UBS ETF a lancé à la Bourse de Milan l’UBS ETFs plc – MSCI ACWI SF hedged EUR Ucits ETF, le premier ETF à offrir une large exposition aux actions internationales des marchés développés et des pays émergents, neutralisant les oscillations entre l’euro et toutes les devises des pays développés présents dans l’indice, rapporte Bluerating. Le nouvel ETF permet de prendre position sur le MSCI All Country World, indice de capitalisation très diversifié composé de plus de 2.400 titres de grandes et moyennes capitalisations cotés sur des Bourses de 45 pays. L’instrument se place aux côtés de l’UBS MSCI ACWI Risk Weighted SF Ucits ETF, qui offre une exposition en version smart beta à l’univers des actions monde. Avec ce nouvel ETF, UBS porte à 11 le nombre d’ETF cotés à Milan.
La société de gestion spécialisée dans l’immobilier Cornerstone Real Estate Advisers a nommé Sascha Becker au poste de responsable de son bureau de Francfort. L’intéressé remplace Holger Hosang, devenu Head of Asset Management Retail & International chez Allianz Real Estate Germany. Sascha Becker travaillait auparavant chez Triuva en tant que responsable de l’asset management.
Le développement de la gestion de fortune fait désormais partie des objectifs prioritaires de la Deutsche Bank. Le groupe allemand souhaite figurer dans le «Top 5" des gestionnaires de fortune dans le monde dans les cinq prochaines années. Le groupe bancaire va s’engager dans une politique «d’investissements continus en réponse à un environnement réglementaire et de contrôle de plus en plus contraignant», indique Fabrizio Campelli, responsable de la division de gestion de fortune, dans une note au personnel dont l’agence Bloomberg a eu connaissance. Une porte-parole de la banque a confirmé le contenu de cette note à Bloomberg. La Deutsche Bank espère ainsi améliorer sa rentabilité et engager les efforts nécessaires pour éviter les amendes à répétition qui ont érodé ses capitaux ces dernières années. Cela dit, le groupe se retrouve ainsi en concurrence avec toutes les grandes banques dans le monde qui ont tendance à réduire leurs activités de trading, devenues trop coûteuses depuis la crise financière de 2008, pour tenter d’attirer la clientèle fortunée. Selon des statistiques de la société de conseil Scorpio Partnership, la Deutsche Bank occupait fin 2014 la douzième place parmi les plus gros gestionnaires de fortune sur la base des actifs sous gestion. La Deutsche Bank elle-même a indiqué en octobre dernier qu’elle figurait dans les dix plus importants gestionnaires de fortune dans le monde. La note précise que la division gestion de fortune sera active dans quatre grandes régions : l’Allemagne qui sera supervisée par Joachim Haeger ; le reste de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique qui sera dirigé par Marco Bizzozero ; les Amériques qui seront placées sous la responsabilité de Chip Packard ; et, enfin, la région Asie-Pacifique qui sera pilotée par Ravi Raju. Pour mémoire, John Cryan, qui a pris la direction de la banque en juillet 2015, a séparé les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs, cette dernière étant désormais dirigée par Quintin Price, un ancien de BlackRock. Le comité directeur de la division gestion de fortune comprend douze membres. Parmi les nominations, Thomas Klemm assume une nouvelle fonction qui doit apporter de la transparence sur les activités et disséminer les meilleures pratiques. Anurag Mahesh va prendre en charge les grands clients et accompagner les responsables régionaux pour gérer les clients les plus sophistiqués. Bernd Amlung prend en charge les solutions et produits globaux et supervise les marchés de capitaux, la planification financière et le marketing produits. Enfin, Christian Nolting sera nommé responsable des investissements de la division et travaillera en étroite collaboration avec la division «asset management».
Un court communiqué de CNP Assurances daté du 13 janvier confirme que l’assureur français est entré en négociation exclusive avec BTG Pactual au Brésil en vue d’acquérir 51 % de ses filiales PAN Seguros et PAN Corretora. Lors d’un premier tour d’enchères en décembre, de l’ordre de 1 à 1,3 milliard de réaux, Zurich Insurance, Generali et Liberty Mutual figuraient également dans la course, rappelle L’Agefi de ce jour. En 2014, BTG Pactual avait repris à Banco Pan une participation de contrôle dans l’assureur Pan Seguros et la société de courtage Pan Corretora pour 580 millions de réaux. Deux activités à la taille modeste puisqu’elles ne représentent que 0,1% des actifs de BTG Pactual. En difficulté, la banque brésilienne est en quête de liquidités, précise également le quotidien.
Intesa Sanpaolo a créé un fonds de pension à contributions définies, rapporte Bluerating. Ce fonds vise à regrouper tous les fonds de pension ou parts de fonds à contributions définies présents dans le groupe bancaire et à devenir, en termes d’encours et de souscripteurs, l’un des leaders du marché italien de la retraite complémentaire. L’objectif du fonds est d’assurer, dans l’intérêt exclusif des salariés du groupe Intesa Sanpaolo, un élargissement des opportunités d’investissement, une homogénéité de l’offre au niveau du groupe en en valorisant l’identité, ainsi qu’une meilleure gestion des risques financiers. Le fonds est présidé par Pietro De Sarlo. Le vice-président est Roberto Conte et le directeur général, Eugenio Burani.
La réorganisation que vient d’annoncer BlackRock (Newsmanagers du 13 janvier) comporte de multiples facettes qui visent non seulement à mieux répondre aux besoins de la clientèle mais également à mieux communiquer avec elle, par le biais notamment d’une extension des missions du BlackRock Investment Institute, et à assurer une meilleure gouvernance des investissements et de la gestion des produits. Toutes les grandes classes d’actifs sont concernées : création d’une plateforme unifiée pour les actions, création d’une plateforme globale pour l’obligataire, création d’une plateforme dédiée aux actifs réels comprenant les infrastructures et l’immobilier, et enfin renforcement de la plateforme dédiée aux stratégies multi-classes d’actifs. La nouvelle plateforme actions, qui va regrouper les expertises fondamentales et quantitatives, sera animée par un quatuor de compétences, à savoir Chris Jones, Nigel Bolton, Raffaele Savi et Jeff Shen, tous rattachés au président du groupe, Rob Kapito. La plateforme obligataire sera pilotée par Tim Webb, tandis que Rick Rieder assumera la fonction de chief investment officer du «Global Fixed Income». Tim Webb et Rick Rieder sont rattachés à Rob Kapito. La plateforme des stratégies multi-classes d’actifs, sous la houlette de Rich Kushel, sera enrichie avec l’inclusion de l’offre LifePath, et de l’impact investing. La plateforme de hedge funds multi-stratégies est en revanche transférée à la division alternative. L’intérêt porté aux actifs réels n’est pas vraiment une surprise. Il répond, on le sait, à une demande croissante des investisseurs institutionnels, qui, dans un environnement de taux bas, trouvent là un moyen de diversifier leur allocation et de capter des sources régulières de rendement. Il répond aussi à la volonté de BlackRock de développer ce segment de marché qui ne représente qu’un très faible pourcentage de ses encours alors que, depuis 2011, le taux de croissance annualisé des investissements dans les infrastructures est supérieur à 20%. Jim Barry, qui assume déjà la direction des infrastructures au niveau mondial, va prendre la tête de la division dédiée aux actifs réels. Marcus Sperber conserve ses fonctions de responsable de l’immobilier au niveau mondial et se trouve désormais rattaché à Jim Barry. Preuve que les actifs réels constituent un nouvel axe de développement prioritaire, Philippe Benaroya, co-responsable de la Plateforme Dette d’Infrastructure, a souligné le 13 janvier à Paris, à l’occasion d’un point de presse, la volonté de BlackRock de développer cette activité en Europe. BlackRock, qui a levé 4 milliards de dollars au cours des deux dernières années, envisage d’investir entre 1 et 1,5 milliard de dollars en 2016/2017, dont 200 à 300 millions de dollars sur le marché français. Les opportunités d’investissement en Europe sont multiples (transports, services aux collectivités, énergies renouvelables) alors que l’investissement dans le secteur est favorisé non seulement par le plan Juncker mais également par le régime plus favorable en termes de pondération du capital que semble vouloir lui accorder le régulateur. Dans ce contexte, «nous avons une capacité d’investissement significative, ce qui nous permet d’intervenir en qualité d’"anker investor"", relève Philippe Benaroya. La taille unitaire peut si besoin atteindre les 100 millions de dollars et a même touché récemment les 200 millions dans le cadre d’un investissement en Allemagne. Du côté de l’immobilier, les investissements européens pourraient totaliser plus de 2,5 milliards d’euros au cours des deux prochaines années, a indiqué Jean-Philippe Olgiati, membre de l'équipe d’investissement immobilier. Peu investi sur le marché français, BlackRock souhaite intensifier son activité au cours des prochains mois. «Nous voulons investir en France, mais il nous faut trouver les bonnes opportunités au bon prix. Nous souhaitons investir dans des opérations à création de valeur, pas dans une logique d’asset management», a expliqué Jean-Philippe Olgiati, qui privilégie bien entendu les bureaux et les commerces, mais qui s’intéresse également à l’hôtellerie haut de gamme.
Le fonds souverain d’Abu Dhabi (ADIA, Abu Dhabi Investment Authority) a annoncé le 13 janvier la nomination, avec effet immédiat, de Sherwood Dodge au poste de responsable mondial des activités dans le private equity. Dans ses nouvelles fonctions, Sherwood Dodge va préciser la stratégie du fonds souverain dans le private equity, piloter le département et formuler des recommandations d’investissement au comité d’investissement du fonds souverain. Il est rattaché à Hamad Al Dhaberi, directeur exécutif du département private equity. Sherwood Dodge a travaillé pendant ving-cinq ans chez GE et a été directeur adjoint de Hyundai Capital Services et Hyundai Card, des co-entreprises entre GE et le constructeur automobile sud-coréen.
En 2015, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes pour un montant de 84,2 milliards de couronnes suédoises, soit un peu plus de 9 milliards d’euros, montre le bilan annuel de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. Cette collecte a été dopée par les fonds diversifiés, qui ont drainé 76,9 milliards de couronnes. Cette collecte annuelle est inférieure à celle de 2014 qui avait atteint le niveau record de 152,8 milliards de couronnes. Mais il s’agit de la septième plus forte collecte annuelle depuis 1994, précise l’association suédoise.« Le succès des fonds diversifiés s’explique par une année marquée par la faiblesse extrême des taux et les incertitudes sur les marchés actions », explique Fredrik Pettersson, analyste en chef de Fondbolagens Förening. L’autre catégorie de fonds à avoir obtenu les faveurs des investisseurs suédois en 2015 est celle des hedge funds, qui ont collecté 11 milliards de couronnes.En revanche, les fonds actions, habituellement privilégiés en Scandinavie, voient sortir 2,6 milliards de couronnes en 2015. Dans ce domaine, ce sont surtout les fonds actions suédoises et internationales qui ont souffert, voyant sortir 12,6 milliards de couronnes. Les fonds actions suédoises affichent aussi des rachats nets de près de 6 milliards de couronnes. En revanche, les fonds monde voient rentrer 26,4 milliards de couronnes. La décollecte sur les actions masque toutefois un intérêt grandissant pour la gestion passive. En effet, en 2015, les fonds indiciels ont enregistré des souscriptions nettes de 23 milliards de couronnes suédoises, tandis que les fonds actions gérés activement voyaient sortir 20 milliards de couronnes. Depuis 2010, 85 milliards de couronnes ont été placés dans des fonds indiciels. Au total, les fonds commercialisés en Suède affichent un encours de 3.246 milliards de couronnes suédoises, en hausse de 240 milliards de couronnes par rapport à l’année précédente.
Le fonds de pension néerlandais ABP, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 345 milliards d’euros, a nommé Rob Verjans en qualité de directeur de la gestion des activités. Il rejoint Nicole Beuken, qui prend les fonctions de directrice générale et de présidente du comité directeur. Rob Verjans était directeur jutridique et responsable de la déontologie depuis 2014. Avant de rejoindre ABP, Rob Verjans a travaillé pour le fonds de pension du sidérurgiste Hoogovens en qualité de directeur juridique.
Le gestionnaire allemand Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé, ce 13 janvier, la nomination de Marisa Aguilar Villa en qualité de nouvelle directrice de son activité en Espagne et au Portugal. L’intéressée est rattachée à Alberto D’Avenia, directeur du développement d’AllianzGI pour l’Europe du Sud. Marisa Aguilar Villa arrive en provenance du groupe Santander où elle a dirigé le segment institutionnel de la division mondiale en charge de la banque de détail et de la banque commerciale du groupe espagnol. Elle était également responsable des investissements et des assurances pour les PME, les entreprises et les institutions. Avant de rejoindre Santander, elle avait été responsable de la distribution «retail», du marketing et de la communication pour l’Espagne et le Portugal chez JP Morgan Asset Management.
Le déficit du budget de l’Etat français a diminué à 70 milliards d’euros en 2015, soit 4 milliards de mieux que prévu à l’origine et plus de 15 milliards en deçà de celui de 2014 (85,6 milliards), a annoncé jeudi le ministre des Finances Michel Sapin. Il a souligné que le gouvernement employait «tous les moyens» pour ramener le déficit public de la France à 3% du produit intérieur brut en 2017, conformément à ses engagements européens.
Lors de sa réunion du mois de janvier qui s’est achevé ce jeudi, les membres du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE) ont voté par huit voix contre une en faveur du maintien du taux directeur à 0,5%. La BoE s’attend à ce que la chute des cours du pétrole pèse sur l’inflation en Grande-Bretagne dans les mois à venir mais elle s’interroge sur les effets à plus long terme. Les membres du comité de politique monétaire estiment en outre que la croissance économique pourrait être plus faible que leurs précédentes prévisions. «Il n’y a pas de certitude quant au fait de savoir si la modération des perspectives concernant la croissance de l’activité à court terme implique une atténuation des pressions inflationnistes», indique-t-elle notamment dans ses minutes.
Six banquiers, dont deux Français, comparaîtront à partir du 4 septembre 2017, après avoir été inculpés par la justice britannique d’association de malfaiteurs dans le but de manipuler l’Euribor entre 2005 et 2011. La date a été fixée hier par un juge du tribunal de Southwark, à Londres, qui a aussi demandé au plaignant, le Serious Fraud Office (SFO), de dire à la date du 18 mars ce qu’il comptait faire au sujet des cinq autres accusés qui ne se sont pas présentés lundi lors de la mise en inculpation. Les 11 accusés étaient au moment des faits salariés de Deutsche Bank, de Barclays et de la Société Générale. Ce procès, qui devrait durer environ trois mois, sera le premier au monde concernant une manipulation présumée de ce taux interbancaire.
Mariano Rajoy, qui a perdu sa majorité absolue aux élections législatives du mois dernier en Espagne, va tenter de former un gouvernement et d’obtenir la confiance d’une majorité de députés d’ici à la fin du mois, a annoncé hier le vice-secrétaire de son Parti populaire (PP, droite). Mariano Rajoy prône une «grande coalition» à l’image de l’Allemagne. Mais le dirigeant socialiste Pedro Sanchez ne veut pas d’une alliance avec la droite, préférant une alliance des gauches à la portugaise.
La Bourse de New York a terminé en forte baisse hier et l’indice phare Standard & Poor’s 500 a clôturé sous le seuil de 1.900 points pour la première fois depuis le 29 septembre. Le marché n’a pu conserver ses gains du début de séance. L’indice Dow Jones, en hausse à l’ouverture, est passé dans le rouge après une heure d’échanges pour terminer sur un recul de 2,21%, à 16.151. Le Nasdaq Composite a perdu 3,41% à 4.526 et le S&P 500 a cédé -2,5% à 1.890. Ce dernier accuse désormais un repli de plus de 11% par rapport à son plus haut historique du 20 mai.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié hier les termes de l’accord de composition administrative conclu avec CM-CIC Asset Management, suite à un contrôle au cours duquel l’autorité déclare avoir constaté des manquements relatifs à la procédure de valorisation des instruments financiers gérés par la société de gestion. Si CM-CIC AM précise que cette transaction ne constitue ni une reconnaissance des griefs, ni une sanction, l’accord prévoit le paiement au Trésor Public de la somme de 240.000 euros et l’engagement par le gestionnaire de compléter et de préciser ses procédures de valorisation de ses OPCVM.
L’Allemagne a dégagé en 2015 un excédent budgétaire de 12,1 milliards d’euros, qui servira à financer l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, a annoncé hier le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. C’est deux fois plus que les prévisions du gouvernement fédéral, qui attendait un excédent de 6,1 milliards. Le pays a accueilli l’an dernier près de 1,1 million de demandeurs d’asile.
La production industrielle en zone euro a reculé de 0,7% en novembre par rapport à octobre, avec une baisse marquée dans l’énergie, les biens d’équipement et les biens de consommation durable, indiquait hier Eurostat. La production affiche néanmoins une croissance de 1,1% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 0,3% sur un mois et une progression de 1,3% sur un an. Les chiffres d’octobre ont été révisés en hausse, avec des gains de 0,8% sur un mois et de 2,0% sur un an, contre 0,6% et 1,9% dans les précédentes estimations.
La fédération patronale allemande BDI anticipe une croissance de près de 2% cette année outre-Rhin. Ulrich Grillo, le président de la BDI, observait hier que le dynamisme économique du pays s’appuyait sur certains éléments particuliers comme des taux d’intérêt, des prix pétroliers bas et un euro affaibli. Il ne voit en outre pas de danger de récession en Allemagne pour l’instant. Mais il assortit cette prévision d’avertissements face à un contexte incertain et aux risques géopolitiques.
L’inflation annuelle harmonisée aux normes européennes a été de 0,4% le mois dernier en Grèce, soit la première hausse des prix enregistrée après 33 mois de déflation, a annoncé l’institut de la statistique Elstat. L’indice des prix non harmonisé a certes encore subi une baisse annuelle de 0,2% en décembre, mais il montre aussi une nette et régulière décélération de la déflation. C’est en novembre 2013 que la déflation avait atteint son niveau maximal en Grèce, avec une baisse annuelle des prix de détail de 2,9%.
Les stocks de pétrole brut ont augmenté moins que prévu aux Etats-Unis la semaine dernière mais ceux d’essence et de diesel ont fortement monté pour la deuxième semaine consécutive, indique l’Energy Information Administration (EIA), le service d’information du département de l’Energie. Les stocks de brut ont augmenté de 234.000 barils, alors que les analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 2,5 millions. Ceux d’essence ont augmenté de 8,4 millions, au lieu des 2,7 millions attendus, après un bond de 10 millions déjà la semaine dernière. La fermeture de raffineries pour entretien et l’afflux de pétrole iranien plaident en faveur d’une inflation des stocks qui risquent de tirer encore les prix à la baisse.
« Aujourd’hui, face à la hausse du nombre de retraités, nous allons réduire notre poche actions pour renforcer l’immobilier et un peu l’obligataire », a déclaré Michel Manteau, responsable de la gestion de portefeuille de la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF), au cours de la conférence annuelle d’OFI AM. Actuellement, l’allocation stratégique de la caisse est de 45 % en actions (principalement européennes), de 35 % en taux euro et de 20 % en immobilier. Parallèlement, « nous ne sommes plus prêts à subir autant de risques que les années précédentes », a ajouté Michel Manteau. Dans cette perspective, l’investisseur institutionnel a créé depuis 2010 des « poches de protection » face aux risques et à la hausse de la volatilité. « Nous avons monté ces poches sur le souverain, puis sur les obligations convertibles et plus récemment sur le crédit investment grade et haut rendement et les actions européennes et américaines », explique Michel Manteau. Concrètement, la société a créé un fonds de fonds dans lequel sont logés les fonds de la CARMF et la gestion des dérivés. Ces cinq overlay représentent 3 milliards d’euros sur 7 milliards d’euros. Le fonds et la mise en oeuvre de l’overlay sont gérés par OFI AM.
L'inflation réglementaire et la transformation digitale pèsent sur la rentabilité des banques privées. Celles-ci vont devoir repenser leurs modèles de rémunération.