Selon l’Agefi, les étrangers ont acheté pour 22,4 milliards de dollars d’actifs américains en décembre. «Après avoir liquidé un record de 56 milliards de dollars en novembre, les étrangers se sont repositionnés sur les actifs américains allant des titres du Trésor aux dettes corporate (?)», observe le quotidien numérique, en relevant notamment 15 milliards de dollars d’achat sur les Treasuries.
De nombreux cabinets d’experts comptables n’ont pas découvert la fraude chez Bernard L. Madoff Investment Securities lorsqu’ils ont audité les comptes de la société ou ceux des fonds nourriciers. Ils sont à présent vulnérables sur le plan judiciaire, indique The Wall Street Journal. Cela concerne des cabinets comme Friehling & Horowitz, qui n’avait qu’un seul expert comptable, et qui était chargé d’auditer la société de Bernard Madoff. Une plainte a aussi été déposée dans le Connecticut par le Maxam Absolute Return Fund (un nourricier de Madoff) contre son propre cabinet d’audit, McGladrey & Pullen. KPMG est mis en cause par le Tomchin Family Charitable Trust tandis que la branche irlandaise de PricewaterhouseCoopers fait l’objet d’un procès intenté à Miami par les souscripteurs d’un fonds commercialisé par le Banco Santander. Plusieurs sinistrés de Madoff se penchent aussi sur le rôle joué par le cabinet comptable Sosnik Bell & Co, qui a été recommandé à des centaines de particulier par la société de Bernard Madoff ou par Cohmad Securities.
Co-président de Goldman Sachs Group, Jon Winkelried (49 ans) quittera fin mars la firme de Wall Street au bout de 26 ans, ce qui confère un surcroît de pouvoir à l’autre co-président Gary Cohn. La démission a été annoncée après la clôture de la Bourse, rapporte The Wall Street Journal. Jon Winkelried a été en 2007 l’un des patrons les mieux payés, avec 67,5 millions de dollars, mais il a renoncé à son bonus au titre de 2008. Gary Cohn restera non seulement l’unique président, mais il est aussi le COO.
Barclays Capital a fermé son activité américaine de prêts hypothécaires, Equifirst, en raison des conditions de marché moins de deux ans après l’avoir acquise, rapporte le Financial Times.
C’est ce mercredi matin que la Cour d’appel de Paris étudie le refus des banques dépositaires Société Générale et RBC Dexia Investor Services Bank de répondre aux injonctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui les oblige à restituer les actifs de certains fonds de gestion alternative français qui avaient été confiés à Lehman Brothers.L’AMF avance que l’obligation de restitution des actifs est aussi valable lorsqu’il y a délégation. Les montants en jeu ne seraient pas énormes (30 millions d’euros), mais cette affaire est déterminante pour la crédibilité de la Place de Paris, surtout après que la France a beaucoup critiqué le Luxembourg pour le rôle de ses dépositaires dans le cadre du scandale Madoff.
Le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CERVM ou CESR) lance un appel à contributions relatif aux mesures d"exécution de niveau 2 qui pourraient s"appliquer au projet de directive Ucits modifié adopté en séance plénière par le Parlement européen le 13 janvier dernier. La consultation du CESR comporte trois grandes têtes de chapitre, le passeport européen ; les informations clés à donner aux investisseurs et enfin les fusions de fonds, les structures maîtres-nourriciers et la procédure de notification. Toutes les parties concernées sont invitées à donner leur avis d"ici au 31 mars 2009, le CESR étant pour sa part invité à produire ses conclusions d"ici au 30 octobre 2009 en vue d"une adoption d"une partie au moins de ces mesures d"ici au 1er juillet 2010.
Selon L"Agefi suisse, la commission des finances du Conseil des Etats souhaite que l"Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la Finma, publie, d"ici à fin mai, les directives concernant la politique de rémunération des établissements bancaires suisses. Ces directives doivent être élaborées de façon à «éviter les incitations à la prise de risques inconsidérés, encourager la réussite durable et respecter les normes internationales». Le Conseil fédéral doit en outre veiller à ce qu"un délai soit fixé aux établissements pour s"y conformer et que l"UBS, qui a déjà réduit sa masse salariale de 36% l"an dernier, applique ces directives dès cette année, y compris en ce qui concerne les versements différés relatifs à 2008.
Selon La Tribune, citant Morgan Stanley, les fonds souverains issus des pays émergents et aujourd’hui à la tête de 5.000 milliards de dollars, ont mis en stand by leurs projets d’investissements en actifs occidentaux. # Ainsi, 40 % des sondés privilégient le marché domestique pour investir aujourd’hui, #, indique le quotidien en se référant à une étude de Financial Dynamics, et en soulignant qu’une partie des liquidités disponibles a été réorientée pour soutenir les investissements locaux.
Selon Le Figaro, les prix dans le haut de gamme ont baissé d"au moins 10 % à 15 % à Paris. C’est surtout sur la rive droite que les baisses de prix ( -20%) sont les plus importantes, la rive gauche étant relativement protégée par la rareté des biens. De l"avis général, ce retournement de marché est plus brutal que celui observé pendant la crise des années 1990, ajoute Le Figaro.
A l’exception notable des CTA et des vendeurs à découvert, toutes les stratégies alternatives ont enregistré l’an dernier des pertes historiques, selon les statistiques publiées par l’Edhec relatives aux performances en 2008 des différentes stratégies mises en ?uvre par les hedge funds (#Hedge Fund Performance in 2008#). Souvent pris comme une référence pour l’ensemble de l’industrie, les fonds de hedge funds ont ainsi accusé un rendement moyen négatif de -17,08%. C’est la première fois depuis 1997 que cet indice tombe dans le rouge.La plupart des stratégies ont enregistré davantage de mois négatifs que positifs. Six stratégies (convetible arbitrage, distressed securities, emerging markets, event driven, fixed income arbitrage et fonds de fonds) ont même eu des rendements négatifs durant neuf mois sur douze. Les stratégies CTA Global et Short Selling ont en revanche dégagé des rendements exceptionnels, proches de leurs niveaux records de 1997. Meilleure de la classe, la stratégie Short Selling affiche un rendement de 24,72%. En queue de peloton se trouvent les marchés émergents (-30,30%) et l’arbitrage de convertibles (-26,48%).
Selon les statistiques de Barclays Global Investors (BGI), l’encours mondial des ETF à fin janvier ressortait à 658,8 milliards de dollars, une baisse de 7,3 % qui s’avère inférieure à celle de 8,9 % accusée par l’indice MSCI World en dollars. Le nombre d’ETF a augmenté de 12 unités par rapport à fin décembre, à 1.602, mais 14 nouveaux produits ont été mis sur le marché, et il existe actuellement des projets de lancement pour 613 autres ETF.Selon Strategic Insight, par ailleurs, les ETF ont enregistré pour janvier-novembre 2008 des souscriptions nettes de 214,8 milliards de dollars alors que les mutual funds accusaient des remboursements nets de 204,7 milliards.
Selon les Echos, mardi à Madrid, 34 cabinets d’affaires de 21 pays représentant des plaignants privés ou des investisseurs institutionnels victimes de l’affaire Madoff, ont décidé à l’initiative du cabinet espagnol Cremades & Calvo Sotelo de s’associer. L’objectif est de mettre en commun toutes les informations dont ils disposent et de procéder à des actions coordonnées.
Selon La Tribune, la publication d’une note de Moody’s sur le risque de fragilisation des grandes banques occidentales dont les filiales sont engagées à l’Est, a provoqué une sanction boursière immédiate. La SocGen exposée à l’Est pour 11 % de son résultat avant impôt a dévissé de 9,6 %, BNP Paribas, exposée pour 6 % de ses encours pondérés a plongé de 7,5 %, et le Crédit Agricole, a cédé 4,3 %. En Autriche, le repli des bancaires a été encore plus sévère, précise le quotidien.
Royal Bank of Scotland va payer à ses salariés des bonus pour un montant de 950 millions de livres au titre de 2008, malgré son renflouement pour 20 milliards de livres, rapporte le Financial Times. Ce package a été approuvé par le gouvernement qui détient 70 % de la banque. Une grosse partie de la somme est émise en dette subordonnée.
Legal & General a cherché mardi à rassurer ses investisseurs au sujet de ses positions en capital en indiquant qu’il doublerait le montant des réserves pour défauts sur obligations d’entreprises à 1,2 milliard de livres, rapporte le Financial Times. Le groupe d’assurance et d’investissement a publié un déclin de 45 % de ses excédents sur les trois derniers mois de l’année.
Selon La Tribune, la fièvre de l’or, attisée par l’inquiétude des investisseurs, ne cesse de monter et, après un bond à 973,10 dollars l’once sur le Comex, le métal jaune cotait 970,40 dollars mardi soir à Londres. «Les achats d’or constatés ces derniers temps sont exclusivement le fait de fonds indexés sur l’or, les ETF, dont chaque dollar est directement investi sur le marché physique de l’or», précise le quotidien.
Selon les proches du dossier, le fonds souverain Government of Singapore Investment Corp (GIC) aurait accusé sur ses investissements une moins-value de l’ordre de 45-50 milliards de dollars de Singapour, soit au maximum quelque 26 milliards de dollars américains pour 2008, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le GIC a refusé de commenter.
Intech Investment Management LLC, une filiale de Janus Capital Group, a annoncé le lancement de sa stratégie «neutre au marché». «La stratégie est construite selon la même stratégie de capture de la volatilité mise en place par la société depuis 1987, tout en visant un rendement absolu au dessus du Libor», indique le communiqué.Dirigée par son PDG Robert Garvy, Intech a été créée en 1987 après les recherches effectuées par le Dr E. Robert Fernholz, directeur des investissements de la société, et la publication en 1982 de son article sur les processus mathématiques d"investissement intitulé «Stochastic Portfolio Theory and Stock Market Equilibrium». Au 31 décembre 2008, Intech gérait environ 42,4 milliards de dollars.
Bolsas y Mercados Españoles (BME) a annoncé mardi pour mai le lancement de l’indice «Ibex 35 Inverso» qui répliquera en image inversée l'évolution de l’indice Ibex 35, dividendes réinvestis, et qui pourra servir de base à de nouveaux ETF, rapporte Cinco Días.
Du début de l’année jusqu’au 12 février, les mutual funds spécialistes de la santé (health-care) ont affiché une performance de 2,8 %, selon Morningstar. Ce sont les seuls avec les technologiques a être en territoire positif, note The Wall Street Journal. Les fonds «biens de consommation» (conumer staples) sont pénalisés par la des ménages qui consomment moins de produits de marque tandis que les télécoms souffrent de la concurrence des câblo-opérateurs. Pour les douze mois au 12 février, la perte des fonds health-care s’est limitée à 16,8 % contre une moyenne de 36,5 % pour le S&P 500 et un plongeon de 31,4 % pour les concurrents les plus proches, les fonds spécialistes des utilities. Certains sous-secteurs sont moins vulnérables à la récession que d’autres. Par exemple, l’indice des biotechnologiques du Nasdaq a perdu 12,5 % pour 2008 tandis que l’indice Helathcare Providers de Morgan Stanley chutait de 32 %.
Neuflize OBC Asset Management annonce le lancement, le 12 mars prochain, de NOAM Rendement Convertibles 2012. Le FCP a une maturité à décembre 2012 et est destiné à des investisseurs institutionnels qualifiés. NOAM Rendement Convertibles 2012 vise une performance obligataire supérieure à l"Eonia, sur une période de 3 ans et 9 mois, «en bénéficiant potentiellement d"une participation à la hausse des marchés d"actions européennes, à travers un portefeuille d"obligations majoritairement convertibles», précise le communiqué. Le fonds sera investi à hauteur de 60 % en obligations convertibles et à 40 % en obligations classiques. La majorité des émetteurs sera de notation «investment grade». Le FCP sera géré par Luc Varenne, responsable de l"équipe de gestion d"obligations convertibles de Neuflize OBC AM.
Selon l’Agefi, alors que la crise immobilière vient de faire plier un fonds du Santander, les déboires des OPCVM espagnols s’ajoutent à ceux d’autres fonds européens. Ainsi, en Allemagne, une douzaine de fonds gérant de 32 milliards d’euros avaient gelé les retraits pour trois mois à compter d’octobre et des groupes tels que KanAm, Axa IM ou Credit Suisse, ont prolongé cette mesure pour des durées allant jusqu'à neuf mois, précise notamment le quotidien numérique. " Le gel des fonds permet aux gérants d'éviter d’avoir à brader des actifs afin d’honorer les demandes de rachats de parts», explique l’Agefi.
Selon l’Agefi, citant Peter De Proft, directeur général de l’Efama, quand la reprise sera amorcée, «les fonds ouverts (Ucits), grâce à leurs qualités en termes de transparence des produits, de diversification des actifs et de liquidité, connaîtront à nouveau de solides collectes».D’après l’Efama, la faiblesse des taux et des actions ainsi que les perspectives de croissance en Asie constituent des facteurs de reprise, souligne l’Agefi.
Les actifs des fonds européens ont chuté de 22% en 2008 à 6.142 milliards d’euros, selon les statistiques publiées par l’association européenne de la gestion d’actifs (Efama). Les fonds Ucits se sont inscrits en baisse de 25,4% sur l’ensemble de l’année à 4.593 milliards d’euros. Près de 70% du recul est à mettre sur le compte des actifs des fonds actions, avec les pertes sur actions représentant 58% du total du reflux sur les actifs Ucits. Près de 40% des sorties sur les fons Ucits ont été enregistrés sur le seul mois d’octobre.Corollaire logique de cette évolution, la part des fonds actions dans le total des fonds Ucits est tombée à 30% fin 2008 contre 40% un an plus tôt. Les fonds monétaires représentaient en revanche 25% du total fin 2008 contre 16% fin 2007. Sur le marché des fonds Ucits, cinq pays, en l’occurrence, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Italie», l’Espagne et le Royaume-Uni, ont perdu plus de 25% de leurs actifs Ucits, la France et l’Irlande limitant leurs baisses à respectivement 15% et 20% en raison de la vigueur de l’activité sur les fonds monétaires dans ces pays. En France, les actifs des fonds monétaire se sont ainsi accrus l’an dernier de 58 milliards d’euros.
l’agence Moody’s menaçant de dégrader les notes de certaines banques d’Europe occidentale impliquées en Europe centrale et orientale, l’euro a reculé à son plus bas niveau depuis dix semaines face au billet vert pour tomber jusqu'à 1,2565, rapporte La Tribune. "(?) les forint, zloty et autre couronne tchèque sont emportées par la vague de défiance envers les pays émergents», ce qui pèse sur le cours de la monnaie unique, explique notamment le quotidien.
Les professionnels de la gestion d’actifs prédisent la fin des boutiques, rapporte Ignites Europe dans son édition du 17 février. Pour eux, seules les structures diversifiées pourront traverser la crise, ajoute le quotidien électronique. Cristobal Mendez de Vigo, patron de la distribution et du développement de F&C, estime par exemple que la taille comptera en 2009.
Alors que les autres catégories de fonds accusaient des remboursements nets de 495,1 milliards de dollars, les ETF ont enregistré pour 2008 des souscriptions nettes de 76,5 milliards, selon les statistiques de Lipper Feri, indique Barclays Global Investors (BGI). A fin janvier, le secteur européen des ETF comprenait 633 produits avec un total de 1.553 cotations émis par 29 promoteurs sur 20 Bourses. L’encours se montait à 135,73 milliards de dollars, soit une baisse de 5 % en un mois, alors que l’indice MSCI Europe en dollars accusait une contraction de 11,4 %.
L’accord de coopération entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers, a été publié le mardi 17 février au Journal officiel de l’Union européenne.L’accord anti-fraude a pour objectif de lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE et de la Suisse. Il contient des dispositions relatives à l’assistance administrative et à l’entraide judiciaire en matière pénale en vue de protéger les intérêts financiers. Les impôts indirects (TVA et accises) et les infractions douanières (y compris la contrebande), la corruption et le blanchiment d’argent relèvent du champ d’application de l’accord. Les impôts directs sont exclus du champ d’application de cet accord. Dans l’attente de sa ratification par tous les États membres, l’accord peut, conformément à son article 44, paragraphe 3, être appliqué de manière provisoire suite à une déclaration des parties contractantes. Aux termes dudit article, une partie contractante peut à tout moment déclarer que l’accord est applicable dans ses rapports avec toute autre partie contractante ayant fait la même déclaration. Dès lors, la Communauté européenne, certains États membres1 et la Suisse ayant fait cette déclaration, l’accord sera applicable entre eux de manière bilatérale à compter du 8 avril 2009, exception faite de l’Allemagne, de la Finlande et du Royaume-Uni, où il s’appliquera respectivement à compter du 9 avril, du 15 avril et du 20 avril.
Le capital-investisseur Candover annonce sur son site Internet avoir entamé des pourparlers en vue de restructurer son dernier fonds, le Candover 2008, ce qui doit se traduire principalement par une réduction de l’encours (3 milliards d’euros), indique Cinco Días. Permira et TPG ont annoncé des mesures similaires cette année. Depuis 1980, Candover a investir 34 milliards d’euros dans 128 transactions.
L ‘annonce d’une chute sans précédent de l’activité manufacturière dans la région de New York est venue conforter les inquiétudes d’une aggravation de la récession, précipitant l’indice phare de la Place de Paris sous les 2.900 points, rapporte Les Echos. Le CAC 40 a perdu 2,94 % à 2.875,23 points, proche de son plus bas niveau depuis avril 2003.