L’américain V-Square Quantitative Management, spécialiste de la gestion quantitative ESG, va diriger sa distribution de fonds depuis Stockholm, a-t-il annoncé fin juillet. Le nouveau venu, lancé en 2020, a recruté à cet effet Erik Norland pour diriger la partie commerciale, tant sur les institutionnels que le wholesales. Erik Norland arrive de Northern Trust, où il travaillait depuis une dizaine d’années, et dont il fut le directeur pour la gestion d’actifs dans les pays nordiques. Il sera rattaché au cofondateur et président Mamadou-Abou Sarr, qui travaillait déjà avec lui chez Northern Trust, puisque ce dernier en était le directeur de l’ESG et de l’investissement responsable entre 2014 et 2020.
L’assureur allemand Allianz a annoncé dimanche que ses résultats pourraient être affectés à l’avenir par les enquêtes en cours sur ses fonds structurés Alpha, relatives aux pertes subies par les investisseurs pendant la phase de baisse des marchés financiers due à la pandémie de Covid-19 au début de 2020. Allianz a indiqué que le département américain de la Justice avait lancé une enquête sur ces fonds, parallèlement à celle déjà initiée l’année dernière par l’autorité boursière américaine, la Securities & Echange Commission (SEC). Ces enquêtes font suite à des plaintes déposées contre les fonds structurés Alpha d’Allianz par des investisseurs institutionnels et individuels, qui affirment avoir subi plusieurs milliards de dollars de pertes. Dans son dernier rapport annuel, le groupe indiquait avoir l’intention de se défendre contre ces allégations. Les marchés d’actions ont lourdement chuté en mars 2020, alors que les investisseurs réagissaient à l’actualité sur la propagation et l’impact économique du Covid-19. La volatilité des marchés a atteint des records à cette période. Allianz a indiqué dimanche 1er août coopérer avec le département de la Justice et la SEC et avoir lancé sa propre enquête. L’assureur n’a pas comptabilisé de provisions à ce stade, mais a souligné qu’il existait «un risque significatif que les questions relatives aux fonds structurés Alpha puissent avoir un impact matériel sur les résultats financiers à venir du groupe Allianz».
Spouting Rock AM, une plateforme de gestion d’actifs multi-boutiques domiciliée dans l'état de Pennsylvanie, a annoncé la prise d’une part minoritaire au capital de Glovista Investments sans plus de détails. La boutique de gestion du New Jersey, fondée en 2007, compte deux stratégies d’investissement, l’une portant sur les actions émergentes et la seconde sur l’allocation tactique à travers diverses classes d’actifs (actions internationales, obligations, matières premières, devises). La firme s’adresse principalement à la clientèle institutionnelle et fortunée.
La gestion d’actifs de l’assureur italien Generali représente 563,4 milliards d’euros sous gestion au 30 juin 2021. Le résultat opérationnel de l’activité a atteint 306 millions de dollars (+39,6%), stimulé principalement par l’augmentation des revenus opérations de 506 millions (+20,3%), soutenu également par l’accroissement global des actifs sous gestion. Les commissions de performance se sont élevées à 19 millions d’euros (+52,6%) et les dépenses opérationnelles sont restées stables. La contribution des clients externes a représenté 31% des revenus totaux, en légère baisse par rapport au premier semestre 2020. Le résultat net du segment gestion d’actifs a grimpé à 226 millions d’euros (+38%). Les actifs gérés pour compte de tiers sont passés de 104 milliards d’euros au 31 décembre 2020 à 113,4 milliards au 30 juin 2021, dont 7,8 milliards provenant des accords de 2020 avec Cattolica Assicurazioni, et grâce à 8,6 milliards de rentrées nettes et de la performance positive des marchés financiers.
La Société Générale a présenté ce 3 août, dans le cadre de la publication de ses résultats financiers, une hausse trimestrielle de 7,1% des encours de sa filiale de gestion d’actifs Lyxor, à 165 milliards d’euros. La collecte s’élève à 5,3 milliards d’euros entre avril et juin, et 11,5 milliards sur le premier semestre 2021. Le produit net bancaire du T2 atteint lui 57 millions d’euros, en progression de 17 millions sur une année glissante. Lyxor va passer dans le giron d’Amundi d’ici fin 2021 après qu’un accord définitif d’acquisition pour un montant de 825 millions d’euros a été signé en juin. La banque privée du groupe affiche pour sa part une baisse de 8,8% de ses revenus, à 171 millions d’euros. Mais la banque rouge et noire précise que ce chiffre est de +8% après le retraitement d’un élément exceptionnel lié à une indemnisation d’assurance, d’un montant de 29 millions d’euros. La collecte nette de l’activité s’élève à 2,1 milliards d’euros sur le trimestre, portant la collecte semestrielle à 4,5 milliards. Les encours sous gestion sont eux en hausse de 4,2% sur trois mois, à 126 milliards d’euros. Le produit net bancaire trimestriel combiné de la gestion d’actifs et de la banque privée est stable, à 232 millions d’euros. Enfin, les métiers titres ont présenté des revenus trimestriels en hausse de 7,4% à 160 millions d’euros. Sur les six premiers mois, ils s’élèvent à 335 millions d’euros (+12%). Les actifs en conservation atteignent désormais 4.446 milliards d’euros à fin juin 2021, en hausse de +2,4% par rapport à fin mars 2021. Sur la même période, les actifs administrés sont en hausse de +3,4%, à 661milliards d’euros.
Le patrimoine total desfonds d’investissement espagnols s'élevait à 303,5 milliards d’euros fin juillet selon les données préliminaires de l’association espagnole des professionnels de la gestion d’actifs Inverco.Les encours ont augmenté d'1,1% par rapport à fin juin, soit d’environ 3,2 milliards d’euros. La collecte nette de juillet (2,27 milliards d’euros)a constitué 70% de la hausse des encours des fonds espagnols, les 30% restants provenant d’un effet de marché favorable aux portefeuilles des fonds. Il s’agit du sixième mois consécutif avec des flux entrants positifs excédant les 2 milliards d’euros pour les fonds espagnols. Les entrées nettes se sont concentrées en grande majorité sur les fonds obligataires (1,68 milliard d’euros). Les fonds garantis ont en revanche enregistré la plus grosse décollecte (742 millions d’euros) parmi les fonds espagnols.
La société de gestion américaine Fidelity International a annoncé, lundi 2 août, son engagement pour parvenir à la neutralité carbone au sein de la compagnie en 2030 au lieu de 2040 qui était son précédent objectif. La firme précise qu’elle va notamment procéder à des améliorations sur l’efficacité énergétique de ses bureaux, que ses employés vont voyager de manière plus «responsable» et qu’elle utilisera davantage les énergies renouvelables. Cet avancement de dix ans pour atteindre la neutralité carbone fait partie des objectifs définis dans le rapport de durabilité d’entreprise publié lundi par Fidelity. La société de gestion s’est également engagée sur d’autres points à horizon 2024. D’ici 2024, Fidelity International entend réduire de 25% sa consommation d'énergie et ses déchets et augmenter de 80% son taux de recyclage des déchets par rapport à 2019. En outre, le gestionnaire d’actifs vise un objectif de 35% de femmes occupant des rôles senior dans le management et 45% de femmes au total dans ses effectifs. La société de gestion envisage également de surveiller 90% de ses fournisseurs à haut risquesur les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et d’inclure au moins un fournisseur issu de la diversité dans 95% de ses appels d’offres. Enfin, Fidelity International souhaite aussi développer le volontariat de ses employés notamment à travers les organismes caritatifs.
Schroders Capital a annoncé ce 2 août avoir clôt la levée de fonds de son véhicule Schroders Capital European Operating Hotels Fund avec 525 millions d’euros d’engagement, soit 25 millions au-dessus de sa cible. Avec l’utilisation du levier, le fonds compte investir 850 millions d’euros. Les investisseurs sont principalement de grands assureurs de France, des Pays-Bas et de Finlande, ainsi qu’un fonds souverain du Moyen-Orient.
Le milliardaire égyptien Naguib Sawiris vient de lancer un fonds d’investissement doté de 1,5 milliard de dollars d’encours dédié au secteur des mines d’or, a annoncé cette semaine la Mancha, sa holding luxembourgeoise. Le propriétaire d’Euronews a placé dansLa Mancha Fund SCSp l’ensemble de ses actifs déjà détenus dans des mines d’or. Il a également accueilli un investissement de 100 millions de dollars d’un partenaire stratégique, non nommé. Le fonds «sera, en temps utile, ouvert à d’autres investisseurs qualifiés», précise la holding. Parmi les participations, on retrouve 19,3% d’Endeavour Mining (200 millions de dollars), 33,4% de Golden Star (126 millions de dollars), et 35,1% d’Altus Strategies (9 millions de dollars).
Les encours sous gestion dans les fonds domiciliés en Suisse ont progressé de 10,4% sur le premier semestre 2021, pour atteindre 1.469,6 milliards de francs suisses (1.366 milliards d’euros), a annoncé l’Asset Management Association Switzerland. La collecte nette s’est élevée à 28,1 milliards de CHF, tandis que l’effet marché a fait grimper ces encours de 138,2 milliards. Les fonds obligataires, avec +18,9 milliards de francs d’argent frais, ont tiré la collecte suivis par les fonds actions (7,6 milliards) et les fonds stratégiques de placement (6,2 milliards). Les fonds monétaires sont les seuls à avoir subi une décollecte significative, de 5 milliards de francs. Parmi les sociétés de gestion, le trio de tête en termes d’encours demeure100% helvétique. UBS domine toujours plus du quart du marché avec presque 390 milliards de CHF d’encours sous gestion (+12,8% sur six mois), suivi de Credit Suisse avec 228,4 milliards (+3,4%), et de Swisscanto avec 126,8 milliards (+3,3%). Arrivé au pied du podium, BlackRock est tout de même le premier gérant étranger du pays, avec 101,8 milliards de francs suisses sous gestion (+9,8%).
Torben Frederiksen, le directeur de la gestion obligataire high yield de Nordea AM, vient de quitter son employeur après 14 années de collaboration. L’intéressé a expliqué, dans un message public sur LinkedIn, vouloir désormais réfléchir sur ses motivations profondes et définir ce qu’il souhaitait faire dans la vie.
Le directeur de la gestion obligataire américaine et des obligations high yield US d’Axa Investment Managers, Carl Whitbeck, est décédé ce 29 juillet, a appris Citywire. L’intéressé, âgé de 43 ans, était entré chez Axa en 2002. Axa IM, qui a confirmé l’information au média britannique, a indiqué que les équipes d’investissement et les processus de gestion restaient inchangés.
La société de gestion finlandaise Evli vient de recruter Valtteri Ahti comme directeur de la stratégie. L’intéressé arrive de Danske Bank, où il a occupé un poste similaire pendant quatre ans. Il retourne chez Evli, où il a passé six années comme chef économiste.
Michael Swell, le directeur de la gestion obligataire de Goldman Sachs Asset Management (GSAM), va prendre sa retraite en octobre, a appris Citywire Pro Buyer, sur la base de documents internes de Goldman Sachs et de la Securities and Exchange Commission. Il sera remplacé par Whitney Watson, le responsable de la construction de portefeuilles obligataires. Arrivé en 2007, et promu associé en 2012, Michael Swell est gérant des fonds suivants : - Goldman Sachs Core Fixed Income (2,1 milliards de dollars d’encours); - Goldman Sachs Strategic Income (889 millions); - Goldman Sachs Bond (500 millions); - Goldman Sachs Government Income (286 millions).
La Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait commencer d’ici octobre à réduire son soutien à l'économie, a déclaré lundi l’un des gouverneurs de la banque centrale, Christopher Waller, dans un entretien à la chaîne de télévision CNBC. Et ce si les deux prochains rapports mensuels sur le marché de l’emploi indiquent, comme il s’y attend, une hausse des embauches. Il a déclaré qu’il n’y avait «pas de raison» de faire preuve de lenteur sur le «tapering» des programmes d’achats d’obligations de la Fed.
Natixis Investment Managers a annoncé ce 2 août la nomination de Nathalie Wallace au poste de responsable mondiale de l’investissement durable. Elle sera chargée de piloter les engagements ESG de Natixis IM à travers son réseau de distribution et de sociétés de gestion affiliées. Elle aura notamment pour objectif de faire adhérer l’ensemble des affiliés aux Principes pour l’Investissement Responsable des Nations unies (UN PRI). Basée à Boston, Nathalie Wallace sera rattachée à Joseph Pinto, responsable de la distribution en Europe, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique. Nathalie Wallace arrive de Mirova US, l’un des affiliés du groupe (lire également en rubrique Nominations).
Déjà visée par Cinven, la société britannique de gestion d’actifs Sanne pourrait faire l’objet d’une offre publique d’achat de la part du bermudéen Apex Group, a-t-elle déclaré lundi, à un prix de 920 pence par action soit environ 1,49 milliard de livres (1,7 milliard d’euros). La proposition d’Apex est supérieure à la dernière offre formulée par Cinven (875 pence par action). Le conseil d’administration de Sanne a déclaré qu’il avait indiqué à Apex qu’il recommanderait l’offre aux actionnaires s’il revenait avec une offre ferme. Apex a jusqu’au 30 août pour faire une offre ou se retirer.
L’activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis est restée soutenue en juillet, tout en ralentissant légèrement dans un contexte de difficultés d’approvisionnement et de pénurie de main-d’oeuvre. L’indice ISM manufacturier s’est inscrit à 59,5 le mois dernier, contre 60,6 en juin, a indiqué lundi l’Institute for Supply Management. Le consensus tablait sur un indice de 60,8. Le rapport de juillet suggère que la conjoncture reste favorable dans les usines américaines, quatre des cinq sous-indices de l’enquête ayant notamment dépassé la barre des 50, synonyme de croissance de l’activité. La composante de l’emploi est en particulier repassée au-dessus de la barre des 50, en ressortant à 52,9 contre 49,9 en juin, signe que le secteur embauche.
L’Iran répondra à toute menace contre sa sécurité, a averti lundi le ministère iranien des Affaires étrangères, après la mise en cause de Téhéran par Israël, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne dans l’attaque d’un pétrolier au large d’Oman. La République islamique a nié toute implication dans l’incident qui a coûté la vie à deux membres d'équipage du tanker Mercer Street jeudi en mer d’Oman. Dimanche, Washington et Londres ont promis de coopérer avec leurs alliés pour élaborer une réponse à ce qu’ils considèrent comme une attaque iranienne contre ce navire battant pavillon libérien. Lundi, la Grande-Bretagne a convoqué l’ambassadeur d’Iran à Londres. L’Iran a répliqué en convoquant le chargé d’affaires britannique à Téhéran.
La société de gestion italienne Eurizon AM vient de recruter Federica Calvetti comme responsable de l’ESG et de l’activisme. Elle arrive de Deutsche Bank où elle a travaillé pendant plus de seize ans. Elle y était dernièrement responsable des émissions obligataires ESG.
Le fonds Kapital Football Group, qui investit dans des clubs et des académies de football à un prix décoté, vient de créer une entité en Belgique, a appris le quotidien économique L’Echo. L’investisseur s’intéresserait notamment à deux clubs professionnels locaux de deuxième division, en difficultés : le Racing White Daring de Molenbeek et le Royal Excelsior Virton.
DWS, la filiale de gestion de Deutsche Bank, aurait surestimé la part de l’ESG dans ses encours gérés, selon le Wall Street Journal. Dans son rapport annuel de mars 2021, DWS assurait que la moitié des encours gérés l'étaient selon des critères ESG. Cependant, le quotidien américain s’appuie sur un rapport interne, et sur les déclaration de Desiree Fixler, la responsable du développement durable, licenciée la veille de la publication du rapport annuel, qui indiquent que seule une petite fraction des investissements étaient concernés par l’ESG.
HSBC Asset Management vient de recruter Alex Merla pour diriger ses ventes en Europe du Sud sur le segment wholesales. Celui-ci arrive de Lyxor, où il dirigeait jusqu’ici le développement commercial en Italie. Alex Merla a passé près de 15 ans au sein de la filiale de la Société Générale, principalement sur des postes commerciaux pour l’Italie, l’Europe du Sud, et l’Amérique latine. Auparavant, il fut gérant chez Amundi (2004-2006) et Banca del Gottardo (1999-2004).
Les investisseurs internationaux ont retrouvé le chemin des fonds. Entre le 22 et le 28 juillet, ils y ont investi un peu plus de 60 milliards de dollars (50,5 milliards d’euros), toutes classes d’actifs confondues, effaçant les collectes globales ternes voire négatives de ces dernières semaines. La majorité des flux s’est concentrée dans les fonds monétaires (+25,1 milliards de dollars) et actions (+23,2 milliards), selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Le reste s’est dirigé dans les fonds obligataires (+12,7 milliards), tandis que les fonds de métaux précieux ont subi une légère décollecte (-0,3 milliard). Dans le détail, la collecte des fonds actions a été nourrie par l’intérêt pour les stratégies américaines, avec +9,5 milliards de dollars, et émergentes, avec +3,8 milliards. Les fonds actions japonaises ont reçu un petit 0,7 milliard, et les fonds actions européennes ont rendu 0,2 milliard. Aux Etats-Unis, les fonds de grandes capitalisations ont mené la danse avec 9,8 milliards de dollars de collecte nette, suivis de plusieurs catégories de fonds sectoriels: +1,8 milliard pour les fonds santé, +1,3 milliard pour les fonds de biens de consommation, et +1,2 milliard pour les fonds tech. A l’inverse, les fonds de petites capitalisations et les fonds de style croissance ont enregistré des décollectes, respectivement de -1,6 milliard et -1,7 milliard de dollars. Sur le segment obligataire, les flux se sont une nouvelle fois majoritairement dirigés vers les titres d’entreprises investment grade (+6,7 milliards). Mais, une fois n’est pas coutume, les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation se placent en deuxième position de la collecte obligataire, avec un record de +3,2 milliards de dollars. Dans le reste de cet univers, les fonds obligataires high yield ont reçu 0,6 milliard de dollars, et les fonds d’obligations municipales 1,3 milliard. Peu de décollectes sont à noter, à l’exception des fonds d’obligations émergentes et les fonds de titre adossé à des créances hypothécaires (mortgage-backed security, MBS), avec -0,2 milliard de dollars chacun.
Axa a annoncé, lors de la présentation de ses résultats semestriels, que ses activités de gestion d’actifs ont atteint 760 milliards d’euros sous gestion à la fin du premier semestre 2021, en hausse de 6%. Le chiffre d’affaires de la gestion d’actifs (+17%) de 704 millions d’euros est soutenu par une hausse des commissions de gestion et de performance. La collecte nette s'établit à 18 milliards d’euros. Elle a été portée par la forte collecte en alternatif de 6 milliards d’euros et des activités dites «core» de 4 milliards d’euros ainsi que par les coentreprises asiatiques avec 9 milliards. Les actifs moyens sous gestion sont en hausse de 8% à 760 milliards d’euros grâce à la forte collecte et aux effets de marché favorables. Le résultat opérationnel augmente fortement, de 32% à 170 millions d’euros.
La société de gestion américaine T Rowe Price a présenté ce 29 juillet un plan de succession pour préparer le départ prochain de Bill Stromberg, son directeur général, qui va faire valoir ses droits à la retraite à la fin de l’année. La direction générale échoira à Rob Sharps, le directeur des investissements du groupe, tandis que Bill Stromberg occupera désormais le poste de président non-exécutif au sein du conseil d’administration. Rob Sharps va par ailleurs prendre la présidence du comité de gestion et intégrer le conseil d’administration. Bill Stromberg est entré chez T Rowe Price il y a 35 ans, à la faveur d’un stage de fin d’étude. Il a commencé comme analyste actions, puis est devenu gérant des stratégies US Structured Research Equity et US Dividend Growth. Il a ensuite occupé les postes de directeur de la recherche actions, directeur actions américaines et directeur actions, avant de prendre la présidence de la société jusqu’en février dernier. Rob Sharps est gérant principal du portefeuille institutionnel US Large-Cap Growth Equity Strategy. Avant de joindre T Rowe Price comme analyste spécialisé en actions de sociétés financières en 1997, il a commencé sa carrière chez KPMG comme consultant senior en gestion. La société de Baltimore a également réorganisé sa direction financière, suite au départ de la Française Céline Dufétel, sa directrice des opérations, directrice financière et trésorière. Celle-ci va rejoindre prochainement une fintech. Jen Dardis, actuellement responsable des finances, se voit ainsi nommé directeur financier et trésorier, et rejoindra le comité de gestion à compter du 1er août 2021. La direction opérationnelle sera occupée par intérim par Robert Higginbotham, membre du comité de direction de la société et responsable de la distribution mondiale. Par ailleurs, Eric Veiel, actuellement co-responsable des actions mondes et responsable des actions américaines, deviendra seul responsable des actions mondes à compter du 1er janvier 2022. Josh Nelson, son adjoint sur les actions américaines sera promu directeur des actions américaines et rejoindra le comité de gestion. Le deuxième trimestre marqué par une décollecte Le gérant américain a présenté ce même jour ses résultats pour le deuxième trimestre 2021. Ses encours ont progressé de 6,9% à 1623 milliards de dollars (1 364 milliards d’euros), malgré une décollecte de 0,6 milliard. Cette dernière s’est concentrée dans les fonds actions, qui ont rendu 11,5 milliards de dollars, pour un encours au 30 juin de 985,1 milliards. Les fonds multi-classes d’actifs ont reçu 7,2 milliards de dollars nets pour un encours à 459,3 milliards, et les fonds obligataires +3,7 milliards de flux nets pour un encours à 178,7 milliards. Côté finances, le groupe a vu ses revenus grimper de 36,3% en année glissante à 1,9 milliard de dollars.
Le gérant de private equity Carlyle a atteint un montant record d’actifs sous gestion au 2e trimestre 2021 avec 276 milliards de dollars au 30 juin. Ce montant est 6% supérieur à celui du trimestre précédent, et cette hausse est due principalement à une forte appréciation de la valeur de son portefeuille ainsi qu’une importante activité en levée de fonds. Son résultat avant impôt pour le T2 a atteint 1,3 milliards de dollars et un résultat net par action de 2,55$.
Amundi a publié vendredi un résultat net ajusté de 345 millions d’euros au titre du deuxième trimestre, en hausse de 11,9% par rapport aux trois premiers mois de 2021 et de 48,3% par rapport au deuxième trimestre de 2020. Le résultat net comptable du groupe s’est établi à 448 millions d’euros. La différence importante avec le résultat net ajusté s’explique notamment par un gain fiscal exceptionnel de 114 millions d’euros en Italie. Les commissions nettes de gestion ont totalisé 689 millions d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 20,2% par rapport au deuxième trimestre 2020 et de 3,8% par rapport au premier trimestre 2021. Cela est la conséquence «d’une part, de la hausse du niveau moyen des marchés actions [...] et, d’autre part, de la bonne dynamique de collecte», a indiqué le groupe dans un communiqué. Ces bons chiffres sont aussi dus aux commissions de surperformance, que le groupe qualifie «d’exceptionnellement élevées», de 155 millions d’euros pour le trimestre. Entre 2017 et 2020, les commissions de surperformance ont généré des revenus trimestriels moyens de 42 millions d’euros. «Ce niveau n’est pas extrapolable dans le futur et devrait se normaliser dans les trimestres suivants», a précisé Nicolas Calcoen, directeur finances, stratégie et affaires publiques d’Amundi. D’autant que la nouvelle réglementation de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), entrée en vigueur en juillet 2021, entrainera dans les années à venir une diminution de ces commissions. Sur le trimestre, les commissions de surperformance ont eu un impact positif d’environ 70 millions d’euros sur le résultat net, estime le groupe. Hausse des charges Les charges ont atteint 388 millions d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 22,2% par rapport au deuxième trimestre 2020 et de 3,4% par rapport au premier trimestre 2021. Cette augmentation s’explique par la hausse du provisionnement des rémunérations variables, en lien avec la progression du résultat opérationnel. Elle s’explique aussi par un effet périmètre par rapport au deuxième trimestre 2020, avec la création de la filiale Amundi Bank of China en Chine, l’intégration de Sabadell AM en Espagne et la consolidation globale de la plateforme de distribution de fonds Fund Channel, rachetée fin 2020 à BNP Paribas. Le coefficient d’exploitation a atteint au deuxième trimestre 45,7%, en amélioration comparé au niveau déjà parmi les meilleurs de l’industrie de 50,9% du deuxième trimestre 2020. Au 30 juin 2021, retraité des commissions de surperformances, ce coefficient est évalué par le groupe à environ 50%. Les encours gérés par Amundi ressortaient à 1.794 milliards d’euros au 30 juin, en progression de 12,7% sur un an et de 2,2% par rapport à fin mars 2021. Au deuxième trimestre, la collecte nette globale du groupe a atteint 7,2 milliards d’euros, contre une décollecte de 12,7 milliards d’euros au premier trimestre. Cette collecte se décompose en sorties nettes de produits de trésorerie pour 17 milliards d’euros, plus que compensées par une collecte nette de produits à moyen et long terme de 21,7 milliards d’euros, dont 19 milliards en gestion active, et une collecte dans le cadre des coentreprises d’Amundi en Asie de 2,6 milliards d’euros. Valérie Baudson, directrice générale du groupe, a par ailleurs précisé que «l’intégration de Banco Sabadell Asset management est achevée» et que le groupe «prépare l’intégration de Lyxor, qui se passe bien, et qui sera un nouveau relais de croissance pour Amundi en 2022".
Allianz Global Investors (Allianz GI) a annoncé ce 29 juillet la promotion de Michael Heldmann au poste de directeur des investissement de l'équipe de gestion systématique actions. Il remplace les codirecteurs Henne et Klaus Teloeken, qui prendront leur retraite en 2022. Basé à Francfort, il est rattaché à la nouvelle directrice mondiale des investissements en actions, Virginie Maisonneuve. Michael Heldmann fait partie de l'équipe comme gérant depuis 2007, et dirige ses opérations américaines depuis 2015. Il continuera à gérer certains fonds, mais a cédé la gestion des stratégies américaines à Rohit Ramesh, jusqu’ici son secondant pour ces fonds. Avant d'être gérant,Michael Heldmann était chercheur en physique des particules au sein du CERN.