Les difficultés s’accumulent pour Credit Suisse dans l’alternatif. Cette fois-ci, la banque suisse empêcherait ses clients d’effectuer des retraits du fonds CS Renaissance Alternative Acces Fund, un véhicule maison investi dans plusieurs stratégies du hedge funds américain Renaissance Technologies, a appris Bloomberg. Ce blocage est toutefois contractuellement autorisé, et oblige les investisseurs à respecter un délai de dénonciation de deux mois pour récupérer 95% de leurs parts, puis les 5% restants après audit en janvier de l’année suivante. Les encours sous gestion du fonds sont passés de 700 millions de francs suisses début 2020 à 250 millions fin mai. Plusieurs fonds de Renaissance, la firme de Jim Simmons, ont connu d’importantes pertes en 2020, comprises entre 20% et 30%. La firme américaine a elle-même enregistré une vague de demande de retraits pendant plusieurs mois.
Greensill Capital a pu se développer auprès des sociétés de gestion suisses grâce à David Solo, l’ancien directeur général de GAM, qui est devenu administrateur et conseiller de la start-up en 2014, analyse un article du Financial Times. L’Américain s’est avéré être un lien vital entre Lex Greensill et un secteur suisse de la gestion d’actifs en quête de rendements pour ses clients dans un contexte de taux négatifs. GAM, puis, dans une plus large mesure, Credit Suisse ont investi l’argent des clients dans des obligations adossées à des factures liées à l’activité de supply-chain de Greensill. Cet argent lui a permis d’éviter une quasi-faillite en 2016, mais aussi de financer une expansion agressive et d’attirer des capitaux de General Atlantic en 2018 et SoftBank un an plus tard. «Sans les présentations de David, la société de Lex serait morte», estime une personne qui a travaillé avec les deux hommes.
Aviva Investors France (AIF), filiale de gestion d’actifs d’Aviva France, a labellisé son OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) grand public, Aviva Investors Experimmo ISR. Les encours labellisés ISR d’AIF dépassent désormais les 13 milliards d’euros sur une gamme de 26 fonds. Aviva Investors Experimmo ISR investit dans des biens immobiliers physiques, dans des titres financiers de sociétés du secteur immobilier mais également sur des actifs financiers plus diversifiés en fonction des conditions de marché. Cet OPCI, positionné au niveau pan-européen, utilise les capacités multi-actifs d’AIF sur les actifs cotés mais aussi sur les actifs réels avec 8,5 milliards d’euros sous gestion en immobilier européen par les entités françaises Aviva Investors France (AIF) et Aviva Investors Real Estate France SA (AIREF SA) à fin 2020. Pour rappel, Aviva France est en cours de cession auprès d’Aéma.
Santander Asset Management, la filiale de gestion d’actifs du groupe bancaire espagnol Santander, a annoncé, lundi, le lancement d’un fonds sur le financement commercial (trade finance). Banco Santander a abondé ce fonds baptisé Santander Trade Finance Real Economy à hauteur de 25 millions d’euros. Domicilié au Luxembourg, il investit sur des actifs commerciaux à court-terme. Géré par Bertrand de Comminges, responsable global du financement des actifs commerciaux chez Santander AM, le véhicule d’investissement voit deux spécialistes membres indépendants siéger à son comité d’investissement. A savoir, Jean-François Lambert, ex-responsable de l’unité de trade finance chez HSBC,et Tom Jack. Le fonds, qui couvre l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie, finance 350 sociétés en portefeuille avec une notation crédit moyenne de BBB+. Santander AM gérait 181 milliards d’euros à fin décembre 2020.
La société de gestion sud-africaine Ninety One vient de recruter Evelyn Xia comme directrice des clients institutionnels pour la Chine, Hong Kong et Taïwan. Elle est rattaché au directeur de cette région, Eric Fu. Evelyn Xia arrive de RBC Global Asset Management, où elle était managing director et directeur des ventes auprès des institutionnels asiatiques. Elle a également travaillé chez Banco Santander.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) vient de lancer son premier fonds thématique dédié à l’espace, rapporte Les Echos. Dénommé Echiquier Espace, le fonds est doté de 30 millions d’euros d’encours initiaux. Géré par Rolando Grandi, la stratégie investira principalement dans des sociétés cotées américaines.
La coopérative de services financiers canadienneDesjardins a procédé à l’acquisition d’Hexavest, une société de gestion de Montréal, a annoncé la firme dans un communiqué lundi. Avec cette transaction, Desjardins ajoute 5 milliards de dollarscanadiens(3,4Md€)à ses encours (56,3Md€ fin mars 2021) qu’il espère porter à 100 milliards de dollars canadiens (67,9Md€) d’ici 2024 selon Nicolas Richard, président et responsable des opérations de Desjardins Global Asset Management. L’opération, qui devrait être clôturée d’ici le 1er septembre 2021, ramène une cinquantaine d’investisseurs à Desjardins, la plupart institutionnels basés en Asie, Australie, au Canada et aux Etats-Unis. Trois mois auparavant, Hexavest avait mis fin à un partenariat de huit ans avec Eaton Vance, racheté depuis par Morgan Stanley, qui détenait 49% d’Hexavest. Cette collaboration avait permis à Hexavest de commercialiser sa gestion hors du Canada. Une holding montée par les employés d’Heravest avait racheté les 49% d’Eaton Vance courant février.
Les sociétés de gestion Azimut et Muzinich & Co SGR ont levé 147,5 millions d’euros pour le fonds AZ Eltif Capital Solutions qu’elles ont lancé ensemble. AZ Eltif Capital Solutions a été conçu par la plate-forme de gestion luxembourgeoise d’Azimut Investments. La gestion du fonds est déléguée à Muzinich & Co SGR, la société de gestion italienne du groupe américain. AZ Eltif Capital Solutions est un fonds de dette privée qui vise à soutenir les entreprises italiennes mises en difficulté par le Covid-19. Il est accessible aux investisseurs particuliers et est éligible au PIR alternatif, qui offre des avantages fiscaux.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont continué à collecter en avril, avec 4,1 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. C’est moins qu’en mars, où la collecte avait atteint 7,5 milliards d’euros. Mais le rythme reste soutenu et, depuis le début de l’année, les fonds attirent près de 23 milliards d’euros. La collecte a été tirée par les fonds actions (+1,9 milliard d’euros) et les fonds diversifiés (+2,3 milliards d’euros), qui sont les grands gagnants de ce début d’année. Les fonds obligataires voient entrer un petit 484 millions d’euros. En revanche, les fonds flexibles affichent des sorties nettes de 1 milliard d’euros. Les encours des fonds ouverts sont ressortis à 1.184 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours atteignent 2.459 milliards d’euros. Parmi les meilleurs collecteurs d’avril figurent Poste Italiane, qui a attiré 1,5 milliard d’euros, mais aussi Amundi avec 791 millions d’euros et BNP Paribas (+666 millions d’euros). En revanche, Generali a vu sortir 1,4 milliard d’euros. Mediobanca (-321 millions) et SSGA (-175 millions) sont aussi dans le rouge.
Schroders a lancé le fonds Schroder GAIA Oaktree Credit, un portefeuille multi-stratégies sur les marchés internationaux du crédit. Les investisseurs pourront ainsi accéder à la stratégie crédit international de Oaktree Capital Management L.P’s au travers de la plateforme « Alternatifs Ucits » de Schroders. La stratégie Oaktree, lancée en 2017 affiche plus de 5,3 milliards de dollars US d’encours sous gestion au 31 décembre 2020. Le fonds est investi sur les obligations américaines et européennes à haut rendement, le crédit structuré immobilier et d’entreprise, les marchés émergents et les obligations convertibles internationales. Bruce Karsh, co-président et directeur de l’investissement de Oaktree, sera le gérant principal du fonds, aux côtés de David Rosenberg, directeur et cogérant. Fondé en 1995, Oaktree est spécialisé dans les investissement alternatifs, avec 148 milliards de dollars US d’encours sous gestion au 31 décembre 2020. La société cherche à proposer une approche du crédit, de l’investissement privé, des actifs réels et des actions cotées en bourse qui se concentre sur les opportunités tout en restant orientée sur la valeur et le contrôle du risque. Le lancement de ce fonds évolutif marque le début «de ce qui deviendra un partenariat à long terme entre les deux sociétés», espère Schroders.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office enchaîne les contrats. Après avoir signé ces derniers mois avec Ixios AM, Olympia Capital, et Bank of China, la société de Jérôme Glodas vient de nouer un partenariat avec UBS Asset Management pour aider UBS à vendre ses fonds auprès desconseillers en gestion de patrimoine français. L’accord porte sur la distribution de trois stratégies actions asiatiques : un fonds actions asiatiques [UBS (Lux) Key Selection SICAV -Asian Equities], un fonds multi-actifs Chine [UBS (Lux) Key Selection SICAV-China Allocation Opportunity], et un fonds actions small cap asiatique (UBS Equity Asian Smaller Companies). La firme suisse élargit ainsi un peu plus sa couverture du marché hexagonale, elle qui est déjà présente auprès des institutionnels et de partenaires de distributions. « Le marché français est au cœur de la stratégie de distribution d’UBS AM, il est très important pour nous de pouvoir travailler aux côtés des CGP. Cela leur permet de proposer nos gestions asiatiques qui incarnent l’ADN du groupe, et, plus largement, de mieux connaître l’offre très complète d’UBS AM », déclare dans un communiqué Laurent Leca, responsable de la distribution d’UBS AM en France et à Monaco.
Kei Okamura, le directeur du stewardship de Neuberger Berman au Japon, vient de prendre la présidence du groupe de travail japonais de l’Asian Corporate Governance Association, a appris Citywire Asia. L’association, basée à Hong Kong, est une organisation dédiée à la mise en place de pratiques efficaces en matière de gouvernance en Asie. Elle réunit des investisseurs, des sociétés et des régulateurs.
La première émission de dette commune européenne, lancée en juin, devrait atteindre un montant d’environ 10 milliards d’euros, a déclaré Clément Beaune, secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, dans un entretien aux Echos. Pour la première fois, la Commission européenne va emprunter au nom de l’Union européenne (UE) afin de financer les mesures de relance économique destinées à combattre les effets de la pandémie. La Commission va lancer le 1er juin le processus d'émission de dette en réunissant des grandes banques internationales et européennes, et l'émission de titres aura lieu ce mois-ci, a-t-il ajouté. Le produit de cette émission sera ainsi disponible à partir du mois de juillet. Le plan de relance de l’Union européenne porte au total sur 750 milliards d’euros.
Les résultats des tests de résistance du secteur bancaire que la Banque centrale européenne (BCE) publiera cet été devraient rappeler aux établissements concernés la nécessité d’agir même s’il ne faut s’attendre à aucune véritable surprise, a déclaré Ignazio Visco, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE. Dans un entretien à Reuters, il a expliqué que les autorités de supervision étaient en dialogue constant avec les banques et connaissaient dans le détail leur situation. Interrogé sur la consolidation du secteur bancaire, Ignazio Visco a répondu que les économies d'échelle étaient utiles pour les banques mais que le secteur n’avait pas besoin de «mégabanques». Une perspective transfrontalière en matière de consolidation bancaire est utile, a-t-il poursuivi, tout en soulignant la nécessité d’assurer une égalité de traitement dans ce type d’opérations.
L’inflation en Allemagne s’est de nouveau accélérée en mai et a encore creusé l'écart qui la sépare de l’objectif fixé par la Banque centrale européenne (BCE), selon une première estimation de Destatis, l’office fédéral de la statistique. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé) ressort en hausse de 0,3% par rapport à avril et de 2,4% sur un an. Le consensus Reuters tablait sur une hausse de 0,3% sur un mois et de 2,5% en rythme annuel. L’inflation dans l’ensemble de la zone euro approche actuellement 2%, son plus haut niveau depuis des années.
Le ministère du Travail estime que 2,7 millions de salariés ont été en chômage partiel le mois dernier, soit 13% de plus qu’en mars. Le dispositif, qui assure jusqu'à fin juin aux entreprises les plus touchées un remboursement total par l’Etat et l’Unédic des rémunérations versées, aurait concerné 2,7 millions de salariés le mois dernier. Soit près d’un sur sept dans le privé et 300.000 de plus qu’en mars (chiffre revu à la hausse de 100.000 par rapport à l’estimation initiale). La cause principale tient, pour la première fois depuis le début de la crise, à la fermeture des établissements d’accueil des enfants.
Les véhicules particuliers et utilitaires légers classés Crit’Air 4, 5 et non classés ne pourront plus circuler la semaine entre 8 heures et 20 heures, hors jours fériés, dans un large périmètre situé à l’intérieur de l’A86. Il s’agit des véhicules diesel Euro 1, 2 ou 3, immatriculés avant le 31 décembre 2005, et des véhicules essences immatriculés avant le 31 décembre 1996. Initialement prévue le 1er décembre 2020, cette interdiction déjà en vigueur dans Paris même avait été repoussée de six mois pour «des raisons qui tiennent notamment à la pandémie», selon la Métropole du Grand Paris.
Les investisseurs institutionnels et gérants devront faire part de leur stratégie d'alignement sur les Accords de Paris et sur la protection à long terme de la biodiversité.
A 31 ans, ce professeur à la London School of Economics est le lauréat de cette 22e édition du Prix créé en 2000 par Le Monde et le Cercle des économistes. Cette année, le jury a reçu 42 candidatures. Seize candidats sont affectés à l’étranger et 26 occupent des postes de professeur ou de chercheur en France. On dénombrait seulement 11 femmes. Enfin, du côté des quatre lauréats, trois ont soutenu leur thèse et sont en poste à l’étranger, un seul est à Paris, précise le quotidien. Ses travaux portent en particulier sur les liens entre les dynamiques d’innovation et les inégalités.
A 31 ans, ce professeur à la London School of Economics est le lauréat de cette 22e édition du Prix créé en 2000 par Le Monde et le Cercle des économistes.
Les trésoriers et responsables des investissements de 15Etats américains ont envoyé une lettre, la semaine dernière, à John Kerry, envoyé spécial du président américain Joe Biden pour le climat. Dans cette missive, ils dénoncent les pressions de l’administrationBiden subies par les banques et institutions financières pour qu’elles refusent de prêter de l’argent ou d’investir dans des entreprises des industries du charbon, du pétrole ou encore du gaz naturel. Les trésoriers de ces Etats américains estiment queles demandes d’engagement de l’administration Biden envers lesbanques et institutions financières pourcesser de financer les énergies fossiles sont discriminantes envers les sociétés énergétiques américaines concernées et leurs employés. Selon eux, elles s’opposent aussi à la notion de libre marché et ne se basent que sur l’idéologie radicale de Joe Biden. Les responsables des investissements de ces 15 Etats américains avancent que cette politique va certainement nuire aux zones les plus en déclin dans leurs Etats respectifs. Ils suggèrent également que les industries concernées sont vitales à l'économie de la nation américaine. Dans leur lettre, les trésoriers exhortent les banques et les institutions financières à ne pas céder aux injonctions de l’administration Biden qui leur demande de ne pas investir ou prêter de l’argent aux sociétés évoluant dans l’industrie des énergies fossiles. Ils menacent même de retirer leurs investissements ou de ne pas renouveler leurs contratsavec celles qui se plieraient aux demandes de l’administration Biden. Les Etats dont les trésoriers sont signataires de cette lettre sont la Virginie-Occidentale, l’Alabama, l’Arizona, l’Arkansas, l’Idaho, le Kentucky, le Mississippi, le Missouri, le Nebraska, le Dakota du Sud, le Dakota du Nord, l’Ohio, la Caroline du Sud, l’Oklahoma et la Pennsylvanie.
Pro BTP Finance annonce le lancement d’un fonds pur d’obligations vertes, Regard Green Bonds. Ce fonds a comme objectif d’obtenir une performance supérieure à celle de son indicateur de référence (Bloomberg Barclays MSCI Euro Green Bond), tout en contribuant au financement de la transition énergétique. Le marché des Green Bonds en Euro représente plus de 370 milliards d’euros. Le fonds portera ses placements sur des émissions ayant une notation « investment grade ». L’analyse « green » des émissions s’appuie sur les bases de données Trucost pour apprécier la qualité de l’émission et l’engagement de l’émetteur sur l’emploi des fonds, selon les critères suivants : - l’impact environnemental net des projets financés par l’obligation Green (tel que le taux de CO2/million € investi), - la qualité de l’alignement de l’obligation avec les « Green Bonds Principles », et - la performance environnementale de l’émetteur. Créée en 1994, Pro BTP Finance est une société de gestion spécialisée dans la gestion de mandats et de fonds pour le compte d’investisseurs institutionnels français avec 13,65 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2020. Elle est adossée au groupe paritaire de prévoyance, de santé et de retraite à but non lucratif, PRO BTP
Credit Suisse était peut-être au courant des difficultés de Greensill, depuis longtemps. Selon Bloomberg, la société Liberty Commodities, détenue par l’industriel indien Sanjeev Gupta à l’origine de la faillite de l’affactureur, était placée sur une liste noire au sein du département de financement de négoce de matières premières, dès 2016. Des experts internes de ce métier avaient fait parts de soupçons concernant certaines transactions de la société. Un autre département, celui du crédit, avait également sonné l’alarme, en 2018, suite à l’obtention d’un prêt par Liberty Commodities via plusieurs fonds de placements communs. En cause, cette fois-ci, une question de conformité. Credit Suisse coupe les ponts avec Soft Bank La deuxième banque helvétique aurait par ailleurs cessé toute nouvelle activité avec le conglomérat japonais Softbank, a appris Bloomberg. Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large de revue des risques demandée par le nouveau président António Horta-Osório. Softbank est un investisseur dans Greensill, qui n’a pas hésité à promouvoir l’affactureur en public. Credit Suisse possédait pour 8 milliards de dollars (6,5 milliards d’euros) d’actions Softbank comme collatéral en 2020, a relevé Bloomberg.
Mutuactivos, la filiale de gestion d’actifs de l’assureur espagnol Mutua, s’apprête à lancer son robo-advisor pour commercialiser des portefeuilles de fonds automatisés dans le but d’attirer les jeunes investisseurs, rapporte le journal Expansión. La société, qui vise les 21 milliards d’euros d’encours d’ici 2023 (15Md€ actuellement), compte dépenser près de 4,5 millions de dollars (3,7M€) au cours des trois prochaines années afin de digitaliser ses processus de ventes. Le futur robo-advisor de Mutuactivos aura une forte concurrence, notamment celle d’Indexa, Finizens ou encore de MyInvestor.
Ninety One vient de recruter Malcolm Fried en tant que directeur du marketing à Londres. L’intéressé vient d’Investec Group, l’ancienne maison mère de la société de gestion, où il avait le même poste. Il a travaillé sur la nouvelle marque de Ninety One lorsque la société s’est séparée d’Investec Group en mars 2020.
Assetco, une holding spécialisée dans les services financiers, et présidée depuis mi-avril par l’ancien patron de Standard Life Aberdeen Martin Gilbert, vient de recruter un directeur de la distribution. Il s’agit de Gary Collins, qui officiait depuis quinze ans chez Columbia Threadneedle. Il y était dernièrement directeur de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Amérique latine. Il travaillera notamment avec la société de gestion actions Saracen AM, spécialisée sur les actions britanniques, qu’AssetCo a acquis il y a deux semaines.
Crise des subprimes en 2008, des dettes souveraines en 2011, réformes fiscales, doutes sur l’avenir du système de sécurité sociale... Les facteurs d’incertitudes qui ont pesé, ces deux dernières décennies, sur les décisions d’investissement des Français sont nombreux. Résultat: la dernière enquête patrimoine (1) de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) apprend que le taux de détention d’actifs risqués a baissé de 5 points entre 2004 et 2015 (24,2 % contre 20,5 %). La part de ménages actionnaires en direct est passée de 15 % à 11 %, celle de détenteurs de fonds communs de placements (FCP) de 7 % à 3 %. Seule la part des ménages souscripteurs de contrats d’assurance vie risqués en unités de compte (UC) augmente, de 9 % à 12 %. Entre 2015 et 2018 en revanche, le taux de détention d’actifs risqués tend à se stabiliser, voir à augmenter légèrement, portée par la hausse des contrats en UC (+ 2 points). Dans le même temps, les souscriptions en euros occupent 26 % du patrimoine financier, après avoir augmenté de 9 points entre 2004 et 2015. Depuis 2018, le patrimoine des ménages comprend 20 % d’actifs financiers, dont près d’un tiers d’actifs risqués (assurances vie en UC, actions ou FCP en actions). «La prudence marquée des épargnants après la crise semble donc moins prégnante aujourd’hui», avance prudemment l’Insee. L’Institut précise par ailleurs qu’il est encore trop tôt pour connaître les effets de la réforme de la fiscalité du capital intervenue à cette date, qui avait notamment supprimé l’impôt sur la fortune et introduit la flat tax. Une prépondérance des actifs réels Le patrimoine brut des ménages reste dominé par les actifs réels, notamment immobiliers: la part du patrimoine financier n’est que de 56.200 euros sur un patrimoine moyen de 276.000 euros. Il se compose en majorité des compte-chèques et comptes d’épargne (36 %) ainsi que d’assurance vie et d’épargne retraite (40 %). Les valeurs mobilières ne représentent que 14 % du total. Sur les 30 % du patrimoine financier qui comportent des actifs risqués, 17 % concernent les assurances vie en UC, 12 % les actions et seulement 1 % les fonds communs de placement (FCP). Le patrimoine financier est réparti de manière plus inégalitaire encore que le patrimoine non financier. En 2018, la moitié des ménages ont un patrimoine financier inférieur à 11.100 euros, contre 61.800 euros pour le dernier décile. Or, l’appétence au risque est clairement corrélée au patrimoine financier disponible: seuls 10 % des ménages parmi les 20 % les plus modestes détiennent des actifs risqués, contre la moitié du dernier décile. Peu de ménages actionnaires en Europe En Europe comme en France, peu de ménages sont actionnaires. Dans la zone euro, seul un ménage sur cinq détient des valeurs mobilières. La structure du patrimoine financier des ménages européens varie en revanche considérablement d’un pays à l’autre: en Italie, les produits liquides représentent plus de la moitié du patrimoine financier des ménages, contre 35 % en Espagne et 39 % pour la France en 2018. L’Italie se distingue également par la place prépondérante qu’occupent les valeurs mobilières – un tiers du patrimoine financier – et notamment les obligations (17 %). L’assurance vie et l’épargne retraite ont été largement diffusées dans les patrimoines financiers français, contrairement à l’Allemagne (25 %). (1) Revenus et patrimoine des ménages – Insee Références – Édition 2021
Le société spécialisée dans l’immobilier et les infrastructures Patrizia a nommé Amal Del Monaco comme nouvelledirectriceEuropede lagestion d’actifs et présidentede ses directions nationales. Elle rapporteraàAnneKavanagh, membre du conseil d’administration et directrice des investissementmonde, ettravaillera aux côtés du directeur des investissements européen,PhilippSchaper, qui dirige les transactions et la gestion des fonds. Amal Del Monaco rejoindra Patrizia après 24 années passées au sein d’Axa IM Alts.
Finis les critères d'âge ou d'état de santé: à partir de ce lundi, toute la population majeure de France est éligible à la vaccination contre le Covid-19, étape cruciale pour éviter un rebond de l'épidémie alors que les restrictions s’allègent peu à peu. Les 18-49 ans étaient officiellement la dernière catégorie à pouvoir intégrer sans conditions la campagne de vaccination, qui s’est élargie par paliers depuis son démarrage fin décembre. Les réservations, qui ont démarré il y a quelques jours, arrivent de manière «progressive» sur les plateformes internet spécialisées (Doctolib, Keldoc, Maiia), selon le ministère de la Santé.