Des investisseurs nerveux ont retiré 12,5 milliards de dollars d’actifs des deux principaux FCP de la société au cours des douze derniers mois. Le gestionnaire a presque triplé de taille entre 2009 et 2013 et gère désormais 123 milliards de dollars d’actifs. D’autres petits gérants comme Artisan Partners Distributors et Virtus Investment Partners ont également souffert de retraits.
Pour Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, si un pays sortait un jour de la zone euro, «cela serait un avertissement sérieux pour l’Europe, car la question serait inévitablement posée de savoir si ce scénario peut se renouveler». Il refuse de discuter d’une sortie de la Grèce «car ce n’est pas dans ce cadre que l’on travaille».
Le service bancaire de la poste japonaise a décidé de s’associer à Sumitomo Mitsui Trust Bank et Nomura Holdings pour lancer une nouvelle société de gestion d’actifs qui développera des produits financiers peu risqués pour le compte des bureaux de poste. Japan Post Bank devrait injecter environ la moitié du capital initial de la société, Sumitomo Mitsui Trust Bank et Nomura apportant respectivement 30% et 20%. Les trois partenaires ont informé les régulateurs financiers de leur projet. La société devrait être lancée l’année prochaine. Nomura Holdings, la maison mère de Nomura Securities, voit dans cette initiative l’opportunité d’élargir sa base de clients particuliers en faisant émerger de nouveaux investisseurs.
Le fournisseur d’indices s’est finalement donné un an supplémentaire pour lever, en étroite collaboration avec la commission chinoise de régulation des marchés, les derniers obstacles empêchant encore l’inclusion des actions domestiques de classe A dans son indice «marchés émergents».
Pas moins de 48 nouvelles sociétés de gestion ont été créées l’an dernier, notamment pour répondre aux exigences de la directive AIFM sur les fonds alternatifs, selon l’AFG. En revanche, la France continue à perdre du terrain en Europe sur le marché de la domiciliation des fonds.
L'Autorité des Marchés Financiers est coutumière des mises en garde contre les intermédiaires financiers offshore qui exercent leur activité sans avoir été agréés, qui pullulent notamment dans le domaine du Forex et des options binaires. Il est en revanche plus rare qu'elle attire l'attention des investisseurs sur des prestataires basés en France.
BNP Paribas CIB annonce aujourd’hui la nomination à compter du 1er Juillet 2015 de José Placido en qualité de Responsable Financial Institutions Coverage (FIC). Ce dernier conservera par ailleurs son rôle actuel de Responsable Client Development & Strategy chez BNP Paribas Securities Services. Il succède à Henri Foch qui prendra sa retraite à la fin du mois de juin. Cette nomination renforce les objectifs de la Banque de croissance et de développement de la franchise auprès des clients institutionnels.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 2,3 milliards d’euros, à 83,0 milliards, le plafond des financements mis à la disposition des banques grecques dans le cadre de la fourniture de liquidité d’urgence («emergency liquidity assistance», ELA), a appris mercredi Reuters de sources bancaires. La BCE relève régulièrement ce plafond chaque semaine depuis plusieurs mois. La semaine dernière, le relèvement n’avait été que de 500 millions d’euros. «Il y a une réserve de liquidités inutilisées d’environ trois milliards d’euros», a précisé l’une des sources.
La commission chinoise du développement et de la réforme a accordé son feu vert à sept projets d’infrastructures de transport pour un montant total dépassant 120 milliards de yuans (environ 17,1 milliards d’euros), alors que Pékin cherche à éviter un ralentissement brutal de l'économie chinoise. Il y a l’extension d’un aéroport sur l'île touristique de Hainan (14,5 milliards de yuans) et un autre aéroport dans la province de Heilongjiang (691 millions de yuans). Deux des projets approuvés concernent les chemins de fer, avec un projet de ligne ferroviaire entre les villes de Hefei et de Hangzhou (96,1 milliards de yuans). Pékin avait approuvé mi-mai pour 250 milliards de yuans de projets de lignes de métro.
Aberdeen Asset Management va fusionner cinq fonds anciennement gérés par Scottish Widows Investment Partnership (SWIP) dans le cadre de la réorganisation de sa gamme, rapporte Investment Week. Cela concernera un fonds US, un produit mondial, un portefeuille européen et deux fonds actions britanniques. Ils seront absorbés par d’autres fonds à compter du 10 juillet.
Hugh Little, le responsable des acquisitions d’Aberdeen Asset Management, quitte la société dans laquelle il a passé près de 30 ans, rapporte Investment Week. L’intéressé, qui avait rejoint le groupe en tant que son neuvième employé, a passé une bonne partie du début de sa carrière au sein de la division private equity d’Aberdeen, dirigeant le pôle de 1990 à 2006. Il a ensuite retrouvé ses fonctions relatives aux fusions et acquisitions, et a notamment piloté le rachat de Scottish Widows Investment Partnership. Hugh Little sera remplacé par David Boyle, qui travaille au sein de la société depuis 2003.
J O Hambro Capital Management (JOCHM) a recruté Michael Ulrich en tant que gérant pour le fonds JOCHM UK Opportunities Fund, dont les encours atteignent 1,6 milliard de livres sterling. L’intéressé vient de F&C Asset Management, où il était gérant principal sur le fonds F&C UK Mid Cap. Chez JOCHM, qu’il rejoindra début août, il travaillera aux côtés de John Wood, gérant principal, Rachel Reutter, gérante, et Todd King, analyste.
UBS a annoncé avoir arrêté la date du 14 juin pour le transfert des actifs de ses unités Retail & Corporate ainsi que Wealth Management enregistrés en Suisse vers UBS Switzerland. La banque se réserve toutefois l’option de modifier la date de cette opération et communiquera toute modification de calendrier le cas échéant, précise un communiqué publié le 9 juin.UBS Switzerland et UBS SA endosseront conjointement les obligations contractuelles sur ces actifs jusqu'à la date effective du transfert. Cette réciprocité prendra fin avec la réalisation de l’opération.
Interrogé par le Financial Times fund management, Kunio Watanabe, le nouveau directeur général de Nomura Asset Management, indique vouloir améliorer l’image de la société de gestion japonaise auprès des investisseurs étrangers, qui représentent 30 % des actifs du groupe (355 milliards de dollars d’encours). « Nous ne sommes pas bien connus dans la City. La marque est un sujet que nous avons besoin d’améliorer », indique-t-il. Au Japon, Nomura AM a profité de la décision de trois des principaux fonds de pension du pays et de deux de ses plus grandes institutions de réduire leur exposition aux obligations en faveur des actions. Kunio Watanabe se félicite aussi des réformes du premier ministre japonais Shinzo Abe d’étendre le système de retraites à contribution définies. Parallèlement, les investisseurs particuliers japonais sont encouragés à investir dans les actions domestiques via le Nippon Indivudual Savings Accounts, ce qui soutient aussi le secteur de la gestion d’actifs.
Le gestionnaire d’actifs suisse RAM Active Investments a annoncé que son fonds RAM (Lux) Tactical Funds – Quality Bond Fund, lancé en avril 2009, a été renommé RAM (Lux) Tactical Funds – Global Total Return Bond afin de mieux refléter la stratégie appliquée depuis son lancement. «Le changement de dénomination vise, d’une part, à répondre à la demande des investisseurs dans un environnement en pleine mutation et, d’autre part, à positionner le fonds sur un segment de marché plus pertinent», précise la société de gestion dans un communiqué. Outre ce changement de nom, la politique d’investissement a également été modifiée. Ainsi, l’objectif du fonds est désormais de générer un «total return» tirant profit des sources de performance décorrélées et à une gestion active des taux d’intérêt, de la courbe des rendements et du crédit, libérée de toute contrainte en termes de duration moyenne (auparavant cinq ans). De plus, le fonds investit dorénavant au minimum 75% de ses actifs dans des obligations de qualité «investment grade». Enfin, le fonds peut investir jusqu’à 25% de ses actifs dans des obligations notées entre BBB- et BB-.Toutes ces modifications «reflètent la capacité du fonds à offrir aux investisseurs une source de rendement diversifiée synonyme de revenus réguliers quelles que soient les conditions de marché, et ce sans biais sectoriels ou régionaux, précise RAM Active Investments. Elles permettront en outre à RAM de recourir à une large gamme d’obligations souveraines et privées au sein de l’univers investment grade mondial, sans limitations en termes de duration.»
Le groupe Reyl a bouclé l’année 2014 sur un bilan globalement positif qui le voit réaliser le deuxième meilleur exercice de son histoire. Au 31 décembre 2014, les actifs sous gestion se montent à 10,7 milliards de francs suisses, soit une progression annuelle de 18 %. Les revenus nets s’établissent à 107 millions de francs suisses (-8%) et le bénéfice net à 18 millions de francs suisses (-27%). La baisse relative des revenus et du bénéfice est essentiellement due à la réduction des commissions de performance provenant de la gestion des fonds de placement institutionnels, dépendantes de l’évolution des marchés financiers, ainsi qu’à des charges exceptionnelles liées notamment à la reconfiguration des systèmes d’information. Les années 2014 et 2015 resteront comme «des années charnières» dans l’évolution du Groupe Reyl, souligne un communiqué. Avec la création du département Asset Services, qui propose des prestations de dépositaire, de conseil, de trading et de gouvernance de fonds de placement à des institutions financières tant en Suisse qu’à l’étranger, Reyl & Cie a achevé la diversification dite « horizontale » de ses principaux métiers. Le groupe se concentre à présent sur cinq pôles d’activités bien définis, distincts et complémentaires, au service d’une clientèle d’entrepreneurs internationaux et d’investisseurs institutionnels. Cette offre globale s’articule autour des métiers Wealth Management, Asset Management, Private Office, Corporate Advisory & Structuring et, enfin, Asset Services. « A partir de 2016, précise François Reyl, son directeur général, nous focaliserons d’avantage nos efforts sur un axe « vertical » visant à favoriser les synergies entre nos différents pôles d’activités, à améliorer l’ensemble de nos procédures internes et à privilégier une approche et une culture véritablement transversales au sein de l’entreprise. En parallèle, nous continuerons de renforcer notre présence en Asie, au Moyen-Orient et aux Etats-Unis. Dans un contexte difficile pour le secteur bancaire, Reyl & Cie continuera d’entreprendre dans le but d’apporter des solutions innovantes à ses clients, condition nécessaire à la sauvegarde et à la poursuite de sa croissance.»
Aviva Investors a recruté Rahul Khasgiwale en tant que spécialiste senior des investissements basé à Toronto. L’intéressé vient de Manulife Asset Management où il était directeur des investissements pour les solutions multi-classes d’actifs. Il a aussi travaillé chez Standard Life Investments et HSBC Global Asset Management et cumule 14 ans d’expérience dans les services financiers.Chez Aviva Investors, Rahul Khasgiwale travaillera en étroite coopération avec les partenaires stratégiques et les clients en Amérique du Nord, avec un focus sur les solutions multi-stratégies et à revenus.
Le fonds de pension canadien CPPIB (Office d’investissement du régime de pensions du Canada) a annoncé le 9 juin avoir conclu le rachat auprès de General Electric, pour 12 milliards de dollars, de sa filiale Antares, spécialisée dans le financement d’opérations de capital-investissement. La confirmation en fait d’une transaction déjà évoquée par la presse et dont on attendait la conclusion officielle.Basé à Chicago, Antares est le numéro un américain du financement de transactions impliquant des sociétés de capital-investissement et portant sur des entreprises de taille intermédiaire. Au cours des cinq dernières années, Antares a fourni plus de 120 milliards de dollars de financements. Cette transaction va significativement renforcer l’activité de crédit du plus important des fonds de pension canadiens. Cette acquisition «garantit une activité chef de file de son secteur qui est exceptionnellement bien positionnée», a déclaré dans un communiqué le directeur général de CPPIB, Mark Wiseman. GE a annoncé en avril son intention de céder pour 200 milliards de dollars d’actifs financiers afin de se concentrer sur ses activités industrielles.
La Bourse suisse SIX Swiss Exchange accueille Van Eck Global Investments Ltd. en tant que nouvel émetteur d’ETF. Van Eck Global Investments Ltd. lance deux nouveaux produits axés sur les actions minières du secteur aurifère. Van Eck Global a inscrit à la cote ses premiers ETF en 2006 aux Etats-Unis. Depuis, elle est devenue l’un des plus importants fournisseurs d’ETF américains. Van Eck Global offre actuellement 64 ETF et assure la gestion de patrimoines de fonds totalisant près de 24 milliards de dollars. Sur le marché des ETF, Van Eck Global se présente sous le nom de Market Vectors ETFs. Le segment ETF de SIX Swiss Exchange comprend donc désormais 1.067 produits cotés. Commerzbank fait office de «market maker» pour les ETF de Van Eck Global Investments Ltd.
Le fonds Apax Global Alpha boucle aujourd’hui une introduction en Bourse et compte lever 250 millions d’euros pour racheter les participations personnelles des managers du fonds de private equity. Selon L’Agefi, une première cotation est prévue le 15 juin. La stratégie d’investissement de ce nouveau fonds consistera à racheter PCV Lux et ses filiales, un véhicule d’investissement créé en août 2008 par certains associés d’Apax Partners LLP, la branche londonienne de la société de private equity, issue de la fusion des activités américaines et européennes (hors France) du groupe.
Old Mutual se prépare à vendre des actions dans sa filiale américaine de gestion d’actifs pour un montant pouvant aller jusqu’à 200 millions de dollars, profitant d’une forte hausse de l’action de la société introduite en Bourse l’an passée, rapporte le Financial Times. Le groupe anglo-sud-africain a indiqué mardi qu’il allait appuyer sur le bouton de la vente de titres supplémentaires de la société basée à Boston, qui gère 224 milliards de dollars, dans les trois prochaines semaines. Old Mutual a lancé OM Asset Management sur la Bourse de New York en octobre à 14 dollars par action. Depuis, le titre de la société multi-boutiques a bondi à 18,99 dollars lundi.
Le monde de la Fintech accueille un nouvel acteur. Avec pour ambition de démocratiser la gestion d’actifs en France, la start-up française Yomoni mise sur une offre à 100 % numérique dédiée aux épargnants particuliers et des frais de gestion limités au maximum. La société créée par Mourtaza Asad-Syed qui préside la structure et dirige la gestion, Laurent Girard, directeur des opérations et Guillaume Yribarren, directeur marketing, prépare actuellement le lancement de la première société digitale de gestion sous mandat en France. Pour soutenir son développement, Yomoni a lancé un premier tour de table, qui a levé 3,5 millions d’euros. Il a permis de faire entrer à son capital Crédit Mutuel Arkéa et Iena Venture - l’incubateur de la Financière de l’Echiquier. Ces deux acteurs détiennent chacun un tiers du capital, le troisième tiers apparentant aux salariés fondateurs. Actuellement en cours d’agrément auprès de l’AMF, pour un lancement officiel prévu en juillet, la structure proposera une offre de gestion accessible à partir de 1.000 euros, qui sera facturée 1,6 % par an. « Aujourd’hui la majorité des Français n’a pas accès à un service de gestion de fortune, réservé aux patrimoines les plus élevés. Ils sont également rebutés par des produits d’épargne complexes parfois difficiles à cerner dans leur construction et leur tarification », souligne Mourtaza Asad-Syed. Yomoni proposera un contrat d’assurance vie composé entièrement d’ETF. Le fonds en euros a volontairement été laissé de côté car pas assez rentable selon les dirigeants de Yomoni. Le portefeuille proposé par le site sera adapté au profil de risque du client. Au total, 10 différents profils de risque sont disponibles. La clientèle visée est celles des « digital natives », ces jeunes de 25 à 35 ans, souvent primo-épargnants, nés avec internet et à l’aise dans l’utilisation de supports numériques, mais souvent peu familiarisés avec les produits d’épargne. La France - où le créneau des Fintech a séduit d’autres grands acteurs comme Amundi qui, selon L’Agefi, aurait investi dans la société Anatec - constituera la première étape de développement de Yomoni, avant l’Europe francophone et le reste du continent. En chifffres, la jeune start up estime à entre 50 milliards et 100 milliards d’euros de marché des « robo-advisors » (services de gestion de portefeuille automatisée en ligne, NDLR) sur le vieux continent. La structure a pour ambition d’atteindre le milliard d’euros d’encours d’ici 3 à 5 ans et de devenir l’un des leaders de la gestion d’actifs en ligne en Europe d’ici à 5 ans. Yomoni compte actuellement huit collaborateurs. L’équipe devrait passer à 10 d’ici à fin juin.