Les investisseurs internationaux se sont montrés prudents lors de la première semaine pleine de septembre, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les différentes classes d’actifs ont récolté de maigres encours, à l’exception des fonds monétaires, d’obligations investment grade, et d’actions de grandes capitalisations américaines. Les fonds émergents, tant sur les actions que les obligations, ont également tiré leur épingle du jeu. Dans le détail, les fonds monétaires ont reçu la majorité des flux, avec 15,2 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros). Ils sont suivis par les fonds actions et obligations, avec respectivement 12,7 et 12,6 milliards de dollars. Au sein des fonds obligataires, les véhicules dédiés aux obligations investment grade ont enregistré 6,7 milliards de dollars d’achats nets, le plus petit montant depuis fin juillet. Parmi les autres univers d’investissements, les fonds d’obligations émergentes et ceux sur les titres souverains sont les seuls à dépasser le milliard de dollars de collecte, avec respectivement +2,2 milliards et +1,1 milliard de dollars. Sur les fonds actions, les flux se sont dirigés vers les émergents (+3,1 milliards de dollars) et les Etats-Unis (+2,2 milliards). Les fonds actions européennes ont connu une semaine atone, tandis que les fonds japonais ont rendu 1,9 milliard de dollars. Parmi les stratégies américaines, les flux nets ont également été plus ou moins proches de zéro, à l’exception des actions grandes capitalisations (+4,9 milliards de dollars), de l’immobilier (+1,8 milliard), de la tech (+1,1 milliard), et des financières (-2 milliards).
GAM Investment Management (Switzerland) a annoncé ce 10 septembre la nomination de Stefan Kern au poste de directeur client pour les clients institutionnels de Suisse alémanique. Il sera basé à Zurich et rattaché à Daniel Durrer, responsable des ventes pour l’Europe centrale et de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique. Stefan Kern arrive d’AXA Investment Managers Suisse, où il était responsable senior des ventes institutionnelles depuis 2010. Auparavant, il a travaillé quatre ans chez Swiss Life Asset Management à un poste équivalent.
La société luxembourgeoise de services aux investisseurs IQ-EQ vient d’annoncer la nomination de Michael Marquardt en tant que directeur général en Asie, à la suite de l’ouverture de deux bureaux à Shanghai et Shenzhen. Il sera chargé d’élargir la présence d’IQ-EQ en Chine, notamment dans les domaines de la gestion de patrimoine et des services aux entreprises. Michael Marquardt arrive de Zerobridge Partners, où il était dernièrement partenaire et directeur des opérations. Auparavant, il fut directeur des opérations en Asie-Pacific chez BlackRock, et au Japon chez Barclays Global Investors. Il a commencé sa carrière chez American Express Banx comme analyste avant d’y être promu responsable des relations pour la banque privée.
Sasja Beslik, responsable de la finance durable de J. Safra Sarasin, a quitté la banque suisse. L’information, d’abord relayée par Citywire Selector, a été confirmée par l’intéressé à NewsManagers. Sasja Beslik est parti deux ans seulement après avoir pris ses fonctions. Avant cela, il était à la tête des investissements responsables de Nordea Wealth Management.
Le gouvernement australien a annoncé ce 10 septembre la nomination de Nicholas Moore en tant que président du nouveau gendarme financier, la Financial Regulator Assessment Authority (FRAA). Cet établissement a été créé suite aux recommendations de la Royal Commission into Misconduct in Banking, Super Superannuation and Financial Services Industry. La FRAA est chargée de la supervision du régulateur l’Australian Securities and Investment Commission (ASIC) et de l’Australian Prudential Regulation Authority. Au cours de sa première année, la FRAA sera également responsable pour l’évaluation de l’efficacité de l’ASIC. Premier président de la FRAA, Nicholas Moore était jusqu’à 2018 le directeur général de Macquarie Group Limited. Il a rejoint la division de service corporate chez Macquarie en 1986, avant d’être promu au rang de responsable du Investment Banking Group en 2001 et au poste du directeur général en 2008. La FRAA comprend également Gina Cass-Gottlieb, avocate et Craig Drummond, banquier. Gina Cass-Gottlieb est actuellement partenaire au Competition and Regulation Group du cabinet d’avocats australien, Gilbert + Tobin. En 2018, elle a été reconduite par le trésorier du Commonwealth au conseil du système de paiement de la Reserve Bank of Australia. Craig Drummond arrive de Medibank, dont il était le directeur général depuis 2016. Auparavant, il fut directeur exécutif du groupe Finances et Stratégie chez National Australia Bank (NAB) et directeur général et responsable de l’Australie chez Bank of America Merrill Lynch.
Le gestionnaire d’actifs Al Dhabi Capital (ADC), basé à Abu Dhabi, va lancer un fonds en actions axé sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA), rapporte l’agence Reuters. Le fonds Al Dhabi Capital MENA est doté de 100 millions de dollars provenant de sa société mère basée aux Émirats arabes unis, Al Dhabi Investment. ADC, qui gère plus de 600 millions de dollars d’actions cotées pour le compte d’investisseurs institutionnels, a déclaré que le nouveau fonds «suit un processus de sélection de titres bottom-up et cherche à investir dans des actions liquides avec une approche d’achat et de gestion à long terme». Le fonds est domicilié dans les îles Caïmans.
KKR a annoncé la nomination de Kerryann Benjamin au poste de Chief Diversity Officer et Head of Talent Management, avec effet immédiat. Kerryann Benjamin sera basée à New York et dirigera la stratégie de KKR en matière de diversité, d'équité et d’inclusion (DEI), «une priorité stratégique pour la société», assure un communiqué. Elle sera aussi en charge de la stratégie mondiale de développement des talents de KKR. Kerryann Benjamin vient de Goldman Sachs & Co, où elle a occupé pendant près de vingt ans divers rôles au sein de l'équipe de gestion des ressources humaines, notamment pour leur activité de gestion de fortune. Malgré des progrès réalisés ces dernières années en matière de diversité et d’inclusion, les firmes de capital investissement aux Etats-Unis ont été montrées du doigt récemment pour le manque de diversité dans leur entreprise et dans celles dans lesquelles elles investissent. " Nous reconnaissons que nous devons continuer à placer la barre plus haut, à voir grand et à faire preuve d’audace en prenant des mesures pour trouver et retenir des talents exceptionnels et pour offrir un lieu de travail et une expérience inclusifs pour tous», a commentéSandra Ozola, responsable des ressources humaines chez KKR .
Les sociétés de gestion verdissent leurs fonds d’investissement démodés, espérant capter une part des flux se déversant dans les produits durables, observe le Wall Street Journal. Parfois, le changement de nom est seulement cosmétique. L’an dernier, les sociétés de gestion aux Etats-Unis ont donné un nom durable à un nombre record de 25 fonds, selon Morningstar. Depuis 2013, elles ont renommé 64 fonds, représentant 35 milliards de dollars d’actifs en juin. Sur les 64 fonds ayant changé de nom, 35 subissaient des rachats d’investisseurs sur les trois ans avant qu’ils ne deviennent verts, selon une analyse des données de Morningstar par le WSJ. Après, treize des fonds ont à nouveau enregistré des souscriptions. Quarante-cinq ont vu leurs actifs bondir, grâce aussi à l’effet marché.
Swiss Life Asset ManagersFrance vient de nommerBéatrice Guedj au poste de directrice de la recherche et de l’innovation. Elle arrive de Swiss Life REIM, où elle occupait un poste équivalent depuis 2018. Auparavant, Béatrice Guedj a travaillé quatorzeans chez Grovesnor Fund Management comme directrice de la recherche et de la stratégie, puis de la recherche et des études. Elle a commencé chez Rexecode.
Natixis IM et Axa IM sont désormais actionnaires minoritaires du fournisseur français de données en biodiversité Iceberg Data Lab, indique le journal Les Echos. Le tour de table a également permis l’entrée de Sienna IM, filiale du groupe Bruxelles Lambert, et du fournisseur d’indice allemand Solactive. La société parisienne a ainsi levé 5 millions d’euros, qui doivent lui permettre d’ouvrir des bureaux à Londres, Singapour et New York, et d'élargir son champ de couverture aux obligations en dollars et high yield, aux small et mid caps, ainsi qu’aux actifs réels.
La Cour de Justice de la République (CJR) a convoqué Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, ce vendredi, avant une possible mise en examen pour «mise en danger la vie d’autrui» dans sa gestion de la crise sanitaire, selon Le Monde. La CJR enquête depuis juillet 2020 sur la manière dont le gouvernement a géré l'épidémie de Covid-19. Outre Agnès Buzyn, l’instruction menée par la CJR vise également l’ancien Premier ministre Edouard Philippe ainsi qu’Olivier Véran. Des perquisitions avaient été menées le 15 octobre chez Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Olivier Véran et chez le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Depuis un an, des milliers de plaintes sont arrivées à la CJR, selon François Molins, procureur général près la Cour de cassation.
TCW a recruté Olivia Albrecht en tant que responsable mondiale de l’ESG (environnement, social et gouvernance). L’intéressée vient de Pimco où elle était responsable de la stratégie ESG. Chez TCW, Olivia Albrecht pilotera les efforts d’investissement ESG de la société, et notamment l’intégration des critères ESG dans les investissements et la stratégie d’entreprise. Elle a pris ses fonctions le 7 septembre et est rattachée à David Lippman, le président et directeur général de TCW.
Grégoire Pictet, un membre de famille du groupe bancaire Pictet, vient d’être nommé au poste de responsable de ressources humaines pour l’Asie ex-Japon, nouvellement créé, selon Finews.Asia. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à Christèle Hiss Holliger, responsable mondiale des ressources humaines, Junjie Watkins, directrice exécutive de l’Asie ex-Japon et Tee Fong Seng, directeur général de la gestion de patrimoine privé en Asie. Il sera chargé de la supervision des équipes de ressources humaines régionales à travers l’Asie du Nord et du Sud. Grégoire Pictet était dernièrement le directeur général pour Pictet North America Advisors depuis 2018. Il est entré chez Pictet en juillet 2013 comme conseiller en investissement pour la Banque Pictet & Cie, avant d’être promu au rang de directeur général de Pictet Bank & Trust aux Bahamas. Auparavant, il fut responsable de ventes chez Firmenich, une entreprise genevoise de création de fragrances et d’arômes. Grégoire Pictet est le cousin de Marc Pictet, directeur associé et le responsable unique de l’unité patrimoine.
Natixis IM et Axa IM sont désormais actionnaires minoritaires du fournisseur français de données en biodiversité Iceberg Data Lab, indique le journal Les Echos. Le tour de table a également permis l’entrée de Sienna IM, filiale du groupe Bruxelles Lambert, et le fournisseur d’indice allemand Solactive.
Invescoa annoncé ce 9 septembre la nomination de Maximilian Kufer au poste de responsable ESG pour les marchés privés. Il sera chargé de la stratégie et de l’intégration de l’ESG dans les stratégies alternatives, couvrant les actifs réels et privés, d’Invesco à l'échelle mondiale.Il dirigera également le comité mondial ESG+R d’Invesco Real Estate. Sous la responsabilité de Cathrine de Coninck-Lopez, responsable mondiale de l’ESG chez Invesco, et basé à Londres, il travaillera en étroite collaboration avec les branches d’Invesco en charge de l’immobilier et des actifs privés à travers le monde. Il aura pour objectif d’y développer l’ESG au sein des différentes stratégies afin de créer et de renforcer la valeur pour les clients grâce à une meilleure intégration ESG. Maximilian Kufer arrive d’Axa IM - Alts, où il était responsable de la durabilité, chargé du développement et de l’intégration de l’investissement responsable pour l’immobilier, les infrastructures et la dette privée depuis 2016. Il est membre actif des groupes de travail du secteur et siège au comité benchmark du Global Real Estate Sustainability Benchmark, au conseil de durabilité de la User Location Information, ainsi qu’au comité des investissements ESG et à impact du Global Reporting Initiative.
La société de gestion américaine Breckinridge Capital Advisors, spécialisée dans les obligations investment grade, veut se développer auprès des investisseurs institutionnels en Europe. Pour cela, elle s’associe avec Harrington Cooper, une agence britannique qui distribue à l’international les fonds de sociétés tierces, annonce-t-elle dans un communiqué. Cette structure travaille notamment avec Berenberg et RobecoSAM. Harrington Coopera levé 6 milliards de dollars ces 15 dernières années sur 20 stratégies différentes. Breckinridge, qui gère 46 milliards de dollars, se présente comme l’un des pionniers de la gestion environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) aux Etats-Unis, plus particulièrement dans l’obligataire. La société basée à Boston pense avoir donc les arguments nécessaires pour séduire les institutionnels européens, à l’heure où l’ESG devient incontournable. «Nous constatons un intérêt significatif de la part des investisseurs institutionnels en Europe pour les solutions obligataires investment grade qui intègrent les facteurs ESG. De plus, nous pensons être bien positionnés pour répondre aux exigences réglementaires spécifiques à l’Europe, en plus des préoccupations croissantes autour du net zéro », commente Ognjen Sosa, directeur des investissements de Breckinridge.
L’initiative Carbon Disclosure Project (CDP) et un groupe de sociétés de gestion dont M&G, Neuberger Berman, Nuveen et Capital Group ont lancé, mercredi 8 septembre, une plateforme de publication standardisée de données environnementales d’entreprises non-cotées. Plus d’un millier d’entreprises non-cotées détenues en portefeuille sont initialement concernées par ce Private Markets Pilot. Cette plateforme vise à aider les investisseurs des marchés privés à comparer les performances environnementales des sociétés non cotées. Un questionnaire standardisé spécifique aux sociétés non cotées a ainsi été créé par le CDP et les investisseurs. Cela permettra selon eux d’accroître le nombre de publications de données environnementales par les sociétés non-cotées quelle que soit leur taille. Le CDP précise dans un communiqué que les compagnies non-cotées qui se sont déjà engagées pour publier leurs données sur la plateforme sont basées tant dans les marchés développés qu’émergents. Elles couvrent plusieurs industries (pétrole et gaz, finance, énergies renouvelables, technologie, santé, manufacture). En cas d’éventuels manques sur les données demandées par le questionnaire, CDP indique qu’il complétera les données publiées par des estimations au sujet de la génération d’émissions de CO2. Les investisseurs ont «besoin dedonnées solides, comparables et compréhensibles dans les marchés publics et privés» pour Claire Elsdon, directrice associée des marchés de capitaux au sein de CDP. «Ce pilote est essentiel pour éviter des «fuites d’émissions carbone» entre classes d’actifs à l’image de sociétés cotées vendant des actifs intensément carbonés à des sociétés non cotées pour tenter d’échapper à la surveillance et à la transparence», ajoute-t-elle.
La société de gestion canadienne Dynamic Funds, filiale de 1832 S.E.C Asset Management propriété de Scotia Bank, a repris la gestion de neuf fonds indiciels actifs (ETF actifs)qu’elle déléguait auparavant à BlackRock Canada. L’exposition des ETF se calquait sur celle de fonds mutuels gérés par Dynamic Funds sur différentes classes d’actifs (actions, obligations). Dynamic Funds entend croître par elle-même sur le segment des ETF actifs. La boutique de gestion, quigère six autres ETF actifs de façon indépendante, collaborait avec BlackRock Canada depuis 2017.
« Pour être plus responsable, Camif retire de son catalogue tous les produits fabriqués en dehors de l’Union européenne » : voilà qui est radical ! Le distributeur de meubles et d’appareils électroménagers qualifie lui-même ainsi ce mouvement qui met en œuvre une stratégie d’économie locale et durable. Au passage, le site de vente en ligne n’hésite pas à prendre un risque financier, les produits venus d’Asie et notamment de Chine représentant 20 % de ses ventes. Nous entrons enfin, dirait-on, dans le vif du sujet de la transition climatique. Ne reste plus qu’à convaincre les consommateurs que leur argent représente une forme d’investissement dont les retombées sont pour tout le monde et non mesurables…
Un salaire à l’embauche de 300.000 dollars, c’est ce qu’un hedge fund en Chine est capable de proposer pour un jeune diplômé en informatique ou en intelligence artificielle. Soit trois fois plus que ce qu’un fonds quantitatif à Wall Street proposerait aujourd’hui, rapporte Bloomberg en citant l’exemple d’un jeune Chinois qui a renoncé à poursuivre ses études outre-Atlantique.
Contrainte. Alors que l’inflation en zone euro a atteint 3 % en août, une accélération dont le caractère temporaire divise les économistes, un élément pourrait peser dans la perception de la hausse des prix par les ménages : le poids des dépenses pré-engagées. Ces dépenses sont souvent liées à un contrat, difficilement renégociables et débitées automatiquement : abonnements, internet, loyers ou traites immobilières… Depuis 2001, leur poids a augmenté de 5 points, de 27 % à 32 %, relève dans une récente note d’analyse France Stratégie, l’organisme de prospective rattaché au Premier ministre. Une explication possible au décrochage que l’on observe entre pouvoir d’achat perçu et mesuré.