Les sociétés de gestion allemandes ne répercutent pas les réductions de coûts liées à la transformation digitale et aux économies d'échelle auprès de leur clientèle institutionnelle, selon une étude de la société de conseil allemande Faros Cost Advisory qui s’intéresse à la réduction des coûts dans les portefeuilles institutionnels. «Au cours de l’année écoulée, les fonds allemands réservés aux investisseurs institutionnels ont enregistré des entrées nettes de 85 milliards d’euros. Les économies d'échelle que peuvent tirer les gestionnaires d’actifs de tels montants sont considérables», a souligné Uwe Rieken, managing director chez Faros à l’occasion d’une présentation suivie par le site spécialisé IPE.A un moment où la pression sur les coûts est énorme, «le temps est propice à une renégociation», estime Oliver Dräger, consultant senior chez Faros. «Les contrats négociés il y a déjà longtemps avec des un gestionnaire d’actifs pour des mandats institutionnels portant sur des classes d’actifs liquides sont presque certainement trop chers dans le contexte actuel», ajoute Uwe Rieken.Selon des chiffres qui se basent sur des statistiques internationales, le cabinet de conseil estime que l'écart entre les commissions pour un mandat institutionnel portant sur du corporate européen peut atteindre 20 points de base. Uwe Rieken a par ailleurs évoqué un potentiel d'économies non exploité jusqu'à concurrence de 1 milliard d’euros chez un «grand assureur du nord de l’Allemagne». Du côté des dépositaires-conservateurs, constate par ailleurs Faros, les coûts administratifs ont diminué des trois quarts par rapport à l’année 2000. «Notre recherche montre qu’il n’y a aucun lien entre les commissions et la qualité du service», indique Oliver Dräger.
La société de capital-investissement CVC Capital Partners a annoncé, ce 10 février, l’acquisition d’une participation au capital de Pension Insurance Corporation Group auprès d’un certain nombre d’investisseurs, selon un communiqué. Ni le montant de l’opération ni le niveau de cette participation n’ont été divulgués. La transaction reste soumise à l’approbation des autorités de régulation. Pension Insurance Corporation est un assureur spécialisé et fournisseur de solutions aux régimes de retraite d’entreprise britanniques. Cette opération constitue la troisième du Strategic Opportunities Platform de CVC.
BlueBay Asset Management a lancé une nouvelle stratégie obligataire ESG (environnement, social, gouvernance), rapporte Citywire. Le fonds BlueBay Global High Yield ESG Bond sera un fonds similaire au BlueBay Global High Yield Bond. Il sera géré par Justin Jewell et Thomas Kreuzer qui sont tous les deux co-responsables global leveraged finance. Domicilié au Luxembourg, le fonds Ucits sera commercialisé au Luxembourg, en Norvège et en Suisse.
Russ Oxley, un ancien gérant d’Old Mutual Global Investors, est en train de créer sa société appelée Oxley Investment Services, rapporte Investment Week. L’intéressé, qui gérait le fonds Old Mutual Absolute Return Government Bond, a quitté OMGI l’été dernier après un an seulement au sein de la société, qu’il avait rejointe en provenance d’Ignis Asset Management. Sa nouvelle entreprise sera basée à Edimbourg et se concentrera sur des stratégies « liquides macro ».
La société de gestion italienne Azimut lance le fonds Sustainable Equity Trend, un compartiment investi en actions mondiales qui, pour la sélection des titres, intègre des critères ESG (environnement, social, gouvernance), rapporte Bluerating. Le fonds est géré activement par AZ Fund Management. L’univers éligible se compose de plus de 4.500 titres de l’indice MSCI Monde, sur lesquels sont sélectionnés seulement ceux qui répondent aux exigences ESG de la société. Ensuite, sur ces 1.400 titres, une analyse quantitative est réalisée pour identifier les sociétés qui satisfont à des critères de rentabilité. Enfin, la construction et la gestion du portefeuille sont exécutées selon une approche bottom-up discrétionnaire. Entre 70 et 100 valeurs sont choisies.
A l’occasion de la publication de ses résultats préliminaires, Banca Generali a annoncé avoir enregistré une collecte nette record de 5,67 milliards d’euros en 2016, en hausse de 22% sur un an. Cette tendance positive s’est poursuivie en janvier 2017, le groupe italien enregistrant 460 millions d’euros de souscriptions nettes. A fin décembre 2016, ses actifs sous gestion et sous administration s’élèvent ainsi à 47,5 milliards d’euros, en augmentation de 5% par rapport à fin septembre 2016 et progression de 14% par rapport à fin décembre 2015.Malgré ces solides performances, Banca Generali a vu son bénéfice net reculer de 23,4% en 2016 pour s’établir à 155,9 millions d’euros contre 203,5 millions d’euros en 2015. Ce résultat a notamment été pénalisé par le versement de 8,2 millions d’euros aux fonds BRRD et FITD dédiés au sauvetage du système bancaire, précise l’établissement transalpin. Son bénéfice net a également été pénalisé par la croissance de ses dépenses opérationnelles de 3,8% en 2016, à 182,3 millions d’euros. En parallèle, ses commissions nettes ont reculé de 16,7% pour s’établir à 309 millions d’euros en 2016.
La banque privée suisse Julius Baer a fait savoir le 10 février qu’une société étrangère en cours de liquidation lui réclamait 306 millions d’euros. Il est reproché à la banque de ne pas avoir empêché deux de ses clients de détourner des actifs de cette société, précise Julius Baer dans un communiqué. La banque spécialisée dans la gestion de fortune, qui ne donne aucune précision sur la société en question, rejette les accusations et indique avoir pris des mesures pour défendre ses intérêts.Julius Baer rappelle être confronté depuis 2013 aux revendications du liquidateur de cette société en faillite, qui lui réclamait à l’origine 422 millions de francs. Le liquidateur reproche au groupe bancaire de ne pas avoir empêché que deux clients de l'établissement détournent des avoirs de cette société.
La Banque cantonale de Zurich a annoncé avoir collecté 8 milliards de francs suisses l’an dernier alors qu’elle avait subi des sorties nettes de 2,5 milliards de francs l’année précédente. Les actifs de la clientèle s’inscrivaient ainsi à 264,8 milliards de francs à fin décembre 2016 contre 257,5 milliards de francs un an plus tôt.Le bénéfice net de l’exercice écoulé ressort à 761 millions de francs, en progression de 5,3% d’une année sur l’autre, pour un produit d’exploitation en hausse de 5% sur l’année à 2,3 milliards de francs.
Au cours du mois de janvier, Anima Group a enregistré une décollecte nette de 66 millions d’euros, a annoncé le gestionnaire d’actifs italien ce 10 février. Dans ce contexte, ses actifs sous gestion ressortent à 72,3 milliards d’euros, en léger recul de 0,5% par rapport à fin 2016 (72,7 milliards d’euros) mais en hausse de 4,1% par rapport à janvier 2016 (69,5 milliards d’euros).
Quelques semaines seulement après le vote sur le Brexit, Unigestion, la boutique de gestion suisse qui gère 23 milliards de dollars d’actifs, a ouvert son nouveau siège britannique à Londres et Fiona Frick, la directrice générale, s’est engagée à continuer à recruter dans le pays, rapporte le Financial Times fund mangement. «Londres restera un centre financier important pour Unigestion et le reste du secteur de la gestion d’actifs», avait-elle déclaré à l'époque. Six mois plus tard, la dirigeante n’a pas changé d’avis. Interrogée par le FTfm, elle affirme que «le Brexit ne change rien parce que nous avons de nombreux clients à Londres et nous pensons que Londres restera un centre financier où vous avez beaucoup de gens talentueux». Pour elle, «le Royaume-Uni va finir dans la même situation que la Suisse (...)». Recruter à Londres présente aussi l’intérêt de se protéger de la vigueur du franc suisse. Si le Brexit ne l’inquiète pas outre mesure, Fiona Frick se dit préoccupée par l’approche de plus en plus intolérante de la Suisse à l'égard des travailleurs venus d’Europe.
L’association de défense des épargnants et des investisseurs Better Finance a publié aujourd’hui les résultats de son enquête, consistant à répliquer une étude sur la gestion passive conduite par l’autorité européenne des marchés financiers, l’Esma, mais dont les résultats avaient été publiés sous forme anonyme en février 2016. Sur un millier de fonds actions passés au crible, Better Finance a identifié 165 OPCVM étant potentiellement des « closet indexing funds », des fonds d’investissement qui répliquent un indice tout en facturant des frais identiques à ceux de la gestion active. D’après l’organisation, Fidelity International, JPMorgan, Amundi, Schroders et Henderson, soit cinq des plus grands gestionnaires d’actifs mondiaux, figurent parmi les fournisseurs qui empochent des milliards d’euros pour des fonds faussement actifs.
Axa Investment Managers a annoncé vendredi la nomination de deux nouveaux membres de son comité de direction (management board). Isabelle Scemama devient directrice générale d’Axa IM - Real Assets, le pôle d’investissement dans les actifs réels. Elle «prend la succession de Pierre Vaquier, qui a décidé de quitter Axa IM pour poursuivre d’autres projets professionnels», souligne le communiqué du gestionnaire d’actifs. Heidi Ridley est nommée directrice générale d’Axa IM Rosenberg Equities et Kathleen Houssels responsable mondiale des investissements (chief investment officer, CIO), avec une prise de fonction au 1er mars 2017. Elles succèdent à Jeremy Baskin, qui quitte lui aussi la filiale de gestion d’Axa.
Dans la perspective de l’entrée en application du nouveau cadre réglementaire européen sur les marchés d’instruments financiers (MIF 2), l’Autorité des Marchés Financiers publie un retour sur la consultation relative à la mise en œuvre des nouvelles dispositions sur le financement de la recherche utilisée par les entreprises d’investissement fournissant du conseil indépendant ou de la gestion sous mandat.
Environ 80 sociétés de gestion. Schroders, Fidelity International, JPMorgan, Henderson, Amundi, Natixis, Pictet, Mirabaud, Legg Mason, Santander font partie des sociétés de gestion identifiées par Better Finance comme ayant potentiellement vendu des fonds qui facturent des frais élevés pour de la gestion active mais qui se contentent de répliquer les indices, rapporte Better Finance, la fédération européenne des épargnants et usagers des services financiers.
Jeudi 29 juin 2017 aura lieu la 3e édition des Coupoles Distrib Invest à l'Hôtel Potocki, à Paris. Près d’une cinquantaine d’établissements ont été retenus pour répondre au questionnaire de l'édition 2017 et se verront ainsi labellisés. Parmi eux, des banques privées comme Credit Suisse ou BNP Paribas Banque Privée, des multigérants à l'image de Lyxor AM ou Amundi AM, des CGP à l'instar de Cyrus Conseil ou Institut du Patrimoine, des family offices comme MJ&Cie ou Intuitae et pour la première fois, des fintech à l'image de Yomoni ou Fundvisory. La liste exhaustive des labellisés 2017 sera dévoilée courant mars. 18 d’entre eux seront ensuite nominés à un des prix et les lauréats seront dévoilés lors de la cérémonie. Nous vous proposons de (re)découvrir cinq participants: Advenis IM, Intuitae, Alter Egale, DNCA Investments et Montaigne Capital.
La société de gestion Carnegie Fonder a fusionné deux de ses fonds en raison des conditions difficiles de marché, a appris Citywire Selector. Le Carnegie Emerging Markets a été fusionné avec le Carnegie Asia le 2 février, a confirmé un porte-parole. Jan-Olov Olsson, l’un des gérants du Carnegie Emerging Markets, a quitté la société.
L’Arabie saoudite a recruté Cyrille Urfer, un Européen, en tant que nouveau responsable des actions et des obligations de son fonds souverain, le Public Investment Fund (PIF), rapporte le Wall Street Journal. Dernièrement, l’intéressé travaillait pour le suisse Gonet & Cie. Il a aussi officié pour l’Abu Dhabi Investment Council. Au sein du PIF, Cyrille Urfer va s’occuper des placements à l’exception de ceux dans le private equity, selon une personne proche du dossier.
Le fonds de pension danois ATP a annoncé avoir enregistré un rendement de son portefeuille d’investissement de 15% ou 15,3 milliards de couronnes danois (2,2 milliards de dollars) avant impôt au cours de l’année 2016. En 2015, son rendement était ressorti à 17,2%. En 2016, les investissements dans le capital-investissement et le crédit ont dégagé des performances particulièrement positives, à hauteur de 6,6 milliards de couronnes danoises et 3,8 milliards de couronnes danoises respectivement, selon un communiqué du fonds de pension. « Les investissements en immobilier, obligations, actions nationales, matières premières et infrastructures ont également contribué de manière positive à notre performance », indique ATP sans plus de détail. En revanche, ses stratégies de couverture à long terme contre les remontées de l’inflation ont subi une perte de 1,2 milliard de couronnes danoises.Malgré cette solide performance, ATP a fait état d’une perte nette de 649 millions de couronnes danoises en 2016 en raison, principalement, du transfert de 9,9 milliards de couronnes danoises supplémentaires à sa couverture des pensions garanties afin de prendre en compte l’accroissement de l’espérance de vie moyenne de la population du pays.A fin 2016, les actifs sous gestion d’ATP s’élèvent à 759 milliards de couronnes danoises contre 705 milliards de couronnes danoises en 2015.
Les actifs gérés et administrés de la Société Financière Manuvie (« Manulife ») s’inscrivaient à fin décembre 2016 à 977 milliards de dollars canadiens, en hausse de 6% par rapport au 31 décembre 2015. Les seuls actifs gérés et administrés des activités de gestion de fortune et d’actifs ont augmenté de 8% l’an dernier pour s’établir à 544 milliards de dollars.Au quatrième trimestre 2016, les activités de gestion de fortune et d’actifs ont enregistré une collecte nette de 6,1 milliards de dollars, à comparer à des entrées nettes de 8,7 milliards de dollars au quatrième trimestre 2015. Les flux nets positifs liés aux activités de conseil pour les institutionnels et aux FCP en Asie et au Canada ont été en partie effacés par les sorties dans les activités liées aux régimes de retraite en Amérique du Nord et aux FCP aux Etats-Unis.Sur l’ensemble de 2016, Manuvie a dégagé un résultat net de 2,9 milliards de dollars, en hausse de 34% par rapport à l’année précédente, avec un résultat tiré des activités de base de 4 milliards de dollars, en progression de 17% d’une année sur l’autre.
Alors que Pimco gérait 1.470 milliards de dollars (1.374 milliards d’euros) à fin 2016, dont 495 milliards d’euros pour l’Europe, la France représentait 9,7 milliards d’euros d’encours, indique L’Agefi Hebdo dans son édition du 9 févier. Cela correspond à un doublement en six ans. En 2016, les encours ont crû de 10% en France, portés essentiellement par la collecte. «Nous pensons que notre croissance va se poursuivre», déclare au journal Matthieu Louanges, responsable des activités de Pimco en France. Il précise que l’entité française pourrait élargir son offre dans les domaines alternatifs comme la dette privée ou l’immobilier. Le dirigeant rappelle ainsi la co-entreprise annoncée en décembre entre Pimco et Solar Capital Partners, société spécialisée dans le prêt aux entreprises. Pimco mise aussi en France sur les stratégies visant à se protéger contre l’inflation et la gestion obligataire traditionnelle. «Le fonds Income, qui totalise 70 milliards d’euros d’encours, a vocation à trouver son marché en France, où il est enregistré et accessible à l’achat», explique-t-il.
L’assureur britannique Aviva a annoncé, ce 9 février, la cession de sa participation de 50% dans la coentreprise d’assurance-vie Antarius à Sogecap, filiale du groupe Société Générale, pour un montant d’environ 425 millions de livres (500 millions d’euros) en numéraire. Antarius est une coentreprise détenue jusque-là à parts égales par Aviva et Crédit du Nord, autre filiale de Société Générale. L’opération, qui a reçu le feu vert des autorités de régulation, devrait être finalisée le 1er avril 2017. Aviva avait acquis une participation de 50% dans Antarius en 2004 dans le cadre d’un accord de distribution de 12 ans.En parallèle, Aviva Investors France a conclu un nouvel accord avec Sogecap afin de continuer à gérer les 10 milliards d’euros d’actifs détenus par Antarius.
La société de gestion indépendante Métropole Gestion a fait appel à la société NeoXam, spécialisée dans la fourniture de solutions pour le secteur de la gestion d’actifs, pour développer sa première plateforme de gestion des données. Selon un communiqué, elle utilise NeoXam DataHub et Neoxam IBOR pour avoir sur une même plateforme de multiples données, entre autres sur les instruments cotés, les émetteurs, les clients, les produits (fonds, mandats), les contrats, les transactions ou encore les positions. L’objectif est de faciliter les audits internes et externes et permettre des prises de décision mieux renseignées et plus rapides.
Une alternative au fonds en euro. La plateforme de distribution YCAP partners, dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine, vend désormais à ses clients le contrat d’assurance vie multisupports CNP One assuré par CNP Assurances. Sa société soeur YCAP AM fera l’allocation dans le cadre de la gestion sous mandat pilotée. Trois profils de risque sont proposés : Sereno, Adagio et Allegro en fonction du risque auquel l’investisseur peut consentir (volatilité cible à 4%, 8% ou 12%). CNP One est un contrat personnalisable qui dispose de plusieurs supports en unité de compte (OPC classique, titres vifs, EMTN, supports immobiliers…) associé à plusieurs modes de gestion complémentaires (gestion libre, gestion sous mandat) et combinables pour certains d’entre eux. Il propose également des options d’arbitrages automatiques (investissement progressif, sécurisation des plus-values, stop loss relatif, répartition constante) dans le cadre de sa gestion libre, 4 garanties plancher en cas de décès et la possibilité de convertir à l’échéance son capital en rente.
Natixis a annoncé hier soir le départ de Pierre Servant de la tête de Natixis Global Asset Management. Selon un communiqué, il aura désormais un rôle de Senior Advisor auprès de Laurent Mignon, le directeur général de Natixis. «Dans ses nouvelles fonctions, il assurera un rôle de conseil stratégique pour l’entreprise ; il reste membre du comité de direction générale de Natixis», précise la société. Pierre Servant est remplacé par Jean Raby qui rejoindra le groupe à partir du 20 février et sera membre lui aussi du comité de direction générale. Directeur général de Natixis Global Asset Management, il sera en charge des métiers de gestion d’actifs, de banque privée et de private equity. « Je tiens à saluer et remercier Pierre Servant pour son rôle déterminant dans le succès de la stratégie de Natixis et en particulier dans le développement considérable de la gestion d’actifs. Dans un marché particulièrement concurrentiel, il a en 10 ans fait de Natixis Global Asset Management l’un des principaux gérants d’actifs au monde, avec plus de 830 milliards d’euros d’actifs sous gestion, grâce à sa vision, son travail et son engagement auprès des équipes. Sa contribution en tant que Senior Advisor sera précieuse dans la réflexion que nous menons sur le prochain plan stratégique de Natixis. Je suis particulièrement heureux que Jean Raby rejoigne Natixis. Ses compétences très complètes, son expérience de leadership dans des entreprises de premier plan et ses qualités personnelles seront des atouts considérables pour accentuer le développement de nos métiers d’Épargne au service des ambitions du Groupe BPCE », a commenté dans le communiqué Laurent Mignon, directeur général de Natixis. De nationalité canadienne et française, Jean Raby a débuté sa carrière en 1989 en tant qu’avocat d’affaires chez Sullivan & Cromwell à New York et à Paris. Il a rejoint Goldman Sachs en 1996, d’abord au sein du département Investment Banking à Paris. Il a été promu associé en 2004, co-directeur général en 2006 (puis directeur général en 2009) du département Investment Banking pour la France, la Belgique et le Luxembourg, ainsi que Directeur du bureau de Paris de Goldman Sachs. En 2011, il est devenu co-directeur général de Goldman Sachs pour ses activités en Russie. En 2013, Jean Raby a rejoint Alcatel-Lucent en tant que vice-président exécutif et directeur financier & directeur juridique, membre du comité de direction générale et du comité exécutif. En 2016, il occupait la fonction de directeur financier, membre du comité exécutif de SFR, un groupe pour lequel la banque Natixis a travaillé. Jean Raby, 52 ans, est diplômé de l’Université Laval (Canada) - LL.B. (Licence en droit), de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) - M.Phil en relations internationales et de Harvard Law School - LL.M. (Maîtrise en droit). Il est membre du barreau de New York depuis 1989.
« Des résultats très satisfaisants ». C’est ainsi qu’Yves Perrier, directeur général d’Amundi a défini l’activité de la société de gestion du Crédit Agricole pour l’année 2016. Selon le dirigeant, « tous les objectifs que nous avions annoncé lors de notre introduction en Bourse ont été dépassés ». Ainsi, la collecte s’est établie à 62 milliards d’euros contre un objectif annuel moyen de 40 milliards d’euros. Le résultat net est en progression de 8% (à 568 millions d’euros) contre un objectif de 5% par an en moyenne et le coefficient d’exploitation s’est établi à 52% fin 2016 contre un objectif de 55%. La plus grande société de gestion d’Europe gérait 1.083 milliards d’euros à fin décembre, correspondant à une hausse de 5% de ses encours par rapport à fin 2015. Les revenus nets sont en hausse de 1,2% à 1.677 millions d’euros. Ceux correspondant aux frais de gestion ont augmenté de 1,4% grâce à une augmentation des commissions nettes de 3,1%, liée à la progression des encours sous gestion. Les commissions de surperformance ont reculé de 16,7% à 115 millions d’euros, « dans un contexte de marchés moins favorables en 2016 qu’en 2015 », selon Amundi. Les charges générales d’exploitation s’établissent à 878 millions d’euros soit +1,1% par rapport à 2015.Amundi précise que la collecte annuelle de 62 milliards (en baisse par rapport aux 80 milliards de 2015) a été réalisée notamment grâce à une accélération en fin d’année puisque le groupe a enregistré 23,1 milliards d’euros de souscriptions sur le seul quatrième trimestre. A noter que le « retail » a participé à hauteur de 35 milliards à la collecte annuelle et les investisseurs institutionnels à hauteur de 27,5 milliards. « Pour la première fois depuis la création d’Amundi (en 2010, NDLR), nos réseaux français comme Crédit Agricole et Société Générale ont réalisé une collecte nette positive sur les actifs long terme qui concernent les particuliers », se réjouit Yves Perrier qui précise que c’est la « réorientation des politiques des compagnies d’assurance-vie pour augmenter les parts en UC par rapport au fonds euro qui a provoqué une dynamique favorable à notre activité ». En y incluant les actifs court terme, «essentiellement souscrits par les petites entreprises clientes du réseau», la collecte nette est négative de 2,6 milliards d’euros.Yves Perrier a par ailleurs indiqué que l’intégration de Pioneer, la filiale de gestion de l’italien Unicredit rachetée l’année dernière, « a commencé dès fin novembre et se déroule conformément au plan ». Le groupe confirme que le lancement de l’augmentation de capital visant à financer l’acquisition devrait intervenir au premier semestre 2017.Interrogé sur un éventuel intérêt d’Amundi pour la société de gestion Source, un fournisseur d’ETF basé à Londres et actuellement en vente, Yves Perrier a répondu : « Nous sommes déjà bien occupés par l’intégration de Pioneer qui représente la moitié d’Amundi en termes de revenus et les deux tiers en termes d’effectifs. Nous allons donc nous consacrer pleinement à l’acquisition de Pioneer pour bien la réussir ».
Parmi les changements dans son conseil de direction annoncé hier, Axa IM a annoncé également la nomination d’ Isabelle Scemama en tant que directrice générale («CEO») d’AXA Investment Managers - Real Assets (« AXA IM - Real Assets »), et rejoint le Management Board d’AXA Investment Managers, en remplacement de Pierre Vaquier, qui quitte l’entreprise pour poursuivre d’autres projets.Isabelle Scemama était précédemment CEO d’AXA REIM SPG, l’entité régulée française d’AXA IM - Real Assets, et en charge du Funds Group couvrant une large gamme de fonds immobiliers (Core, Value-Add, Développement). Isabelle Scemama travaille chez AXA IM - Real Assets depuis 15 ans. Elle a débuté sa carrière en 1989 au sein du département des financements pour les entreprises à grande capitalisation chez Paribas avant d’intégrer le département de financement immobilier en 1995, où elle était responsable de la structuration des financements investisseurs. Isabelle a 25 ans d’expérience en financement dont plus de 20 en immobilier.Le groupe annonce que «pour assister Isabelle Scemama dans la prise de décision stratégique et la gestion opérationnelle de la société, et pour assurer une transition progressive, un nouveau Management Board a été constitué» :· Ruulke Bagijn, Global Head of Real Assets Private Equity conservera la même fonction, en se concentrant sur le développement de la plateforme infrastructure equity ;· Sébastien Herzog, Global CFO, COO & Corporate Secretary, conservera le même rôle, en supervisant les activités Finance, Operations, Juridique, Risk & Compliance ainsi que Marketing & Communication ;· Laurent Lavergne, actuellement Head of Separate Accounts, ajoutera à ses fonctions actuelles le développement international aux Etats-Unis et en Asie ;· Dennis Lopez restera CIO et Global Head of Sales, ajoutant à ses responsabilités les transactions au niveau mondial.En complément, deux membres du comité exécutif ont été nommés au Management Board :· Timothé Rauly, précédemment Head of CRE Finance & Core Funds business line, est nommé Head of Funds Group, afin de superviser l’activité fonds;· Andrew Stainer, actuellement Head of Northern Region, Asset Management & Transactions, est nommé Global Head of Asset Management.
Outre la promotion d’Isabelle Scemama (lire par ailleurs), Axa Investment Manager (Axa IM) a annoncé les nominations d’Heidi Ridley en qualité de directrice générale (« chief executive officer » ou CEO) d’Axa IM Rosenberg Equities et de Kathleen Houssels au poste de directrice mondiale des investissements (« Global chief investment officer » ou CIO) avec une prise de fonction effective au 1er mars 2017. Elles remplacent ainsi Jeremy Baskin qui quitte Axa IM après avoir occupé aux Etats-Unis le poste de directeur général d’Axa IM Rosenberg depuis décembre 2010. Heidi Ridley va également siéger au « management board » du groupe Axa IM.Heidi Ridley occupait jusque-là les postes de directrice mondiale des opérations (« Global COO ») et de « Chief of Staff » d’Axa IM - Rosenberg Equities depuis 2011. A ce titre, elle avait pour rôle d’appuyer le directeur général dans la gestion des activités d’Axa IM Rosenberg - Equities et des opérations mondiales. Elle a rejoint Axa IM en 2003 pour diriger l’activité de fonds communs de placement d’AXA IM Rosenberg - Equities aux États-Unis. Elle a ensuite occupé le rôle de responsable du développement des affaires institutionnelles pour les Amériques, puis de directrice générale de la stratégie d’investissement et des communications, chargée de diriger les efforts du service client à l'échelle mondiale avant d’occuper la fonction de COO d’Axa IM – Rosenberg Equities.Pour sa part, Kathleen Houssels occupe le poste de responsable de la recherche et des modèles d’investissement d’Axa IM - Rosenberg Equities depuis 2012 et siégeait au comité d’investissement de Rosenberg Equities depuis 2002. Elle est chargée de superviser les modèles existants de sélection de titres et de facteurs, le développement des stratégies et des nouveaux modèles ainsi que la recherche. Elle a rejoint AXA IM en 1999 et a occupé plusieurs postes à responsabilité dans les équipes d’investissement, notamment Head of Investment Modelling, Director of Model Integrity et Deputy Chief Investment Officer pour la région Amériques.Enfin, Jeremy Baskin accompagnera l’équipe à titre consultatif pendant plusieurs mois pour assurer une transition fluide pour nos clients, indique Axa IM.