisseurs institutionnels. Si la performance excède les 8 %, Silkinvest facturera une commission de 20 % sur le dépassement.
Dimanche, le chancelier de l’Echiquier Alistair Darling s’est efforcé de mettre fin à une controverser sur les bonus versés aux banquiers en promettant de nouvelles limitations de ces primes pour les banques qui sollicitent l’aide financière du gouvernement. Il a aussi annoncé que Sir David Walker, l’ancien président du Securities and Investment Board (le régulateur ancêtre de la FSA) va effectuer un réexamen de la gouvernance d’entreprise dans le secteur bancaire, précise le Financial Times. Les déclarations du ministre interviennent au moment où l’ancien vice premier ministre John Prescott lance sur Facebook un appel pour monter une campagne contre le versement d’un milliard de livres de bonus aux dirigeants de RBS, un établissement qui a reçu 20 milliard de livres d’argent du contribuable.
Pour Karina Litvack, responsable de la gouvernance et de l’investissement responsable de F&C Investments, l’un des éléments ayant contribué à la crise actuelle est #le fait que les banques aient privilégié les rémunérations à court terme de leurs dirigeants#. #Nous faisions pression depuis longtemps sur les banques pour qu’elles amendent ces systèmes de rémunérations. Mais elles nous opposaient que si elles renonçaient à ces systèmes, elles perdraient les meilleurs talents#, ajoute-t-elle. Aujourd’hui, de telles revendications ont davantage de chances d'être écoutées. En tout cas, F&C Investments a bien l’intention de poursuivre sa politique #d’engagement responsable#, qui conduit la société de gestion à tenter de faire avancer les entreprises sur les sujets environnementaux, sociaux et de gouvernance. Cette activité est pratiquée pour ses fonds, mais également pour le compte de tiers, notamment des fonds de pension, ce qui représente un total de 63 milliards de livres (30 septembre). Et Karina Litvack souligne qu’en 2008, les revenus de ce #responsible engagement overlay# (reo) ont été multipliés par trois, confirmant l’intérêt pour ces sujets dans un contexte difficile.Karina Litvack met enfin en garde contre une éventuelle future crise climatique, dont les effets seraient bien pires que ceux de la crise actuelle.
Dans un entretien à L"Echo, Charles Muller, directeur général adjoint de l’Alfi (Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissements), estime que l"impact de l"affaire Madoff sur la place luxembourgeoise reste limité. «Dans les chiffres, nous sommes touchés, mais certainement moins que d’autres. Sur l’ensemble de l’année 2008, nous avons perdu 25 % des avoirs sous gestion. 85 % de cette baisse est due à la baisse des marchés, le reste aux retraits des clients qui se sont concentrés principalement sur les mois de septembre et octobre, avec des montants de 28 milliards puis 69 milliards. Le reste de l’année, les ventes nettes sont restées légèrement excédentaires, ce qui n’est pas un mauvais résultat en soi. En tous les cas, il n’y a aucune tendance permettant de dire que nous avons perdu perd des clients à cause de l’affaire Madoff?», indique-t-il au quotidien.
Pour 2008, l’encours du fonds de pension Andra AP-fondent (AP2) s’est contracté de 54,2 milliards de couronnes pour retomber à 173,3 milliards, compte tenu de rentrées nettes de 900 millions de couronnes, indique Pensions & Investments. La baisse totale des actifs a donc atteint en brut 55,1 milliards de couronnes ou 24 %. Pratiquement tous les portefeuilles gérés activement soit en interne soit sur délégation ont sous-performé simultanément et la perte de 24 % en moyenne est surtout imputable son AP2 aux mandats actions et à certains produits non cotés (OTC) qui se sont avérés mal positionnés durant la période de turbulences extrême sur les marchés financiers à l’automne.
Vendredi, l"action Julius Baer a perdu par moments plus de 30 % sur ce qui pourrait avoir été une manipulation de marché, une rumeur selon laquelle la banque avait présenté le matin des résultats 2008 enjolivés, rapporte la Börsen-Zeitung. De fait, il s"avère que la perte en compte propre évoquée dans une lettre anonyme de source interne fin décembre était seulement à un chiffre en millions de francs suisses et qu"elle a été comptabilisée, si bien que KPMG a pu certifier les comptes.
Le prince Max de et à Liechtenstein, président du directoire de la LGT Bank, indique que le scandale fiscal en Allemagne déclenché par l’affaire Zumwinkel a provoqué le retrait de milliards de francs suisses par la clientèle de la banque. Le banquier se dit également favorable à la conclusion d’une convention d’assistance judiciaire et fiscale avec l’UE, sur le type de celle passée par Vaduz avec les Etats-Unis.
Le board of directors du fonds souverain de Singapour Temasek Holdings (Private) Limited a désigné l’américain Charles «Chip» W. Goodyear comme future CEO. Il est administrateur depuis le 1er février et deviendra «CEO-designate» le 1er mars avant de succéder à Ho Ching, l'épouse du premier ministre, le 1er octobre. Chip Goddyear a quitté la tête de BHP Billiton au 1er janvier 2008. Il est le premier étranger à diriger Temasek.
Après l’abandon de CariVerona, qui refuse de participer à la levée de capitaux en cours, les autres actionnaires d’UniCredit font bloc, rapporte Il Sole - 24 Ore du 8 février. CRT, Central Bank of Lybia et Munich Re seraient prêts à couvrir les 500 millions d’obligations convertibles non souscrites par la fondation CariVerona.
Selon l’Agefi, Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), va émettre davantage de titres préférentiels que prévu, après avoir déjà relevé à 800 milliards de yens la taille de son émission il y a quelques semaines. De son coté, Nomura a annoncé qu’il émettra pour 300 milliards de yens de nouvelles actions ordinaires.
Dans un entretien accordé dimanche 8 février à TF1, Jérôme Kerviel a notamment déclaré qu’il se battra «jusqu’au bout pour que la vérité soit faite» dans l’affaire l’opposant à la SocGen."Ma vérité c’est : j’ai fait cela, mais si j’ai pu le faire, c’est qu’on m’a laissé faire», affirme-t-il en précisant que, si il lui arrivait «de faire tourner 10 milliards d’euros sur une journée», tout le monde «l’entendait» et tout le monde «le voyait».
Dans un entretien au quotidien Il Sole 24 Ore de ce dimanche, rapporte La Tribune, la fondation CariVerona, principal actionnaire d’Unicredit, déclare qu’elle ne participera pas à la levée de capitaux en cours mais qu’elle soutiendra la banque en cas d’OPA hostile.
En l’espace de quelques mois, IT Asset Management a renforcé son équipe de quatre gérants, et compte désormais huit de ces professionnels de l’investissement sur un effectif total de douze personnes. L’objectif consiste à porter l’encours actuel de 150 millions d’euros (dont la moitié en provenance de France) à 1 milliard d’euros pour fin 2012, grâce à une gamme élargie.Initialement cataloguée davantage comme «maison d’ingénieurs» spécialistes des technologies, la société de gestion s’est déjà diversifiée dans les biotechnologies et les technologies de l’environnement. Elle est également présente sur le Moyen-Orient/Afrique (la délimitation de l’univers de ce petit fonds est confiée au britannique E2 Research) ainsi que sur le patrimonial (pour les CGP). IT AM se lancera très bientôt dans les convertibles, avec un produit de droit luxembourgeois (la demande d’agrément est à l'étude à l'échelon de la CSSF) qui pourra investir aussi bien en fonds qu’en titres vifs. Le produit sera axé à la fois sur la convexité des convertibles européennes et américaines, le crédit, la volatilité et les actions. A plus long terme, la société pourrait lancer un fonds de fonds d’allocation d’actifs axé sur les actions internationales, expliquent Muriel Faure (PDG) et Geneviève Werner (DG délégué). Malgré l'élargissement de son offre, IT AM veut éviter d'être perçue comme généraliste, préférant de loin l'étiquette de «multispécialiste». Cette approche est cohérente pour une entreprise dont la clientèle est surtout formée pour l’instant d’investisseurs institutionnels. Cela posé, la société de gestion se sent à présent de taille pour passer à la vitesse supérieure afin d’obtenir une meilleure visibilité, puisqu’elle commence à communiquer sur ses processus d’investissements jugés différenciants.
Paul-Louis Netter a été nommé vendredi président du directoire de la Compagnie 1818, rapporte Les Echos. Il remplace Joan Pierson, qui a quitté ses fonctions il y a trois semaines, pour raisons personnelles. #Ce banquier respecté a conçu puis mené le rapprochement des deux banques privées filiales directes de Natixis : la Compagnie 1818 et la Banque Privée Saint Dominique (BPSD)#, explique le quotidien. Le directeur général de cette dernière, Paul-Louis Netter, qui pilotait avec lui le processus, a désormais une double casquette.
Selon La Tribune, au T4, le chiffre d’affaires de la CNP, leader du marché français de l’assurance vie, a bondi de 24 % à 7,4 milliards d’euros grâce à la Banque Postale. «Cette embellie de fin d’année permet à CNP de limiter la baisse de son chiffre d’affaires à 9,2 % sur l’ensemble de l’exercice (en normes françaises), contre - 16,5 % sur les neuf premiers mois de l’année.», précise notamment le quotidien.
Selon Le Temps, qui reprend un avis rédigé par l"avocat et professeur de droit à Bâle Urs Behnisch, les clients d"UBS visés par le fisc américain ont certes violé leur obligation de déclarer les participations qu"ils possédaient dans des sociétés d"administration de patrimoine, par l"intermédiaire desquelles ils détenaient des titres américains soumis à l"imposition aux Etats-Unis. Mais ils n"ont pas produit de comptabilité falsifiée, ni recouru à des techniques complexes ayant pour but de tromper la vigilance du fisc. Lors des pourparlers en vue de l"application du Qualified Intermediary par les banques suisses, celles-ci s"étaient fait confirmer par leurs interlocuteurs américains que le client et l"entité juridique qu"il utilisait pouvaient être traités comme deux sujets fiscaux distincts, et que la banque n"avait pas de devoir d"annonce en ce qui concernait la seconde. Les autorités suisses doivent dès lors refuser de transmettre leur nom par la voie de l"entraide. Le Tribunal administratif doit bientôt se prononcer définitivement sur la question.