Après l’annonce jeudi de la réouverture des remboursements pour le CS Euroreal, le marché s’attend que l’exemple soit suivi assez prochainement par quatre autre fonds immobiliers offerts au public dont les rachats ont été gelés eux aussi fin octobre, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Début juillet, ce devrait être le tour du kanAm grundbesitz et mi-juillet celui de l’Axa Immoselect. Courant juillet, Morgan Stanley Real Estate et TMW devraient annoncer quand ils rouvriront leurs fonds P2 Value et Immobilien Weltfonds.En tout cas, la réouverture du SEB ImmoInvest (6,3 milliards d’euros d’encours) le 2 juin s’est bien passée : alors que SEB Asset Management s’attendait à de très fortes sorties, les remboursements n’ont représenté qu’un faible montant à trois chiffres en millions d’euros. Quant au DEGI International (2,5 milliards d’euros), la rachats se sont limités à 260 millions d’euros sur les quatre premières semaines.
Selon la dernière étude «Vision» de State Street intitulée «Outsourcing Investment Operations : Managing Expense and Supporting Strategic Growth», les gérants d’actifs ont de plus en plus tendance à sous-traiter les activités de service car ils ont pris conscience que les prestataires de services externes génèrent des économies en termes d’efficacité opérationnelle et technique grâce à des solutions globales s’appliquant à toutes les étapes du cycle d’investissement.De plus, les nouvelles normes comptables, «l’établissement de rapports à communiquer régulièrement aux autorités de tutelle et la divulgation d’informations plus détaillées aux investisseurs» constituent autant de contraintes onéreuses et qui représentent un risque. Enfin, les bouleversements de ces douze derniers mois ont mis en lumière l’augmentation du risque de conformité, insiste State Street.
Les activités titres des grandes banques internationales et des brokers ont déjà franchi le point bas de la crise, estime Standard & Poor’s dans un rapport publié le 25 juin (Global Banks’ And Brokers’ Securities-Related Businesses Appear To Be Past The Trough, But Improvement Will Be Gradual) qui souligne toutefois que le retour à meilleure fortune sera très progressif."Nous pensons que le quatrième trimestre 2008 a probablement marqué le point bas pour les activités de trading de ces banques et que le premier trimestre 2009 a été le point bas pour leurs activités de banque d’investissement, d’asset management et de wealth management», précise l’analyste crédit de Standard & Poor’s Scott Sprinzen.
D’après VDOS Stochastics, rapporte Cinco Días, on a enregistré depuis le début de l’année le lancement en Espagne de 146 fonds, 98 étrangers et 48 espagnols. C’est plus du double du total enregistré pour la période correspondante de l’an dernier. Les gestionnaires les plus actifs dans ce domaine ont été le BBVA avec 7 fonds et le Santander ainsi qu’Invercaixa avec 5 fonds chacun.
L’aventure d’Altitude Investments, fruit d’un accord entre le BBVA et Schroders, est arrivée à sa fin. Le BBVA a notifié jeudi à la CNMV qu'à compter du 11 juin il a été mis fin à l’accord de délégation de gestion de fonds conclu entre BBVA et Altitude. Le BBVA a entamé la liquidation de ses deux fonds enregistrés en Espagne sous la marque Altitude, le Teide et le Veleta, indique Expansión. Le troisième produit, de droit luxembourgeois, a été liquidé début février. Le Teide et le Veleta affichaient au total 15 millions d’euros d’encours et avaient 111 souscripteurs. Au pic, ils avaient atteint 500 millions d’euros d’actifs sous gestion.
Depuis que la CNMV a rappelé que les établissements avec une notation inférieure à A6 (S&P et Fitch) ou A3 (Moody’s) ne sont pas autorisées à garantir des fonds d’investissement, le nombre des banques et caisses d'épargne enregistrées en Espagne (respectivement 75 et 45) susceptibles de fournir cette garantie a sensiblement fondu, rapporte Funds People. Cela est d’autant plus important que 56 % des fonds nouvellement lancés sur le marché espagnol sont des fonds garantis. A présent, on ne compte plus que que 13 banques et 10 caisses d'épargne «éligibles».parce que leur notation est supérieure au minimum requis. Sept établissements, dont quatre caisses d'épargne et une banque populaire, se qualifient de justesse. Dans cette dernière catégorie figurent des noms aussi connus que Bankinter et Banco Pastor.
D’après VDOS Stochastics, rapporte Cinco Días, on a enregistré depuis le début de l’année le lancement en Espagne de 146 fonds, 98 étrangers et 48 espagnols. C’est plus du double du total enregistré pour la période correspondante de l’an dernier. Les gestionnaires les plus actifs dans ce domaine ont été le BBVA avec 7 fonds et le Santander ainsi qu’Invercaixa avec 5 fonds chacun.
CNP Assurances (CNP) et Barclays Bank PLC (Barclays) viennent de conclure un accord d’une durée de 25 ans visant à développer leurs activités d’assurance vie, via le réseau Barclays en Espagne, au Portugal et en Italie, en capitalisant à la fois sur l’expérience et le développement rapide de Barclays dans ces pays (1 000 points de vente environ à fin 2008), et sur le potentiel de croissance des marchés de l’assurance en Europe du Sud. Cet accord se matérialise par une prise de participation de CNP de 50 % dans la filiale assurance vie de Barclays – Barclays Vida y Pensiones (BVP) – qui opère en Espagne et au Portugal. Les deux partenaires lanceront en outre une nouvelle activité d’assurance en Italie qui renforcera celle déjà existante. CNP prendra le contrôle opérationnel de l’ensemble des structures. Aux termes de cet accord, Barclays recevra de CNP un montant initial de 140 millions d’euros comptant, à la clôture de l’opération. Ce montant est sujet à ajustement en fonction de l’actif net de BVP tel que calculé à la clôture. Un mécanisme de paiements complémentaires sur 12 ans pouvant aboutir à un montant significatif a également été conclu. Ces paiements seront liés à l’atteinte de niveaux de volumes et de marges ainsi qu’au développement du réseau d’agences Barclays.
Trois grandes tendances vont jouer en faveur des multigestionnaires, estime Alan N. Schoenheimer, managing director, innovation and strategic business initiatives, chez Russell Investments, qui s’exprimait à l’occasion du Fund Forum International à Monaco.La première est le transfert de responsabilité des institutions vers les individus en matière d’investissement. «Or, nombre d’investisseurs individuels ne sont pas préparés pour prendre des décisions d’investissement», remarque Alan N. Schoenheimer, pour qui les multigestionnaires s’avèrent donc la solution idéale. Deuxièmement, Alan N. Schoenheimer évoque la propension des entreprises à se désengager de la gestion des fonds de pension. Et, selon lui, elles auront tendance à les déléguer à des multigestionnaires plutôt qu’à des gestionnaires traditionnels. Enfin, la dernière tendance censée bénéficier à la multigestion est la séparation entre la fabrication et la distribution de produits. Néanmoins, tout comme l’ensemble du secteur de la gestion d’actifs, la multigestion ne pourra pas faire l’économie de certains ajustements. Dans un contexte devenu difficile et incertain pour de nombreuses maisons de gestion, et après l’affaire Madoff, les multigestionnaires doivent plus que jamais faire la part belle à la due diligence et à l’analyse qualitative avant de sélectionner un fonds. «Il faut s’intéresser à la structure actionnariale, aux plans de rémunération dans les sociétés de gestion... Et il faut tenter de quantifier les évaluations qualitatives», estime Antony Jones, CEO de FundQuest UK, la société de multigestion de BNP Paribas Investment Partners, qui ajoute que ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais qu’il faut faire peut-être de manière plus régulière et soutenue. Un travail qui demande beaucoup de ressources, et qui a un donc coût. Ce qui devrait mettre en péril de nombreux business model dans la multigestion, estime Alan N. Schoenheimer, et devrait favoriser les grands acteurs.
Selon Les Echos, la CDC discuterait actuellement d’un partenariat de co-investissement avec l’un des plus grands fonds souverains étrangers, le chinois China Development Bank, qui revendique 300 milliards d’euros d’actifs. China Development Bank fait partie des fonds qui ont rejoint cette semaine le club des investisseurs de long terme co-fondé par la CDC.
Simultanément à la création de FinanceCom Asset Management (voir notre article du 25/06/09), la société de gestion de Jean-Marc Divoux et Jean-Philippe Scholler lance Intrinsèque flexible. Le fonds est une combinaison de la gestion de conviction de la société Pastel et Associés via son fonds Valeur Intrinsèque - dont le portefeuille est composé de vingt à trente valeurs internationales, principalement américaines, et britanniques - et la gestion et la maîtrise du risque de marché de FinanceCom. Concrètement, Intrinsèque Flexible est investi en parts du fonds phare de Pastel et Associés - dont c’est un nourricier – et en instruments financiers sur les marchés à terme afin de couvrir, dans des proportions variables, l’exposition aux marchés actions via le fonds maître.Les ajustements de la couverture sont réalisés à partir d’un modèle quantitatif intégrant les tendances à la hausse ou à la baisse de la volatilité des indices de marché. Caractéristiques du fonds:Nom du fonds: Intrinsèque FlexibleCode Isin: FR0010763367(partP)Commissions de souscription: 4%max Frais de gestion: 2%Montant de la part: 1000€Montant minimum à la souscription: 1part
Le «closing» pour la reprise d’une majorité du capital de Tocqueville Finance vient de s’achever et l’on devrait connaître officiellement le nom du repreneur à la mi-juillet. Selon nos informations, la «short list» compte cinq dossiers qui peuvent être regroupés en deux grandes familles. Une première serait composée d'établissements de grande taille – on parle d’un établissement suisse et aussi d’un grand réseau – et une autre serait composé de trois sociétés de gestion indépendantes. L’une d’entre elles qui aurait fait parvenir son dossier récemment serait considérée comme «solide"…En jeu dans cette opération, une participation majoritaire dans le capital de Tocqueville Finance par l’intermédiaire, entre autres, du rachat des parts de Jean-Philippe Thierry arrivé à la mi 2007 dans la société de gestion - via une participation de l’ordre de 34 %. Une autre part importante du capital est détenue par le gérant Marc Tournier, dont certaines rumeurs ont donné un temps partant. Pour des personnes proches du dossier, il est clair que les «prétendants» profitent d’une fenêtre particulièrement favorable, avec des «prix-planchers». On parle d’une cession sur la base d’une valeur totale de la société de 45 millions d’euros. A charge pour le futur actionnaire d'être en phase avec les valeurs de Tocqueville Finance, à savoir une gestion typée «value «et une grande proximité avec les conseillers en gestion de patrimoine indépendants.
Edmond de Rothschild Asset Management dispose désormais d’une équipe dédiée à l’allocation tactique d’une douzaine de personnes sous le vocable de «recherche et allocation globale». A sa tête, Philippe Uzan, qui a rejoint l'établissement en octobre 2007 et Françoise Rochette, arrivée en mai 2008. L’encours correspondant, au 31 mai, représentait plus de 1,8 milliard d’euros ventilés sur 70 produits et plus de 30 profils différents. Les capitaux proviennent pour moitié d’institutionnels et pour le reliquat de «particuliers» et de «sur-mesure».Comme l’explique Philippe Uzan, l'équipe «recherche et allocation globale» a pour vocation d'être allocataire, mais non de sélectionner les titres, ce qui incombe aux spécialistes des diverses classes d’actifs ou régions. En tout état de cause, l’allocation tactique s’effectue en fonction d’une approche fondamentale depuis le portefeuille le plus prudent jusqu'à celui comportant 100 % d’actions de pays émergents. L'équipe est capable de gérer des typologies complémentaires de portefeuilles (benchmarké, diversifié à indice de référence ou à performance absolue). Parmi les produits proposés par l'équipe d’allocation tactique figurent les fonds Tricolore Rendement Flexible et Europe Rendement flexible, qui ont une approche plutôt patrimoinaie visant à «bien prendre les hausses et à amortir les baisses». Ils servent de nourriciers aux fonds Tricolore et Europe Rendement mais avec une exposition nette au marché des actions maintenue dans une fourchette de 20 % à 80 %. Ces produits, lancés fin janvier, affichent au total un encours de l’ordre de 45 millions d’euros. L’exposition aux actions est revenue à 50 % début mai contre 65 % début mars. Par ailleurs, l’offre comprend des produits plus «typés» pouvant investir sur toutes les classes d’actifs : le LCF Patrimoine Flexible (50 millions d’euros d’encours) commercialisé depuis la mi-avril, et le LCF Monde Flexible (30 millions d’euros) mis en rayon depuis fin mai. Le premier, avec le TEC 10 comme benchmark, affiche une exposition aux marchés d’actions comprise entre 0 et 50 % et le second se situe dans la gamme 50-100 % actions avec le MSCI Monde sans risque de change comme indice de référence.Enfin, l'équipe recherche et allocation globale s’est fait une spécialisté de la gestion overlay, une expertise dont ne disposent pas tous les gestionnaires de la place ni tous les investisseurs institutionnels et qui permet de gérer de manière très réactive l’allocation tactique sans perturber les gérants spécialistes des différentes poches. A cet égard, EDRAM a obtenu le mandat d’allocation d’actifs tactique, taux et devises, sur l’Europe pour le fonds de fonds Mandarine Reflex. L'équipe de Philippe Uzan et Françoise Rochette gèrera de façon dynamique l’exposition du fonds aux marchés actions (de 0 à 60%), ainsi que l’allocation entre les différents styles de gestion des fonds sous-jacents (value, croissance).
EDHEC-Risk et Newedge Prime Brokerage, société dédiée à la prestation de services aux acteurs de la gestion alternative dont le courtage portant sur différentes classes d’actifs, annoncent la création d’une chaire de recherche sur la modélisation avancée de la gestion alternative. Placée sous la responsabilité du Professeur Lionel Martellini, Directeur Scientifique de l’EDHEC Risk and Asset Management Research Centre, cette chaire intitulée « Advanced Modelling for Alternative Investments » (« Modélisation avancée de la gestion alternative ») verra les chercheurs de l’EDHEC développer des techniques de modélisation avancées qui seront appliquées aux rendements de la gestion alternative.
SEB Asset Management, la société de gestion du groupe bancaire suédois SEB, a l’intention de faire enregistrer en France son fonds SEB Asset Selection, un fonds Ucits III à rendement absolu, qui a connu un certain succès ces derniers temps, nous a confié Peter Branner, global head de SEB Investment Management, lors du Fund Forum à Monaco. Ce fonds, lancé en 2006, est géré depuis Stockholm par Hans-Olov Bornemann et son équipe de gestion quantitative. L’objectif est de dégager de la performance grâce à une allocation active entre actions, taux, devises et matières premières. En 2008, année de chute des marchés actions, il a réussi à dégager une performance de +24,46 %. Et depuis son lancement le 3 octobre 2006, il progresse de 37,01 % (au 29 mai). Le fonds sera vendu par l’équipe commerciale internationale de SEB basée à Londres, chargée de distribuer les produits du groupe gérés dans ses différents centres d’investissement (22 au total) dans les pays dans lesquels le groupe n’a pas de présence. Il s’agira du premier produit de SEB enregistré en France. Pour autant, ce lancement ne semble pas le prélude à une offensive commerciale du suédois en France, mais correspond plutôt à la volonté de profiter des bons résultats obtenus par ce fonds. Même si ce sera sûrement l’occasion pour SEB de sentir le marché français…
Après une réouverture des souscriptions entre les 2 et 16 juin, Credit Suisse Fondation de placement Real Estate Switzerland (CSF RES) a drainé largement plus que les 250 millions de francs suisses d’argent frais qui avaient été visés, puisque la collecte a porté sur 1,65 milliard de francs.
Sur la base de résultats préliminaires pour avril et mai ainsi que d’une estimation des résultats de juin, UBS prévoit d’accuser une perte nette au titre du deuxième trimestre 2009. La perte attendue est en grande partie imputable à des moins-values sur ses engagements ainsi qu'à des charges de restructuration déjà annoncées. En revanche, a indiqué jeudi soir le groupe helvétique, le résultat d’exploitation d’avril-juin devrait représenter une amélioration par rapport au premier trimestre de 2009 due pour l’essentiel à des conditions de marché plus favorables pour la banque d’investissement et à une réduction des pertes et dépréciations sur les positions à risque héritées du passé. Au deuxième trimestre, les trois divisions de gestion de fortune et de gestion d’actifs ont jusqu'à présent accusé des sorties nettes.Par ailleurs la banque a annoncé qu’elle propose 293.258.050 actions nouvelles à un nombre restreint d’investisseurs institutionnels au prix de 13 francs suisses par action. Cela devrait permettre de lever en termes nettes à près de 3,8 milliards de francs.
Quatre gestionnaires d’actifs, Erste Sparinvest (Erste Bank et caisses d'épargne), Schelhammer & Schattera, Kepler et RCM (groupe Raiffeisen) ont créé le Forum autrichien de l’investissement durable ou Forum Nachhaltige Geldanlagen Österreich (FNG), qui sera la branche autrichienne du FNG germanophone recouvrant l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse et qui compte désormais 95 membres.Wolfgang Pinner, qui dirige l’activité investissement durable chez Erste Sparinvest, a indiqué à Newsmanagers que l’encours «core SRI» en Autriche représente environ 1 milliard d’euros actuellement, dont environ 80 % pour les quatre initiateurs du FNG Österreich. L’objectif est de doubler ces actifs sous gestion en l’espace de cinq ans, ce qui permettrait alors à l’Autriche de rattraper une partie de son retard par rapport aux pays leaders en Europe.
Frédéric Codet vient de rejoindre Galena Asset Management en tant que senior trader pour co-diriger le Galena Energy Fund. Frédéric Codet, qui a commencé sa carrière chez BNP, compte plus de 15 d’expérience sur les marchés des capitaux, dont 12 ans dans les commodities. Avant de rejoindre Galena, il travaillait chez Citigroup en tant Managing Director, responsable pour l’Europe du trading sur pétrole, produits pétroliers, produits agricoles et exotiques.
Selon Money Marketing, Jeff Burch vient de rejoindre Investec Asset Management en tant que gérant de hedge fund crédit pour co-diriger l'équipe fixed income et gérer un fonds global long/short. Jeff Burch était précédemment chez Blue Mountain Capital.
NewsManagers: La gestion value, que Sparinvest défend depuis sa création, a-t-elle mieux traversé la crise que les autres?Benoît Schouler : La crise a mis à mal toutes les stratégies. La gestion value qui souffrait déjà un peu avant la crise n’a pas été épargnée. Cependant, depuis novembre 2008, notre gestion se comporte bien par rapport au marché. NM : Selon certaines études, les stratégies value se comportent mieux en sortie de crise? BS: Beaucoup de travaux universitaires ont observé que la stratégie value performe mieux en sortie de récession. En effet, alors que les titres value sont pénalisés en début de crise par leurs actifs immobiliers (immeubles de bureaux, usines de production, effectifs importants par exemple), ces sociétés sont en revanche plus à même de réagir rapidement à l’accroissement de la demande en réactivant ces immobilisations lorsque la situation économique s’améliore. NM : La crise a-t-elle néanmoins modifié votre approche value? BS : Non, au contraire, la crise nous a permis de vérifier la justesse de notre approche. Même dans un contexte de crise et de baisse généralisée des marchés, nous sommes restés constants dans notre processus d’investissement, ce qui bien sûr facilite la lisibilité de notre gestion. NM : Quelles sont les caractéristiques distinctives de votre gestion value ? BS: Il faut bien comprendre une chose : la gestion value est un processus long terme qui exige beaucoup de patience. La touche danoise tient surement à la discipline de nos gérants à appliquer leur process avec rigueur. Nous sommes en permanence à la recherche de sociétés décotées et bien sûr les opportunités sont légion en ce moment. NM : Vous en avez donc acheté davantage ? BS : Nous avons effectivement acheté 18 nouveaux titres en 2008 au sein de notre portefeuille de référence Sparinvest Global Value, contre une moyenne de 10 à 12 par an. D’ailleurs notre taux de rotation est faible pour un portefeuille d’une centaine de sociétés. Cependant, dans le marché actuel, nous appliquons plus que jamais un certain nombre de critères déterminants pour la construction de notre portefeuille. Par exemple, nous sommes très attentifs au taux d’endettement, à savoir que le taux d’endettement ne doit pas représenter plus de 50% des fonds propres. C’est un ratio très conservateur, je le reconnais, qui exclut des sociétés en développement. Mais c’est un critère constant de notre gestion et fondamental par les temps qui courent. Nous veillons aussi à ce que les sociétés qui nous intéressent n’aient pas trop de goodwill, d’obligations de leasing ou d’engagements de retraite. Nous considérons que le goodwill ne vaut rien à la casse. NM: Et les performances sont au rendez-vous ? BS : Notre fonds phare, Sparinvest Global Value, dont l’actif net s'élevait à fin mai à 716 millions d’euros, a battu chaque année l’indice de référence depuis sa création, sauf l’an dernier. Sur les cinq premiers mois de l’année, le fonds affiche un gain de 8,68% (au 12/06/09) contre 4,91% pour l’indice de référence, le MSCI World. Mais pour revenir à nos spécificités, nous attachons une grande importance à la transparence et au respect de notre client final.Ainsi, vous noterez que l’intégralité du portefeuille ou des portefeuilles sont en ligne en permanence. De même, je dois aussi vous dire que nous nous interdisons que nos fonds soient utilisés dans des produits structurés, ce qui pouvait à une époque sembler complètement incongru. NM : Est-ce que vous entrevoyez une sortie de crise ? BS : Ce que je peux vous dire, c’est que le portefeuille de Sparinvest a toutes les qualités nécessaires pour supporter la crise, même si elle devait se prolonger. Il ne faut pas trop écouter le bruit du marché. Le rebond d’un secteur ne constitue pas en soi une promesse de reprise durable. Encore une fois, ce qui nous intéresse, c’est d’abord la réalité des sociétés. Cette réalité nous la percevons grâce à notre process qui est le générateur essentiel d’idées d’investissement. NM: Quels sont vos objectifs pour 2009 ? BS : Nous souhaitons plus mettre en avant notre gestion obligataire value. En effet, depuis maintenant plus de 3 ans, nous avons appliqué les principes value à la gestion obligataire (corporate et haut rendement). En se basant sur la même philosophie de prudence, nous avons appliqué trois grands critères aux obligations d’entreprise : un ratio cours/valeur comptable, peu élevé, un niveau d’endettement qui ne devrait pas dépasser 75% des fonds propres et une prédilection pour les petites et moyennes capitalisations. Ces trois facteurs sont sources de surperformance à long terme. Et bien sur nous attachons une attention particulière aux clauses de covenants, déterminantes en cas de problèmes. Nous avons d’ailleurs récemment bouclé un fonds value obligataire «buy and hold» dédié d’une trentaine de millions d’euros, qui rassemble un groupe d’institutionnels européens. Par ailleurs, nous poursuivons nos efforts en direction des CGPI. Nous sommes déjà référencés sur 14 plateformes et nous leur proposons une formation sur la gestion value validée par les associations professionnelles.
Van Eck Global a annoncé le lancement du Van Eck Multi-Manager Alternatives Fund, un «mutual fund» ouvert permettant aux investisseurs d’accéder à plusieurs stratégies, dont des stratégies de performances absolue, avec une liquidité et une valorisation quotidiennes. Le fonds aura un ensemble diversifier de sub-advisors, et il investisera dans des fonds ouverts, des fonds fermés et des ETF.en utilisant des stratégies d’arbitrage et directionnelles long/short, entre autres. Pour la sélection de gérants, Van Eck se repose à la fois sur ses spécialistes en interne et sur la travaux d’Explorer Alternative Management, un sélectionneur de gérants et de hedge funds.La souscription minimale pour la classe de part A est de 5.000 dollars et les frais sont plafonnés à 2,40 %.
Delphi accuse un groupe de hedge funds de prendre en otage General Motors et le gouvernement américain en s’opposant à la vente de la partie du fabricant de pièces détachées automobiles à Platinum Equity, rapporte le Financial Times. Cela concerne notamment le hedge fund Elliott Associates.
Ben Bernanke, indique la Tribune, a déclaré que la décision d’aller de l’avant dans la fusion entre Bank of America et Merill Lynch est restée entre les mains de la direction de BofA. Le patron de la Fed s’est vu reproché d’avoir forcé la main de Bank of America.
En acquérant une partie des activités de Credit Suisse, Aberdeen Asset Management a élargi d’un coup son maillage géographique. C’est notamment le cas en France, où la société de gestion britannique n’était que faiblement représentée. Pour Martin Gilbert, CEO d’Aberdeen Asset Management, cette incursion dans l’Hexagone est un vrai motif de satisfaction. Lors du Fund Forum International à Monaco, il a précisé qu’environ 4 milliards d’euros seraient transférés en France de Credit Suisse à Aberdeen, sachant que la société de gestion britannique gère au total 103,9 milliards d’euros. Il ajoute que Philippe Troesch sera nommé CEO d’Aberdeen Asset Management France. La transaction sera bouclée le 1er juillet.
Selon la Tribune, le parquet de Paris a requis hier le renvoi en correctionnelle de l’ex-trader de la Société Générale Jérome Kerviel, notamment pour « faux, usage de faux et abus de confiance ». Le renvoi devant le tribunal est aussi demandé pour son ex-assistant Thomas Mougard.
Le Banco Português do Investimento (Banco BPI) a annoncé la cession de sa filiale de capital-investissement Inter-Risco dans le cadre d’un MBO monté par Afonso de Barros, administrateur de la société et président de l’APCRI, l’association portugaise du capital-investissement. Afonso de Barros et les deux autres dirigeants d’inter-Riso, Isabel sousa Coelho et Rui pedro Mota, contrôleront 50,1 % du capital, rapporte Funds People.Inter-Risco prépare actuellement le lancement d’un nouveau fonds de 150 millions d’euros destiné à internationaliser son portefeuille qui comprend actuellement 17 participations d’une valeur totale de 46 millions d’euros.
According to VDOS Stochastics, Cinco Días reports, 146 funds have been launched in Spain since the beginning of the year, 98 of them foreign and 48 of them Spanish. This is more than double the total registered in the corresponding period of last year. The most active managers in this domain were BBVA, with 7 funds, and Santander and Invercaixa, with 5 funsd each.
The adventure of Altitude Investments, born of an agreement between BBVA and Schroders, is at an end. BBVA notified the CNMV on Thursday that on 11 June it cancelled its fund management outsourcing agreement with Altitude. BBVA has begun liquidation of its two funds registered in Spain under the Altitude brand, Teide and Veleta, Expansión reports. The third product, registered in Luxembourg, was liquidated in early February. Teide and Veleta had a total fo EUR15m in assets and 111 subscribers. At their peak, they had EUR500m in assets under management.