Newsmanagers : Les marchés émergents ont enregistré une hausse spectaculaire depuis le début de l’année. Pensez-vous qu’il s’agit d’une tendance durable ?Maarten-Jan Bakkum : C’est une tendance durable lorsqu’on compare la situation économique des pays émergents à celle des pays développés. Plusieurs facteurs vont soutenir la performance des bourses émergentes : de bons fondamentaux économiques, les prix des matières premières qui repartent à la hausse et un appétit du risque de la part des investisseurs, qui revient petit à petit. Les pays émergents s’efforcent par ailleurs de devenir moins dépendants des exportations et soutiennent la consommation intérieure et donc leur croissance, qui sera en 2009 beaucoup plus forte qu’en Occident.Mais je n’exclus pas du tout une correction dans les prochaines semaines. Les marchés émergents ont bondi de plus de 60 % depuis fin mars, offrant aux investisseurs le meilleur trimestre jamais enregistré sur ces bourses. Des prises de bénéfices et des baisses sont donc tout à fait possibles. La volatilité peut faire son retour plus tôt qu’on ne le croit.N.M. : Les importants afflux de capitaux vers les marchés émergents ne montrent-ils pas que les actions des sociétés émergentes ont été «surachetées» ?M.-J.B. : Les souscriptions ont été positives depuis 13 semaines. Elles doivent être replacées dans le contexte des très forts rachats enregistrés en 2008. Et elles ne représentent que 60 % du total des rachats de l’an dernier, on a encore de la marge. Mais cet afflux de capitaux est un bon signe.A mon avis, les marchés émergents ne sont pas trop chers, en tout cas pas encore. Les actions du MSCI Emerging Markets se paient actuellement en moyenne à un ratio P/E de 13 à 14. Ce qui est toujours moins cher que les actions des pays développés alors que les perspectives de hausse sont meilleures ! Je ne vois rien d’excessif pour le moment.N.M. : Quels sont les marchés émergents qui vous semblent les plus intéressants à l’heure actuelle ?M.-J.B : J’apprécie particulièrement les pays où la demande intérieure peut encore croître. Je pense notamment à la Chine et L’inde bien sûr mais également à des pays comme l’Indonésie ou le Brésil.D’autres pays « exportateurs purs » pourront bénéficier d’une reprise économique. C’est un pari d’avenir sur des pays qui profiteront de la hausse de la consommation, comme la Corée du Sud ou Taiwan.Je vois également des opportunités sur la Turquie, qui a souffert en 2008, victime de la forte aversion au risque. Je pense que les actions de ce pays ont une marge d’amélioration
Comme nous l’annoncions précédemment, Eric Bourguignon a quitté le groupe CCR, où il a occupé différentes fonctions de 1996 à 2009. Directeur de la gestion depuis 1996, il était directeur général adjoint de la société depuis 2001.Eric Bourguignon rejoint Swiss Life Asset Management, où il sera nommé à compter du 2 juin directeur de la gestion de taux et crédit, en charge des marchés français et suisse.
Le 1er juillet, une partie de l’activité de gestion d’actifs traditionnelle de Credit Suisse sera vendue à Aberdeen Asset Management (AAM). En France, concrètement, Credit Suisse cédera les sociétés de gestion Credit Suisse Asset Management (France) S.A. et sa filiale Credit Suisse Asset Management Gestion à Aberdeen Asset Management, sous réserve de l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers (AMF). A l’occasion de ce changement d’actionnaire, Credit Suisse Asset Management (France) S.A. deviendra Aberdeen Asset Management France S.A. Dans ce contexte, l’ensemble des fonds Credit Suisse de droit français seront transférés chez AAM. Concernant les fonds de droit luxembourgeois, certains basculent chez AAM, et d’autres restent chez Credit Suisse. Ceux qui changent de société de gestion se verront accoler le nom Aberdeen à leur dénomination actuelle.
La société de gestion d’actifs française Tobam, anciennement Lehman Brothers Asset Management France, vient de recruter Christophe Roehri au poste de directeur commercial France. L’intéressé vient de Fortis Investments en France, où il était depuis 2006 responsable du segment retraite et prévoyance au sein de l’équipe de vente institutionnelle, après avoir passé trois ans au Crédit Agricole Asset Management à Paris, également en charge d‘investisseurs institutionnels. «Il s’agit d’une création de poste», précise Yves Choueifaty, Président de Tobam, qui ajoute que jusqu'à présent les fonds de sa société étaient distribués par Lehman Brothers. Cette arrivée marque également la volonté de Tobam de «se rapprocher des institutionnels français». Aujourd’hui, la clientèle de la société de gestion est en effet surtout composée de fonds de pension européens, notamment aux Pays-Bas et en Scandinavie. Tobam gérait à fin mai 700 millions d’euros à travers sa gamme «anti-benchmark», un style d’investissement quantitatif conçu pour maximiser l’efficience de portefeuilles d’actions, en profitant des avantages de la diversification. Il a pour objectif d’offrir aux investisseurs la possibilité d’accéder à une exposition plus diversifiée que les seuls indices boursiers pondérés de la capitalisation, en améliorant leur rendement /risque. Yves Choueifaty espère pouvoir doubler ses encours sous gestion d’ici à la fin de l’année ou en début d’année prochaine, notamment par le biais d’un nouveau fonds qui sera lancé prochainement.
BNP Paribas contrôle désormais un peu plus de 75 % du capital de la banque ukrainienne UkrSibbank, après la vente par un des actionnaires minoritaires de sa participation, rapporte la Tribune.
Deux ans presque jour pour jour après avoir rejoint Fortress Investment group comme managing director et gérant de portefeuille deep value, Henry McVey retourne chez Morgan Stanley Investment Management (MSIM), rapporte Hedge Week. Il y aura des responsabilités de gestion de portefeuille et dirigera l'équipe d’analyse macroéconomique ainsi que l’allocation d’actifs. De 2004 à 2007 il avait été «chief US investment strategist» de Morgan Stanley.
Fidelity Investments a l’intention de faire payer les conseillers financiers lorsqu’elle leur soumet des clients fortunés, rapporte le Wall Street Journal.
Vanguard a annoncé son intention de fusionner son fonds Vanguard Treasury Money Market Fund (6,7 milliards de dollars) avec le Vanguard Admiral Treasury Money Market Fund (21,8 milliards) dont les frais sont moins élevés (0,15 % contre 0,28 %). Cette fusion devrait intervenir début août.D’autre part, le gestionnaire américain a gelé les souscriptions du Vanguard Treasury Money Market Fund, mesure qui pourrait freiner la baisse de la performance.
Avec un encours de 2.700 milliards de dollars consécutif à l’acquisition de Barclays Global Investors (BGI), BlackRock Global Investors devient, vingt et un ans après sa création, le numéro un mondial de la gestion d’actifs, rapporte le Tribune. Cette fusion symbolise la véritable course à la taille que mènent les sociétés de gestion d’actifs depuis quelques années pour travailler sur de gros volumes et réaliser d’importantes économies d'échelles. La vente de BGI illustre aussi la séparation de plus en plus marquée entre la gestion d’actifs et les banques. «Les gérants d’actifs les plus dynamiques sont ceux qui sont indépendants [c’est-à-dire qui n’appartiennent pas à une banque, Ndlr], explique Bob Diamond, le patron de Barclays Capital, cité par le quotidien. En dix ans, la croissance de leurs encours a été deux fois plus rapide». Selon lui, l’explication vient de la régulation financière, particulièrement aux États-Unis. Dans le cas de Barclays, Barclays Global Investors et Barclays Capital se gênaient mutuellement et le rachat de Lehman Brothers n’a fait qu’accentuer le problème. «La meilleure stratégie était de vendre BGI, conclut Bob Diamond, repris par la Tribune, tout en conservant une participation minoritaire afin de bénéficier d’une partie de ses profits. C’est chose faite avec cet accord, qui donne 19,9 % de BlackRock à Barclays».
Le secteur de la gestion d’actifs est juste au début d’une grosse vague de concentration, estime Laurence Fink, le directeur général de BlackRock, qui commentait l’acquisition de Barclays Global Investors devant des analystes. Par ailleurs, le dirigeant a de grands projets pour les ETF sur le marché des retraites, notamment aux Etats-Unis, rapporte le WSJ.
Selon Les Echos, le baromètre mondial Coller Capital, publié aujourd’hui, indique que les investisseurs sont encore relativement confiants dans les capacités de résistance des fonds. Malgré l’environnement, seul un quart des équipes de gestion ne parviendra pas à lever de capitaux dans les sept ans qui viennent et fermera, d’après les 120 professionnels interrogés au printemps.
Selon Les Echos, la crise est aussi l’occasion pour les sociétés de gestion de réfléchir à leur organisation, à ses améliorations possibles, notamment en matière de recherche. A l’heure actuelle, les analystes buy-side peuvent apparaître comme un luxe pour certains et donc faire aussi les frais de la chasse aux coûts qui sévit. Chez les grands gestionnaires d’actifs, c'était déjà une tendance amorcée auparavant. Les acteurs de taille moyenne ou modeste, comme les boutiques, ont, eux, choisi généralement de ne pas avoir d’analyste, leurs gérants remplissant naturellement cette fonction.
Le fonds Reyl Asian Equities, géré depuis peu en interne par la société de gestion, change de stratégie d’investissement.Reyl Asset Management a en effet développé des compétences sur les actions asiatiques en interne, et réoriente le fonds sur l’Asie ex-Japon, alors qu’il était auparavant exposé géographiquement sur l’Asie Globale. Dans sa nouvelle stratégie de gestion, le fonds sera progressivement plus exposé aux marchés émergents, précise Reyl Asset Management.
La vente de BGI par Barclays n’est pas un cas isolé chez les banques. L’Agefi rappelle la décision prise par Credit Suisse en décembre 2008 de vendre sa gestion en dehors de la Suisse à Aberdeen Asset Management, et par la Société Générale, qui a fusionné sa filiale Sgam avec Crédit Agricole Asset Management, dans une société commune dont elle ne possèdera que 30 %. La crise a affecté les sociétés de gestion, victime d’importantes décollectes. De quoi pousser les banques à céder ou rapprocher leurs activités de gestion, «surtout lorsque celles-ci n’avaient pas la taille critique comme ce fut le cas pour Sgam», analyse le quotidien. Dans le cas précis de BGI, cette structure avait selon L’Agefi pris une place trop importante pour Barclays, qui pourra se concentrer sur ses métiers bancaires.
EFG Financial Products va coter à la fin du mois un nouveau produit à capital garanti sur le segment des ETF structurés (ETSF) de la bourse suisse. L’EFG FP Bonus Coupon sera investi en majorité en obligations de la Confédération, le reste placé dans des options sur des entreprises suisses, sélectionnées selon les critères de durabilité de Forma Futura, précise Le Temps.
Selon L’Agefi suisse, la Suisse va jouer un rôle capital, notamment par le biais des acquisitions, dans le développement de Morgan Stanley à l’international. Sur le marché domestique, Morgan Stanley veut développer ses activités au-delà de la gestion de fortune, son seul métier en Suisse jusqu’à maintenant. Grâce à son nouveau statut de banque que le groupe a dû adopter pour bénéficier du soutien du gouvernement américains à travers le TARP, le groupe veut élargir la palette de services bancaires offerte en Suisse, qui devrait inclure dans un avenir proche la traditionnelle intermédiation financière.
Selon L’Agefi suisse, la banque genevoise reprend la clientèle du broker en liquidation ACH Securities. Elle met la priorité sur la clientèle affluente des pays émergents d’Asie et du Moyen-Orient
Selon les informations de The Sunday Times, Theo Paphitis aurait démissionné du board de la chaîne de lingerie La Senza à la suite de divergences sur la stratégie avec les autres administrateurs et notamment avec le capital-investisseur Lion Capital auquel il avait vendu la société en 2006 pour 100 millions de livres. Il avait repris la barre en février après le limogeage de Rose Foster, la CEO. Deux mois après, il avait entamé des négociations avec Lion Capital en vue de lui racheter une participation majoritaire dans La Senza et il semble que les négociations aient échoué.
Standard Life Investments (SLI) annonce le lancement d’un OEIC, UK Equity Recovery Fund qui investira en actions britanniques affichant un potential de reprise à moyen-long terme. Ce fonds sera géré par David Cumming, head of UK Equities. Le droit d’entrée et la commission de gestion se situent à 4 % et 1,6 % respectivement, le TFE (TER) ressortant à 1,8 % et la souscription minimale pour la part retail se situant à 500 livres. Ce compartiment du SLIC II Umbrella utilise comme benchmark le FTSE All Share Index.
Commonwealth Bank of Australia (CBA) serait intéressé par l’acquisition des fonds gérés pour le compte de tiers par Insight Investment Management, filiale de Lloyds Banking Group. Ce dernier aurait également sollicité comme repreneurs potentiels Schroders, Hellman & Friedman et Advent International, rapporte The Sunday Times.Depuis l’acquisition de HBOS l’an dernier, Lloyds a deux marques d’assurance-vie et deux marques de gestion d’actifs. Les activités en vente représentent environ 75 milliards de livres d’encours et concernent principalement des fonds obligataires ainsi que des produits spécialisés gérés sous contrainte de passif, Insight gérant par ailleurs 80 milliards de livres en fonds d’assurance vie pour Clerical Medical.
L’acquisition de Barclays Global Investors (BGI) par BlackRock va créer un gestionnaire de taille respectable sur le marché allemand, constate la Börsen-Zeitung. En effet, les deux maisons gèrent actuellement environ 50 milliards de dollars pour le compte de clients allemands, dont 10 milliards dans des portefeuilles institutionnels, 10 milliards dans des fonds offerts au public et environ 30 milliards en ETF de iShares.
Pour 2008, la BHF-Bank (groupe Sal. Oppenheim) affiche un bénéfice avant impôt de 308 millions d’euros contre 91 millions et un bénéfice net de 198 millions d’euros contre 70 millions, ce qui est attribuable à la cession de l’activité de conservation à une société de portefeuille contrôlée par les familles qui possèdent Sal. Oppenheim. Le coefficient d’exploitation s’est situé à 52,3 % contre 78,7 % pour 2007. L’activité de gestion d’actifs a accusé une perte de 12 millions d’euros contre un bénéfice de 13 millions l’année précédente tandis que la banque privée affichait un bénéfice de 20 millions contre 43 millions.L’encours des filiales de gestion d’actifs Frankfurt Trust et Frankfurt Trust Invest Luxembourg ressortait fin décembre à 15,9 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de seulement 10 %, dont 6,3 milliards dans des fonds offerts au public et 9,6 milliards dans des fonds institutionnels et des mandats. Néanmoins, Frankfurt Trust a enregistré des souscriptions nettes de 1,5 milliard d’euros. La banque privée a pour sa part bénéficié de rentrées nettes de 4 milliards d’euros.La BHF-Bank indique avoir l’intention de réduire ses charges cette année, et elle n’exclut pas de recourir à des licenciements.
Selon Der Spiegel, l’une des raisons de la faillite d’Arcandor tient aux loyers très élevés que devrait payer sa filiale Karstadt à un fonds monté par le développeur Josef Esch avec la banque Sal. Oppenheim. Plusieurs personnes très fortunées avaient souscrit, comme Thomas Middelhoff (devenu plus tard président du directoire d’Arcandor) et son épouse Cornelie, ou les banquiers privés Wilhelm von Finck junior et senior, Claudia Oetker, Josef Boquoi (le fondateur de Bofrost) ou encore Holger Lampatz, le fondateur de Maxdata. Le fonds encaissait des loyers garantis de 23,2 % du chiffre d’affaires à Munich, de 19,6 % à Leipzig, de 16,4 % à Potsdam et de 14,5 % à Karlsruhe, alors que la «zone mortelle» commence dès 10 %.
La Qatar Investment Authority aurait déjà achevé la due diligence et serait prête à acquérir au moins 25 % (et au maximum 49 %) de Porsche Holding SE auprès des familles Porsche et Piëch qui détiennent la totalité des actions ordinaires, rapporte la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. La transaction doit encore obtenir l’aval du conseil de surveillance de Porsche, qui n’a pas été convoqué pour l’instant. Apparemment, le président de ce conseil, Ferdinand Piëch, est hostile à l’opération, mais le restant de la famille aurait hâte de voir entrer le fonds souverain dans le capital, à cause de l’endettement élevé du constructeur automobile de Stuttgart.L’hebdomadaire signale que les options sur 20 % supplémentaires de Volkswagen détenues par Porsche arrivent à échéance sur Eurex vendredi, «le sabbat des sorcières».
80 sinistrés de l’affaire Lehman ont porté plainte en dommages et intérêts pour réclamer 10 millions d’euros à Bankinter, rapporte Cinco Días. Les plaignants reprochent à la banque de leur avoir caché les risques que comportait leur investissement dans un produit Lehman et de ne pas les avoir tenus au courant de l'évolution de ces produits, pour l’essentiel des obligations structurées.
Pour tout apport d’au moins 20.000 euros entre le 16 juin et le 15 septembre transféré d’une autre société de gestion et investi dans son Unifond VIII, Unigest offre au souscripteur soit un GPS Tom Tom (valeur : 98 euros) soit une caméra numérique Sony (102 euros), rapporte Funds People. L’Unifond VIII est un fonds garanti qui renouvellera sa garantie au 15 juin et prendra le nom d’Unifond 2012-V, précise une notification à la CNMV.