Le groupe a annoncé lors de la présentation de ses résultats travailler au rapprochement d'Ofi et d’Abeille AM. Les 192 milliards d'encours de l'ensemble ne lui assurent pas une rentabilité élevée.
Les géants technologiques tels que Google, Meta et Netflix pourraient devoir supporter une partie du coût du réseau de télécommunications européen, a déclaré lundi la commissaire européenne Margrethe Vestager, à la suite de plaintes d’opérateurs télécoms de l’UE. «Je pense qu’il y a une question que nous devons examiner avec beaucoup d’attention, et c’est la question de la contribution équitable aux réseaux de télécommunications», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. Selon une étude publiée lundi par le groupe de pression des télécoms ETNO, Meta (Facebook), Alphabet, Apple, Amazon, Microsoft et Netflix ont représenté plus de 56% de tout le trafic mondial de données l’année dernière. L'étude indique qu’une contribution annuelle de 20 milliards d’euros aux coûts du réseau par les géants de la technologie pourrait donner un coup de pouce de 72 milliards d’euros à l'économie de l’UE. Les membres d’ETNO incluent Deutsche Telekom et Orange. La commissaire, cependant, a fait fi des appels de l’industrie des télécoms à assouplir les règles de fusion de l’UE pour permettre une plus grande consolidation.
Le multigérant immobilier Theoreim vient de recruter Zoé Bach comme commerciale. Elle arrive d’Arkéa Investment Services, où elle était responsable du développement commercial et de la distribution pour la SCI Silver Avenir depuis 2020. Auparavant, elle a travaillé dans le commercial chez Turgot AM (2018-2020), et Verrazzano Capital (2017-2018),
Les géants technologiques tels que Google, Meta et Netflix pourraient devoir supporter une partie du coût du réseau de télécommunications européen, a déclaré lundi la commissaire européenne Margrethe Vestager, à la suite de plaintes d’opérateurs télécoms de l’UE. «Je pense qu’il y a une question que nous devons examiner avec beaucoup d’attention, et c’est la question de la contribution équitable aux réseaux de télécommunications», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.
La Commission européenne a indiqué lundi voir informé Apple qu’elle estimait que le groupe californien abusait de sa position dominante sur le marché des portefeuilles mobiles sur ses appareils iPhone et iPad.
Le groupe financier brésilienItaú Unibanco, présent dans la gestion d’actifs viaItaú Asset Management, a acquis, ce vendredi, 11,36% du capital du broker brésilien XP, qui dispose d’une filiale de gestion d’actifs XP Investimentos. L’acquisition, approuvée par les régulateurs locaux, s'élève à 8 milliards de réaux brésiliens, soit un peu plus d'1,5 milliard d’euros. En 2017, Itaú avait déjà tenté d’acquérir 49,9% d’XP, mais sa tentative avait finalement été bloquée par la banque centrale brésilienne deux ans plus tard.
Le hedge fund activiste américain Bridgewater Associates a dévoilé sa première grosse position courte depuis le premier trimestre 2020, rapporte le média britannique Financial News. Bridgewater a initié une position de vente à découvert (short) à hauteur de 12 millions d’euros sur le titre de l’armateur de tankers belge Euronav, selon le fournisseur de recherche Breakout Point cité par le média. Ce short représente 0,5% de la capitalisation boursière d’Euronav, évaluée à 2,33 milliards d’euros.
L’homme d’affaires américain Warren Buffett conserve la tête de Berkshire Hathaway après que les actionnaires du conglomérat ont rejeté, samedi 30 avril lors de l’assemblée générale de la société, la résolution visant à le remplacer par un président indépendant. Agé de 91 ans, Warren Buffett est président et directeur général de la firme depuis 1965. Les actionnaires ont également rejeté d’autres résolutions qui demandaient à Berkshire Hathaway de publier davantage d'éléments concernant les risques de la société liés au climat ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre et des efforts pour améliorer la diversité. Pour le premier trimestre 2022, Berkshire fait état de pertes à hauteur de 1,58 milliard de dollars dans ses investissements et d’unrevenu net de 5,46 milliards de dollars pour le premier trimestre 2022 contre 11,71 milliards l’année précédente. Warren Buffett a par ailleurs révélé certains de ses paris, samedi lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway. La firme a investi à hauteur de 9,5% dans le capital de l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard. Cette participation, évaluée à 5,6 milliards de dollars, a été acquise suite à l’annonce par Microsoft, en janvier, du rachat d’Activision pour un montant de 68,7 milliards de dollars (59,5 milliards d’euros). Les investissements de Berkshire dans Chevron sont passés de 4,5 milliards de dollars début janvier à 26 milliards fin mars, tandis que la firme a aussi acquis le conglomérat d’assurances Alleghany et a investi 54 milliards de dollars dans HP. Au total, Berkshire a investi plus de 51 milliards de dollars en actions durant le premier trimestre 2022 et a racheté près de 3,2 milliards de dollars de ses propres actions sur la même période.
Neuflize OBC vient de recruter Nomérie Castoriano comme investment advisor. L’intéressée était sélectionneuse de fonds senior chez Allianz pour compte propre et unités de compte depuis 2019. Elle a commencé comme analyste crédit chez Tullett Prebon en 2012, et a travaillé au sein de la direction des investissements de la Coface entre 2015 et 2019, notamment sur l’allocation d’actifs.
BlackRock a dominé la collecte de fonds en Europe au premier trimestre, en ayant drainé 9 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Refinitiv. Et ce, au cours d’un début d’année compliqué où les fonds ont été en décollecte de 88,6 milliards d’euros. Le géant américain est suivi par UBS (+7,2 milliards d’euros), Vanguard (+4,8 milliards), Lumyna (+4,7 milliards) et Invesco (+4,3 milliards). BlackRock a réalisé la totalité de sa collecte sur des ETF. Ils ont attiré 16,3 milliards d’euros, tandis que ses fonds traditionnels voyaient sortir 7,3 milliards d’euros. La situation est inversée pour UBS, qui a attiré 8,2 milliards d’euros sur ses fonds traditionnels et a subi des rachats de 1 milliard d’euros sur ses ETF. Pour Refinitiv, ces destins opposés entre BlackRock et UBS montrent la différence entre un gestionnaire indépendant et une filiale de banque. En effet, «les ventes d’ETF UBS semblent avoir été influencées par les décisions d’allocation d’actifs de l’activité gestion de fortune de la banque», commente Lipper. Par classes d’actifs, UBS a été le meilleur vendeur de fonds obligataires, avec 5,9 milliards d’euros de collecte, devant Invesco (+1,6 milliard), Legal & General (1,4 milliard) et Aviva (1,3 milliard). Sur les fonds actions, c’est BlackRock qui s’illustre avec 21,3 milliards d’euros de collecte, devant Amundi (+7,8 milliards), Vanguard (+2,6 milliards), DWS (+2,1 milliards) et Invesco (+1,9 milliard). Allianz arrive en tête des fonds diversifiés (+4,7 milliards), tandis que Lumyna domine la collecte sur les fonds alternatifs Ucits (+4,2 milliards).
UBS Global Wealth Management vient de recruter Michelle Shi au rang de directrice des investissements pour les solutions alternatives en Asie-Pacifique, au sein de la division de la gestion d’investissement mondial. Au sein de son nouveau poste, elle sera chargée de la supervision de l’équipe de la gestion alternative dans cette région ainsi que de diriger les investissements dans cette classe d’actif. Elle dirigera également des équipes de spécialistes d’investissement ainsi que des responsables produits pour les marchés privés et hedge funds. Basée à Hong Kong, elle sera rattachée à Johannes Roth, directeur adjoint de la gestion des actifs alternatifs mondiaux depuis Zurich. Au niveau régional, elle sera rattachée à Monica Chatterjee, directrice adjointe des investissements pour la gestion d’investissement mondial en Asie Pacifique et Adrian Zuercher, directeur mondial d’allocation d’actifs et directeur adjoint de la gestion d’investissement mondiale dans cette région. Michelle Shi était directrice de capital-investissement international chez GE Asset Management depuis 2012, avant de l’acquisition de cette entité par State Street Global Advisors (SSGA) en 2016. Après le rachat, elle travaillait comme directrice de capital-investissement en Asie chez SSGA. Auparavant, elle a été directrice d’investissement chez ADM Capital pendant sept ans. Elle a également travaillé comme directrice chez Quam Capital Limited. Au début de sa carrière, elle a été associée en finance d’entreprise chez nTan Corporate Advisory et Arthur Andersen.
La sociétéde gestion d’actifs privés KKR vient d’annoncer l’achèvement de l’acquisition de Mitsubishi Corp.-UBS Realty Inc (MC-UBSR), la joint-venture dans l’immobilier d’UBS Asset Management et Mitsubishi Corporation. Cette entité, qui sera rebaptisée KJR Management, gère deux fonds immobiliers REIT (Real Estate Investment Trusts). Dénommés Japan Metropolitan Fund Investment Corporation (JMF) et Industrial & Infrastructure Fund Investment Corporation (IIF), ces véhicules sont cotés à la Bourse de Tokyo. KKR a acquis toutes les actions de MC-UBSR depuis l’annonce du rachat en mars dernier. La société de gestion américaine a également racheté des unités de ces deux fonds japonais, auparavant détenu par Mitsubishi Corporation. Cette acquisition n’aura aucun impact sur l’identité, les opérations ainsi que les processus d’investissement de ces deux fonds. KKR va également conserver les 160 salaries de MC-UBSR, qui continueront à travailler pour la nouvelle entité. A la suite d’achèvement de cette transaction, KKR augmentera les encours sous gestion totaux de la division d’immobilier mondial à 54 milliards de dollars. La nouvelle entité KJRM comptait 1 700 milliards de yen japonais d’encours sous gestion. Le fonds JMF comptait 1 200 milliards de yen japonais d’encours sous gestion et il investit dans l’immobilier retail, des bureaux, des hôtels ainsi que d’autres actifs dans des régions urbaines. IIF, qui disposait 400 milliards de yen japonais d’encours sous gestion, investit dans l’immobilier industriel et des projets d’infrastructure japonais.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management vient de recruter Christine Moy pour diriger sa nouvelle unité dédiée à sa stratégie sur les actifs digitaux, relate Bloomberg. L’intéressée travaillait précédemment chez JPMorgan où elle a passé 18 ans. Elle y était notamment responsable de la blockchain, des crypto-actifs ou encore du métavers. Christine Moy a co-fondé Onyx, le département de JPMorgan dédié aux actifs digitaux et à la blockchain.
La société de gestion australienne First Sentier Investors vient d’annoncer la nomination de Hideki Suruga au rang de directeur de la distribution pour le Japon à partir du 6 mai. Basé à Tokyo, il sera également responsable du renforcement de l’engagement et dupartenariat avec l’actionnaire Mitsubishi UFJ Trust and Banking Corporation (Trust Bank). Hideki Suruga arrive de Mitsubishi UFJ Kokusai Asset Management, où il était directeur exécutif ainsi que directeur des produits depuis 2013. Auparavant, il a occupé plusieurs postes au sein de la division des marchés de capitaux et de banques d’investissement comme Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ et Mitsubishi UFJ Securities Group.
Créée en octobre 2020, la succursale française du spécialiste espagnol de la distribution de fonds compte désormais trois nouveaux clients et renforce son équipe commerciale.
Les gestionnaires du Panel Allocation de L'Agefi ne consacrent plus que 45% de leur portefeuille aux actions, contre 51% en début d’année. La poche de cash progresse à 8%.
La Financial Conduct Authority (FCA) a lancé jeudi une consultation concernant de nouvelles règles qui permettront aux sociétés de gestion de cantonner les actifs touchés par la guerre en Ukraine des fonds commercialisés aux particuliers. De nombreux actifs sont devenus illiquides, notamment ceux basés en Russie ou en Ukraine. En conséquence, les sociétés de gestion ne peuvent plus valoriser les fonds qui détiennent de tels actifs en portefeuille. Lorsque ces investissements représentaient une part important des portefeuilles, les fonds ont été suspendus. «Nous voulons que ces fonds fonctionnent de manière équitable et efficace dans l’intérêt de tous les investisseurs. Nous proposons donc d’autoriser les sociétés de gestion à utiliser des side pockets pour détenir les investissements concernés», écrit le régulateur britannique. La consultation est ouverte jusqu’au 16 mai.
Cette semaine, les actions ont moins decollecté grâce à un engouement pour les ETF (trackers). Pour la première fois depuis le début de l'année, les fonds or ont enregistré un flux négatif.
Créée en octobre 2020, la succursale française du spécialiste espagnol de la distribution de fonds compte désormais trois nouveaux clients et renforce son équipe commerciale.
Le PDG de Berkshire Hathaway, Warren Buffett, a annoncé samedi que la société d’investissement américaine était entrée à hauteur de 9,5% au capital d’Activision Blizzard, une prise de participation majoritairement acquise après l’annonce en janvier par Microsoft du rachat de l'éditeur de jeux vidéo pour la somme record de 68,7 milliards de dollars (59,5 milliards d’euros). La prise de participation de Berkshire Hathaway dans l'éditeur des franchises «Call of Duty», «Overwatch» ou «Candy Crush» équivaut à 5,6 milliards de dollars. L’homme d’affaires de 91 ans a dévoilé cet investissement lors de l’assemblée générale de Berkshire Hathaway, qui se tenait pour la première fois en présentiel depuis 2019 à Omaha, dans le Nebraska. La Federal Trade Commission (FTC), agence publique américaine chargée du contrôle des pratiques commerciales anticoncurrentielles, doit examiner la validité de l’acquisition d’Activision Blizzard par le groupe fondé par Bill Gates.
Les investisseurs sont désormais attentistes. Les flux de collecte se sont massivement dirigés cette semaine sur les fonds monétaires, qui ont reçu 60 milliards de dollars nets (57 milliards d’euros), selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds actions et obligataires ont, pour leur part, enregistré une décollecte, de respectivement 1,2 milliard et 6,7 milliards de dollars. Les fonds or, qui engrangeaient des souscriptions sans discontinuité depuis le début de l’année, ont eux aussi dû cette fois-ci retourner de l’argent aux porteurs de parts, à hauteur de 0,6 milliard de dollars. La petite décollecte des fonds actions tranche avec les -17,5 milliards de la semaine précédente. Elle est alimentée par les retraits sur les fonds communs de placements traditionnels (-12,1 milliards de dollars), tandis que les fonds indiciels cotés (ETF, exchange-traded funds) ont reçu 11 milliards de dollars. Par zone géographique, les mouvements se situent surtout sur les fonds d’actions européennes (-3,4 milliards de dollars) et d’actions émergentes (+3,8 milliards). Les fonds d’actions américaines et japonaises ont inscrit une petite décollecte hebdomadaire de -0,3 milliard chacun. Parmi les stratégies actions américaines, les flux se sont portés vers les grandes capitalisations (+4,5 milliards) et le style value (+2,2 milliards). A l’inverse, les investisseurs se sont retirés des fonds sur les valeurs financières (-1,2 milliard de dollars), de style croissance (-2 milliards) et de petites capitalisations (-2,5 milliards). Dans l’obligataire, l’amplitude de la décollecte est légèrement plus faible que la semaine précédente, durant laquelle les retraits s'étaient élevés à -8,7 milliards de dollars. Les tendances en matière de choix de placements, en cours depuis le début de l’année, se poursuivent sur les différents segments, avec des retraits sur le crédit, et de la collecte sur le souverain. Les fonds de titres d’entreprises investment grade ont décollecté 4,7 milliards de dollars, ceux de titres high yield (haut rendement) 1,7 milliard et ceux de titres émergents de 4 milliards. Les fonds de dettes souveraines ont reçu 3,3 milliards de dollars nets, surtout sur le segment non-indexé à l’inflation (+3,9 milliards).
Cette semaine, les actions ont moins decollecté grâce à un engouement pour les ETF (trackers). Pour la première fois depuis le début de l'année, les fonds or ont enregistré un flux négatif.
La Financial Conduct Authority du Royaume-Uni a lancé jeudi une consultation concernant de nouvelles règles qui permettront aux sociétés de gestion de de cantonner les actifs touchés par la guerre en Ukraine des fonds commercialisés aux particuliers.
Après plusieurs mois de silence depuis son départ de Pictet, Boris Collardi refait surface chez EFG International. L’homme d’affaires doit acquérir environ 3,6 % des actions de l’établissement zurichois à Spiro J. Latsis. Parallèlement, Boris Collardi va rejoindre le conseil d’administration du groupe. Le groupe suisse prévoit de convier prochainement ses actionnaires à une assemblée générale extraordinaire pour entériner ces changements. Cette annonce a été faite lors de la publication d’une mise à jour des résultats trimestriels d’EFG International en vue de l’assemblée générale qui se tient vendredi. Boris Collardi avait quitté Pictet en septembre 2021. Un départ qui était intervenu trois ans seulement après son arrivée en tant qu’associé, dans un contexte tendu. Avant cela, l’homme d’affaires avait dirigé Julius Bär pendant de nombreuses années. Lors de cette communication, EFG a aussi fait état d’une baisse de ses encours sous gestion à 166,7 milliards de francs suisses à fin mars, contre 172 milliards de francs fin 2021. Ce déclin s’explique par un effet marché négatif (6,9 milliards de suisses), partiellement compensé par une collecte positive. EFG souligne n’avoir aucune présence en Russie, Biélorussie ou Ukraine. Ses clients russes domiciliés en Russie ne représentent que 2 % des encours sous gestion totaux, ajoute la société, qui n’accepte plus de nouvelles affaires. Les titres russes constituent moins de 0,1% des actifs sous gestion.
Le groupe Aéma, qui coiffe la Macif, Aésio Mutuelle et Abeille Assurances, planche depuis plusieurs semaines sur un projet de réorganisation interne baptisé «Paname» et qui consisterait à rapprocher OFI Asset Management et la filiale de gestion de l’ancien Aviva France qui a rejoint le groupe l’an dernier. OFI AM est actuellement détenue à 60,93% par Macif SAM et 25,8% par la Matmut. Abeille Asset Management de l’autre côté, correspond à l’ex-Aviva Investors France, Aviva France ayant repris son ancien nom d’Abeille Assurances lors de son rachat par le groupe français. «Le projet, impulsé par Macif qui y a vu une réelle opportunité, est plutôt bien avancé et pourrait être finalisé d’ici la fin de l’année 2022 en l’absence d’obstacles», confie une source interne à L’Argus.
AMP Limited vient d’annoncer ce 28 avril la vente à la découpe de sa filiale Collimate Capital (précédemment AMP Capital) à deux acquéreurs. Les activités d’investissement en actions dans les infrastructures internationales ont été cédées à DigitalBridge, une société d’investissement d’infrastructure digitale américaine, pour 699 millions de dollars australiens (475 millions d’euros). Celles d’immobilier et d’investissement en actions sur les infrastructures domestiques ont, elles, été vendues à son compatriote Dexus Funds Management pour 250 millions de dollars australiens. Le premier deal, avec DigitalBridge, va être payé en cash à hauteur de 462 millions de dollars, 57 millions provenant des commissions de portage et de performance futures retenues, tandis que près de 180 millions de dollars pourront s’ajouter en fonction des levées de fonds futures. Cette première division compte 9 milliards de dollars australien d’encours. La vente inclus la plateforme de gestion dont la gamme de fonds Global Infrastructure Fund. La majeure partie des salariés sera transférée. Concernant la seconde transaction, Dexus va acquérir les actifs existants (180 millions de dollars australiens) et engagés (270 millions de dollars australiens), pour un montant de 450 millions de dollars australiens en espèces, sous réserve de discussion avec les investisseurs des fonds.
Nordea Asset Management a subi des rachats nets de 3,4 milliards d’euros au premier trimestre 2022. «L’accroissement des incertitudes liées à la guerre en Ukraine et aux inquiétudes macroéconomiques a pesé sur le cours des actions et eu un impact sur les flux nets en gestion d’actifs», commente la banque dans ses résultats trimestriels publiés jeudi 28 avril. En 2021, le métier gestion d’actifs de Nordea avait affiché une collecte positive sur l’ensemble des quatre trimestres, pour un total de 9,5 milliards d’euros. La décollecte de ce début 2022 a été aussi bien le fait de clients internes (1,3 milliard d’euros) que de clients externes (3,4 milliards d’euros). Nordea note que cela inclut un retrait de 1,6 milliard d’euros lié à la cession de Nordea Life & Pensions Denmark en 2018. De plus, la décollecte des clients internes vient principalement du paiement saisonnier de dividendes, selon la banque. Dans ce contexte, les encours de la gestion d’actifs de Nordea ont reculé de 7 % sur trois mois à 273 milliards d’euros. Sur ce total, 148,2 milliards d’euros sont gérés pour des clients internes à la banque et 124,8 milliards pour des clients externes. Parallèlement, 175,2 milliards d’euros sont des actifs ESG. Les discussions autour de l’investissement responsable ont changé Dans un entretien réalisé avant la publication des résultats trimestriels, Christophe Girondel, responsable de la distribution au niveau mondial de Nordea AM, reconnaissait que l’ambiance avait changé en ce début d’année chez les investisseurs. « Les discussions autour de l’investissement responsable ont un peu changé suite à la guerre en Ukraine. Les préoccupations des clients notamment en distribution autour du rendement et du fait que si vous avez un portefeuille conservateur vous perdez pas mal d’argent, car vous avez beaucoup d’obligations… Les distributeurs s’intéressent plus à cela qu’à l’ESGactuellement», admet-il. Cela étant, Nordea indique dans ses résultats avoir signé deux gros mandats avec des investisseurs institutionnels en Asie et aux Etats-Unis pour des stratégies ESG. Et cela n’a pas empêché la société de lancer tout dernièrement une troisième stratégie climat. Cela va notamment lui permettre de capter de nouveaux clients alors que son fonds phare sur le sujet est fermé depuis février 2021. « Lors de la gestionde notrefondsfocalisé sur les sociétés offrant dessolutionsà la problématique du Climat, l’équipede gestiona découvert que les clients dessociétésfournisseurs de solutions pouvaient être de bonnes cibles d’investissement. Mais évidemment,ces sociétés n’étaient pas éligibles à notre produit existant, car il n’y avait pas cette ambitiond’engagement. C’est uneidée connexe à la gestion qui nous donne unenouvelleopportunité d’investissement », explique Christophe Girondel. Interrogé sur l’offre, Christophe Girondel indique disposer aujourd’hui de l’ensemble des briques dont il a besoin. « Nous sommes en train de discuter du lancement d’un fonds émergent hors Chine qui serait Stars. Nous avons de la demande de clients qui voudraient gérer l’exposition Chine de manière séparée, car la Chine est trop grosse dans la zone émergente », indique-t-il toutefois. Sur les actifs illiquides, autre domaine en vogue du marché, Nordea a récemment créé une co-entreprise avec un ancien fondateur d’EQT, appelée Trill Impact. Un premier fonds d’impact a été lancé en 2019 et a levé 900 millions d’euros. « Pour chaque société en portefeuille, il y a un programme d’impact négocié au moment de l’investissement », décrit Christophe Girondel. Un autre fonds est en cours de création et pourrait voir le jour prochainement.