En seulement quatre ans, un fonds monétaire créé par une filiale du groupe chinois Alibaba est devenu le plus gros au monde, rapporte le Wall Street Journal. Alimenté par les contributions de quelque 370 millions de détenteurs de comptes, le fonds, connu sous le nom de Yu’e Bao, a rapidement grossi pour atteindre 211 milliards de dollars d’actifs. Il fait deux fois la taille du deuxième plus gros fonds monétaire, un fonds américain géré par J.P. Morgan Asset Management, selon les données de Morningstar. Sur la seule année dernière, les actifs de Yu’s Bao ont doublé et le fonds représente désormais un quart du secteur chinois des fonds monétaires. Son ascension est une conséquence accidentelle de l’adoption massive par les consommateurs chinois du paiement mobile. Yu’e Bao tire ses capitaux des utilisateurs d’Alipay, une plate-forme de paiements électroniques utilisée par environ un tiers de la population chinoise pour faire des achats sur les sites de e-commerce d’Alibaba et pour payer à peu près tout. Toutefois, sa taille inquiète les régulateurs qui cherchent maintenant à imposer de nouvelles contraintes au secteur.
Depuis 1997 et la vente en France de la Banque Hottinguer au Crédit Suisse, le nom de cette famille qui a marqué l’histoire bancaire française dès le 18e siècle, était accolé à celui du géant suisse. Finalement totalement absorbé, le nom mettra quelques années à réapparaitre. Un des membres de la famille, Philippe Hottinguer, qui était resté actif au sein de la division des marchés de capitaux du Crédit Suisse jusqu’en 2001, décide de prendre seul son envol et crée H & Associés en 2003. C’est seulement mi-2011 que le groupe peut s’appeler Philippe Hottinguer & Cie. Puis, conjointement à la vente de l’activité de brokerage en 2012 à DSF Market, le groupe se décline alors en deux activités qui sont autant de filiales : l’activité historique de corporate finance, Philippe Hottinguer Finance, et la gestion, avec Philippe Hottinguer et Cie Gestion (qui regroupe la gestion privée, sous mandat et la gestion collective).Patron de la gestion et associé, Marc-Antoine Laffont élabore tous les six mois un scénario macroéconomique qui oriente les gérants vers les grands thèmes d’investissements. Ainsi, en analysant la conjoncture aux Etats-Unis et en Europe, il peut orienter ses convictions en fonction des cycles, et décider ensuite d’une sélection de secteurs puis de valeurs d’entreprises. « Cette méthode rigoureuse est la combinaison d’une méthode bottom-up et top-down faisant le lien entre la Macro et le stock-picking », assure à NewsManagers, Bruno Godefroy, directeur du développement et associé. Le fonds phare, PHCG European Macro Picks, est basé sur cette méthode. Créé en 2011 et commercialisé au départ uniquement auprès des clients de la gestion privée du groupe, il s’est progressivement ouvert vers l’extérieur. « Nous l’avons enregistré sur les plateformes dédiées aux CGP comme Axa Thema ou Cardiff par exemple », indique le dirigeant. Le fonds, qui compte entre 25 à 35 valeurs pour un encours de près de 60 millions d’euros, ne devrait pas laisser indifférent : il affiche, au 31 août, une surperformance de 41,6% depuis l’origine par rapport à l’indice Eurostoxx 50 et de 15,3% par rapport à l’Eurostoxx 50 NR.Philippe Hottinguer et Cie Gestion propose aussi depuis 2012, un fonds sur les small et mid caps baptisé CPH Equity qui est co-géré par Marc-Antoine Laffont et Patrick Legrand, ancien agent de change. Il propose aussi Seahorse, un fonds de fonds diversifié prudent qui vise une performance supérieure à l’Eonia capitalisé de 1,5% (il pèse 11 millions d’euros), et enfin Olympus (fonds Carte Blanche), géré par Jean-Claude Petit un ancien de Neuflize, lancé à l’origine avec un client.La gestion approche aujourd’hui les 200 millions d’euros d’encours et Bruno Godefroy compte bien la développer davantage. Il est d’autant plus impliqué qu’il explique avoir repris le fonds de commerce et la clientèle de son ancienne société, appelée 1786 Patrimoine, et fondée avec Frédéric Hottinguer, le cousin de Philippe Hottinguer, lorsque ce dernier lui a demandé de le rejoindre en 2011. « Aujourd’hui, on regarde les structures à acheter. Beaucoup de sociétés sont plus petites que nous et des opportunités peuvent se présenter », glisse Bruno Godefroy. La société devrait aussi recruter deux ou trois banquiers privées d’ici la fin de l’année.A savoir : L’indépendance que revendique Philippe Hottinguer en 2001 l’éloigne de l’autre branche hexagonale de la famille. Celle qui, en 1989 a décidé de créer La Financière HR, marquant déjà la fin de l’unité familiale autour d’un seul établissement bancaire. C’est l’oncle de Philippe, en l’occurrence Jean-Philippe Hottinguer (toujours président de son groupe) et ses cousins François et Emmanuel Hottinguer, qui sont à l’origine de cet établissement devenu en 2006, suite à son agrément par la Banque de France, HR Banque. Mais le nom Hottinguer ne peut pas encore apparaître car il est en « leasing ». Après de multiples rebondissements judiciaires, le groupe pourra être rebaptisé Banque Jean-Philippe Hottinguer & Cie puis enfin, depuis l’an dernier, Banque Hottinguer. Mais les deux entités Hottinguer, celle de Philippe et celle de Jean-Philippe et ses cousins, n’ont commercialement et capitalistiquement parlant, rien à voir.
H2O Asset Management, la société de gestion affiliée de Natixis Global Asset Management, pourrait être amené à « soft closer » certains de ses fonds, a-t-il été annoncé mercredi lors du Symposium Durable Portfolio Construction de la filiale de Natixis.« Nous avons une partie de notre activité cœur avec des fonds comme Multibonds, Adagio ou Moderato qui n’ont pas une taille illimitée et qui perdraient en qualité s’ils étaient trop gros », a expliqué Vincent Chailley, directeur des investissements de H2O AM au cours de cette conférence organisée par Natixis GAM. « Cette partie a atteint 7 milliards d’euros d’actifs et nous pourrions encore aller jusqu’à 10 milliards », poursuit-il. A fin juin, H2O gérait au total 12,9 milliards d’euros d’encours.Même s’il reste encore un peu de place dans ces stratégies, H2O prépare l’avenir. « Cela nous amène à lancer d’autres produits avec plus de capacités, comme le fonds long/short actions Fidelio », poursuit Vincent Chailley. L’acquisition en juillet d’Artic Blue Capital s’inscrit également dans le cadre de cette stratégie de diversification. « Cette première acquisition est en ligne avec notre stratégie de diversification de nos revenus en raison des contraintes croissantes sur nos capacités de gestion », avait alors commenté Bruno Crastes, directeur général de H2O AM. Dès la création de H2O AM début 2011, les fondateurs Bruno Crastes et Vincent Chailley, avaient prévenu qu’entre 10 et 15 milliards d’euros d’encours, ils se « poseraient des questions ». « La taille des encours est l’ennemi de l’alpha », avait à l’époque expliqué Bruno Crastes. La société de gestion a l’intention de communiquer sur ce sujet le mois prochain.
La collecte est repartie sur les fonds Oyster. C’est ce qu’a affirmé Syz Asset Management de passage à Paris lors d’une présentation à la presse de Michael Clements, le responsable de l'équipe actions européennes. Ce dernier est arrivé il y a trois ans environ à la suite du départ d’Eric Bendahan qui souhaitait créer sa propre société de gestion (Eleva Capital). Le temps d’implanter sa nouvelle stratégie et repositionner les portefeuilles, les fonds ont toutefois subi de la décollecte en 2014 et 2015. «C’est un phénomène auquel nous nous attendions et habituel chez les investisseurs institutionnels lorsqu’il y a un changement de gérant dans un fonds», a commenté la porte parole. A fin 2015, Syz AM, filiale de la banque suisse Syz, gérait ainsi 16,3 milliards d’euros, puis 15,9 milliards fin 2016 et 15,7 milliards à fin juin 2017. Le fonds Oyster European Opportunities pesait 1,2 milliard peu de temps après l’arrivée de Michael Clements, mais 900 millions d’euros aujourd’hui. A l’inverse, le fonds European Selection pesait 250 millions d’euros contre 615 millions d’euros aujourd’hui. Nous enregistrons une collecte positive depuis le début de l’année (+EUR 315 millions net) dans nos stratégies «high convictions equities» (actions européennes et japonaises) et Multi-Asset, explique la société de gestion à NewsManagers.Michael Clements a donc profité de sa présence à Paris pour détailler sa philosophie de gestion. «Notre approche est une approche de long terme qui nous permet d’adopter une gestion contrariante, a-t-il expliqué. Ainsi, notre portefeuille a peu de titres en commun avec nos concurrents». Avec une active share supérieure à 90%, Michael Clements assure que le taux de titres en commun avec ses compétiteurs est de 4% à peine pour Oyster European Selection et de 10% pour Oyster European Opportunities. «Comme tous les gérants», il concède rechercher des entreprises de qualité qui parviennent à générer de bons flux de trésorerie, mais préfère attendre les moments de baisse pour acheter les titres. «Je cherche en moyenne 10% de rendement et pour cela j’ai besoin des moments de panique du marché pour acheter. On a besoin de volatilité pour passer à l’achat» explique-t-il. Les portefeuilles ont cependant un turnover limité, situé entre 25% et 50% par an.
La société de gestion Advisory Invest, basée à Vienne en Autriche, lance un nouveau fonds, le Legenden-Fonds, qui se propose d’investir dans les meilleurs gérants dans leurs catégories respectives, à l’instar de Warren Buffett, Leda Braga ou encore Flossbach von Storch, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Le fonds sera piloté par Karin Kisling, qui a notamment travaillé chez Vontobel Asset Management et chez Rabobank International.Le fonds investira uniquement dans des fonds Ucits liquides mais pas dans des fonds fermés. Les performances historiques des fonds seront bien entendu prises en compte mais les grandes tendances à l’oeuvre dans le monde devraient également jouer un rôle dans les décisions d’investissement. Aux fins de diversification et de réduction du risque de perte, le fonds pourra investir dans des stratégies alternatives comme le Global Macro, les Managed Futures ou encore le Private Equity.
C’est désormais officiel ! Comme l’avait annoncé NewsManagers durant l’été (Lire l’édition du 11 juillet 2017), Frédéric Jamet, ancien de State Street Global Advisors France, a été nommé « managing director », responsable du trading et co-directeur de la recherche de Tobam, a annoncé hier la société de gestion quantitative. « Spécialiste reconnu de la gestion factorielle et smart beta, Frédéric Jamet renforce l’expertise établie de Tobam dans ces secteurs », souligne la société présidée par Yves Choueifaty. Frédéric Jamet supervise les départements « Trading » et « Recherche » de la société de gestion, tout « en jouant un rôle clé dans les échanges et le partage d’expertise auprès des clients et des tierces parties ». Dans le cadre de ses fonctions de responsable du trading, il prend en charge toutes les activités de trading actions, obligataires, forex et multi-asset de Tobam. En parallèle, en tant que co-directeur de la recherche, il participe aux travaux de recherche fondamentale poursuivis par la société de gestion et destinés à approfondir les fondements théoriques de l’approche « Maximum Diversification », développée par Tobam. Il sera notamment en charge des projets de recherche opérationnelle et liés à la gestion de portefeuilles. Basé à Paris, Frédéric Jamet est en charge des équipes situées à Paris et à Dublin.Frédéric Jamet, qui compte 28 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, a passé 11 ans chez Strate Street Global Advisors France où il officiait comme directeur des investissements. Précédemment, il était directeur de la division « Index Equity » pour State Street, en charge de la création et gestion des fonds indiciels et ETF. Avant de rejoindre State Street, il supervisait les produits quantitatifs au Crédit Lyonnais et, avant cela, la recherche sur les produits dérivés pour HSBC.
Remue-ménage chez BlackRock. Le gestionnaire d’actifs américain vient en effet de remanier son équipe de direction générale et de nommer un nouveau responsable de son activité de gestion alternative, selon un document interne consulté par Reuters. Ainsi, Mark McCombe a abandonné son poste de responsable mondial de la division de gestion alternative (BlackRock Alternative Investors) pour se concentrer exclusivement sur la direction de la région Amériques. A la tête de BlackRock Alternative Investors, Mark McCombe est remplacé par David Blumer, un ancien de Credit Suisse qui a rejoint BlackRock en 2013 où il occupait jusque-là le poste de responsable de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA).Dans la foulée de ce jeu de chaises musicales, Rachel Lord a été nommé responsable de la région EMEA en remplacement de David Blumer. L’intéressée était jusque-là responsable d’iShares pour la région EMEA et responsable de l’activité d’investissement indiciel. Elle est remplacée par Stephen Cohen, désormais nouveau responsable d’iShares pour la zone EMEA, toujours selon ce document interne.
Le spécialiste de l'épargne salariale Eres a annoncé ce 13 septembre le lancement d’une nouvelle offre d'épargne salariale en architecture ouverte «Eres sélection 7". Elle s’adresse aux TPE/PME accompagnées par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant (CGPI) et/ou un courtier en assurance. Les versions précédentes de l’offre « Eres sélection » 1-6 ont été implantées dans plus de 12 000 entreprises, soit 140 000 salariés bénéficiaires. «Construite autour d’un Plan d’Epargne Inter-Entreprises (PEI) et d’un Plan d’Epargne Retraite Collectif Inter-Entreprises (PERCOI), la nouvelle offre « Eres sélection 7 » permet à chaque entreprise de trouver la solution adaptée à sa taille et ses besoins tout en bénéficiant de la sélection des meilleurs gérants d’actifs de la place», commente un communiqué. La gamme proposée par Eres compte désormais 40 fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) avec 9 nouveaux fonds et 7 nouvelles sociétés de gestion :•Eres Amiral Sextant Flexible : fonds diversifié flexible investi sur des actions et obligations ;•Eres BDL Rempart : fonds diversifié flexible investi sur des actions et obligations ;•Eres Fidelity Flexible : fonds diversifié avec une exposition sur les obligations entre 30% et 100% ;•Eres Rouvier Diversifié : fonds diversifié avec une exposition sur les actions entre 0% et 60% ;•Eres Moneta Multifonds : fonds diversifié avec une exposition sur les obligations entre 0% et 50% ;•Eres Trusteam Flex : fonds diversifié avec une exposition sur les actions entre 20% et 70% ;•Eres H2O Quator : fonds diversifié avec une exposition sur les actions entre 20% et 70% ;•Eres Sélection Patrimoine : fonds diversifié multi-gestion investi en immobilier via des OPCI dans la limite de 30% de son actif ;•Eres Sélection S&P 500 : fonds d’actions internationales investi sur des actions américaines.« Avec une stratégie basée sur la satisfaction de l’épargnant, notre objectif est de concevoir des offres en architecture ouverte toujours plus flexibles avec des supports financiers adaptés à tous les besoins en termes d’horizon de placement, de niveau de risque ou de style de gestion. L’entrée de nouvelles maisons de gestion réputées pour la qualité de leurs processus de gestion nous permet aujourd’hui de proposer la gamme de fonds d’épargne salariale la plus large du marché.», commente Nicolas Vachon, président d’Eres gestion.
Deutsche Asset Management a annoncé ce 13 septembre qu’elle avait pris la décision d’absorber les coûts de la recherche externe distribuée à ses clients. Dans un email adressé à tout le personnel, Nicolas Moreau, patron de Deutsche AM et membre du comité directeur de Deutsche Bank, indique que «notre approche est la solution la meilleure possible pour répondre aux exigences de la nouvelle directive et que cela nous permettra de rester pleinement engagés dans la fourniture de solutions de première qualité pour nos clients», indique un communiqué.Le communiqué précise que Deutsche AM continuera d’acheter de la recherche externe afin que les gérants dispose de tous les moyens nécessaires pour mettre en oeuvre leurs processus d’investissement. Dans cette perspective, ajoute le communiqué, Deutsche AM va négocier avec ses fournisseurs externes de recherche afin d’optimiser les coûts.Franklin Templeton a pour sa part confirmé vouloir également prendre en charge la recherche externe afin que les clients continuent de profiter à la fois de la recherche maison et de la recherche externe. Tout en soulignant la qualité de sa recherche propriétaire, qualité liée à la présence internationale du groupe, Franklin Templeton estime dans un communiqué que la recherche externe représente une contribution importante à notre processus de recherche interne et apporte une perspective indépendante pour défier et améliorer notre propre recherche».Deutsche Asset Management et Franklin Templeton viennent allonger la liste des sociétés de gestion qui souhaitent prendre en charge les coûts de la recherche externe plutôt que de les répercuter sur le client final. Ces derniers jours, Newton IM, Insight Investment, Aviva Investors et Aberdeen Standard Investments ont également opté pour cette solution.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a annoncé, le 12 septembre le lancement de son tout premier fonds de dette d’infrastructure dédié au Royaume-Uni et destiné aux fonds de pension et compagnies d’assurances. Baptisé Schroder UK Infrastructure Debt, ce véhicule ciblera les prêts « junior » (« junior loans ») dans les secteurs du transport, de l’énergie, de l’environnement, des infrastructures à caractère social et des télécommunications au Royaume-Uni. « Le Royaume-Uni est déjà l’un des marchés les plus importants et diversifiés en matière d’infrastructure en Europe, avec plus de 100 milliards de livres d’investissements nécessaires au cours des cinq prochaines années », souligne la société de gestion dans un communiqué. Ce nouveau produit vise une levée de fonds de 500 millions de livres et vise un rendement de 4% à 5% au-dessus du Libor. Le fonds a une maturité de 10 ans, en incluant la période d’investissement.L’équipe infrastructure de Schroders, dirigée depuis Paris par Charles Dupont, assurera la gestion de ce fonds. Lancée en septembre 2015, cette division gère déjà trois fonds de dette d’infrastructure et deux comptes ségrégés dédiés aux opportunités d’investissement en Europe. Depuis sa création, l’équipe a levé et déployé 1,4 milliard d’euros de capitaux.
Récemment écarté par Toshiba dans le cadre de la cession de sa filiale Toshiba Memory, le consortium mené par le fonds américain Bain Capital a retrouvé les faveurs du groupe japonais. «Nous avons signé une lettre d’intention dans le but d’aboutir à un accord définitif d’ici à la fin du mois, en accélérant les négociations», a expliqué le groupe ce 13 septembre dans un bref communiqué, à l’issue d’un conseil d’administration. Toshiba avait exprimé sa préférence pour Bain Capital en juin dernier mais avait changé d’avis il y a une quinzaine de jours et indiqué continuer de discuter avec trois consortiums, les deux autres étant menés par l’américain Western Digital d’une part et le taïwanais Hon Hai/Foxconn d’autre part. Finalement, Toshiba revient vers Bain Capital car ce dernier aurait fait une nouvelle proposition, non publiquement détaillée mais jugée plus intéressante. A noter toutefois que la lettre d’intention ne précise pas que les négociations avec Bain Capital soient désormais exclusives, ce qui laisse encore planer un doute sur le choix définitif de Toshiba...
Société Générale Private Banking Schweiz (SGBPS) renforce sa présence en Suisse allemande avec les nominations de Cédrick Merour et Martin Petermann qui seront tous deux basés à Zurich. Précédemment responsable Market Solutions chez SGPBS à Genève, Cédrick Merour a été nommé responsable du segment des intermédiaires financiers (FIM) pour la région de Zurich. Il est désormais rattaché à Tobias Wagner, responsable du bureau de Zurich, et à David Saliné, responsable du segment FIM pour la Suisse.De son côté, Martin Petermann a rejoint SGPBS en août dernier en qualité de chargé de clientèle senior. Il a travaillé précédemment à la Deutsche Bank, chez UBS et chez BNP Paribas.
Le groupe Vontobel a annoncé ce 13 septembre la migration d’une quarantaine de banques suisses - parmi lesquelles la Banque cantonale de Zoug (ZGKB), Clientis et Valiant - de la plateforme d’Entris Banking vers sa propre plateforme. La coopération entre Vontobel et Entris englobe l’exécution des opérations sur toutes les catégories d’actifs et la gestion des toutes les positions sur titres, précise l'établissement dans un communiqué."Les instituts financiers en Suisse doivent faire face à des coûts en hausse et des marges en déclin, ainsi qu’au besoin d’investir dans leur système informatique», argumente Vontobel. Selon la banque, ce type de partenariat permet aux banques clientes de réduire leurs coûts de manière significative dans la gestion de titres et de se concentrer sur leur coeur d’activité. Vontobel assure que sa plateforme bancaire est conforme aux futures exigences réglementaires, y compris les dispositions MiFID II sur l’exécution des transactions sur titres sur les marchés financiers mondiaux.
Banca March commence à recomposer sa division de banque patrimoniale. Alors qu’elle vient de perdre une douzaine de banquiers privés, partis rejoindre UBS (lire NewsManagers du 6 septembre 2017), la banque espagnole a recruté Miguel Nigorra au poste de directeur du pôle « Banque Patrimoniale », rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance de Popular Banca Privada, où il a officié pendant plus de cinq ans. Avant cela, il avait travaillé au sein de la banque privée de Santander et chez UBS Wealth Management.
Une vingtaine de candidats, surtout chinois, sont intéressés par la filiale de gestion de fortune d’Axa basée à Hong Kong, l’assureur français se recentrant en Asie sur les opérations dégageant la plus forte croissance, ont déclaré ce 13 septembre trois sources proches du dossier à l’agence Reuters. Axa Wealth Management HK serait valorisée dans les 500 millions de dollars (412 millions d’euros), ont ajouté les sources.
Harvest Global Investment (Harvest) annonce trois nominations pour son siège de Hong Kong. Ces recrutements doivent «contribuer à l’expansion en cours de Harvest sur son offre de produits internationaux», explique la société de gestion qui dispose de 114 milliards de dollars d’actifs et a enregistré son premier fonds Ucits en avril. .Winnie Wong, est nommée responsable des portefeuilles de taux («Fixed Income Portfolio Manager»). Elle a plus de 12 ans d’expérience dans le domaine de l’analyse et de la gestion des entreprises asiatiques. Elle a précédemment travaillé à la Royal Bank of Canada, chez Warburg Pincus, et Credit Suisse. Elle détient un Master et un Bachelor de la Cornell University. Kathy Zhang est nommée stratégiste sur les actions chinoises. Elle vient de Credit Suisse et détient un Bachelor de la Hong Kong University of Science and Technology.Kenn An est nommé «Head of Product» et supervisera le développement produits de Harvest Global Investments. Il arrive en provenance d’UBS Asset Management et a précédemment travaillé pour Haitong International Securities, Barclays Capital, Société Générale et Calyon
Le gestionnaire d’actifs britannique Psigma Investment Management (Psigma IM) a recruté Peter Seamer en qualité de directeur d’investissement (« investment director »), rapporte Investment Week. L’intéressé sera rattaché à Darrell Mercer, « managing director » au sein de la société de gestion. Peter Seamer arrive en provenance d’Arbuthnot Latham où il a travaillé pendant plus de 7 ans, dernièrement en tant que directeur de la gestion des investissements. Avant cela, il a officié chez Tilney Group au poste de « Investment Manager » en charge des clients privés et des organisations caritatives.
Le gestionnaire d’actifs britannique Liontrust Asset Management a annoncé, ce 13 septembre, la nomination de Sophia Tickell au sein de son conseil d’administration en qualité d’administratrice indépendante non-exécutive. L’intéressée prendra officiellement ses fonctions le 1er octobre 2017. Sophia Tickell est associée-fondatrice de la société Meteos, un « think tank » à but non lucratif. Elle travaille depuis plus de 15 ans avec des dirigeants d’entreprises ou de sociétés de gestion pour améliorer leurs appréciations des contraintes environnementales et des attentes sociétales. Elle est actuellement membre du comité consultatif (« Advisory Committee ») de Liontrust Sustainable Future Funds et conseillère extérieure pour le Comité dédié à la responsabilité d’entreprise (« Corporate Responsibility Committee ») du conseil d’administration de GlaxoSmithKline.
Le gestionnaire d’actifs suisse GAM a recruté Carlos Alvarez au sein de son équipe commerciale pour le marché espagnol afin de renforcer sa présence et ses services auprès des conseillers financiers indépendants, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé arrive en provenance de Pioneer Investments où il a travaillé au cours des deux dernières années au sein de l’équipe commerciale en charge de la péninsule ibérique, dirigée par Almudena Mendaza. Chez GAM, il travaillera dans l’équipe pilotée par Juan Ramon Caridad et Carlos Costales, co-responsables de l’entité suisse pour l’Espagne, le Portugal et l’Amérique latine.
La société de gestion indépendante Varianza Gestion, fondée il y a un an par Alberto Spagnolo, a recruté Pelayo Gil-Turner Smith en qualité de directeur des investissements, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé, qui compte plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs, travaillait dernièrement chez Julius Baer en tant que responsable de la gestion des portefeuilles pour la péninsule ibérique. Il avait intégré Julius Baer en 2014 en provenance de Urquijo Gestion.
La société de gestion Degroof Petercam Asset Management a annoncé ce 13 septembre qu’elle avait obtenu la notation «A+" auprès des Principes pour l’investissement responsable des Nations-Unies (UN PRI). Parallèlement, la société de gestion, active dans l’investissement responsable depuis 2002, a renforcé son engagement en la matière dans l’espace obligataire avec l’attribution officielle du label «durable» à son fonds d’obligations corporate DPAM L Bonds EUR Quality Sustainable.Ce fonds, lancé il y a une vingtaine d’années, investit dans des obligations libellées en euro émises par des entreprises notées en catégorie d’investissement (ou IG), c’est-à-dire au moins BBB-/Baa3 dans l'échelle de notation de Moody’s, Ces deux dernières années, l’accent a été mis sur le renforcement de l’approche ESG qualitative.
La Parole à... Pervenche Berès, députée européenne, coordinatrice de la commission des Affaires économiques et monétaires pour le groupe Socialistes et Démocrates
Ondulations. La caractéristique du cycle de croissance économique actuel aux Etats-Unis est d’être long, et même très long au regard des standards historiques. La moyenne d’un cycle depuis un siècle est de 55 mois tandis que la vague d’expansion du moment, toujours en activité, affiche déjà 98 mois. En arrêtant la comparaison aux trois derniers cycles connus, c’est-à-dire depuis 1982, la moyenne ressort alors à 95 mois. Sur cette échelle, la situation du moment ne présente aucune « anomalie » par rapport aux trente dernières années. Elle correspond à une période de politiques monétaires plus actives, à la financiarisation des économies et à un rôle du crédit bien plus important qu’auparavant. Les mois à venir n’apporteront pas d’indications définitives sur la croissance américaine dont les statistiques seront perturbées et « floutées » par les ouragans, estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Il sera difficile d’avoir une idée précise de la situation. Frédéric Rollin souligne qu’un « cycle meurt en général d’une surchauffe », une condition que ne remplit pas l’économie américaine actuellement.