The Financial Conduct Authority (FCA), le gendarme financier britannique, vient de lancer ce 19 janvier une consultation publique sur des projets visant à durcir les règles de commercialisation ainsi que l’accès aux investissements dans des produits à « haut risque », dont les cryptoactifs. Cette surveillance comprendra également les mini-bonds destinés aux investisseurs particuliers, du crowdfunding et d’autres actifs illiquides spéculatifs. La FCA souhaite un durcissement des règles autour du marketing et de la communication de ces produits. Le régulateur anglais veut renforcer davantage les avertissements sur le risque lors de la commercialisation de ces produits. Il veut également interdire certaines offres promotionnelles, comme un bonus pour une nouvelle souscription ou pour le parrainage. Le marketing des produits liés aux cryptoactifs sera désormais sous la juridiction de la FCA a annoncé la veille le ministère des Finances britanniques. Selon l’institution, 2,3 millions de Britanniques ont déjà investi dans des cryptoactifs, mais leur compréhension du secteur est jugée insatisfaisante. La Banque d’Angleterre a pour sa part émis plusieurs alertes, craignant que les investisseurs pourraient y perdre leur épargne. «Trop de personnes sont amenées à investir dans des produits qu’elles ne comprennent pas et qui sont trop risqués pour elles», a expliqué Sarah Pritchard, directrice exécutive à la FCA. Pour faire face à cette augmentation de la demande pour des produits cryptoactifs, la FCA souhaite catégoriser les cryptoactifs comme «restricted mass market investments». Cette catégorisation limitera la vente de ces produits financiers aux investisseurs fortunés ou qualifiés. «Les entreprises émettant de telles promotions devront se conformer aux règles de la FCA, telles que l’obligation d'être claires, équitables et non trompeuses», a souligné la FCA. La consultation de la FCA sera ouverte jusqu’au 23 mars 2022. Le régulateur britannique annoncera les règles finales cet été.
Energy Impact Partners LP (EIP), une société de capital-risque qui compte Microsoft Corp. et Duke Energy Corp. parmi ses bailleurs de fonds, a levé 200 millions de dollars pour un nouveau véhicule d’investissement destiné à transformer des technologies climatiques ambitieuses en opérations commerciales, rapporte l’agence Bloomberg. Le nouveau véhicule d’investissement - appelé Deep Decarbonization Frontier Fund - a déjà financé quelques start-ups développant de nouvelles approches en matière d'énergie propre. EIP prévoit de lever 150 millions de dollars de plus pour le fonds cette année, a déclaré Shayle Kann, l’associé qui dirige le fonds, dans une interview à Bloomberg L’entreprise vante un modèle unique. Elle est financée par des fournisseurs de services publics et des sociétés pétrolières et gazières, et prévoit de jumeler ces entreprises avec les sociétés de son portefeuille, une fois qu’elles auront démontré la viabilité de leurs produits.
Dans la foulée du rachat d’une partie des activités de Lyxor et de ses plus de 350 salariés qui vont rejoindre progressivement les locaux d’Amundi à Paris boulevard Pasteur, Amundi avait annoncé récemment une rafale de nominations. La série se poursuit avec l’arrivée prochaine de Matthieu Mouly, actuellement chief client officer chez Lyxor ETF, chez CPR Asset Management, une filiale d’Amundi, a appris NewsManagers. Il devrait y remplacer Gilles Cutaya, au moins sur ses fonctions d’ancien directeur marketing. Ce dernier a été promu en octobre dernier en tant que directeur adjoint marketing & produits d’Amundi, un poste nouvellement créé.
La société de gestion Sofidy a annoncé l’obtention du Label ISR immobilier pour deux fonds. Il s’agit de la SCPI Sofidy Europe Invest et de l’OPPCI Sofimmo. Le premier véhicule, lancée en juillet 2021, est une SCPI à la thématique européenne qui cible les marchés immobiliers jugés les plus porteurs au sein de l’espace économique européen, du Royaume-Uni et de la Suisse. Le second, lancé en mars 2009, est un Organisme Professionnel de Placement Collectif Immobilier détenant 125 actifs investis, directement ou indirectement, en murs de commerces de proximité en France.
La bonne croissance de l’économie britannique en novembre 2021 lui a permis de retrouver sa taille d’avant-crise. Mais les vents contraires se renforcent : à l’inflation forte s’ajoutent des taxes plus importantes et la hausse des prix de l’énergie, tandis que les problèmes d’approvisionnement et le manque de main-d’œuvre continueront à se faire sentir.
L’exemple d’Emmanuel Faber n’a pas refroidi le patron d’Unilever. En faisant le point sur la stratégie d’Hellmann’s, l’an dernier, Alan Jope a annoncé vouloir faire de la mayonnaise emblématique du groupe un « produit engagé contre le gaspillage alimentaire ». Une déclaration que les investisseurs ont du mal à avaler : la performance boursière décevante d’Unilever leur reste en effet en travers de la gorge. « Une entreprise qui se sent obligée de préciser l’engagement ESG de sa mayonnaise est à côté de la plaque », a résumé Terry Smith, l’un des 10 plus grands actionnaires du groupe. Charité bien ordonnée…
Glenn Youngkin est devenu officiellement le 15 janvier le 74e gouverneur de Virginie. En novembre dernier, l’élu républicain, novice en politique, avait créé la surprise dans cet Etat à sensibilité démocrate en battant d’une courte tête Terry McAuliffe, qui représentait la majorité présidentielle de Joe Biden. La preuve que Wall Street constitue encore un bon passeport auprès de l’électeur américain, même si ce sont surtout les diatribes anti-woke du candidat conservateur qui lui ont rallié les suffrages. Avant de se lancer dans l’arène politique fin 2020, Glenn Youngkin était en effet l’un des deux codirecteurs généraux de la société d’investissement Carlyle, où il a passé 25 ans.
Impact. Créée par Sycomore et les partenaires méthodologiques historiques, I Care et Quantis, la NEC Initiative (Net Environmental Contribution) vise à fournir sur une échelle de -100 % à +100 % le degré d’alignement à la transition écologique d’investisseurs et d’entreprises. Il se veut complémentaire à la taxonomie européenne. Dans la perspective de devenir un standard de place, la NEC Initiative lève 2,4 millions d’euros et ouvre son capital à de nouveaux partenaires, OFI AM, Swen Capital Partners et Eurinvest rejoignant Sycomore Factory. Elle devient aussi société à mission. Groupama, l’Ircantec, BNP Paribas Cardif, la Caisse des dépôts font partie des premiers utilisateurs avec Sycomore, OFI, Swen Capital et Eurinvest. Dans les mois à venir, la NEC Initiative compte s’ouvrir aux investissements à des acteurs étrangers, investisseurs et gérants, et fédérer des acteurs variés concurrents autour de son projet.
La commission des Affaires sociales du Sénat a demandé de se voir conférer les pouvoirs d’une commission d’enquête, importants, pour six mois. Actée mercredi en conférence des présidents, cette demande sera soumise jeudi au vote des sénateurs dans l’hémicycle. «Nous allons contrôler l’adéquation du passe vaccinal avec la situation pandémique», a indiqué le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
Les parlementaires dénoncent le calendrier très serré imposé par la Commission et regrettent l’absence d’étude d’impact concernant l’énergie nucléaire.
Le Premier ministre Boris Johnson, dans la tourmente après une série de révélations sur la tenue de fêtes au 10, Downing Street en plein confinement, a assuré mercredi au Parlement n’avoir pas l’intention de démissionner. Porté à la tête du gouvernement par sa promesse de «faire le Brexit», Boris Johnson a permis à son Parti conservateur d’obtenir en 2019 sa plus large majorité au Parlement depuis une trentaine d’années mais il est aujourd’hui sous la menace des députés de son propre camp. Pour qu’un débat s’ouvre sur l'éviction de Boris Johnson de la tête du Parti conservateur - et par ricochet du gouvernement -, il faut au préalable que 54 des 360 élus conservateurs adressent une lettre de défiance au président du «Comité de 1922", un groupe parlementaire des Tories à la Chambre des communes. Or, selon la presse britannique, ce scénario pourrait se réaliser.
BlackFin Capital Partners vient de recruter Sophie Catala comme directrice de la dette pour sa stratégie buy-out. Elle arrive de Muzinich & Co, dont elle était la directrice associée de l’activité de dette privée en France depuis 2015. Elle a commencé dans le crédit chez Calyon,puis a travaillé dans les fusions et acquisitions chez BNP Paribas et la structuration de dérivés chez Société Générale. Elle a ensuite rejoint l’équipe de marché de dette d’Oddo Corporate Finance comme associate.
Candriam vient d’annoncer ce 19 janvier le lancement d’un fonds d’obligations à impact. Dénommé Candriam Sustainable Bond Impact Fund, il est le compartiment de la sicav luxembourgeoise Candriam Sustainable, qui compte environ 18milliards d’euros d’actifs sous gestion. Il investira dans des émissions obligataires visant à soutenir la transition vers une économie à faibles émissions carbone ou à réduire les disparités sociales. Géré activement, ce véhicule a pour indice de référence l’Iboxx Euro Aggregate (Total Return). Côté gestion, le fonds s’appuiera sur les analyses fondamentales et ESG (environnement, social, gouvernance) de l’équipe de gestion composée de trois personnes : Philippe Dehoux, Head of Global Bonds, Céline Deroux, Senior Fixed Income Strategist et Nicolas Forest, Global Head of Fixed Income. L’équipe comprendra également deux personnes spécialisées en ESG: Vincent Compiègne, Deputy Head of ESG Investments et Lucia Meloni, Lead ESG Governance Analyst. Ce véhicule vise à inclure un ratio minimum de 75% d’obligations durables ainsi qu’à contribuer positivement aux Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. Par ailleurs, 10% des commissions de gestion nettes seront reversées à des organisations soutenant des projets environnementaux et sociaux. Ce fonds est commercialisé en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en France, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suisse.
Arkéa Real Estate vient de recruter Charlotte Bouttier en tant que senior investment manager et Clémence de Coincy en tant qu’asset manager. Dernièrement, Charlotte Bouttier occupait le poste de Manager au sein du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company, qu’elle avait rejoint début 2019, et où elle intervenait pour des fonds de private equity ou sur des missions de restructuration d’entreprise. Auparavant, elle a acquis une expérience en immobilier, notamment chez Aviva Investors Real Estate en tant qu’investment manager (2015-2019) sur un périmètre européen, chez LFPI REIM et chez Amundi Immobilier en tant qu’analyste Asset Management. Dernièrement, Clémence de Coincy était directrice de développement immobilier tertiaire au sein d’Immobel France. Auparavant, elle occupait le poste d’analyste chez Axa IM de 2017 à 2019 et chez AEW Europe en 2016 dans l’équipe logistique.
Le Premier ministre Boris Johnson, dans la tourmente après une série de révélations sur la tenue de fêtes au 10, Downing Street en plein confinement, a assuré mercredi au Parlement n’avoir pas l’intention de démissionner.
La directrice de la durabilité de Credit Suisse, Marisa Drew, va quitter l’entreprise, a appris Reuters. Cette vétéran de la banque zurichoise, qui y travaillait depuis plus de 18 ans, occupait ce poste depuis 2020. Elle est déjà remplacée par Emma Crystal, une managing director de la division de gestion de fortune internationale. Cette dernière dirige notamment les activités en Europe du Nord et de l’Ouest, ainsi que le département de solutions durables.
Allianz Global Investors (AGI) a conclu un partenariat avec le Groupe Pasteur Mutualité Assurances (GPM Assurances, filiale d’AGMF Prévoyance) portant sur la gestion de l’ensemble de son portefeuille d’investissements. Le mandat de gestion de plus d’un milliard d’euros d’actifs général sur plusieurs classes d’actifs, mobilisera l’équipe de gestion assurantielle d’AGI à Paris, associée aux spécialistes de la gestion actif-passif d’Allianz France, pour fournir du conseil en allocation stratégique en amont du processus d’investissement. Une approche « 100% ESG» est mise en place. Ce mandat se veut être la première étape d’un partenariat stratégique. D’autres espaces de collaboration sont en cours d’exploration entre les deux groupes, notamment dans l’assurance affinitaire et les services périphériques.
Le plus gros fonds géré par Blackstone Group est un produit qui cible principalement les investisseurs individuels, rapporte le Wall Street Journal. Le Blackstone Real Estate Income Trust, qui peut être vendu en parts de 2.500 dollars, a levé plus de 50 milliards depuis son lancement il y a cinq ans. La société a utilisé le fonds, connu sous le nom de BREIT, pour acquérir des logements, des entrepôts, des bureaux, des casinos et autres.
Janus Henderson Investors a recruté Thibault Delbarge au poste de responsable des ventes BeneLux. L’intéressé, qui a pris ses fonctions le 17 janvier 2022, travaillera au Luxembourg et sera rattaché à Arnaud Gerard, directeur commercial Benelux, qui est responsable de l’ensemble du marché de la distribution (wholesale) dans la région. Thibault Delbarge rejoint Janus Henderson après avoir travaillé pour Brookfield Asset Management en tant que responsable de la relation client en charge du développement dans les pays scandinaves et le Benelux ainsi que de la promotion des services de la société dans divers domaines (immobilier, infrastructures, énergies renouvelables, capital-investissement et crédit). Avant cela, Thibault a travaillé 6 ans chez Allianz Global Investors, où il dirigeait le développement commercial sur le marché wholesale pour la Belgique et le Luxembourg. Fort de plus de dix ans d’expérience, il a commencé sa carrière chez JPMorgan et fait un passage chez Degroof Petercam Asset Management. Chez Janus Henderson, il sera chargé du développement et de la pérennisation des relations nouvelles et existantes au Benelux.
Trente ans après sa création et en plein changement actionnarial, La Financière de l’Echiquier est en forme. La société de gestion a enregistré en 2021 une collecte nette de 950 millions d’euros, a dévoilé sa directrice générale, Bettina Ducat, à NewsManagers. C’est moins que le record de 1,7 milliard d’euros enregistré en 2020, mais cela reste un niveau élevé. Les encours ont donc atteint 14,6 milliards d’euros, alors qu’ils s’établissaient à 12,2 milliards d’euros en décembre 2020. Fin 2018, les encours peinaient à passer la barre des 10 milliards. La société a donc quasiment atteint l’objectif des 15 milliards d’euros d’encours qu’elle s’était fixée lors de l’annonce de l’entrée au capital de Primonial fin 2017. «Dans la continuité de l’année précédente, la société a collecté sur les actions internationales et thématiques, l’impact et les actions européennes», confie Bettina Ducat. L’un de ses fonds, Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe, a même dû être fermé aux nouveaux investisseurs en octobre dernier face à un fort afflux d’argent qui l’a fait dépasser les 3 milliards d’euros fin août 2021. Grâce à la collecte de ces dernières années, cinq fonds de La Financière de l’Echiquier approchent ou dépassent désormais le milliard d’euros d’encours. Outre Echiquier Agenor SRI Mid Cap Europe, figurent dans cette liste les fonds Echiquier Major SRI Growth Europe, Echiquier Arty SRI, Echiquier World Equity Growth et Echiquier Artificial Intelligence. «Cela est très important pour nous, car cela démontre que nous ne dépendons pas que d’une seule expertise», se félicite Bettina Ducat. Les institutionnels et l’international au cœur de la croissance Son fonds thématique sur l’espace, lancé avant l’été, a recueilli 67 millions d’euros. La gestion thématique au sein de LFDE représente désormais près de 3 milliards d’euros, soit 10 fois plus qu’en 2017. Pour continuer à surfer sur cette tendance porteuse qu’est la gestion thématique, la société de gestion souhaite développer de nouveaux thèmes, mais sous réserve que cela reste cohérent avec sa politique ESG. Un groupe de travail a été monté autour de l’innovation réfléchit à de nouvelles idées. Dans le même temps, l’équipe de gestion va être prochainement renforcée. LFDE compte aussi étoffer sa gamme à impact, avec un troisième produit davantage axé sur le social. En tout cas, «la société profite de son positionnement précoce sur les problématiques environnementales sociales et de gouvernance», observe Bettina Ducat. Côté clientèle, LFDE a poursuivi sa diversification auprès des institutionnels. Cette maison historiquement plus «retail», a «accéléré» son développement auprès de cette clientèle. Aujourd’hui, ses encours sont gérés à 37 % pour le compte d’institutionnels, et de 24 % sur le retail. «Aujourd’hui, la société gère 4,6 milliards d’euros d’encours pour le compte d’institutionnels français, contre 1,7 milliard en 2017», précise Betttina Ducat. Le développement à l’étranger, principalement en Europe, constitue aussi un moteur de croissance, même si sapart reste stable dans les encours, autour de 25 %. Aujourd’hui, en valeur, les encours internationaux ont doublé entre 2018 et 2021. Cela est notamment le fruit des efforts accomplis dans ce domaine. L’an dernier, LFDE a renforcé son dispositif européen avec plusieurs recrutements dans cinq pays: Allemagne, Belux, Italie, Espagne et Suisse. Elle compte environ trois vendeurs pour chaque pays. «Le Belux est notre plus gros marché étranger, mais les autres pays ont beaucoup de potentiel», note Bettina Ducat. Des collaborateurs presque tous actionnaires Tout semble en place pour continuer à croître dans les années qui viennent. Interrogée sur la possibilité d’élargir les expertises de LFDE, notamment au non coté, qui est aussi l’une des tendances de l’année 2022 avec l’ESG et les thématiques, Bettina Ducat dit ne rien s’interdire. «Nous nous posons la question régulièrement. En tant qu’acteur des petites et moyennes capitalisations, les passerelles sont évidentes». Mais pour le moment, rien n’est en vue. En tout cas, le sujet de la croissance externe n’est pas un sujet tabou, selon Bettina Ducat, qui ajoute avoir le soutien de l’actionnaire. L’actionnaire, justement, est en passe de changer, puisque Primonial va sortir en partie du capital suite à son rachat par Altarea et la société sera désormais directement détenue par Bridgepoint, Latour Capital et Société Générale Assurances, Primonial conservant 15 %. Bettina Ducat assure que cela ne change rien pour LFDE. Mais à la faveur de cette opération, de nombreux salariés de LFDE vont entrer au capital de leur employeur, en plus de ceux qui étaient déjà présents. Ainsi, près de 100 personnes sur 135 seront actionnaires. «Cela a un effet vertueux. Les salariés se sentent acteurs de leur périmètre, ils sont chez eux, cela crée un véritable esprit entrepreneurial», souligne Bettina Ducat.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé mardi avoir levé un total de 5,2 milliards d’euros auprès d’investisseurs tiers en 2021, une collecte en hausse de 80% par rapport à 2020. Sur ce montant, 550 millions d’euros ont été levés auprès de la clientèle des particuliers. Par ailleurs, les grands investisseurs internationaux ont représenté près des deux-tiers des montants levés, contre moins d’un quart historiquement, a précisé le groupe dans un communiqué. Par classe d’actifs, les fonds de capital-investissement du groupe ont collecté 3,1 milliards d’euros et les fonds de dette privée près de 2 milliards d’euros. Environ 150 millions d’euros ont été levés dans le cadre des fonds d’"actifs réels": immobilier, infrastructures, etc. Eurazeo avait indiqué début novembre qu’il visait une collecte supérieure à 4 milliards d’euros en 2021. A la fin septembre, les actifs sous gestion s'établissaient à 27 milliards d’euros.
BFT Investment Managers a nommé Julie Fardoux responsable de la stratégie ESG, un poste nouvellement créé. L’intéressée arrive d’Amundi, la maison-mère de BFT IM. Elle travaillait depuis 2015 au sein du département investissement responsable comme responsable du pôle relations extérieures (head of advocacy). Elle avait rejoint le groupe Amundi en 2011 en tant que responsable du marketing corporate d’Amundi ETF & Indiciel. Avant cela, elle était responsable de la communication chez Crédit Agricole CIB puis CA Cheuvreux.
La société de gestion française Melanion Capital vient de signer un accord climatique, dénommé Crypto Climate Accord. Cette initiative, gérée par le secteur privé, vise à décarboner l’industrie de cryptoactifs et de la chaine de bloc d’ici 2030, de manière à s’aligner avec les Accords de Paris. En tant que signataire de cet accord, Melanion Capital s’engage à atteindre le seuil de zéro émission net, notamment sur la consommation d’électricité au sein des opérations liées aux cryptoactifs. La société de gestion va également faire du reporting de ce progrès à travers des «best practices» de l’industrie. Crypto Climate Accord compte aujourd’hui 150 signataires à travers les secteurs des cryptoactigs, de la finance, de la technologie, de l’énergie, du climat et des organisations non-lucratives.
Le britannique Ashmore, coté en Bourse, a fait part de ses chiffres à la fin 2021, qui correspondent au deuxième trimestre de son exercice fiscal. Les actifs sous gestion ont baissé de 4 milliards de dollars pendant la période en raison d’une décollecte de 2,2 milliards de dollar et d’un effet performance négatif de 1,8 milliard. Ses encours atteignaient 87,3 milliards fin 2021 contre 91,3 milliards à fin septembre 2021. La société de gestion spécialisée sur les marchés émergents, explique que les thèmes de la dette extérieure, des actions et des fonds alternatifs ont enregistré des collectes nettes, notamment à l’occasion du premier closing d’un fonds de capital-investissement levé par Ashmore Colombia. Les thèmes de la dette mixte, des devises locales et de la dette d’entreprise ont par contre décollecté. Dans le contexte d’une baisse générale des marchés émergents au cours du trimestre, la performance relative d’Ashmore a été positive dans les stratégies en devises locales, actions et investment grade, et plus faible dans certaines stratégies libellées en dollars US, explique Ashmore. «La persistance des prévisions d’inflation mondiale, les nouveaux variants de Covid-19 et le ralentissement de la croissance en Chine ont fait que les conditions de marché difficiles pour les marchés émergents se sont poursuivies au cours des derniers mois de 2021. Toutefois, l’environnement macroéconomique mondial devrait être plus favorable aux marchés émergents en 2022. Des mesures de relance budgétaire et monétaire ciblées soutiendront la croissance de la Chine, le resserrement de la politique de la Fed se reflète déjà dans les valorisations, et les prix des matières premières apportent un vent de fraîcheur aux devises, et donc aux comptes extérieurs, des exportateurs», commente Mark Coombs, le directeur général d’Ashmore.