Mercredi, Freddie Mac a déclaré une perte de 23,9 milliards de dollars pour le quatrième trimestre (contre 2,45 milliards au T4 de 2007), ajoutant qu’il a besoin d’une injection de 30,8 milliards de dollars de la part du Trésor, rapporte The Wall Street Journal. Sur l’ensemble de l’an dernier, Freddie Mac affiche une perte de 50,1 milliards de dollars contre 3,1 milliards. Sur deux ans, l'établissement de crédit hypothécaire a donc perdu plus que les 42 milliards de bénéfices réalisés entre 1971 et 2006. En octobre décembre, une partie de la perte est due à une moins-value de 11,8 milliards de dollars sur le portefeuille de dérivés.
Selon VDOS Stochastics, les investisseurs espagnols commencent à remettre du risque dans leurs portefeuilles. Alors qu’ils avaient privilégié jusque récemment les fonds monétaires et les dépôts bancaires, ils achètent à présent de l’obligataire long terme sous forme de titres d’Etat ou de dette corporate, rapporte Expansión. Ces derniers mois, 500 millions d’euros sont sortis en net des fonds monétaires pendant que l’allocation nette aux fonds obligataires représentait presque 300 millions, ce qui s’explique en partie par la baisse de la rémunération des dépôts bancaires, comme le note Joaquín González-Llamazares, responsable du fixed income chez DWS Investments.
Le CEO de J.P. Morgan Chase, Jamie Dimon, a déclaré mercredi qu’il est optimiste tant pour l’avenir de son établissement que pour celui de l'économie américaine, rapporte The Wall Street Journal. Il a précisé que JP Morgan a été bénéficiaire en janvier et en février.
Sir Allen Stanford refuse de coopérer avec les enquêteurs du gouvernement américain dans l"affaire de la fraude de 8 milliards de dollars qui porte son nom, rapporte le Financial Times. L"intéressé invoque le cinquième amendement. Il est apparu, par ailleurs, que des dirigeants de Stanford s"étaient inquiétés de l"exactitude des états financiers du groupe quelques semaines avant que les régulateurs américains agissent.
Un verdict doit être rendu ce vendredi sur la plainte du procureur de New York qui veut forcer la Bank of America à livrer le nom des bénéficiaires de 3,62 milliards de dollars de primes chez Merrill Lynch, établissement qui a perdu 15,64 milliards de dollars au T4, rapporte the Wall Street Journal. En tous cas, selon Andrew Cuomo, le procureur, un des avocats de Merrill Lynch a assuré dans une lettre du 24 novembre au président d’une commission de la Chambre des Représentants qu’aucune décision n’avait encore été prise sur les bonus, alors que le comité des rémunérations avait déjà voté depuis deux semaines les bonus qui devaient être versés en décembre.
Selon le 23è classement annuel du magazine Forbes, on ne compte plus que 793 milliardaires dans le monde, contre 1.125 l’an dernier, rapporte Les Echos. Au 13 février 2009, #la valeur nette totale des membres du classement 2009 ne s'élevait plus qu'à 2.400 milliards de dollars contre 4.400 milliards de dollars en 2008#, précise le quotidien. Les milliardaires indiens et les Russes sont les plus affectés par la crise, fortement touchés par la volatilité des prix des matières premières.
Selon La Tribune, citant le baromètre Equinoxe, les marchés alternatifs tels que Chi-X ou Turquoise ne captent pas les flux d’ordres émanant des particuliers. Et pourtant, le coût d’un ordre de Bourse passé par les particuliers sur Euronext est de 1,25 euro alors que celui d’une transaction réalisée sur les plates-formes alternatives Chi-X, Nasdaq OMX ou Bats-Europe ne dépasse pas 10 centimes d’euro, indique le quotidien.
Selon L"Echo, la Belgique figure sur la nouvelle liste des pays non-coopératifs en matière d'échange d’informations fiscales, établie à titre informel et provisoire par l’OCDE. Cette liste a été établie à la demande de la France et de l’Allemagne. Les autorités belges s"étonnent que la Belgique, troisième pays le plus taxé au monde, puisse être assimilée à un paradis fiscal.
Selon une étude de l’Edhec, les gérants de portefeuille manquent de connaissances pour utiliser les techniques de gestion de portefeuille pourtant disponibles gratuitement et largement diffusées et gérer les risques de manière optimale. Interrogés sur les insuffisances de la mise en application des recherches sur la construction de portefeuille et sur les moyens de sortir de la situation actuelle, plus de la moitié des répondants considèrent le niveau de connaissances au sein de leur profession comme le principal obstacle.95% des répondants partagent les conclusions de l’EDHEC concernant la pratique de construction de portefeuille et les améliorations qui doivent y être apportées. Même si les récents événements sur les marchés financiers sont susceptibles d’accroître les besoins de prise en compte des scénarii extrêmes de marché pour diverses catégories d’actifs, les gérants de portefeuille ne tiennent pas pleinement compte des risques extrêmes lors de la construction de portefeuille. Ils n’utilisent pas non plus les techniques qui permettent d'éviter la concentration excessive des portefeuilles du fait de la qualité insuffisante des estimations des paramètres d’entrée. 86% des professionnels ayant répondu au questionnaire indiquent qu’une meilleure formation et plus d’efforts de la part des gestionnaires d’actifs sont les points clés pour diminuer l'écart entre les pratiques et les recommandations de la recherche académique.
Selon le Figaro, les entreprises du CAC 40 ont réalisé un bénéfice cumulé d’environ 65 milliards d"euros en 2008, soit un net recul, de l"ordre de 35%, par rapport au millésime précédent. #La chute des profits se concentre sur une poignée d"entreprises dont les résultats nets ont été faussés par des éléments exceptionnels (EDF ou France Télécom notamment), et sur deux secteurs : la finance et l"automobile#, précise le quotidien en relevant que Axa, BNP Paribas, Crédit agricole SA, Société générale) engrangent environ 7 milliards d"euros contre 18,5 milliards en 2007. En 2009, tous secteurs confondus, les analystes anticipent une baisse des profits de 30%, rappelle le Figaro.
Selon l’Agefi, citant Thomson Reuters, le private equity dans son ensemble et le LBO ont respectivement diminués de 24,9% et de 26,4% durant l’année 2008, du fait de la chute des valeurs entrées en portefeuille et de la baisse des valorisations liée aux actifs cédés dans l’année. Toutefois, sur le moyen terme, la donne financière du secteur reste correcte, précise le quotidien numérique.
Selon le Financial Times, Paris cherche à ouvrir le capital d"Areva à des fonds souverains du Moyen-Orient afin de renforcer son influence politique et ses perspectives dans la région. Des négociations ont débuté concernant des prises de participations minoritaires entre 1 % et 5 % du capital.
Selon l’Agefi, prenant l’avis de professionnels, les activités des banques françaises dans des pays comme Andorre, Monaco ou le Liechtenstein ne sont pas «déterminantes». Toutefois, un élargissement de la liste noire à la Suisse serait notamment préjudiciable à la BNP Paribas, bien positionné dans le domaine de la banque privée en Suisse, précise le quotidien numérique en citant un «spécialiste».
Selon La Tribune, 100 petits actionnaires ont saisi, le 24 février, le procureur du tribunal de grande instance de Paris pour «informations trompeuses, faux bilan et distribution de dividendes fictifs» de la part de Natixis. Cette action, coordonnée par l’Adam, intervient alors que le cours de la banque est tombé en dessous de 1 euro, un retrait de la cote n'étant pas exclu.
«Nous voulons être un acteur important et dominant sur les actions américaines en France», affirme Vincent Passa, responsable du développement en Europe francophone du groupe américain Legg Mason (698 milliards de dollars d’encours). Une ambition confortée par l’intérêt du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) pour l’une des expertises du groupe spécialisé dans la gestion d’actifs dans ce domaine - même si, au final, elle n’a pas été retenue.La gestion que Vincent Passa souhaite mettre en avant est celle du ClearBridge US Appreciation Fund, géré par ClearBridge Advisors, l’une des sociétés de gestion détenues par Legg Mason. «Il s’agit d’un fonds de c?ur de portefeuille qui amortit les baisses», commente Vincent Passa. Dans la même maison, le responsable du développement évoque aussi le US Large Cap Growth Fund. Ayant souffert ces trois dernières années, Bill Miller, le gérant star du Legg Mason Value Fund, n’est plus «en tête de gondole». Mais sa stratégie de gestion figure tout de même parmi l’offre de Vincent Passa. «Le gérant a souvent été présenté à tort comme une gestion de c?ur de portefeuille, alors qu’il s’agit plutôt d’une gestion satellite. Il est meilleur dans les phases de hausse de marchés», indique le responsable. Aujourd’hui, son fonds (pour la partie offshore) a vu ses encours chuter de 3 milliards de dollars à 200 millions, mais certains investisseurs commencent à revenir. Enfin, pour compléter la gamme sur les Etats-Unis, Vincent Passa évoque le Royce Smaller Companies Fund, de Royce & Associates, un fonds petites capitalisations. Cette offre a vocation à être commercialisée prioritairement auprès des fonds de fonds et des banques privées, la clientèle de prédilection de Legg Mason en France (dont la répartition est aujourd’hui de respectivement 80 % et 20 %). Vincent Passa souhaite aussi aborder quelques institutionnels. Une personne spécialisée sur ce segment devait d’ailleurs rejoindre l'équipe de deux collaborateurs sur ce segment. Mais le poste a été gelé pour l’instant compte tenu des conditions de marché. S’agissant des CGPI, Vincent Passa n’exclut pas de s’y intéresser, mais ne compte pas le faire dans l’immédiat. «Pour le faire, il faudrait que nous ayons dans notre gamme un fonds européen, ce qui n’est pas le cas actuellement». L'élargissement de la gamme pourra éventuellement venir d’une acquisition. En effet, Legg Mason, qui se compose d’une constellation de gestionnaires, ne cache pas depuis plusieurs mois, par la voix de son dirigeant, son souhait de procéder à de la croissance externe. La crise ne remet pas en cause cette stratégie, et les actions européennes font partie des lacunes que présente l’offre du gestionnaire américain. En revanche, le crédit est l’un des points forts de Legg Mason. Un savoir-faire sur lequel Vincent Passa ne se privera pas d’insister cette année. Un nouveau fonds, investi sur «le meilleur du meilleur de l’investment grade» devrait d’ailleurs être lancé prochainement.
Selon le site Boursorama, citant l’AP, Freddie Mac a fait savoir mercredi qu’il demanderait près de USD 31 milliards d’aide supplémentaire au gouvernement US. En 2008, la société de financement immobilier a perdu 50 milliards de dollars.
Allianz Global Investors (AGI) avait initialement prévu de lancer son fonds Allianz RCM European Index en janvier. Mais après concertation avec ses actionnaires, l’objectif et le processus de gestion du fonds ont été revus. Il sera dorénavant baptisé Allianz RCM European Equity Income et officiellement lancé le 30 mars. Ce produit, un OEIC britannique, sera géré par Neil Dwane, CIO Europe de RCM, et Joerg de Vries-Hippen, co-CIO actions européennes de RCM. Une version luxembourgeoise du fonds voit également le jour. A la différence du Allianz RCM European Equity Income, le fonds Allianz RCM European Equity Dividend sera investi partout en Europe, alors que le fonds de droit britannique se concentre sur les actions d’Europe continentale.
Laura Pendergest-Holt, CIO de Stanford Group, a demandé à un juge de Dallas de retirer un administrateur judiciaire de ses fonctions, suite à une fouille de son domicile #non conforme# selon elle. Elle accuse les avocats envoyés par l"administrateur d"avoir pénétré chez elle sans prévenir, et d"avoir #fouillé dans ses sous-vêtements et ses affaires personnelles#, indique le Financial Times.
Selon Les Echos, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, vient de déposer une proposition de loi qui donne aux actionnaires le pouvoir de choisir au moins un tiers des administrateurs à partir d’une liste établie par l’AMF.
Le groupe consultatif sur la crise financière (FCAG), constitué fin 2008 à l’initiative du normalisateur comptable international (IASB), s’intéresse de très près à la question du provisionnement des pertes avérées (incurred losses). Dans un communiqué diffusé le 10 mars, le FCAG a lancé une consultation jusqu’au 2 avril qui porte entre autres sur l’impact éventuel sur les IFRS (ou les US GAAP) de l’introduction de provisions dynamiques que pourraient exiger les régulateurs prudentiels. Il peut exister, on le sait, des nuances de taille entre l’approche comptable et le point de vue prudentiel, par construction beaucoup plus conservateur, et il est essentiel de préserver une certaine cohérence entre les deux visions. #La comptabilité peut prendre en compte des pertes statistiques mais ce n’est pas un outil de régulation prudentielle#, souligne Philippe Danjou, membre du board de l’IASB. Le modèle actuel sur les pertes avérées est neutre mais, sans prétendre mettre en place des mécanismes contracycliques, l’IASB pourrait apporter des améliorations ou, à tout le moins, des clarifications, sur les modalités de prise en compte des pertes avérées. Il faudrait peut-être prendre en compte plus tôt, par le biais de provisions supplémentaires, les risques implicites liés par exemple à une majoration des intérêts demandés sur un portefeuille de prêts. L’IASB, qui travaille en étroite collaboration avec le Comité de Bâle sur cette problématique, espère aboutir à une solution d’ici à la fin de l’année.
Selon La Tribune, le groupe Crédit Mutuel Arkéa a enregistré une baisse de 86% de son résultat net en 2008 à 30,7 millions d’euros, payant ainsi sa diversification dans la banque de financement et d’investissement (- 170 millions d’euros) alors que ses activités traditionnelles sont positives.
Alors que de nombreux gestionnaires étrangers réduisent la voilure dans l"Hexagone, le belge Petercam va lancer, courant 2009, une société de gestion française et recruter deux gérants de portefeuilles à Paris.Une décision liée à la volonté de se développer davantage sur le marché des investisseurs institutionnels français, lesquels recourent de plus en plus souvent à des fonds dédiés pour gérer leurs actifs. #Dans les années qui viennent, nous estimons que 80 % des appels d"offres concerneront des fonds dédiés, contre 55-60 % aujourd"hui#, affirme Ives Hup, sales & account manager pour la France, Monaco, l"Italie et la Grèce.Or, ces fonds doivent être de droit français? Jusqu"à présent, lorsqu"on lui demandait de créer des fonds dédiés, Petercam s"appuyait sur des intermédiaires. Une solution qui s"avérait coûteuse et compliquée. D"où la décision de reprendre la main sur ce sujet.Pour disposer de sa propre structure de gestion en France, Petercam avait le choix entre demander un agrément à l"Autorité des marchés financiers (AMF) ou bien s"allier à une entité déjà présente en France. N"ayant pas trouvé la perle rare, la société de gestion belge a opté pour la solution de la création d"une structure française ex-nihilo, ce qui devrait se concrétiser en juin.Cette entité sera composée de trois administrateurs et de deux gérants que Petercam commence à rechercher. Ces gérants devront être spécialisés sur des classes d"actifs que la société de gestion belge ne dispose pas en interne, comme les obligations convertibles ou le monétaire dynamique. La création d"une société de gestion marque une étape importante dans le développement en France de Petercam, qui a débuté en 2004 avec l"agrément de fonds auprès de l"AMF. Depuis, le marché est suivi par Ives Hup, basé à Bruxelles.
Matrix Group a annoncé le lancement d’une division de gestion de fortune dédiée à une clientèle privée haut de gamme. Baptisée Matrix Investment Management, elle sera dirigée par l’ancienne équipe du CIO d’Ansbacher Investment Management, Mike Hollings, recrutée pour l’occasion, précise Money Marketing.
Selon une notification à la SEC, le gérant de hedge funds Steven Cohen a constitué durant le dernier trimestre une participation de 5,9 % dans Sotheby’s au travers de sa société de gestion S.A.C. Capital Advisors basée à Anguilla, rapporte le Handelsblatt.
Investment Week rapporte que Guy de Blonay, le gérant vedette de New Star, indique avoir décidé de rejoindre Henderson pour continuer à y gérer ses mandats.
JPMorgan Asset Management a indiqué avoir enregistré l’an dernier au Royaume-Uni des souscriptions de 4,2 milliards de dollars de la part d’investisseurs institutionnels en recrutant 23 nouveaux clients, dont trois administrations publiques locales, ce qui a permis de porter l’encours à 15,4 milliards de dollars, rapporte Hedge Week. Sur le plan des stratégies, celle ayant attiré le plus de rentrées est celle des fonds de hedge funds, avec 12 nouveaux clients contre 6 en 2007 et des apports de 473 millions de dollars qui ont fait monter l’encours à 755 millions.
En couronnes, l’encours du Government Pension Fund - Global, l’ex Fonds pétrolier, a augmenté à 2.275 milliards (environ 257 milliards d’euros) fin décembre contre 2.019 milliards un an plus tôt, grâce à la hausse des recettes pétrolières et à la faiblesse de la couronne, dont la contribution positive a été respectivement de 384 milliards et de 506 milliards tandis que les moins-values sur le portefeuille, de 23,3 %, ont amputé les actifs sous gestion de 633 milliards (72 milliards d’euros). Les pertes ont été d’environ 40 % sur le portefeuille d’actions et de 0,5 % sur celui d’obligations.L’allocation aux actions a été augmentée à 50 % contre 40 % et elle continuera d'être accrue pour atteindre 60 %, comme décidé en 2007. Au total, le fonds détient des titres de 7.900 entreprises étrangères, les lignes les plus lourdes étant Shell (15,2 milliards de couronnes) et Nestlé (14,9 milliards). Dans l’obligataire, le plus important poste est celui des Schätze de l’Etat fédéral allemand avec près de 95 milliards de couronnes.
David Gagnon, directeur au transition management group de Lehman Brothers puis vice president chez Nomura International, a été embauché comme director of transition strategy chez Barclays Global Investors (BGI) à Londres sous la responsabilité de Lachlan French, head of transitions, Europe & Asie (ex Japan), rapporte Professional Pensions.
Dans son allocation d’actifs, Société Générale Asset Management (SGAM) se montre particulièrement précautionneuse vu les incertitudes liées au fait que la crise actuelle n’est pas que financière, mais touche dans le fond la confiance des agents, comme le remarquait mercredi matin Eric Turjeman, directeur des gestions actions.Cela explique par exemple que, neutre sur les actions à fin 2008, le gestionnaire est désormais «significativement sous-pondéré» sur cette classe d’actifs (de 10-15 points de pourcentage dans un portefeuille équilibré), à la fois pour des considérations tactiques, de timing de marché, et stratégiques, la forte augmentation de la volatilité impliquant de se montrer plus défensif, explique Frank Leroy, directeur de l’activité solutions d’investissement. Dans la poche actions, SGAM privilégie toutefois les titres américains et européens hors zone euro. D’autre part, même si la gestion des obligations convertibles (OC) est logée dans l'équipe crédit, ce type d’instrument est actuellement utilisé vu des valorisations attrayantes (volatilité faible au regard des volatilités implicites des actions) en substitution des actions, pour mieux capter la prime de risque crédit. De fait, afin de dégager de la place pour les OC, SGAM réduit de manière correspondante par arbitrage son exposition aux actions, indique Franck Leroy. En matière de taux, l’allocation est neutre en duration, avec un biais de prudence. Néanmoins, SGAM se met «en position de pente», autrement dit : elle profite de la pentification qui s’est matérialisée sur le marché entre le 2 et le 10 ans et surpondère à présent l'échéance 10 ans. Sur le crédit court, le gestionnaire «commence à construire une position» ; la liquidité est acceptable sur les échéances courtes, le spread est très important sur des signatures de qualité présentant ainsi un risque minime fort correctement rétribuée, et la volatilité s’avère faible. Sur les changes, qui sont (re)devenus une classe d’actifs de plein droit, la volatilité s’est installée quand la crise a commencé à toucher la sphère réelle, comme le note Eric Brard, directeur de la gestion taux. On constate une forte performance des stratégies de tendance et SGAM «joue» ce segment par le biais d’un fonds multistratégies spécialisé. Cela posé, Michala Marcussen, directeur de la stratégie et de la recherche économique, considère que les trois grandes monnaies, euro, dollar et yen, sont actuellement proches de leur valeur d'équilibre, mais que l’avenir est suffisamment flou pour qu’il soit impossible d’exclure un dérapage sensible d’un côté ou de l’autre par rapport au dollar. Ce dollar étant réputé dangereux, il peut être intéressant de délaisser les «grands cross (rates)» et de s’intéresser au devises secondaires comme le forint, le won ou le peso mexicain, voire aux monnaies «matières premières» que sont les dollars australien et canadien. Quant à l’or, Michala Marcussen juge le sujet intéressant, mais ne croit pas qu’il puisse être l’actif-miracle que l’on dit. A son avis, et au cours actuel du dollar, 800 dollars l’once paraissent la bonne valeur d'équilibre sur le long terme ; le métal jaune est donc en ce montant un peu surévalué.
Selon Le Temps, le rapport annuel 2008 d"UBS témoigne de la profonde mutation de la banque. Alors que dans son rapport annuel de 2006, UBS disait opérer comme «une banque unique, avec un modèle d"affaires intégré», et citait parmi ses c?urs de métier «la banque d"affaires et le négoce de titres», le groupe évacue désormais le modèle intégré, et rappelle qu"UBS se concentre sur ses trois métiers phares, la gestion privée, la gestion institutionnelle et la banque d"affaires, en écartant le négoce de titres.