Natixis Global Asset Management (NGAM) persiste et signe dans son mode de développement «multi boutiques». Comme l’Agefi Hebdo l’avait annoncé il y a deux semaines, la société de gestion a acquis une participation majoritaire dans Ossiam, une «start-up» de gestion d’actifs qui sera spécialisée dans les Exchange Traded Funds (ETF), une fois obtenu l’agrément de l’Autorité des Marchés Financiers, précise un communiqué publié lundi 25 octobre.Les quatre associés d’Ossiam, dont son président, Bruno Poulin - ancien responsable adjoint de la gestion et responsable de la recherche quantitative chez Systeia Capital Management - et Antoine Moreau, directeur général - ancien responsable mondial du trading dérivés sur fonds et exotiques actions chez Calyon - conserveront une participation en capital.Basée à Paris, Ossiam lancera ses premiers ETF début 2011 en Europe. Ses produits seront proposés sous forme de fonds français, de sicav luxembourgeoise ou de fonds dédiés et répondront ainsi à des besoins spécifiques de clients institutionnels. Dans un premier temps, Ossiam doit finaliser son organisation pour répondre aux exigences de l’AMF. Quant au dispositif approprié au marché américain, il sera défini prochainement.L’objectif de NGAM est de se concentrer sur les ETF de stratégie pour, d’une part, compléter sa gamme d’expertises et offrir aux souscripteurs non pas de simples réplications d’indices boursiers, mais des solutions à forte valeur ajoutée pour diversifier leurs investissements et, d’autre part, maitriser la distribution d’ETF. Ossiam bénéficiera en effet de l’appui du réseau de distribution internationale de Natixis. Selon les responsables de la «start-up», les fonds devraient afficher des prix compétitifs et couvrir une large gamme de classes d’actifs afin de répondre à des problématiques spécifiques.
Un an après s'être vue sanctionnée par l’Autorité des marchés financiers pour un montage financier qui aurait, entre autres, donné lieu à des surtarifications, la société de gestion Edelweiss Gestion est morte... pour mieux renaître. En été 2010, Christian Piré lance en effet Aurora Gestion sur les cendres de son ancienne société, dont le conseil de surveillance l’avait remercié en 2007, pour le rappeler un an plus tard, après le krach qu’il avait prévu. «Dès janvier 2007, j'étais l’un des seuls acteurs de la place à conseiller de se retirer des marchés financiers, et j’ai été remercié pour cela», souligne-t-il.Aujourd’hui, il ne reste de l’ancienne aventure que deux fonds. Le premier, Sérénité Patrimoine, est diversifié et composé d’actions internationales. Le second, Sérénité Dynamique, est investi à 50 % en petites et moyens capitalisations et à 50 % en grandes valeurs européennes. Deux produits qui ont d’ailleurs conservé le même nom que du temps d’Edelweiss Gestion, «la preuve que nous n’avons rien à cacher !», précise Christian Piré, qui rappelle qu’un certain nombre de clients sont restés investis dans les fonds.Les fonds sont gérés selon une approche ESG (Environnement, Social et Gouvernance), qui permet aux gérants de sélectionner des titres à partir d’une base de Novethic. Cela étant, Aurora Gestion prépare actuellement un filtre plus personnel et va demander un classement ISR de ses deux fonds. «L’approche ESG n’a rien à voir avec une démarche marketing. La gouvernance, pour nous, c’est ne pas dire n’importe quoi aux souscripteurs et d'être totalement transparents notamment sur la liquidité», insiste le dirigeant d’Aurora. Le responsable de la société de gestion accorde une importance particulière à la liquidité et aux volumes. Aurora Gestion met ainsi en ligne quotidiennement l’inventaire des deux OPCVM. «Les porteurs de parts peuvent comparer les volumes détenus avec les volumes échangés quotidiennement et, s’il y a lieu, de façon hebdomadaire et mensuelle», explique-t-il. En outre, la notation ESG donne la liquidité de chaque titre et donc le temps nécessaire pour vendre la ligne détenue en portefeuille. Les notes vont de LLL pour les valeurs très liquides à HL pour les titres illiquides. Une absence de liquidité qui dans ce cas, selon Christian Piré, ne permet pas de donner une quelconque validité aux performances annoncées...Malgré les coups durs du passé, Aurora Gestion défend donc des convictions fortes, même si parfois ces dernières sont un peu originales. «J’attire particulièrement l’attention sur le manque de liquidité des titres et la non faisabilité pour les investisseurs des performances annoncées par les gérants et les sociétés de gestion», insiste Christian Piré. Par conséquent, le dirigeant d’Aurora appelle à une modification du système des cotations en faveur d’un système plus juste. Autre idée «novatrice": la mise en place d’un fonds étatique qui utiliserait les mêmes techniques que les financiers pour augmenter ses ressources, et l'établissement d’un prélèvement sur les gains réalisés sur les marchés dérivés, qui servirait à octroyer des prêts à taux très faibles pour financer des projets favorisant l’ESG.Pour l'équipe d’Aurora Gestion, qui compte 6 personnes dont 3 à la gestion, les projets ne manquent pas. «Nous sommes aujourd’hui à 11,62 millions d’euros d’encours», annonce Christian Piré. Le développement futur de sa société passera selon lui par deux canaux : le sur-mesure à destination des conseillers en gestion de patrimoine, des family offices, des notaires avec, notamment, des fonds personnalisables - avec ou sans filtres ESG - accessibles à partir de 5 millions d’euros. Quant au second axe de développement, il passe par le «réseau comprendre et investir». Autrement dit, Aurora Gestion propose d’organiser des cycles de conférence en partenariat avec des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, afin de partager ses convictions sur le monde financier qui entoure les professionnels et leur clientèle finale.
La SCPI de Perial, PFO2, a annoncé, lundi 25 octobre, l’acquisition d’un nouvel immeuble de bureaux à Rueil Malmaison dans les Hauts de Seine, d’une superficie de 1 135 m2. Le locataire du bien est la société Athéos, spécialisée dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information. Le montant de l’acquisition est de 5,2 millions d’euros. Conformément au référentiel développement durable créé par Perial Asset Management pour PFO2, Perial est en train d’étudier la réalisation des travaux afin de réduire l’empreinte énergétique du bâtiment. De plus, des discussions sont en cours avec le locataire afin d’envisager les mesures environnementales qui pourraient être mises en place.
Selon l’Agefi, le fonds dirigé par Warren Buffett, Berkshire Hathaway, a fait part de l’arrivée de Todd Combs, gérant spécialiste du secteur financier en provenance du hedge fund Castle Point Capital, afin de prendre en charge «une part significative» du portefeuille d’investissement du groupe.
Pierre-Henri Flamand, ancien co-responsable de l'équipe de négoce pour compte propre de Goldman Sachs (Principal Strategies), lancera la semaine prochaine son hedge fund à Londres. Cet ancien de Polytechnique aurait déjà reçu des engagements pour plus d’un milliard de dollars de la part d’investisseurs institutionnels, selon les proches du dossier, rapporte The Wall Street Journal.L’autre ancien co-responsable de Principal Strategies, Morgan Sze, prépare lui aussi lancement d’un hedge fund au début de l’an prochain, mais à Hong-Kong. Ce serait un fonds focalisé sur l’Asie. Il serait suivi au total par 13 des salariés de Principal Strategies.
Polar Capital va ajouter un fonds revenus à sa gamme marchés émergents mondiaux, rapporte Investment Week. Le fonds sera géré par les trois gérants qui ont été recrutés chez Axa Framlington en juillet : William Calvert, Ming Kemp et Neil Denman.
Berkshire Hathaway a fait un pas décisif dans l’organisation de l’après Warren Buffett en nommant Todd Combs, qui gérait Castle Point Capital, un petit hedge fund, en tant que nouveau gérant de portefeuilles, rapporte le Financial Times. L’homme, âgé de 39 ans, commencera sous peu chez Berkshire. Warren Buffett avait dit que lorsqu’il partirait ses fonctions seraient scindées entre un directeur général et plusieurs gérants.
Bank Sarasin-Alpen (ME) Limited, filiale du bâlois Banque Sarasin & Cie SA (groupe Rabobank), a annoncé le 25 octobre, l’ouverture d’un bureau de représentation à Abou Dhabi, sous l’enseigne Bank Sarasin-Alpen (ME) Limited Abou Dhabi, après avoir obtenu la licence correspondante de la Banque centrale des Emirats arabes unis. Cela lui permettra de proposer à la clientèle privée la gamme complète de services de gestion de fortune du groupe Sarasin.Sarasin qui est déjà implanté au Moyen-Orient et en Inde par l’intermédiaire de sa filiale Sarasin-Alpen, est aussi présent à Dubaï, Doha, Manama, Mascate, Bombay et New Delhi.
Selon l’Agefi, la troisième banque canadienne a conclu le rachat du gestionnaire de fortune WaterStreet Group pour un montant non dévoilé. Cette acquisition doit permettre à Bank of Nova Scotia de se développer son offre de services sur le segment «ultra high net worth», note le quotidien.
Selon l’Agefi, la troisième banque canadienne a conclu le rachat du gestionnaire de fortune WaterStreet Group pour un montant non dévoilé. Cette acquisition doit permettre à Bank of Nova Scotia de se développer son offre de services sur le segment «ultra high net worth», note le quotidien.
Selon Fund Strategy, Commerzbank Corporates & Markets (C&M) a lancé un fonds d’actions chinoises par le biais d’une co-entreprise avec la société de gestion basée à Pékin China Asset Management (ChinaAMC).Géré par Michael Wen et Edward Wang, le Commerzbank China Volatility fund est une sicav luxembourgeoise conforme au format Ucits qui investit dans trente à soixante sociétés chinoises. ChinaAMC est l’un des grands groupes chinois de gestion d’actifs, avec des actifs sous gestion de 45 milliards de dollars.
Selon L’Agefi suisse, Swiss & Global Asset Management, une filiale de GAM Holding SA, étend ses activités à l’ Espagne. La présence «on shore» en Europe est renforcé avec l’ouverture d’une filiale à Madrid qui se concentrera sur les prestations aux partenaires business-to-business ainsi qu’aux gestionnaires d’actifs, assurances et banques d’investissement. Swiss & Global Asset Management est déjà implantée à Zurich (siège), en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, à Hong-Kong et sur les îles Cayman.
Selon L’Agefi suisse, le président de Norinvest Holding, Massimo Esposito, veut atteindre un encours d’actifs sous gestion de 5 milliards de francs suisses d’ici deux à trois ans, «ce qui ne sera pas possible sans un rapprochement avec un autre institut». La société de participation genevoise est devenue un groupe bancaire spécialisé dans la gestion privée avec l’acquisition et l’extension de sa Banque Cramer & Cie. Pour achever cette reconversion, Norinvest va «terminer d’ici à l'été 2011 la dernière phase de déconsolidation de son activité industrielle dans les pierres précieuses, Golay Buchel Holding SA».
UBS a dégagé un bénéfice net de 1,664 milliard de francs au troisième trimestre, contre 2 milliards de francs au deuxième trimestre et une perte de 564 millions au terme du troisième trimestre de 2009, a indiqué le 26 octobre la banque dans un communiqué. Sur neuf mois en 2010, l’UBS affiche un résultat net de 5,871 milliards, après une perte de 3,94 milliards entre janvier et septembre l’an dernier.Les revenus du pôle Wealth Management ont reculé de 7%, à 1,76 milliard de francs, contre 1,89 milliard de francs au deuxième trimestre. Les revenus ont subi le contrecoup d’un niveau d’activité de la clientèle exceptionnellement faible, d’un recul du résultat des prestations de service allant de pair avec une baisse de la valeur moyenne des actifs investis et de fluctuations de change défavorables. La marge brute sur les actifs investis s’est donc contractée de 6 points de base à 89 points de base. Le bénéfice avant impôts s’est inscrit à 492 millions de francs contre 658 millions de francs au deuxième trimestre. La collecte nette de Wealth Management & Swiss Bank s’est établie à 0,9 milliard de francs après une décollecte de 5,5 milliards un trimestre plus tôt.Les revenus de Wealth Management Americas ont diminué de 10% en raison principalement de fluctuations de change et de la baisse du revenu issu des commissions de mandats de gestion. Le résultat avant impôts s’est inscrit à 47 millions de francs comparé à une perte de 67 millions de francs au deuxième trimestre. Ce résultat du troisième trimestre comprenait une provision pour litige de 78 millions de francs en rapport avec l’issue inattendue d’un dossier d’arbitrage juridique tandis que le deuxième trimestre incluait des charges de restructuration de 146 millions de francs. La marge brute sur les actifs investis a reculé de 7 points de base, à 77 points de base, en raison d’un fléchissement de 10% des revenus tandis que le volume des actifs investis diminuait en moyenne de 2%. La collecte nette s’est inscrite à 0,3 milliard de francs après une décollecte de 2,6 milliards de francs.Le bénéfice avant impôts de Global Asset Management s’est inscrit à 114 millions de francs contre 117 millions de francs au deuxième trimestre. Les revenus se sont élevés à 473 millions de francs contre 522 millions de francs au deuxième trimestre, en raison du recul des commissions de gestion attribuable à une baisse de la moyenne des actifs investis et à une diminution des commissions de Global Real Estate. La collecte nette a été nulle au troisième trimestre après des entrées de 3,4 milliards de francs au deuxième trimestre. Si l’on exclut toutefois les flux en rapport avec les placements monétaires, la collecte nette s’élève à 3,9 milliards de francs, contre 6,2 milliards au deuxième trimestre. La collecte du troisième trimestre inclut 2,5 milliards de francs provenant du transfert de la responsabilité en matière de gestion des placements pour un fonds de hedge funds américain de Wealth Management Americas. Le groupe se dit confiant pour le quatrième trimestre. «Après les niveaux exceptionnellement bas des activités de la clientèle observés au troisième trimestre, nous sommes optimistes et pensons qu’un redressement au quatrième trimestre bénéficiera à toutes nos divisions. Nous nous attendons donc à une amélioration du revenu issu des transactions dans nos activités de Wealth Management et les activités de flux au sein d’Investment Bank», indique le communiqué.
La filiale du secteur concurrentiel de la Caisse des Dépôts a cédé sa participation dans la holding française exploitant les marques Banania et Benco au Groupe Krüger et à Céréa Mezzanine (au capital depuis 2007). Le management de l’entreprise reste également présent à ce nouveau tour de table.
Selon le ministre des Finances, Guido Mantega, le gouvernement brésilien ne compte pas réinstaurer une taxe sur les plus-values portant sur les détentions par des investisseurs étrangers d’obligations locales. Il pense au contraire que la cession d’obligations libellées en monnaie locale devrait permettre de réduire l’afflux massif de dollars dans le pays.
Le groupe américain de capital-investissement envisage «sérieusement» d’introduire en Bourse l’ancienne filiale de connectique du français Areva, a rapporté Reuters de source proche du dossier. Goldman Sachs a été mandatée pour étudier le dossier, a-t-on indiqué, en précisant que l’opération pourrait se faire en 2011. Bain Capital a tâté le terrain en vue d’une vente de FCI, mais s’est finalement décidé à mettre l’entreprise en Bourse pour profiter de la hausse récente de certains groupes du même secteur sur les marchés financiers, ont précisé plusieurs sources. Bain Capital et Goldman Sachs n’ont pas souhaité commenter ces informations. Selon son site internet, FCI, cinquième fabricant mondial de connecteurs électroniques, comptait 12.000 employés en 2009, pour un chiffre d’affaires de 935 millions d’euros. Bain Capital a acheté la société à Areva en 2005 pour une valeur d’entreprise d’un milliard d’euros environ.
Berkshire Hathaway a fait part de l’arrivée de Todd Combs, gérant spécialiste du secteur financier en provenance du hedge fund Castle Point Capital, afin de prendre en charge «une part significative» du portefeuille d’investissement du groupe dirigé par Warren Buffett depuis 1965.
Le quotidien assure que Pierre-Henri Flamand, co-responsable du trading pour compte propre de Goldman Sachs au moment de son départ de la banque américaine en mai dernier, devrait concrétiser à Londres la semaine prochaine le plus important lancement mondial d’un hedge fund cette année. Sur la base d’engagements de la part d’investisseurs institutionnels américains par le biais de fonds de fonds, le gérant pourrait lever plus d’un milliard de dollars. Il pourrait compter 14 gérants début 2011. L’autre responsable du trading chez Goldman Sachs, Morgan Sze, devrait à son tour tenter l’aventure de son propre fonds en début d’année prochaine.
Avec la bénédiction de la BCE, les professionnels de la dette court terme ont signé une nouvelle convention qui offrira plus de souplesse d’utilisation aux émetteurs. L’encours de papier court labellisé Step en Europe atteignait 409 milliards d’euros à fin septembre.
La ministre des finances s’est félicitée à son retour de Corée du Sud de l’influence française dans l’accord sur la gouvernance du Fonds monétaire international, selon le quotidien. «Nous avons tourné le dos à la guerre des monnaies en nous engageant à ne pas recourir à des politiques de dévaluation compétitive», précise-t-elle.
Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, a approuvé la nomination de Royal Bank of Canada Capital Markets pour rejoindre le groupe des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), sur recommandation d’un comité de sélection et sur proposition du directeur général du Trésor. La liste des SVT compte désormais 20 membres: 12 banques européennes dont 4 banques françaises, 7 banques nord-américaines et une banque japonaise. RBC est la deuxième banque canadienne à rejoindre le groupe cette année, sa compatriote Scotiabank ayant été admise en mai dernier.