Credit Suisse n’a pas assez investi par le passé, estime son nouveau patron Tidjane Thiam. La nouvelle stratégie de la banque prévoit, outre des mesures d'économies, des investissements qui doivent la ramener sur la voie de la croissance. «Credit Suisse doit à nouveau croître, tel est mon objectif», a souligné Tidjane Thiam dans un entretien à la Neue Zürcher Zeitung. La restructuration annoncée la semaine dernière prévoit des investissements à hauteur de 1,5 milliard de francs et des économies de 3,5 milliards. «Une entreprise qui ne se développe pas n’a pas d’avenir», ajoute Tidjane Thiam, citant comme exemple l’industrie automobile britannique. «Pendant des décennies, ses dirigeants se sont concentrés sur les mesures d'économies, avec comme résultat la disparition des fournisseurs».
L'émergence de nouvelles plateformes de fonds permettant de trouver plus vite et à un meilleur prix le produit souhaité, la simulation de portefeuille sans un conseiller bancaire, la baisse des coûts... La gestion d’actifs vit selon certains une évolution comparable à l’arrivée d’Uber dans le secteur du transport de personnes, explique Le Temps. Pour le directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA), Markus Fuchs, «La tendance à l’ubérisation est claire, même si elle est difficile à quantifier». Tout le monde n’est pas convaincu. «A mon avis, nous assistons moins à une ubérisation de la gestion d’actifs qu’à une low-costisation», explique Mathieu Gilbert, responsable de la gestion quantitative & Overlays au sein d’Edmond de Rothschild Asset Management. L’ubérisation renvoie à une faille réglementaire dont l’utilisation permet de baisser fortement les coûts. «Dans la finance, après les dérives de la banque d’investissement, nous assistons plutôt à une augmentation de la densité réglementaire depuis 2008», poursuit le gérant genevois. «Nous assistons effectivement à une ubérisation de la gestion d’actifs», confirme Philippe Ferreira, directeur auprès de Lyxor Asset Management, à Paris. Pour lui, l’émergence des ETF, ces produits indiciels cotés et à bas coût, pousse les fonds de placement semi-actifs vers la sortie.
Sept des principales sociétés de gestion ont perdu collectivement plus de 500 milliards de dollars d’actifs au troisième trimestre, alors qu’elles luttent pour faire face aux conséquences du Lundi Noir d’août, rapporte le Financial Times fund management. Les actifs de BlackRock, T Rowe Price, Franklin Templeton et des filiales de gestion de BNY Mellon, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et State Street ont chuté entre 4 % et 11 % sur les trois mois à fin septembre, faisant partir en fumée 727,7 milliards de dollars de leurs actifs globaux. Cette baisse contraste fortement avec le premier semestre.
Pimco refond le système de rémunération pour ses salariés senior, lequel est au cœur de la plainte du co-fondateur Bill Gross contre la société de gestion, rapporte le Financial Times. Des discussions sont en cours concernant un nouveau plan d’intéressement à long terme pour les gérants. La société a déjà introduit un nouveau niveau de transparence interne sur les montants gagnés par les employés senior. « Il n’y aura pas de droits dans cette équipe dirigeante. Nous serons tous payés en vertu de ce que nous apportons à nos clients, et cela sera mesuré par la performance sur le long terme ajusté au risque et le service au client, quelle que soit le produit ou le domaine dans lequel nous travaillons », précise Dan Ivascyn, directeur des investissements de Pimco. Ces nouvelles mesures pourraient être mises en place l’année prochaine.
Après le changement de gouvernance d’OFI Gestion Privée, Tristan de la Fonchais, directeur général adjoint de la Matmut en charge des réseaux commerciaux et services bancaires, désormais à la tête du directoire de la filiale, a indiqué à L’Agefi que l’offre d’OFI Gestion Privée pourrait s’articuler autour des fonds actuellement gérés par OFI Gestion Privée, de ceux d’OFI AM et d’une sélection de produits extérieurs s’appuyant notamment sur des fonds d’actifs réels comme par exemple l’hôtellerie ou l’agriculture. «Afin d’industrialiser le processus, la distribution de l’offre pourrait notamment s’appuyer sur les réseaux des deux mutualistes, ainsi que sur un réseau dédié ou une plate-forme. La validation stratégique, qui pourrait intervenir mi-2016, ouvrirait la voie à une commercialisation début 2017", précise le responsable.
Sur l’ensemble de l’exercice 2014-2015 au 30 septembre 2015, Franklin Resources, le groupe derrière la société de gestion Franklin Templeton, a accusé des rachats nets de 48,8 milliards de dollars, contre seulement 4,6 milliards de dollars sur l’année précédente. A cette décollecte se sont ajoutés 57,9 milliards de dollars d’effet marché négatif et 15,1 milliards de dollars d’effet de change négatif. Dans ce contexte, les encours gérés par le groupe ont chuté de 14 % sur un an à 770,9 milliards de dollars à fin septembre 2015. Le bénéfice net est ainsi ressorti à 2,035 milliards de dollars, en repli de 15 % sur un an.
Les actifs conservés et administrés par State Street ont reculé de 4,8% au troisième trimestre pour s’établir à 27.265 milliards de dollars, selon les chiffres communiqués le 23 octobre. Les actifs sous gestion ont de leur côté diminué de 7,2% à 2.203 milliards de dollars.La gestion d’actifs a terminé le troisième trimestre sur une décollecte nette de 29 milliards de dollars. A cela s’ajoutent un effet marché négatif de 127 milliards de dollars et un effet devises négatif de 15 milliards de dollars. Le bénéfice net du groupe est demeuré stable à 543 millions de dollars contre 542 millions de dollars un an plus tôt.
Afin d’accompagner les TPE et les PME et leurs dirigeants dans les domaines juridique, social, fiscal et la gestion de patrimoine, In Extenso, réseau d’expertise comptable, membre du réseau Deloitte, annonce son association avec des cabinets d’avocats pour constituer un nouveau réseau dénommé « In Extenso Avocats ». Le développement de ce nouveau réseau sera coordonné par la société In Extenso Avocats, société de participation financière de profession libérale, holding interprofessionnelle d’avocats et d’experts comptables, dans laquelle Taj est présente, régie par les dispositions de la loi du 28 mars 2011. « Ce nouveau réseau d’avocats indépendants a vocation à se développer à Paris et dans toutes les régions et à apporter une expertise large en couvrant tous les domaines du droit de l’entreprise au profit de la clientèle TPE et PME » indique Maître Didier Dalin, président d’In Extenso Avocats.
Pour la première fois depuis février, les fonds investis en actions, en obligations et en matières premières ont tous enregistré des souscriptions nettes sur la semaine au 21 octobre, indiquent les analystes de Bank of America Merrill Lynch à partir des statistiques d’EPFR. Ce regain d’appétit pour le risque devrait se confirmer sur la semaine en cours avec les déclarations de la BCE jeudi sur un éventuel QE2 et la baisse des taux chinois vendredi dernier. Les fonds actions ont bénéficié de 5,1 milliards de dollars d’entrées nettes. Dans l’obligataire, les fonds high yield ont collecté 3,9 milliards, les flux les plus élevés depuis huit mois. Les fonds matières premières ont récolté 300 millions.
Pour Standard & Poor’s, le Japon doit consacrer le produit de la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue en 2017 à la réduction de la dette publique. Exempter certains produits alimentaires de la hausse pourrait la rendre plus acceptable par l’opinion publique japonaise, a précisé KimEng Tan, responsable de la notation souveraine pour l’Asie de S&P, dans un entretien à Reuters.
Le gouvernement grec a repoussé au 3 décembre la date limite pour le dépôt des offres de reprise de la majorité du capital du port du Pirée, le premier du pays, a fait savoir vendredi le président de l’agence des privatisations. Le groupe chinois Cosco, le danois APM Terminals et le philippin International Container Terminals Services devaient initialement soumettre au plus tard le 30 octobre leurs offres de rachat de 51% du capital du port.
Fitch a annoncé vendredi soir qu’elle confirmait les notes de l’Italie et de l’Espagne, les deux pays étant notés BBB+, notes toutes deux assorties d’une perspective stable. La qualité de la signature de l’Italie s’appuie sur une économie importante et diversifiée et à haute valeur ajoutée, avec un endettement raisonnable du secteur privé et un régime des retraites gérable, explique Fitch. Pour ce qui concerne l’Espagne, Fitch observe que le pays est sorti de la récession par le biais d’une solide reprise économique, portée par la demande intérieure et prend acte de son excédent de ses comptes courants et de sa vigueur institutionnelle.
L’enquête trimestrielle de la BCE réalisée auprès des prévisionnistes montre que ceux-ci maintiennent leurs anticipations d’inflation à long terme. La progression de l’indice des prix en zone euro est toujours attendue à 1,9% après 2017, non loin de l’objectif de 2% de la banque centrale. Les prévisionnistes ont en revanche abaissé leurs projections pour 2016 et 2017, à 1% et 1,5% respectivement contre 1,3% et 1,6% prévus lors de la précédente enquête trimestrielle.
L’indice composite PMI Markit flash pour la zone euro au mois d’octobre a surpris à la hausse, passant de 53,6 à 54, avec un stagnation du sous-indice manufacturier et une progression dans les services. En France, le PMU composite a progressé à 52,3 contre 51,9 un mois plus tôt, là aussi au-dessus des attentes des économistes. L’indice du secteur manufacturier a progressé à 50,7 contre 50,6 en septembre pour s’inscrire à un plus haut de quatre mois, tandis que celui des services s’est élevé à 52,3 contre 51,9 en septembre. En Allemagne, malgré le ralentissement chinois et le scandale Volkswagen, l’indice PMI composite flash s’est établi à 54,5 en octobre, contre 54,1 le mois dernier. Les derniers chiffres suggèrent que l’économie allemande a progressé de 0,4% au troisième trimestre et devrait afficher une performance comparable au quatrième trimestre, a observé Chris Williamson, économiste de Markit.
A l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, State Street a comptabilisé une charge de restructuration de 75 millions de dollars liée à un plan de réduction d’emploi. La banque américaine envisage de supprimer 600 postes dans le monde en brut, et 200 en net, d’ici à fin 2016, ce qui lui permettrait d’économiser 50 millions de dollars par an. Joseph Hooley, le patron de State Street, a prévenu qu’il lui serait difficile d’atteindre cette année son objectif d’une croissance de 4% à 7% des commissions, en raison de l’impact de la baissedes marchés sur lesencours gérés et conservés. Au troisième trimestre, le pôle gestion d’actifs a connu une décollecte de 29 milliards de dollars et une baisse de 7,2% de ses encours, à 2.200 milliards. Le montant des actifs sous administration et conservation a quant à lui fondu de 4,8% en trois mois, à 27.265 milliards.
L’opérateur boursier lance aujourd’hui AtomX, un nouveau service d’enregistrement et de compensation des dérivés échangés de gré à gré, non standardisés.
Christophe Frankel, le directeur financier et directeur général délégué du fonds de secours de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES), revient sur sa stratégie alors que les Européens ont accordé cet été une aide de 86 milliards d’euros à la Grèce.
Moody’s a réduit vendredi la perspective de l’Autriche de «stable» à «négative». L’agence de notation estime que la croissance du pays restera sans doute faible à moyen terme. Cette situation ne l’aidera pas à réduire une dette publique relativement élevée, observe Moody’s: son ratio culminera à 87% du PIB cette année et ne diminuera que lentement par la suite. L’Autriche conserve toutefois la note maximale (Aaa).
La Grande-Bretagne n’organisera pas un deuxième vote sur son maintien dans l’Union européenne si la population se prononçait en faveur d’une sortie lors du référendum qui doit avoir lieu d’ici la fin 2017, a déclaré hier un proche du Premier ministre David Cameron. Certains, au sein du camp en faveur d’une sortie, laissent entendre qu’une victoire du Oui pourrait servir à obtenir davantage de concessions de Bruxelles avant la tenue d’un second référendum.
La Chine n’a jamais énoncé comme objectif une croissance de 7% cette année, a déclaré le Premier ministre Li Keqiang à quelques heures de l’ouverture du plénum du comité central du Parti communiste chinois (PCC), qui fixera la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années. S’exprimant vendredi devant l’Ecole centrale du Parti, Li a souligné qu’il ne fallait pas sous-évaluer les difficultés économiques actuelles. Au troisième trimestre, la croissance chinoise est ressortie à 6,9% en rythme annuel, sous les 7% pour la première fois depuis la crise financière mondiale.
Les représentants du Fonds monétaire international (FMI) auraient indiqué à la Chine que le yuan devrait rejoindre le panier de devises de l’institution, indique Bloomberg, qui cite trois officiels chinois sous couvert d’anonymat. Le yuan entrerait ainsi dans la composition du Droit de tirage spécial (DTS), l’unité de compte du FMI. Cette décision accroîtrait la légitimité internationale de la devise chinoise. Pékin aurait déjà préparé des déclarations célébrant l’événement.
Le parti Droit et justice (PiS, opposition conservatrice) arriverait en tête des élections législatives en Pologne et devrait pouvoir s’appuyer sur une majorité absolue au Parlement. Le dernier sondage Ipsos disponible prévoit pour le PiS 242 sièges au parlement, sur un total de 460. Le PiS remporterait environ 39% des suffrages. La Première ministre Ewa Kopacz a déclaré que la Plate-forme civique (PO, centre droit au pouvoir) reconnaissait sa défaite.