Le gérant américain Vanguard, connu pour ses fonds indiciels, a annoncé ce 29 juillet avoir enregistré deux nouveaux fonds obligataires gérés activement auprès de la Securities and Exchange Commission. Dénommés Vanguard Core-Plus Bond Fund et Vanguard Multi-Sector Income Bond Fund, ces deux fonds visent à remplir respectivement des rôles «coeur» et «satellite» dans les portefeuilles des clients. Le premier véhicule sera investi dans des billets de trésorerie, des titres adossés à des emprunts hypothécaires (mortgage-backed security, MBS) et des obligations investment grade aux Etats-Unis, ainsi que des obligations high yield internationales et des obligations émergentes. Ses frais s'élèveront entre 0,2% et 0,3% des encours selon les parts. Le second investira dans des obligations d’entreprises américaines investment grade et high yield, ainsi que des obligations émergentes. Ses frais seront compris entre 0,3% et 0,4% des encours. Vanguard envisage de lancer le fonds «coeur» au dernier trimestre 2021, et le fonds «satellite» à une date ultérieure.
La société de gestion de patrimoine Herez a annoncé ce 29 juillet son rapprochement avec Action Finances Conseils, la structure d’Anita Gambier-Hill. Celle-ci est nommée associée du groupe. Ce rapprochement permet à Herez de mettre la main sur 200 millions d’euros d’actifs financiers supplémentaires.
RBC Global Asset Management (RBC GAM) a annoncé cette semaine la nomination d’Andrew Hay au poste de directeur mondial des infrastructures, un nouveau rôle. Basé à Toronto, il est rattaché à Michael Kitt, le directeur des marchés privés et de l’immobilier. Andrew Hay arrivé du Canadian Pension Plan, dont il était membre senior du comité d’investissement en infrastructure depuis 14 ans.
Le gérant suisse Bellevue Group a présenté ce 29 juillet un bénéfice opérationnel en hausse de 50% sur un an pour le premier semestre, à 73,6 millions de francs suisses (68,3 millions d’euros). Le bénéfice net a lui été multiplié par quatre, à 22,5 millions de CHF. Les encours sous gestion ont progressé de 20%, pour atteindre 14,4 milliards de francs suisses. La collecte nette se limite toutefois à 682 millions de CHF. Les investissements dans la santé représentent 11,7 milliards des avoirs investis.
Les actifs sous gestion des fonds domiciliés au Luxembourg ont progressé de 2,91% sur le mois de juin, et atteignent désormais 5 487,5 milliards d’euros, selon les derniers chiffres publiés par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). La hausse mensuelle de 155,1 millions d’euros se répartie entre 47,9 millions d’euros de collecte nette, et 107,3 millions d’effets de marché.
BNP Paribas Asset Management a collecté 5,3 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021. La collecte nette a été très forte sur les supports de moyen et long terme en Europe, notamment en fonds thématiques et a été compensée partiellement par une décollecte sur les supports monétaires. L’asset manager précise que la collecte a été soutenue par le développement de la gamme d’investissement responsable et durable et le lancement de plusieurs produits durables et innovants. BNP AM a également enregistré une plus-value sur la cession d’une participation pour 96 millions d’euros et une autre sur la cession de titres Allfunds pour 300 millions d’euros. Au 30 juin 2021, les actifs sous gestion de BNP Paribas se répartissent entre : 518 milliards d’euros pour l’Asset Management (incluant 29 milliards d’euros de Real Estate Investment Management), 410 milliards d’euros pour Wealth Management et 274 milliards d’euros pour l’Assurance.
Le groupe de gestion d’actifs alternatifs a annoncé jeudi des levées de fonds atteignant au 30 juin 2021 un montant cumulé de 5,5 milliards d’euros sur un an pour son activité de gestion d’actifs. Il a notamment levé 2,4 milliards d’euros au premier semestre 2021, soit le double du montant levé au premier semestre 2020, avec une contribution positive de toutes les classes d’actifs (dette privée, actifs réels, marchés obligataires, private equity). A fin juin 2021, ses actifs sous gestion ont globalement augmenté de 20,3% sur 12 mois pour atteindre 30,9 milliards d’euros, dont 29,4 milliards pour l’activité de gestion d’actifs qui a progressé de 22,5% sur cette période.
Le groupe de gestion d’actifs alternatifs a annoncé jeudi des levées de fonds atteignant au 30 juin 2021 un montant cumulé de 5,5 milliards d’euros sur un an pour son activité de gestion d’actifs. Il a notamment levé 2,4 milliards d’euros au premier semestre 2021, soit le double du montant levé au premier semestre 2020, avec une contribution positive de toutes les classes d’actifs (dette privée, actifs réels, marchés obligataires, private equity). A fin juin 2021, ses actifs sous gestion ont globalement augmenté de 20,3% sur 12 mois pour atteindre 30,9 milliards d’euros, dont 29,4 milliards pour l’activité de gestion d’actifs qui a progressé de 22,5% sur cette période.
La société de gestion britannique Schroders a annoncé ce 29 juillet la future nomination d’Elizabeth Corley, une ancienne directrice générale d’Allianz Global Investors, à sa présidence. L’intéressée va d’abord entrer au conseil d’administration comme directrice non-exécutive, et membre du comité de nomination, en septembre prochain. Elle prendra la présidence de la société lors de l’assemblée générale du 28 avril 2022, en remplacement de Michael Dobson. Elizabeth Corley fut directrice générale d’Allianz Global Investors pour l’Europe puis le monde entre 2005 et 2016. Elle est actuellement directrice non-exécutive de BAE Systems, Pearson, et Morgan Stanley. Elle quittera ces deux dernières entreprises avant de prendre la présidence de Schroders. Elle est par ailleurs présidente de l’Impact Investing Institute. Les encours sous gestion dépassent les 700 milliards de livres Les résultats financiers du groupe, présentés ce même jour, sont en hausse pour le premier semestre 2021. Le résultat opérationnel retraité des éléments exceptionnels a progressé de 18% par rapport au T1-2020, à 1,15 milliard de livres sterling (1,35 milliard d’euros), pour un résultat net de 304,6 millions (+37%). Les encours sous gestion ont progressé de 6% pour atteindre 700,4 milliards de livres. La collecte nette s’élève à 17,9 milliards, principalement concentrée dans les fonds communs de placements (6,4 milliards), et via les joint-ventures et autres partenariats de gestion (+7,4 milliards). Les actifs non cotés ont eux attiré 2,9 milliards de flux nets, et l’offre institutionnelle 1 milliard. Au niveau groupe, l’effet marché a contribué à hauteur de 26,5 milliards de livres dans la hausse des encours, modéré par un effet négatif des devises de 9 milliards.
Legal & General Investment Management (LGIM) a annoncé ce 29 juillet la nomination de Steven de Vries au poste de responsable de la distribution wholesale et retail pour les fonds et ETF en Europe. Il remplace Simon Hynes, qui a fait valoir ses droits à la retraite cette année. Rattaché à Honor Solomon, responsable du retail pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), il sera basé à Amsterdam, tout en visitant régulièrement les bureaux de LGIM à Londres, Francfort et Milan. Steven de Vries était jusqu’ici consultant indépendant auprès de boutiques de gestion en matière de distribution de fonds en Europe. Auparavant, il a travaillé dans la vente en Europe chez Henderson Global Investors (2001-2017), où il a notamment dirigée les équipes pour la Belgique et la Scandinavie, puis chez Janus Henderson Investors suite à la fusion des deux groupes, comme managing director pour la distribution auprès des grandes institutions financières et autres grands comptes, et ce jusqu’en 2020. La société de gestion britannique LGIM compte 1 280 milliards de livres sterling (1 400 milliards d’euros) d’encours sous gestion.
Robeco et Quintet Private Bank misent sur le plan ambitieux de transition énergétique de l’administration Biden aux Etats-Unis avec la sortie de RobecoSAM US Green Bonds, un fonds d’obligations vertes libellées en dollars destiné au marché européen. Ce fonds est un carve-out de RobecoSAM Global Green Bonds, lancé l’année dernière pour investir sur le marché américain des obligations vertes. Le fonds est géré par Michiel de Bruin, le directeur mondial de l’équipe obligataire de Robeco, et Peter Kwaak. Ce fonds investira dans des obligations vertes libellées en dollars émises par entreprises, des agences publiques et des Etats, et utilisera l’indice Bloomberg Barclays MSCI USD Green Bond comme benchmark. La banque privée luxembourgeoise Quintet a négocié un partenariat exclusif de distribution pour les six premiers mois, avec un engagement cible de 125 millions de euros via ses portefeuilles discrétionnaires. Au 31 décembre 2020, Robeco comptait 176 milliards d’euros d’encours sous gestion, dont 160 milliards d’euros intégrant les critères ESG.
Credit Suisse a présenté ce 29 juillet des revenus et bénéfices en baisse pour ce deuxième trimestre 2021. Le produit net, hors effet Archegos, s’est élevé à 5,2 milliards de francs suisses (4,8 milliards d’euros), en retrait de 14%, et le bénéfice avant impôt, également retraité, à 1,3 milliard, en recul de 11%. Non retraité, ce dernier élément s’élève à 813 millions de CHF. La gestion d’actifs a été épargnée par cette situation. Ce groupe d’activités a enregistré un produit en hausse de 12% à 404 millions de CHF, pour un bénéfice de 106 millions (+26%). La collecte a également été positive, avec +1,3 milliard de flux nets. La gestion de fortune a elle vu son produit grimper de 2% à 3,6 milliards, mais ses revenus hors éléments exceptionnels baisser de 5%. Au total, le groupe a enregistré une collecte nette négative de 4,7 milliards de CHF, contre des collectes positives de 9,8 milliards eu T2 2020 et de 28,4 milliards au premier trimestre 2021. Cette décollecte s’est concentrée dans la gestion de fortune, qui a rendu 7,3 milliards de CHF, retraits que la firme attribue notamment à un «effort de réduction des risques, en particulier [dans la région Asie-Pacifique]». Toutefois, grâce aux effets marchés et de change, les encours sous gestion s’élèvent à 1.630 milliards de CHF, en progression de 2%. L’affaire Archegos, des problèmes de communication interne, de contrôle et de hiérarchie Le groupe suisse, empêtré dans l’affaire Archegos, du nom d’un family office lui ayant fait perdre quelques 5,5 milliards de francs suisses à la suite de placements hasardeux, a publié ce même jour un rapport sur ce sujet. Ce document, commandé par le conseil d’administration et supervisé par un comité spécial, a été rédigé par un intervenant externe, le cabinet Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison LLP. Parmi les principales conclusions, le rapport note «une inefficacité dans la gestion des risques dans l’activité Prime Services de l’Investment Bank, au niveau tant de la première que de la deuxième ligne de défense, ainsi que des manquements dans la transmission des risques par la voie hiérarchique». De même, «il y a eu un manque de contrôle des dépassements de limites au sein des deux lignes de défense en raison d’une décharge insuffisante des responsabilités de supervision à l’Investment Bank et au sein de Risk et d’un manque de priorisation des mesures d’atténuation du risque et des mesures d’intensification de la gestion du risque (telles que le calcul dynamique des marges)». Le rapport n’a révélé aucune activité illégale ou frauduleuse, ni de lacunes dans l’architecture des contrôles du risque et des processus de gestion du risque de la banque, ni mis en évidence une incapacité de ses systèmes actuels de prévention du risque à fonctionner de manière suffisamment performante pour identifier les risques critiques et les problèmes associés. Credit Suisse rappelle que cette situation l’a conduit à notamment renvoyer neuf collaborateurs.
Aberdeen Standard Investments (ASI) a annoncé ce 28 juillet l’ouverture prochaine d’un centre dédié à l’investissement durable. Il s’agira d’un pôle d’innovation qui réunira des experts ESG expérimentés de la région. Il comprendra des professionnels de l’investissement ESG dans toutes les classes d’actifs et des spécialistes du développement durable de diverses fonctions commerciales, notamment la réglementation, le développement de produits, la distribution et le développement durable de l’entreprise. ASI devrait par ailleurs continuer à réaliser des recrutements pour renforcer ce pôle. Ce centre sera dirigé par Danielle Welsh-Rose, la directrice de l’investissement ESG en Asie Pacifique, et comprendra un comité de conseil en durabilité, mené parRené Buehlmann, le directeur général de l’Asie-Pacifique.
Le gérant d’actifs hongkongais FountainCap Research and Investment vient de domicilier un fonds actions Chine et Hong Kong à Dublin, pour le distribuer auprès des investisseurs européens, a appris Citywire. Ce véhicule, dénommé FountainCap Greater China Select Ucits, suivra la même stratégie que le fonds Global China Opportunity Master, basé aux Îles Cayman et comptant 445 millions de dollars (377 millions d’euros) d’encours. Le nouveau fonds, qui a été lancé avec 40 millions de dollars de capitaux initiaux, a été financé avec l’aide du spécialiste de la levée Aravis Capital. La stratégie compte trois thèmes d’investissement : l’innovation technologique, la transition vers une économie propre, et la consommation des classes moyennes. Elle favorisera les actions qualité-value, le MSCI China All Share Total Return pour benchmark. Le fonds est distribué en France, en Autriche, en Allemagne, au Luxembourg, en Espagne, en Suède, en Suisse, au Royaume-Uni, et à Hong Kong.
Deutsche Bank a présenté des résultats financiers en léger repli pour ce deuxième trimestre 2021, avec des revenus de 6,2 milliards d’euros, en baisse de 1% par rapport au T1-2020. Le résultat net est lui de 828 millions d’euros, contre 61 millions au 30 juin 2020. Ce dernier avait toutefois été grevé par une importante provision pour risque de crédit. Au sein de la banque privée, les revenus ont progressé de 3% pour atteindre 2 milliards d’euros. Le département a toutefois présenté une perte avant impôts de 11 millions d’euros, notamment due à une décision de justice allemande sur le consentement fictif des clients en matière de changement des termes et conditions. Cette décision, qui a pénalisé les banques du pays, a forcé la banque privée de Deutsche Bank à reconnaître une provision légale de 128 millions d’euros. Côté collecte, la banque privée a enregistré 7 milliards de flux nets positifs. Les encours s'élèvent désormais à 535 milliards d’euros.
La société de gestion allemande DWS a présenté ce 28 juillet ses résultats financiers trimestriels, avec des bénéfices quasiment stables par rapport au premier trimestre, à 625 millions d’euros. La somme des six premiers mois, qui s’élève à 1,23 milliard d’euros, est toutefois en hausse de 17% par rapport au premier semestre 2020. Ses encours sous gestion ont progressé de 39 milliards d’euros entre avril et juin, pour atteindre 859 milliards. La collecte nette s’est élevée à 19,7 milliards, bien supérieure au petit milliard du premier trimestre, dû à la décollecte massive d’alors sur le monétaire. Celle du deuxième trimestre a été principalement alimentée par la demande des investisseurs institutionnels pour les fonds passifs, avec +7,9 milliards d’euros (+6,8 par rapport au T1-2021). Parmi les stratégies actives, les fonds actions ont apporté 4,5 milliards d’euros, les fonds alternatifs 1,8 milliard, et les fonds monétaires 5,4 milliards. Les fonds ESG, pris de manière transversale, ont collecté 4 milliards d’euros. Dans le détail des gestions hors ETF, la gestion multi-classes d’actifs a enregistré une collecte de +2 milliards d’euros, dont la majorité s’est dirigée sur le fonds DWS Concept Kaldemorgen. Parmi les autres équipes, la gestion obligataire a reçu 1,7 milliard et la gestion quantitative 1,1 milliard, tandis que la gestion fondamentale actions a rendu 0,3 milliard. Sur les alternatifs, les deux-tiers des 1,8 milliard d’euros de collecte se sont dirigés sur les fonds liquides, et le reste sur les fonds illiquides, principalement dans l’immobilier.
Curt Custard, le directeur des investissements de Newton Investment Management, va désormais diriger l'équipe mondiale de solutions clients, a appris Das Investment. Ce changement de poste résulte d’une décision personnelle pour des raisons familiales, et permettra à Curt Custard de se relocaliser aux Etats-Unis. Depuis son arrivée d’UBS GAM en 2017, dont il fut le directeur mondial des solutions d’investissement, il travaillait à Londres. La filiale de BNY Mellon n’a pas encore annoncé le nom de son remplaçant.
Robinhood, la plateforme de trading en ligne, se valorise 31,7 milliards de dollars (26,7 milliards d’euros)à l’occasion de son introduction en Bourse sur le Nasdaq aux Etats-Unis. L’opération a la caractéristique inhabituelle de faire la part belle à l’investissement des particuliers: 35 % des actions sont réservées à ses propres clients. La cotation se réalise sur la base d’un prix de 38 dollars par action, en bas de la fourchette de prix de 38 à 42 dollars, reflétant un appétit modéré pour l’application pourtant populaire. L’entreprise californienne est très prisée des investisseurs débutants grâce à son offre sans commission. La moyenne d’âge de ses utilisateurs s’établit à 31 ans. Elle a connu une croissance explosive en doublant le nombre de comptes utilisateurs depuis le début de l’année pour atteindre 31 millions. La société est controversée, accusée de rendre les transactions trop ludiques et donc addictives, tout en offrant un service client limité. Robinhood a écopé d’une amende de 70 millions de dollars de la part de l’autorité de régulation financière pour avoir ainsi causé du tort à ses clients.
Korys, le family office de la famille belge Colruyts, a abondé un fonds à impact de ses concitoyens d’Incofin, a appris Citywire Asia. Le véhicule India Progress, qui a levé 60 millions d’euros, va investir dans la chaîne de valeur agricole et alimentaire en Inde. Parmi les autres investisseurs, on retrouve notamment la CDC, Proparco, la Fondation Roi Baudouin. L’objectif final de levée se situe entre 80 et 100 millions d’euros. La famille Colruyts, dont le family office supervise 4,5 milliards d’euros, est elle-même propriétaire d’une grande chaîne de distribution alimentaire en Belgique. Outre des capitaux, elle apportera également une aide non-financière aux entrepreneurs indiens, en leur donnant accès à des marchés européens. La société de gestion Incofin gère un milliard d’euros d’encours.
Tout à une fin, selon Enrique Marazuela, le directeur des investissements de la banque privée BBVA. Celui-ci a déclaré sur LinkedIn son départ après dix-sept années à ce poste. D’après plusieurs médias, cet ancien président du CFA Society en Espagne se concentrera sur une mission liée à l’éducation financière. Avant de travailler chez BBVA,Enrique Marazuela fut directeur des investissements chez Aegon et Banco Urquijo, acquise par Banco Sabadell, ainsi que responsable de la recherche actions chez Ahorro Corporation. Álvaro Manteca, responsable des stratégies d’investissement de la banque privée, et Roberto Hernanz, analyste de marché, reprendront ses fonctions, selon CityWire Selector.
Et de sept. iM Global Partner a annoncé ce 28 juillet sa septième prise de participation dans une société de gestion, la sixième aux Etats-Unis. La plateforme de multi-boutiques fondée par le français Philippe Couvrecelle vient en effet de signer pour l’acquisition de 45% de Richard Bernstein Advisors (RBA), une société de gestion basée à New York, fondée en 2009 par Richard Bernstein, et spécialisée dans l’allocation d’actifs, principalement entre actions et obligations avec une approche de gestion macro «top-down». «Nous cherchions un gérant en allocation d’actifs car ce type de spécialités, relativement rare, intéresse beaucoup les clients privés et les plateformes de gestion privée. Il nous fallait aussi une société complémentaire des expertises que nous avons déjà car nous ne souhaitions pas créer de la concurrence dans notre réseau de partenaires», explique à NewsManagers Philippe Couvrecelle. RBA gère près de 15 milliards de dollars et compte une trentaine de salariés. Elle a été découverte par les équipes d’iM Global Partner grâce à leur expertise de recherche et la première rencontre entre les dirigeants a eu lieu fin 2018. Ensuite, « plus on a creusé leur process d’investissement, plus ils nous ont plu», indique Philippe Couvrecelle. RBA a bénéficié d’une belle croissance organique ces dernières années et pourra désormais s’appuyer sur le réseau européen d’IM Global Partner pour grandir encore tout en gardant son indépendance de gestion (les équipes sont maintenues) et sans devoir investir massivement en forces commerciales puisqu’IM Global Partner est déjà doté d’une centaine de salariés. La plateforme, qui a accueilli deux nouveaux actionnaires en début d’année avec IK Investment Partners et Luxempart aux côtés d’Amundi et Eurazeo (Dassault et La Maison étant sortis), nourri toujours de fortes ambitions. Il y a quelques jours Philippe Couvrecelle n’avait pas caché son objectif de porter les encours de ses partenaires à 65 milliards de dollars d’ici à 2025 et 150 milliards d’ici à 2030, contre environ 26 milliards en juin. Il n’est pas impossible qu’il annonce encore une nouvelle prises de participation dans une autre société de gestion d’ici la fin de l’année.
La barre des 20 billions d’euros d’encours sous gestion a été tout juste franchie fin mai par les fonds UCITS et AIF, selon le rapport mensuel de l’European Fund and Asset Management Association (EFAMA). La collecte nette de ces véhicules s’est élevée à 64 milliards d’euros, en recul par rapport aux 96 milliards d’avril. La majorité de ces flux mensuels se sont dirigés vers les fonds UCITS, avec +55 milliards d’euros. Parmi ceux-ci, les fonds actions ont été les plus attractifs, avec +29 milliards, contre +17 milliards pour les fonds multi-classes d’actifs, et +15 milliards pour les fonds obligataires. Les fonds monétaires UCITS ont eux rendu 8 milliards d’euros.
BlueBay Asset Management a annoncé ce juillet 28 la promotion d’Elena Koycheva au poste nouvellement créé de gérante de portefeuilles institutionnels ESG. Elena Koycheva évolue chez BlueBay AM depuis cinq ans, où elle était dernièrement la rédactrice principale pour les appels d’offres au sein de l’équipe Global Business Development. Basée à Londres, elle sera rattachée à Simon Chennell, gérant de portefeuille institutionnel. Auparavant, elle a travaillé chez Goldman Sachs en tant qu’associate pour l’équipe Global Portfolio Solutions, et chez Dexia AM comme rédactrice d’appels d’offres. La société de gestion anglaise, spécialisé dans les obligations avec 75.5 milliards de dollars d’encours sous gestion (64 milliards d’euros), a également nommé Emma Whiteacre au rang d’analyste senior ESG afin de renforcer la thématique du changement climatique. Elle sera rattachée à My-Linh Ngo, responsable de l’investissement ESG à Londres. Emma Whiteacre était dernièrement analyste risque-pays chez Beazley Group, ainsi que présidente de son comité d’entreprise responsable. Au cours de sa carrière, elle a participé à des projets de recherche sur le climat et les enjeux ESG, notamment en participant aux rapports de marché de la Lloyd’s sur les instruments financiers pour les infrastructures résilientes et la transition vers une économie à faible émission de carbone.
Credit Suisse Group AG devrait publier jeudi 29 juillet les résultats de l’enquête sur les manquements qui ont conduit à des pertes massives liées au family office Archegos Capital Management, selon le Wall Street Journal. Le rapport pourrait être publié en même temps que les résultats trimestriels de la banque et se concentrera sur les défaillances de son département de gestion du risque, les erreurs humaines de jugement et le fait d’avoir ignoré le risque de concentration sur certaines positions. Credit Suisse est l’établissement qui a le plus souffert de l’écroulement d’Archegos à Wall Street, accusant une perte de 5,5 milliards de dollars. Elle a licencié ses responsabledu risque et de la banque d’investissement et s’est tourné vers ses investisseurs pour lever 2 milliards de dollars pour consolider son bilan. Le régulateur suisse, la Finma, a ouvert une procédure à son encontre. Les régulateurs américain et anglais mènent des investigations sur plusieurs banques dans ce cadre.
Le projet américain de système d’échanges de cryptomonnaies Bullish Global, soutenu par plusieurs milliardaires, a lancé un pilote de sept semaines de sa plateforme. Des investisseurs professionnels et particuliers vont tester le produit en simulant des échanges d’actifs digitaux et classiques. La société, récemment valorisée à 9 milliards de dollars, a pour ambition de se débarrasser des intermédiaires traditionnels sur les marchés pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs de se connecter directement dans un environnement de finance décentralisée. La maison mère de Bullish, qui a entamé son processus d’introduction en Bourse aux Etats-Unis à travers un special purpose acquisition company (SPAC), est soutenue par un groupe de milliardaires dont Peter Thiel, Michael Novogratz et Richard Li. Plusieurs autres initiatives de finance décentralisée sont nées récemment, dont celles de Goldman Sachs qui a enregistré une demande de création d’ETF dédié aux actifs digitaux ou de Grayscale qui a lancé un fonds lié aux dix principaux réseaux utilisés dans le domaine.
Goldman Sachs Asset Management a déposé un dossier de candidature lundi dernier auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) afin de lancer un ETF sur les titres de sociétés liées aux cryptomonnaies. Baptisé Goldman Sachs Innovate DeFi and Blockchain Equity ETF, il aura pour objectif de suivre l’indice Solactive Decentralized Finance and Blockchain. Le fonds investira au moins 80 % de ses encours (hors garanties détenues dans le cadre de prêts de titres), dans des titres, des certificats de dépôt et des actions de sociétés cotées qui composent l’indice.
La City montre les muscles dans la course à l’attractivité auprès des spac (special purpose acquisition companies). La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, a annoncé ce 27 juillet plusieurs assouplissements réglementaires concernant les spac afin d’attirer davantage de sociétés vers la Bourse londonienne. La principale évolution consiste en la suppression de la règle de suspension de cotation des spac lors de l’annonce de l’acquisition, une spécificité qui ne s’applique qu’au Royaume-Uni. Jusqu’à présent, il n’était pas possible d’acheter ou vendre des parts de spac à partir du moment où le nom de la cible était connu. Les entreprises «chèque en blanc» devront toutefois publier des informations détaillées sur la cible pour éviter la suspension de cotation. Pour être éligible à ces nouvelles règles, les spac devront inclure une option de retrait des fonds, afin de permettre aux investisseurs de sortir de l’entité avant l’acquisition. Les spac devront aussi garantir que les fonds collectés auprès des investisseurs soient utilisés pour l’acquisition proposées et passent par le vote des actionnaires pour la confirmer. Ce changement de règles donne également une option de prolongation de la durée vie du spac de six mois, normalement limitée à deux ou trois ans, et ce sans devoir passer par l’approbation des actionnaires. « Les 6 mois supplémentaires ne seront disponibles que dans des circonstances limitées. Cette mesure vise à donner plus de temps à un spac pour conclure une transaction lorsqu’elle est bien avancée », a expliqué le FCA. Entrant en vigueur dès le 10 août prochain, ces nouvelles règles ne concernent que les véhicules dont la cotation initiale est supérieure à 100 millions de livres sterling (117 millions d’euros). «Nos règles finales visent à offrir plus de souplesse aux spac de plus grande taille, à condition qu’ils intègrent certaines caractéristiques qui favorisent la protection des investisseurs et le bon fonctionnement de nos marchés », a précisé le régulateur. La régulation des spac fait actuellement cogiter les autorités financières mondiales. L’Organisation internationale des commissions de valeurs (Iosco), qui réunit plus de cent régulateurs nationaux, vient de créer ce 9 juin un « Spac network » pour surveiller les développements de ces véhicules financiers. Ce réseau est dirigé par Jean-Paul Servais, le vice-président de l’Iosco et président du régulateur belge. Sur le Vieux continent, l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a rappelé mi-juillet les obligations de transparence exigées de la part des spac afin de respecter la réglementation sur les prospectus. L’Esma a demandé aux régulateurs nationaux de s’assurer que les spac présentent divers scénarios de dilution potentielle, après la fusion ou acquisition de la cible, quand le spac devient une société cotée « normale ». Les spac devront également détailler dans ce document les conflits d’intérêts entre les sponsors à l’initiative du véhicule et les investisseurs.
Goldman Sachs a revu à la baisse ses anticipations de consommation pour le deuxième semestre 2021 aux Etats-Unis et par ricochet sa prévision de croissance.