Lors de leur rencontre du 2 au 4 mars aux Pays-Bas, onze des banques les plus engagées dans le développement durable ont créé la Global Alliance of Banking on Values, qui se veut une réponse sociale, écologique et économique durable à la crise mondiale des marchés financiers. Les établissements concernés représentent un encours supérieur à 10 milliards de dollars et ont plus de 7 millions de clients dans 20 pays.L’alliance comprend les établissements suivants : Alternative Bank ABS (Suisse), Banca Popolare Etica (Italie), GLS Bank (Allemagne), Banex (Nicaragua); BRAC Bank (Bangladesh), Mibanco (Pérou), Merkur Bank (Danemark); New Resource Bank et ShoreBa&nk Corp (Etats-Unis), Triodos (Pays-Bas) et XacBank (Mongolie).
Dans une dénonciation étayée par plusieurs documents internes et adressée au numéro deux du parti libéral-démocrate, un #whistleblower# appartenant à l'équipe Structured Capital Markets (SCM) accuse Barclays Capital de tirer un milliard de livres par an d’un système international de transactions fictives permettant d'éviter légalement l’impôt au Royaume-Uni et à l'étranger, indique The Sunday Times.
Le Handelsblatt indique que Deka (caisses d'épargne) et Union Investment (banques populaires) sont prêtes à soutenir l’initiative de DWS (Deutsche Bank), qui réclame de la Deutsche Börse des transactions plus transparentes et plus liquides sur les obligations d’entreprises, un marché qui se fait pour l’essentiel actuellement de gré à gré, par téléphone. DWS souhaite que la Bourse nomme un teneur de marché qui fixerait des prix fermes et qui exécuterait les ordres correspondants à ces prix. Il serait aussi concevable de séparer la formation du prix et l’exécution. Mais les banques jugent que de tels projets sont difficilement réalisables en cette période de désendettement, indique le porte-parole de leur association, la Sifma.
Abertis compte poursuivre son expansion en 2009 et 2010, mais l’environnement financier n’est guère propice aux opérations de croissance externe. Le groupe a donc opté pour une ouverture de son capital à un partenaire qui lui apporterait des concessions, rapporte Cinco Días. Cela se traduirait par une augmentation de capital qui diluerait les deux actionnaires principaux actuels, La Caixa (29 %) et ACS (25,8 %), ce que ces derniers acceptent. L’opération s’effectuerait au millimètre de manière d’une part à éviter que La Caixa et ACS perdent la possibilité de consolider par équivalence et d’autre part à faire en sorte que le nouvel entrant puisse bénéficier lui aussi d’une partie des profits d’Abertis. Officiellement, rien n’est fait, mais le projet aurait été proposé au portugais Brisa, dans lequel Abertis détient 14,6 %. Mais la nouveauté est qu’Abertis accepterait aussi un fonds d’infrastructures comme Babcock & Brown, Macquarie, Santander Infraestructuras ou le nouveau Citi Infrastructure.
DWS (Deutsche Bank), Deka (caisses d'épargne) et Allianz Global Investors prétendent toutes trois être le numéro un des sociétés de gestion en Allemagne. Elles ont toutes trois raison. Pour DWS, c’est vrai en ce qui concerne les fonds de valeurs mobilières, pour Deka c’est vrai si l’on compte à la fois les fonds de fonds et les fonds maison dans lesquels ils sont investis et pour AGI c’est vrai si l’on compte les actifs gérés pour le compte du groupe d’assurance. Quant à Union Investment (banques populaires), il est numéro un pour l’encours de plans d'épargne retraite Riester, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela posé, si l’on sait qui est le numéro un par les encours, cela ne dit pas qui est le meilleur?
Dans un entretien avec la Börsen-Zeitung, Ravi Sinha, directeur pour l’Europe de J.C. Flowers, souligne que la société de capital investissement souhaite conserver sa participation dans Hypo Real Estate (HRE), alors que le gouvernement fédéral songe à l’exproprier. Il souligne d’une part que son maintien dans le capital permettrait d’affecter tous les moyens financiers à la remise sur pied de HRE plutôt que d’en distraire une partie à désintéresser les minoritaires, et d’autre part que Flowers peut apporter son expérience en matière de retructuration. En juin 2008, Flowers avait acquis sa participation pour 1 milliard d’euros sur la basse de 22,50 euros par action. Vendredi, le titre cotait 87 cents, si bien que la capitalisation boursière représentait environ 184 millions d’euros.
Fitch Ratings a tiré les conséquences des rumeurs de cession de la BHF-Bank par Sal. Oppenheim, rapporte la Börsen-Zeitung. Le «support-rating» de la BHF est ramené de «1» à «wacth negative».
La réunion dimanche après-midi entre les représentants du gouvernement fédéral, du Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) et de J.C. Flowers a été un échec, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La chancelière Angela Merkel refuse de payer au capital-investisseur un prix supérieur à celui du marché, lors de l’expropriation d’Hypo Real Estate (HRE). Actuellement, la participation de Flowers dans HRE serait tombée à 17 %, de source gouvernementale.
A l’issue d’un sommet avec la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré samedi qu'à son avis les Etats-Unis sont prêts à soutenir les Européens dans leurs efforts pour réguler les établissements externes au système bancaire, notamment les hedge funds, rapporte Channelnews Asia.com
Dans un entretien à l"Echo, Hans-Lothar Merten, auteur de nombreux ouvrages sur la fiscalité, estime que «la crise financière conjuguée au scandale de l’UBS a déclenché un déclic psychologique. Les ministres des finances européens sont actuellement dans une position idéale pour resserrer l'étau autour des pays qui pratiquent le secret bancaire». De son point de vue, «la Suisse survivra car c’est une véritable place financière et pas seulement un paradis fiscal». Mais la fin des paradis fiscaux n"est pas pour demain car «on va seulement voir d’autres places apparaître. Dubaï et le Qatar pourront être les paradis demain et pourquoi pas Beyrouth et Tanger comme c'était le cas dans le passé».
Dans un entretien à L"Agefi suisse, le président de Genève Place Financière, Ivan Pictet, estime que, «si toutes les places font des concessions, et on semble se diriger vers cette évolution, alors la compétitivité de la Suisse ne sera pas fondamentalement remise en question». Il est crucial que la Suisse obtienne un «level playing field». A l"interne, nous devons également nous réformer pour renforcer l"attractivité de la place financière suisse».
La Swiss Fund Association (SFA) s’est félicitée vendredi des propositions du Conseil fédéral en matière d’assistance administrative pour les questions fiscales. Gérard Fischer, président de la SFA, estime toutefois que Berne doit réclamer en contrepartie en matière d’accès aux marchés pour les acteurs suisses, notamment en connectant le marché suisse des fonds au marché européen des OPCVM. Matthäus den Otter, directeur général de la SFA, a réclamé pour sa part que les discriminations pratiquées par d’autres Etats comme l’Allemagne et l’Italie par exemple, doivent être abrogées.
Tout n"est pas perdu pour les 1.000 salariés américains de Stanford qui ont perdu leur emploi la semaine dernière, constate le Financial Times. Une centaine d"entre eux se sont vus offrir un poste par Oppenheimer Holdings, le groupe de services financiers qui cherche à s"agrandir avec de nouvelles succursales aux Etats-Unis.
Selon Les Echos, après avoir fait l’objet d’une décision de l’Autorité des marchés financiers en 2006, décision alors contestée par la société auprès du Conseil d’Etat, Global Equities est sanctionné dix ans après les faits par AMF. Le courtier et ses anciens dirigeants font l’objet d’une amende totale de plus de 2,1 millions d’euros. «Les événements incriminés remontent à la fin des années 1990 et concernent principalement des commissions payées par la Caisse de retraite du personnel navigant (CRPN), souscripteur unique du fonds Socrate de la société de gestion et deuxième plus gros client du courtier», précise le quotidien.
Vendredi, l’action State Street a perdu 1,19 dollar pour revenir à 22,66 dollars, contre un plus de plus de 83 dollars l’an dernier, rapporte The Wall Street Journal. La société a annoncé que le CEO Ronald Logue a perçu 28,7 millions de dollars l’an dernier contre 28,3 millions pour 2007, mais que ni lui ni les autres dirigeants n’ont perçu de primes en numéraire ou en actions au titre de 2008. Les actionnaires sont très chatouilleux sur ce chapitre, vu la chute du cours et le fait que State Street a perçu 2 milliards de dollars dans le cadre du programme gouvernemental Troubled Asset Relief Program (TARP). De plus, State Street a déclaré au T4 des pertes non réalisées de 3,6 milliards de dollars sur des «conduits».
Selon le site Boursorama, citant Reuters, ce sont d’abord les banques européennes qui ont profité des 52 milliards de dollars injectés dans AIG entre septembre et décembre 2008. Ainsi, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a encaissé 12,9 milliards de dollars, suivie par la Société Générale (11,9 milliards) et la Deutsche Bank (11,8 milliards).Parmi les autres gros bénéficiaires de fonds publics figurent notamment la suisse UBS (5 milliards). De son coté, BNP Paribas aurait pu perdre gros (4,9 milliards de dollars) tout comme Calyon, la banque d’affaires du Crédit Agricole (2,3 milliards), complète notamment Boursorama sur la base des informations fournies par l’agence Reuters.
Bien que le produit soit censé être «mondial», David Rolley, Kenneth Buntrock et Lynda Schweitzer, les co-gérants du Global Bond Fund (1,5 milliard de dollars) de Loomis, Sayles & Co (106 milliards) ont à présent une «exposition recovery» au secteur privé aux Etats-Unis, avec 47 % de l’encours, rapporte The Wall Street Journal.Si les plus grandes lignes sont encore des obligations européennes, l’euro est sous-pondéré. Le fonds n’est investi qu'à 10 % en junk bonds, mais aucun des 283 titres de cette catégorie ne présente vraiment de risque de défaut.
Selon le Financial Times Deutschland relayé par Ignites, la Deutsche Bank réclame devant la justice américaine le remboursement par Reserve Management de 72,2 millions de dollars qui avaient été confiés au Reserve Primary Fund. Le 15 septembre au matin, avant la faillite de Lehman, la banque allemande avait réclamé le remboursement de 500 millions de dollars, ce qui lui avait été consenti verbalement, mais elle n’a été payée que 428 millions de dollars le lendemain.
Selon Bloomberg relayé par Fondsprofessionell, le gestionnaire alternatif Paulson & Co aurait réalisée depuis septembre une plus-value de 311 millions de livres en vendant à découvert les titres Lloyds Banking Group et HBOS. Paulson avait aussi déclaré fin octobre une position «short» de 1,17 % du capital de Barclays, établissement dont l’action s’est déprécié depuis lors des deux tiers.
Le gestionnaire de hedge funds RAB Capital a changé les gérants de son fonds britannique, Mark Darell Brown et Steve Thompson, après que ses encours ont chuté de 400 millions de dollars il y a deux ans à moins de 5 millions, rapporte le Financial Times. Presque tous les clients sont partis après des pertes de plus de 31 % l"an dernier. Le fonds sera géré par Simon Acton et Alex Codrington, gérants du fonds européen de RAB.
Barclays cherche avec JP Morgan Cazenove un repreneur pour iShares, division de Barlcays Global Investors spécialisée dans les ETF, rapporte The Sunday Times. L’idée est de lever 5 milliards de livres pour éviter d’avoir à faire appel à la facilité gouvernementale d’assistance pour les crédits toxiques. Barclays cherche aussi des acquéreurs pour plusieurs gros portefeuilles de crédits.
Selon le site Boursorama, citant l'édition du Times de lundi, 2 fonds détenus par des collectivités locales accusent RBS d’avoir «rassuré à tort» les investisseurs et vont poursuivre la banque afin d'être dédommagés des «pertes massives» liée à sa déconfiture financière.C’est Cherie Blair, la femme de l’ancien Premier ministre britannique, qui plaidera ce dossier, RBS étant dorénavant détenu à 70% par l'état.
Si les fonds souverains n’ont pas été épargnés par la crise, «ils apparaissent toutefois moins affectés que les autres investisseurs et disposent d’atouts que n’ont pas les autres pour traverser la tempête», analyse Les Echos. Leurs actifs auraient progressé de 18 %, à 3.900 milliards de dollars, en 2008.Et à la différence des hedge funds, ils utilisent peu l’effet de levier.
Kristin Halvorsen, ministre des Finances, a décidé de placer l’allemand Siemens sous observation en raison de la corruption systématique et à grande échelle pratiquée par le groupe pendant de nombreuses années. Cela peut justifier une éviction du portefeuille du Governement Pension Fund - Global, l’ex-Fonds pétrolier. «Toutefois, Siemens est maintenant surveillé par l’opinion publique et a entamé la mise en place de toute une série de mesures anticorruption. La mise sous surveillance permettra au Fonds de maintenir la pression et d’inciter le groupe allemand à poursuivre ses efforts de lutte contre la corruption», a ajouté le ministre norvégien.Au 31 décembre 2008, le Government Pension Fund - Global détenait pour 6,3 milliards de couronnes d’actions Siemens, ce qui représentait 1,34 % des droits de vote.
Le montant des bonus versés aux collaborateurs de Natixis étaient attendus pour le 13 mars mais ils n’ont pas été dévoilés, rapporte l’Agefi. L’enveloppe de bonus a été réduite de 70 % à 75 % dans la BFI, avec une partie différée et, «épouvantés par la minceur de l’enveloppe proposée aux équipes (?), certains chefs de desk auraient décidé de négocier avec la direction», poursuit le quotidien. Certains contrats étrangers et l’impact du plan social sur le montant global des sommes à verser aux collaborateurs réduisent d’autant les sommes à répartir, précise l’Agefi, ce qui provoque un certain malaise social, notamment en France.
Alex Stanic, gérant du Newton Global Opportunites, a démissionné et devrait rejoindre la boutique britannique River & Mercantile en tant que nouveau patron des actions, rapporte Citywire le 12 mars. L’intéressé gère aussi le BNY Mellon Global Equity et le BNY Mellon Global Intrepid.
Selon Les Echos, la Suisse, le Luxembourg et l"Autriche ont accepté vendredi de lever le secret bancaire en cas de soupçon étayé d'évasion fiscale. Ils espèrent ainsi échapper au désagrément de figurer sur la liste noire, dont le G20 a arrêté le principe ce week-end et qui pourrait être divulguée le 2 avril. Cependant, les trois pays ont tenu à souligner qu’ils conserveraient le principe du secret bancaire, qui n’est pas utile qu’aux seuls fraudeurs du fisc puisqu"il permet aux particuliers de protéger leurs biens d’expropriations menées par des régimes criminels, Berne rappelant que son secret bancaire avait par exemple résisté aux nazis.
Selon La Tribune, la proposition la plus vague de l"Autorité des marchés financiers sur les fonds monétaires porte sur «le risque de crédit d’un fonds qui doit rester compatible avec le faible niveau de risque pris par un fonds monétaire». Pour Henri Riey, président de l’Aidea (Association pour l’information et la défense des épargnants et des actionnaires), interrogé par le quotidien, «l’AMF n’indique pas comment apprécier le risque de crédit d’un fonds monétaire. Faudra-t-il le déduire de la volatilité du portefeuille, de la VAR ou le calculer à partir d’une formule à venir ? Et comment s’assurer qu’il reste compatible avec un faible niveau de risque global ? Or, c’est de là que vient tout le problème de la crise du crédit».
L’administration Obama travaille d’ores et déjà avec le Congrès sur un vaste projet de durcissement de la surveillance des marchés financiers, rapporte The Wall Street Journal.Le secrétaire au Trésor Timothy Geithner va proposer un renforcement des pouvoirs de la Fed dotant cette dernière de pouvoir étendus pour gérer les risques économiques et prendre le contrôle des établissements financiers en difficulté. Il demandera un durcissement de la surveillance bancaire pour éviter que les établissements ne choisissent le régulateur le plus accommodant. Les grands hedge funds seraient soumis à une tutelle plus stricte. Le ministre préconisera aussi des ratios prudentiels plus stricts pour les grandes banques, une fluidification des règlements de paiements entre banques ainsi qu’un renforcement des mesures de protection du consommateur.
Selon Les Echos, le ministre des Finances, Didier Reynders a annoncé, en fin de semaine, que son pays allait assouplir dès l’an prochain son secret bancaire en adoptant «un système d'échange d’informations» avec les autres pays de l’Union européenne en matière de fiscalité de l'épargne. Il subsiste en Belgique une confidentialité des comptes bancaires qui n’est certes pas opposable à la justice, notamment en matière pénale ou dans le domaine des droits de succession et de la TVA ; mais un contrôleur des impôts ne peut demander directement des renseignements à la banque d’un contribuable sauf s’il le soupçonne de frauder.