Lannebo vient de recruter Katarina Hammar en tant que responsable du développement durable et de la gouvernance. L’intéressée vient de Nordea Asset Management, où elle était responsable de l’actionnariat actif. L’ambition de Lannebo est d'être la première société de gestion indépendante de Suède en matière de développement durable. Le recrutement de Katarina Hammar s’inscrit dans ce cadre. Katarina Hammar rejoindra Lannebo après l'été et travaillera en étroite collaboration avec l'équipe de direction.
Avec une croissance annuelle moyenne de 23% par an depuis 20 ans, le marché des fonds indiciels cotés (ETF) obligataires devrait continuer de croître et même tripler d’ici 2030 pour atteindre 5.000 milliards de dollars, selon une étude de BlackRock, lui-même grand fournisseur de ces produits. Cette croissance serait réalisable dans un contexte pourtant plus compliqué avec le retour de la hausse des taux qui a provoqué une certaine volatilité ces derniers mois. Les ETF obligataires ne représentent encore que 2% des 124.000 milliards de dollars présents sur le marché du «fixed income». Pour BlackRock, le segment qui devrait progresser le plus sera celui des ETF obligataires gérés activement. Il pourrait être multiplié par cinq d’ici 2030 à 1.000 milliards de dollars. «Les ETF obligataires ont révolutionné l’investissement dans les titres à revenu fixe, car ils offrent un accès instantané, à des prix transparents, à des centaines d’expositions au marché obligataire, et ce de manière accessible à tous les investisseurs », commente Salim Ramji, responsable mondial d’iShares et des investissements indiciels chez BlackRock. Le géant américain estime que plusieurs tendances viendront renforcer l’adoption des ETF obligataires par les investisseurs dont notamment la recherche de coûts moins importants et de plus de liquidité. Des évolutions réglementaires ont aussi permis récemment aux assureurs américains d’adopter plus librement ces produits.
Columbia Threadneedle Investments vient d’enregistrer deux fonds d’investissement responsable en France. Il s’agit du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity et du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Pan-European Equity, lancés au Luxembourg en mai 2021.Ces stratégies, gérées par Pauline Grange et Dan Ison, investissent dans des sociétés qui contribuent significativement au développement durable, affichant des indicateurs ESG de qualité ainsi que des rendements financiers élevés. L’équipe de gestion a identifié huit thèmes (5 environnementaux et 3 sociaux), issus des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies, qui portent sur les principaux besoins en matière de développement durable. Ils identifient les sociétés qui offrent ou se repositionnent afin d’offrir des solutions liées à ces thèmeset qui affichent les caractéristiques suivantes : intégrité: en répondant à des normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) élevéesimpact potentiel à la clé: la durabilité doit être un élément essentiel de l’activité intentionnalité: la durabilité doit être un véritable objectif de gestion, et non le résultat d’autres activitésDe plus, les sociétés les moins biens notées et qui sont exposées à des controverses significatives en violation avec le Global Compact sont exclues du portefeuille.
Edmond de Rothschild Private Equity a annoncé ce 18 mai le recrutement deCharles Foucard comme directeur des opérations. Il sera chargé de l’ensemble des fonctions administratives et opérationnelles de l’activité de private equity du groupe. Il remplace à ce poste Francois-Xavier Vucekovic, qui est nommé directeur des investissements d’Edmond de Rothschild Private Equity. Dans le même temps, Matthieu Vercruysse est promu directeur général d’Edmond de Rothschild Private Equity Luxembourg. Avant de rejoindre Edmond de Rothschild, Charles Foucard était directeur financier et responsable de la stratégie de développement au sein de Pictet Alternatives Advisors, la branche d’investissement alternatif du groupe éponyme. Il avait rejoint Pictet en 2015 en tant que directeur des projets. Avant Pictet, Charles Foucard était manager au Boston Consulting Group à Paris, conseillant des groupes du CAC40 – dont principalement des institutions financières - sur les aspects stratégiques, organisationnels et opérationnels. Il a auparavant travaillé pour Meridiam Infrastructure, où il a dirigé des prises de participation dans des projets d’infrastructure Greenfield en Europe et en Amérique du Nord. Charles a commencé sa carrière dans le secteur du capital-investissement, tant du côté des investissements chez Astorg Partners, que du côté du financement, à la Bank of Scotland.
C’est la fin d’une époque à la Société Générale. Frédéric Oudéa, le directeur général de la banque, a annoncé, mardi à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, qu’il ne briguerait pas le renouvellement de son mandat en 2023. Après avoir «beaucoup réfléchi aux différentes options envisageables», a-t-il indiqué devant ses actionnaires. Dans un an, donc, celui qui affiche une longévité sans égale à la tête d’une banque française rendra son tablier. Frédéric Oudéa avait pris la direction générale du groupe en mai 2008, dans la foulée du scandale Kerviel. Nommé, un temps, PDG, avant que ses fonctions ne soient dissociées, le capitaine a affronté toutes les tempêtes: crise financière, crise de la zone euro, Covid. Et aujourd’hui la guerre en Ukraine, qui a forcé la Société Générale à tirer un trait sur la coûteuse aventure russe lancée par son ancien patron Daniel Bouton. Loué pour sa résilience, l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à Bercy n’a jamais hésité à mouiller le maillot au nom de la profession bancaire lorsqu’il le fallait, notamment au pire de la crise de la zone euro en 2011. Après quatorze ans de règne, son bilan à la tête de la Société Générale est plus contrasté. La banque a régulièrement déçu les objectifs annoncés aux investisseurs. Tombée au purgatoire boursier à l’automne 2020 en raison de la pandémie, l’action a effectué un redressement spectaculaire, avant le coup d’arrêt de la guerre en Ukraine. Mais elle reste l’une des plus faiblement valorisées du secteur, et a perdu la prime spéculative qui lui était attachée il y a quinze ans lorsque le marché spéculait sur une fusion avec BNP Paribas ou UniCredit. Aux yeux des investisseurs, la Société Générale garde un profil plus risqué que celui de ses concurrents français. La gouvernance du groupe a aussi beaucoup fluctué, avec des départs de haut rang ces dernières années, tels ceux de Didier Valet ou Philippe Heim, parfois non voulus. L’année de mandat qui reste à Frédéric Oudéa sera l’occasion de consolider les options prises il y a dix-huit mois: recentrage de la banque d’investissement sur des activités moins risquées, fusion des réseaux Société Générale et Crédit du Nord sous la houlette de Sébastien Proto, présenté comme un successeur potentiel. Elle nourrira dès lors toutes les spéculations sur l’identité du futur directeur général, pour lequel le conseil d’administration va lancer un processus de sélection.
Après le succès de la commercialisation des premiers fonds Eurazeo ouverts aux particuliers, Eurazeo a annoncé mardi le lancement du fonds European Real Estate II ELTIF1, offrant pour la première fois à une clientèle patrimoniale la possibilité d’accéder à l’univers de l’immobilier non coté, habituellement réservé aux investisseurs institutionnels.Ce fonds a pour objectif de financer des sociétés détenant et exploitant leurs propres actifs immobiliers, de les accompagner dans leur stratégie de croissance et de réaliser des opérations immobilières à forte valeur ajoutée en Europe. Ce véhicule d’investissement, à la frontière du private equity et de l’immobilier, prendra une quote-part des investissements réalisés par l’équipe Real Assets du groupe, prenant ainsi part à un programme de près d’un milliard d’euros. De plus, chacun des investissements de l’équipe intègre des critères extra-financiers s’articulant autour de la stratégie O+ d’Eurazeo.Le nouveau fonds bénéficie du label ELTIF (European Long Term Investment Fund), lui permettant d’être distribué auprès d’investisseurs non professionnels dans toute l’Europe, ainsi qu’aux clients institutionnels.
Fidelity vient de recruter Ellie Tang en tant que directrice de l’investissement durable à Hong Kong. L’intéressée vient de New World Development où elle était dernièrement responsable développement durable. Chez Fidelity, Ellie Tang travaillera avec l'équipe d’investissement et les partenaires de distribution de Fidelity pour intégrer davantage les considérations de durabilité dans les investissements immobiliers de Fidelity. Elle travaillera également en étroite collaboration avec la fonction de recherche de Fidelity sur nos notations exclusives en matière de durabilité, d’engagement et de vote et contribuera à l'élaboration des politiques de durabilité et des offres de produits de Fidelity. Elle sera rattachée à Jenn-Hui Tan, responsable mondial du stewardship et de l’investissement durable de Fidelity International.
Robeco vient de lancer le fonds Sustainable Asian Bonds, une stratégie obligataire alignée sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, et investissant dans les titres obligataires asiatiques diversifiés. La gestion a été confiée à Thu Ha Chow, la toute nouvelle responsable Fixed Income pour l’Asie. Elle est épaulée par Reinout Schapers, responsable des fonds de crédit mondiaux et de la stratégie de crédit émergent durable. La stratégie suit une approche active avec la possibilité de prendre des positions hors de son indice de référence, le JP Morgan Asia Credit. Elle investit dans des obligations d’entreprises et souveraines asiatiques de qualité, libellées en devises fortes, et vise un revenu de 4 à 6 % par an tout au long du cycle. Ce fonds fait suite au développement du bureau de Singapour, qui compte désormais six professionnels de l’investissement. D’autres recrutements sont prévus dans le courant de l’année, ce qui porte à 25 le nombre de professionnels de la région Asie, y compris les bureaux de Hong Kong et Shanghai.
Janus Henderson Investors vient de recruter Panos Nikopolitidis comme responsable des opérations. Il remplace Graham Foggin, qui va faire valoir ses droits à la retraite à la fin du mois de juin après 20 ans passés chez Janus Henderson. Basé à Londres,Panos Nikopolitidis est rattaché au directeur mondial des opérations, JR Lowry, et intègre le comité exécutif. Dans le cadre de ses fonctions, Panos Nikopolitidis sera responsable de la stratégie des opérations, de l’administratif des fonds, des opérations d’investissement, des opérations clients, du contrôle des investissements, de la surveillance des administrateurs tiers et des rapports sur les performances et les clients. Panos Nikopolitidis était jusqu’ici responsable des opérations mondiales d’investissement et de données chez Russell Investments (2017-2022). Auparavant, il a travaillé chez OCL Capital LLP, un gérant de fonds spéculatifs basé à Londres, en tant que chef des opérations et directeur de l’exploitation, supervisant toutes les activités opérationnelles et commerciales. Il a également travaillé chez Hermes Fund Managers en tant que responsable des opérations d’investissement pour la boutique OCL Credit de Hermes, et avant cela chez John Hancock Asset Management et State Street, tous deux à Boston.
Jolt Capital vient de recruter Maxime Mallet comme partner du fonds croissance. L’intéressé arrive de Bpifrance, où il était directeur de participations au sein de l'équipe Large Cap depuis 2020. Auparavant, il a travaillé pendant une dizaine d’années comme analyste en recherche actions chez Natixis et Deutsche Bank. Il y a notamment couvert la technologie hardware, et a accompagné différentes sociétés dans le cadre de leur introduction en Bourse.
Eurosif, l’association européenne de promotion de l’investissement socialement responsable, a annoncé ce 17 mai le départ de son directeur Victor van Hoorn à l'été prochain. L’association entame dès à présent un processus de recrutement pour trouver son remplaçant. Victor van Hoorn occupe ce poste depuis 2020. Auparavant, il a notamment dirigé la practice services financiers de la société de relations publiques Hume Brophy. Eurosif est membre de l’European Financial Reporting Advisory Group (Efrag) depuis février dernier.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié mardi une recommandation sur le traitement des réclamations «dont l’objectif est de diminuer les délais de réponse aux clients des professionnels des secteurs de l’assurance et de la banque». Effective à partir du 31 décembre 2022, la recommandation «invite l’ensemble des professionnels des secteurs de la banque et de l’assurance à mettre en place une organisation simple et efficace pour apporter aux réclamants une réponse claire et motivée le plus rapidement possible, et en tout état de cause dans un délai n’excédant pas deux mois, y compris lorsque le traitement des réclamations a été délégué».
Un premier accord a été approuvé mardi au Parlement européen. Une étape majeure, mais de nombreux sujets controversés restent à trancher dans les prochaines semaines.
La société de gestion suédoise Coeli vient de recruter deux spécialistes de l’investissement de Handelsbanken Fonder, selon le quotidien suédois Dagens Industri. Il s’agit du gérant Joakim By et de l’analyste développement durable Simon Park. Les deux rejoignent leur ancien collègue, Christoffer Halldin, qui était le responsable des actions et des obligations de Handelsbanken Fonder pendant six ans avant de rejoindre Coeli en début d’année. Le trio va gérer un nouveau fonds croissance qui sera lancé après l’été. Ce fonds ciblera des investissements qui contribuent à la transition mondiale. L’un des thèmes clés de ce fonds sera les pénuries d’eau et de nourriture.
Le superviseur européen des marchés financiers (Esma) a lancé, ce 17 mai, sa consultation publique sur les informations et modèles à utiliser par les parties prenantes pour informer les régulateurs de leurs activités de gestion et de marketing transfrontalières répondant aux directives européennes Ucits et AIFM. Ces standards techniques ont pour but de faciliter le processus de notificationdes activités de gestion et de marketing transfrontalières des fonds Ucits et alternatifs par l’harmonisation des informations à transmettre et le développement de modèles communs de notification.La consultation doit se terminer le 9 septembre 2022.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), filiale de La Banque Postale, complète la gamme «citoyenne» de sa maison-mère en y intégrant un fonds solidaire et quatre fonds de partage. Cette offre permet de financer concrètement des projets associatifs en France. Les fonds concernés sont Tocqueville Silver Age ISR, LBPAM ISR Actions Environnement, LBPAM ISR Actions France, LBPAM ISR Actions Solidaire et LBPAM SRI Human Rights. Tocqueville Silver Age ISR, LBPAM ISR Actions France et LBPAM ISR Actions Environnement sont pour la première fois associés à un dispositif de partage. Pour chaque fois, un projet a été choisi en lien avec la thématique de la stratégie. Pour Tocqueville Silver Age ISR, qui est investi sur l’économie des personnes de plus de 55 ans, Siel Bleu a été retenu «pour son objectif de favoriser la santé et le bien-être des personnes les plus fragiles, en aidant au maintien de leur autonomie, à la promotion de l’inclusion et à la lutte contre la sédentarité et l’isolement», selon un communiqué. Le fonds LBPAM ISR Actions Environnement, spécialisé sur la transition énergétique, a été associé au programme Nature 2050, lancé par CDC Biodiversité en 2016. LBPAM ISR Actions France, investi dans les actions françaises pour accompagner les entrepreneurs à travers des sociétés qualifiées de « leaders structurels » ou des groupes en devenir, c’est le Fonds de dotation du Louvre qui a été sélectionné. LBPAM ISR Actions Solidaire détient des titres d’entreprises agréées « Entreprises solidaires d’utilité publique », parmi lesquelles Habitat & Humanisme qui œuvre pour la construction, l’acquisition et la rénovation de logements à destination de personnes en difficulté. Enfin, LBPAM SRI Human Rights met en œuvre une stratégie ISR centrée sur les droits humains et associée à la FIDH (Fédération Internationale pour les Droits Humains).
Le gestionnaire de fortune britannique St James’sPlace (SJP) a indiqué, ce 17 mai, des changements dans sa gamme de fonds. Pour son fonds croissance internationale, la firme a donné un mandat de gestion à Axiom Investors, WCM Investment Management et Artisan Partners, qui gèreront le véhicule aux côtés des gestionnaires existants Edgepoint et Sands Capital. SJP troque la structure de fonds de fonds du produit pour une structure d’investissement direct. Pour son fonds actions émergentes, SJP passe d’une stratégie gérée par un seul gérant à une stratégie multi-gérants dans le but de se diversifier davantage et de réduire les risques spécifiques aux gérants. Lazard Asset Management, Arga Investment Management et Somerset Capital Management rejoignent donc la gestion de la stratégie aux côtés de Wasatch Advisors.
M&G Investments vient de recruter Rana Modarres au poste de responsable d’impact au sein de son équipe catalyst. Rana Modarres rejoint M&G après avoir travaillé pour Oxfam GB, où elle était Director of Investing and Social Impact, et cumule près de dix ans d’expérience dans l’investissement social et d’impact. Elle dirigera le développement de la stratégie d’impact tout en collaborant étroitement avec les équipes d’investissement et les sociétés du portefeuille pour s’assurer que les activités d’impact sont en conformité avec les objectifs du fonds et que leurs mesures correspondent aux standards les plus rigoureux du marché. La stratégie Catalyst de M&G, dirigée par Alex Seddon, investit jusqu'à cinq milliards de livres sterling dans des entreprises internationales non cotées innovantes qui œuvrent à la création d’un monde plus durable. Cette stratégie s’articule autour de trois axes principaux : le climat, les soins de santé et l’inclusion.
Pictet Asset Management vient de lancer le fonds d’immobilier non coté Pictet Real Estate Capital Elevation Core Plus ELTIF Sicav. Il s’agit de sa première stratégie sous format Eltif autorisée à la distribution auprès des particuliers en Italie. Elevation Core Plus est une stratégie immobilière core-plus centrée sur le marché européen. La stratégie est investie dans des actifs résidentiels, des bureaux et dans la logistique du dernier kilomètre dans les principales ville d’Europe occidentale. La stratégie, classée article 8, sera pilotée par une équipe composée de dix professionnels et dirigée par Zsolt Kohalmi, responsable mondial de l’immobilier. Elevation Core Plus fera partie de la gamme de fonds Elevation du groupe Pictet. Un premier fonds a déjà levé 700 millions d’euros en février 2020.
IQ-EQ (ex-SGG) restructure ses marques en France. La société luxembourgeoise de services aux investisseurs institutionnels et aux sociétés de gestion doit annoncer ce jour le rapprochement de ses trois entités françaises Equitis, Peru & Partners et Conseil Expertise & Synthèse pour prendre le nom d’IQ-EQ. C’est en 2016, un an après son entrée dans le giron des fonds Astorg (majoritaire) et Ardian, qu’IQ-EQ a fait ses premiers pas en France avec le rachat d’Equitis qui avait alors déjà deux pôles d’activité. L’un de gestion conseillée au secteur du private equity et le second de fiducie. Seule cette dernière activité, qui consiste à refinancer des entreprises en réinjectant du cash, continue à opérer sous la marque Equitis. Dans un marché français du capital investissement en fort développement, son secteur de prédilection, IQ-EQ s'était ensuite renforcé avec les rachats en 2019 dePeru & Partners puis de Conseil Expertise & Synthèse en 2020. L’ensemble nouvellement rapproché constituera un bloc d’une centaine de personnes déjà réunies avenue de Wagram à Paris (sur un total de 4.000 salariés pour le groupe), 65 fonds sous gestion, 4,5 milliards d’actifs gérés non cotés et 5,8 milliards sous administration (sur un total groupe de plus de 500 milliards de dollars). La fiducie englobe, elle, environ 500 contrats, 10.000 clients bénéficiaires et 15 milliards d’euros sous gestion dans l’hexagone. «Nous sommes le seul groupe en France à proposer un service de ‘one-stop-shop’, explique Anne-Marie Costet, directrice général d’IQ-EQ en France depuis septembre dernier. Ce service englobe le fund management, le fund services, le corporate services et la fiducie». Et le groupe ne compte pas s’arrêter là. «Nous voulons a minima doubler de taille d’ici 2025 en France, par croissance organique et par croissance externe», ajoute la dirigeante qui vise le passage à 1.500 clients et environ 250 employés. Pour y parvenir, l’idée est d’acquérir des sociétés opérant sur les activités existantes ou pour développer de nouveaux services. «Nous avons par exemple développé récemment l’activité de CFO (directeur financier, ndlr) externalisé, l’activité de valorisation des fonds ainsi que la titrisation sur la partie fonds. Sur la partie wealth, nous accompagnons également les family office dans leur activité de private equity». IQ-EQ se développe aussi fortement en dehors de l’Europe, même si cette zone reste la principale. En 2022, le reste du monde représente 40% de l’activité contre environ 15% en 2018. IQ-EQ a aussi rationalisé ses marques aux Etats-Unis en rassemblant ses quatre entités de services au capital investissement, Blue River Partners, Constellation Advisers, Concord Trust Company et Greyline Partners sous la marque IQ-EQ.
La banque américaine Goldman Sachs a annoncé, le 16 mai, l’ouverture de ses nouveaux bureaux à Paris, au 85, avenue Marceau. Son déménagement dans cet immeuble de 9.000 m2, à deux pas de l’Arc de Triomphe, concrétise la stratégie du groupe d’accroître sa présence en France et en Europe. Elle compte vendre à ses clients l’intégralité de ses services à travers ses divisions banque d’investissement, marchés de capitaux, asset management et gestion de fortune. La capacité des nouveaux locaux est d’environ 500 personnes. Goldman Sachs, qui employait environ 200 personnes à Paris l’été dernier, compte y doubler ses effectifs dans les prochains mois. La firme de Wall Street a ouvert son premier bureau à Paris il y a trente-cinq ans. «Dans le cadre de notre développement au sein de l’Union européenne, Paris est un centre financier stratégique pour Goldman Sachs», indique Richard Gnodde, directeur général de Goldman Sachs International, cité dans un communiqué.
Le gérant américain a pris une participation de 20% du gérant français. Apollo contribuera aussi pour un milliard d’euros aux prochaines levées de fonds.
Tiger Global, le hedge fund connu pour réaliser de gros paris sur les valeurs technologiques, a coupé ses positions et liquidé ses participations dans des entreprises comme Netflix et Rivian après avoir souffert de lourdes pertes cette année, rapporte le Financial Times. La valeur totale des positions en actions cotées de Tiger Global a reculé de 46 milliards de dollars en fin d’année dernière à seulement 26 milliards à la fin du premier trimestre, selon des documents réglementaires publiés lundi. La baisse reflète la chute des valorisations et les ventes d’actifs. Le FT note que Tiger Global a vendu l’intégralité de sa participation dans plusieurs sociétés tech de consommation comme Bumble, Airbnb et Didi. Il a aussi réduit sa position dans Robinhood et Peloton.
Credit Suisse avance dans le règlement de l’affaire Greensill. La banque suisse, qui a commencé à rembourser ses clients investisseurs floués par l’implosion du fonds américain, serait proche d’un nouvel accord avec l’un des débiteurs de Greensill Capital, la société minière américaine Bluestone Resources, rapportait ce lundi 16 mai le Financial Times. La banque suisse serait en passe d’obtenir 690 millions de dollars de la part de l’entreprise dirigée par Jim Justice, le gouverneur de Virginie Occidentale. Selon les termes de cet accord qui devrait être «conclu dans les prochaines semaines», affirme le quotidien britannique, Bluestone augmenterait sa production et effectuerait des paiements réguliers en cash auprès de Credit Suisse. La banque suisse aurait également une option sur les fonds levés sur une prochaine vente de mines. Les deux parties ont refusé de commenter cette information.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé ce 16 mai le premier closing du fonds Allianz Global Diversified Infrastructure Equity Fund II, géré par Allianz Capital Partners. Le fonds a été lancé fin 2021 et a depuis attiré 550 millions d’euros d’engagements de la part de clients institutionnels en Europe. Il est classé article 8 selon la réglementation européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Il effectuera des investissements conjointement avec Allianz dans un portefeuille mondial diversifié d’investissements en infrastructures core, core+ et sélectivement value-add en primaire auprès de fonds d’infrastructures, en secondaire et en co-investissements. Les secteurs ciblés comprennent l'énergie, la communication et le transport, ainsi que les infrastructures sociales et environnementales. Le portefeuille d’investissement vise à être diversifié en termes de secteurs, de régions et de nombre d’investissements sous-jacents. Allianz contribuera en général à hauteur d’au moins 50% du capital pour chaque transaction, «ce qui garantit un alignement fort des intérêts avec le groupe», affirme un communiqué.
L’association Anticor a annoncé, lundi, avoir saisi le parquet national financier (PNF) sur des soupçons de favoritisme concernant le contrat passé entre Microsoft et l’Education nationale. Un appel d’offres d’un montant de 8,3 millions d’euros avait été conclu entre Microsoft et le ministère de l’Education nationale. Selon cet accord, une centaine de logiciels Microsoft devraient être ainsi achetés par le ministère. Déjà, en 2016 et 2020, le CNLL (Conseil national du logiciel libre) avait dénoncé ce contrat. Dans son argumentaire, Anticor estime que la procédure d’appel d’offres «semble avoir été construite aux bénéfices exclusifs de la société américaine, alors même que des entreprises françaises de logiciels libres proposent des solutions aux fonctionnalités et performances équivalentes».