Le Comité européen des régulateurs (CESR) propose, à destination des sociétés de gestion, les éléments clés pour mettre en place des recommandations sur la gestion des risques, à savoir des principes ainsi qu’un canevas des principaux points pour instaurer un standard dans le processus de gestion des risques. Comme le remarque en préambule le CESR, #la législation européenne en vigueur dans le domaine de la gestion collective est plutôt limitée en ce qui concerne la gestion des risques# alors que les turbulences des marchés soulignent plus que jamais la nécessité d’une approche globale à cette problématique. Les principes proposés devraient ainsi permettre d’assurer une protection appropriée des investisseurs ainsi qu’un processus de gestion des risques adapté aux activités de la société de gestion et des OPCVM qu’elle gère. Cette batterie de principes devrait aussi favoriser la convergence des approches en Europe, un élément pour l’instauration ou la restauration de la confiance mutuelle et la suppression de l’arbitrage réglementaire.Les principes déclinés par le CESR seront complétés par un texte relatif aux problèmes techniques et quantitatifs spécifiques à prendre en compte pour déterminer les paramètres de mesure de l’exposition globale, du levier et du risque de contrepartie concernant les instruments dérivés.
Selon L"Agefi suisse, le fisc allemand pourrait, dans la foulée de l"affaire UBS, se tourner vers la Suisse pour chasser les fraudeurs. Selon certaines estimations, plusieurs dizaines de milliers d"Allemands dissimuleraient en Suisse environ 275 milliards de francs. Longtemps, ces fraudes semblaient indétectables pour les contrôleurs des impôts rhénans. Mais la décision d"UBS de lever un coin de son secret bancaire pour calmer la colère de Washington et la fermeté de Berlin pour chasser les tricheurs vivant sur son territoire commencent à donner des sueurs froides aux contribuables allemands qui ont caché une partie de leur argent dans la confédération.
Selon La Tribune, la transposition de la troisième directive européenne anti-blanchiment (ordonnance n° 2009-104 du 30 janvier 2009) contraint désormais les sociétés de gestion à mettre en place des contrôles spécifiques. En effet, «cette directive induit deux changements majeurs dans l’appréhension du blanchiment, à savoir une approche par les risques et l’intégration de la fraude fiscale comme infraction sous-jacente au blanchiment».Les sociétés de gestion vont donc devoir évaluer les risques liés à chaque client et procéder à des contrôles, notamment en fonction de la catégorie de risque (accrue ou normale) à laquelle ils appartiennent, complète notamment le quotidien.
Selon Les Echos, le sommet européen, qui réunissait hier à Bruxelles les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept, est parvenu à un accord-cadre sur le traitement des actifs toxiques des banques. Le président de la République Nicolas Sarkozy a expliqué que les Vingt-Sept étaient convenus de laisser à chaque pays le choix de la méthode (structure de défaisance ou système de garantie) ainsi qu’une «grande flexibilité» sur la détermination des actifs éligibles. Mais un «cadre commun européen» encadrera ce type d’intervention pour éviter les distorsions de concurrence. La France, contrairement à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne, n’envisage pas de soulager ainsi ses banques de leurs actifs «pourris».
Le procureur de Vienne a lancé une enquête pénale contre Sonja Kohn, la présidente de Bank Medici et actionnaire majoritaire, pour des soupçons de fraude et de rupture de confiance liés à l’affaire Madoff, rapporte le Financial Times. Cela fait suite à la plainte de Gabriel Lansky, un célèbre avocat viennois, pour le compte de clients anonymes qui ont perdu leurs investissements dans des fonds gérés par Bank Medici et confiés à Madoff.
Gottex Fund Management a écrit aux investisseurs du fonds Gottex Market Neutral Plus, son fonds de 1,9 milliard de dollars, pour leur confirmer que les retraits seront payés en partie ce lundi et que les frais seront réduits pour ceux qui restent, rapporte le Financial Times.
La Banque Royale du Canada (RBC) a annoncé vendredi avoir bouclé l’acquisition de Mourant Private Wealth, la division de services fiduciaires privés internationaux de Mourant Limited. Mourant Private Wealth (3,5 milliards de livres d’encours) possède des bureaux à Jersey, à Dubaï et aux îles Caïman. Les détails de la transaction n’ont pas été divulgués. Avec Mourant PW, RBC Gestion de patrimoine (RBC Wealth Management) compte plus de 1.000 salariés à Jersey. Elle emploie aussi plus de 300 personnes à Guernesey et 200 autres réparties sur Londres, Cheltenham et Edimbourg.Avec Mourant PW, RBC Gestion de patrimoine dépasse les 66,5 milliards de livres d’encours au Royaume-Uni et dans les îles anglo-normandes, sur un total d’actifs sous gestion de 260 milliards de livres.
Man Group pourrait voir les encours de RMF, sa filiale de fonds de hedge funds, chuter de 90 % en raison de son exposition à Bernard Madoff, rapporte FinancialNews dans son édition Internet du 27 février, citant les analystes de Morgan Stanley.
Le ministère de l’Economie a publié au Journal Officiel du 27 février l’ordonnance réformant les voies de recours contre les visites domiciliaires et les saisies de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ce texte, qui modifie un article du CMF relatif aux visites domiciliaires que peuvent effectuer les enquêteurs de l’AMF, prévoit en substance un renforcement des droits de la défense, en introduisant la possibilité pour les personnes mises en cause de former recours sur le fond contre l’ordonnance autorisant la visite domiciliaire, ainsi que contre l’exécution du droit de visite. Le texte prévoit également des dispositions transitoires.
Dans un point de vue proposé par Le Temps, l"avocat Thomas Goossens estime que les textes légaux du Grand-Duché détaillent avec plus de précision les devoirs de bonne exécution et de transparence des banques dépositaires. « La loi suisse sur les placements collectifs de capitaux (LPCC), entrée en vigueur le 1er janvier 2007, prévoit que, à côté de certaines tâches administratives de contrôle des activités du fonds, la tâche principale d"une banque dépositaire de fonds est d"assurer la «garde de la fortune collective». Cette obligation de conservation couvre l"ensemble des actifs du fonds. L"étendue de l"obligation des banques dépositaires de vérifier la réalité des ordres de bourse demeure peu claire en Suisse et dépend surtout de l"examen de l"ensemble des circonstances. En revanche, le Tribunal fédéral s"est à maintes reprises penché sur le devoir de surveillance des dépositaires dans les contrats bancaires dits «execution only», retenant que «le banquier n"est pas le tuteur de son client». Il ne saurait donc être exclu que le Tribunal fédéral fasse preuve de la même retenue dans l"examen de la responsabilité de banques dépositaires concernées par des scandales de type Madoff », écrit Thomas Goossens.
Natixis ne projette pas de vendre son activité de gestion d’actifs, indique Ignites Europe dans son édition du 27 février, relayant Reuters France. C’est ce qu’a déclaré Dominique Ferrero, CEO du groupe, lors de l’annonce des résultats.
Selon La Tribune, les reclassements de postes à postes envisagés suite au rapprochement de SGAM AI et de Barep AM, deviennent difficilement réalisables du fait de la fusion entre le Crédit Agricole et SGAM. En effet, SGAM AI n’est pas concernée par ce rapprochement et elle sera absorbée par Lyxor d’ici à la fin de l’année, ce qui limite les équivalences de postes."Pour rester dans le groupe, les salariés devront donc faire preuve de souplesse» ou «partir volontairement» si aucun poste ne leur convient, avec, à la clé, des indemnités variables selon les cas, précise le quotidien.
Edward Bonham Carter, le gérant qui avait conduit le MBO de Jupiter AM il y a deux ans, abandonne la gestion des fonds au quotidien pour se concentrer sur son travail de directeur général, rapporte le Financial Times. Il restera directeur des investissements (CIO), mais il laissera la gestion du Undervalued Assets à Patrick Harrington, précise le journal.
The Times rapporte que la Deutsche Bank, en tant que primary dealer, réclame devant la High Court de Londres le remboursement de 246 millions de dollars par le fonds Sebastian Holdings d’Alexander Vik, basé dans les îles Turks et Caicos. Cela fait suite à un appel de marge après une opération portant sur 1,5 milliard de couronnes norvégiennes effectuée le 10 octobre 2008, en pleine phase de forte volatilité des marchés.
En 2008, Henderson a vu ses encours décliner de 16 %, de 59,2 milliards de livres fin 2007 à 49,5 milliards fin décembre. Son bénéfice d’exploitation avant impôts est ressorti à 99,7 millions de livres, en repli de 9 % par rapport à 2007. Selon Andrew Formica, CEO du groupe depuis novembre, 2009 s’annonce plus difficile que 2008 en termes de bénéfices.S’agissant de l’acquisition de New Star, Henderson a déclaré que les détails complets de l’offre seraient dévoilés aux actionnaires de New Star le 11 mars, et que les actionnaires de Henderson pourront voter sur l’opération lors d’une assemblée générale le 2 avril. Si tout se passe bien, le gestionnaire pense boucler l’opération début avril.
BNP Paribas Securities Services a été choisi par Henderson Group en tant que prestataire de services exclusif d"Henderson Global Investors pour ses opérations d"investissements et les services bancaires y afférents (à l"exception des hedge funds).
Brian Myerson, connu pour être un actionnaire activiste, est confronté à une fronde des actionnaires de son propre Principle Capital Investment Trust, qui veulent le débarquer ainsi que trois autres administrateurs, revendre les actifs et redistribuer l’argent aux actionnaires, rapporte The Sunday Times. La révolte est menée par le hedge fund américain QVT, mécontent de la mauvaise performance de Principle, avec le fonds d’investissement EIM d’Arki Busson et Invesco. Ils proposeront à l’AG du 26 mars que Crystel Amber Management soit chargé de vendre les participations sur deux ans.
Les grandes banques ont gagné plus de 900 millions de dollars de commissions en moins de 4 mois en vendant de la dette bancaire garantie par l’Etat aux investisseurs, rapporte le Financial Times, citant les chiffres de Thomson Reuters et Freeman & Co. JPMorgan a ainsi gagné 130 millions de dollars en vendant 51 obligations, tandis que Bank of America/Merrill Lynch a accumulé 105 millions grâce à 34 émissions depuis octobre.
Selon La Tribune, à la question «UBS Luxembourg (UBSL) a-t-elle failli dans sa fonction de dépositaire de la sicav Luxalpha investie dans Madoff», la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a répondu «oui» et enjoint la banque à se mettre en conformité avec la législation du Grand-Duché pour continuer son activité de dépositaire. UBSL devra aussi «veiller» à dédommager les porteurs de parts de Luxalpha, ce que la banque refuse pour le moment en faisant notamment valoir que les clients aisés de Luxalpha savaient ce que qu’ils faisaient, que cette Sicav avait reçu un agrément local et que la documentation du fonds spécifiait «clairement» qu’elle n'était pas #gardienne# des actifs mis en portefeuille.
Fideuram Investimenti agrandit ses équipes, rapporte Bluerating. Ainsi, Mario Bortoli, ex-directeur général d’Eurizon Alternative, vient de rejoindre la société en tant que responsable de la multigestion. L'équipe d’allocation d’actifs sera aussi renforcée.
Selon Le Temps, la proximité entre l"autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) et UBS pose de sérieuses questions sur l"indépendance de l"organe de surveillance. Le régulateur bancaire, dirigé par un ex-UBS, n"a jamais mis en cause les dirigeants de la banque. Aucune des deux enquêtes menées par la Finma, sur des affaires pourtant critiques pour les intérêts de la Suisse, n"a mis en cause la responsabilité individuelle de membres du conseil d"administration ou de la direction. Le président de la Finma, Eugen Haltiner, est d"autant plus critiqué qu"il a travaillé de 1973 à 2005 chez UBS. Son départ immédiat a été demandé vendredi dernier par un ancien conseiller fédéral.
Dans un point de vue publié par Le Temps, le consultant indépendant Olivier Baumgartner-Bezelgues estime que les investisseurs disposent de nombreuses possibilités d"action en cas de suspension des remboursements par un fonds, notamment lorsque le fonds est établi aux Iles Caïmans où le cadre légal est très structuré et ouvre de nombreuses possibilités de recours. Les hedge funds en tant que véhicule de placement répondent à la «Cayman Mutual Fund Law». De plus, le fonds en tant qu"entité légale répond à la «Cayman Companies Law» dans le cas où le fonds est une «Exempted Company». Ce sont ces lois qui sont invoquées dans les nombreux cas où les clients poursuivent le gérant pour la suspension abusive des rédemptions ou l"activation abusive de la barrière. Ces textes de loi sous certaines conditions peuvent aussi permettre de forcer la liquidation d"un fonds. La Cour d"appel des Caïmans a récemment rendu un jugement très intéressant qui définit les conditions dans lesquelles l"investisseur dans un fonds qui a demandé le remboursement de ses parts devient un créditeur de ce fonds. Cette distinction entre client et créditeur du fonds a de grandes chances d"être reprise dans les nombreux cas à venir. Ce qui fait dire à l"auteur que «les censeurs de tous bords qui veulent la fin des places off¬shore et du secret bancaire feraient bien de balayer devant leur porte et de s"inspirer du cadre légal de ces juridictions».
Du fait de la baisse de la volatilité, le MEFF a réduit de 23 % les garanties pour les contrats à terme sur l’Ibex, qui sont passées depuis jeudi à 10.000 euros (et à 1.000 euros pour le mini-Ibex), rapporte Cinco Días.
Selon L"Echo, la société de Bourse Petercam a réalisé en 2008 un bénéfice consolidé estimé à 32 millions d’euros, en baisse de 65% par rapport à l’année record 2007. Dans la division gestion de fonds et banque privée, l’activité la plus importante de Petercam, les fonds en gestion ont subi l’impact de la baisse des marchés obligataires et d’actions. En 2008, la division banque privée a toutefois pu bénéficier d’apports nets de fonds en gestion. Fin 2008, Petercam gérait environ 14 milliards d’euros d’actifs pour sa clientèle institutionnelle et privée. A noter par ailleurs que Geert Noels, chief economist de Petercam depuis 15 ans et associé depuis 2003, abandonnera, en accord avec le groupe, ses fonctions d’administrateur délégué de Petercam à l’assemblée générale de fin mai 2009. Il continuera cependant à assister Petercam comme conseiller indépendant.
D’après le Sustainable Business Institute, l’encours des fonds de développement durable dans l’espace germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse) s’est contracté en 2008 de 38 % à 21 milliards d’euros, essentiellement à cause de la baisse des marchés d’actions, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le nombre de fonds s’est en revanche accru à 274 fin décembre contre 181 douze mois plus tôt.
Les actions préférentielles de Fresenius et ordinaires d’Hannover Rückversicherung (Hanovre Ré) feront leur entrée dans le Dax à compter du 23 mars en remplacement des actions Deutsche Postbank, qui sont reléguées dans le MDax et de celles d’Infineon, qui rejoignent le TecDax, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung sur la base des statistiques boursières du 27 février. En décembre, Continental et HypoReal Estate avaient dû laisser place à Salzgitter et Beiersdorf, et en septembre TUI a été remplacé par K+S. Jamais on n’avait enregistré un nombre aussi élevé de changements depuis le lancement du Dax voici un peu plus de 20 ans.
Erste Group est la première banque autrichienne à profiter de l’aide de l’Etat. Elle renforcera ses fonds propres de 1,89 milliard d’euros au maximum, moyennant un intérêt de 8 %, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Au T4, les amortissements de survaleurs ont provoqué une perte de 603,4 millions d’euros. Le dividende sera réduit à 65 cents contre 75 cents.
Selon le Wall Street Journal, Royal Bank of Scotland est en négociations pour vendre ses actifs retail et commerciaux en Asie à Australia & New Zealand Banking Group pour environ 1 milliard de livres. Ces activités, situées en Inde, à Taiwan ou encore en Indonésie, font partie des actifs asiatiques acquis par RBS lors du rachat d’une partie d’ABN Amro.
L’agence Standard & Poor’s (S&P) a abaissé à négative contre stable la perspective attachée aux notes des constructeurs automobiles Daimler et BMW, indique la Börsen-Zeitung.
Avec des marchés financiers en désarroi et la fraude Madoff, les hedge funds américains ont encore été confrontés à des demandes de remboursements importantes durant les premières semaines de 2009, rapporte The Wall Street Journal. Morgan Stanley estime par exemple que les rachats pour Och-Ziff pourraient atteindre 2,1 milliards de dollars au premier semestre après 5,4 milliards en 2008 (à fin décembre, ses actifs sous gestion se situaient à 22,1 milliards de dollars). Selon les proches du dossier, D.E. Shaw aurait enregistré des demandes de remboursement supérieures pour le trimestre au 31 mars à celles de la fin de l’an dernier. Ses encours ont baissé de 9 milliards de dollars au second semestre 2008 pour terminer à 30 milliards de dollars.