«Supplément surperformance: +1€». Si seulement la tarification des fonds pouvait être aussi simple à lire qu’une carte de restaurant. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a participé récemment à un exercice européen de supervision sur les coûts et frais des OPCVM commercialisés aux clients particuliers, dits fonds «retail». Elle vient ainsi de publier ce 23 mai le résultat de son enquête, pour laquelle elle a interrogé 49 sociétés de gestion représentant 766 milliards d’euros d’encours logés au sein de 2.050 OPCVM de droit français ou étranger. Le régulateur a complété cette étude par une série de contrôles « Spot » (Supervision des Pratiques Opérationnelle et Thématique), un format d’enquête court et thématique, auprès de cinq sociétés de gestion. Si l’AMF a été dans l’ensemble satisfaite par les réponses des sociétés de gestion, l’étude a permis de mettre en lumière la perpétuation de certaines pratiques néfastes pour le rendement des épargnants. D’une part, elle a repéré quatorze fonds pseudo-actifs (index closet funds en anglais) dans son échantillon, qui tarifaient des coûts exorbitants pour des stratégies n’apportant quasiment aucune différence de performance par rapport à leurs indices de référence. Les frais courants de ces fonds étaient ainsi deux fois plus élevés que la tracking error des portefeuilles (la différence de performance entre un fonds et son indice, mesuré en écart-type). Selon l’AMF, cela signifie que ces 14 fonds n’avaient que 2,3% de chance de battre leur indice après application des frais. Autant investir dans un fonds indiciel et un ticket de loterie. Pour y remédier, l’autorité souhaite désormais que les prestataires de services d’investissement disposent « de politiques et de procédures leur permettant d’évaluer la relation sur le long terme entre le niveau de frais des fonds affichant un objectif de gestion active et la proximité de leurs performances à celles de leur indicateur de référence (par exemple à travers le calcul de la tracking error)» lorsqu’ils déterminent si des placements collectifs équivalents sont susceptibles de correspondre au profil de leurs clients. D’autre part, elle a observé des niveaux élevés de commissions de mouvement, des frais additionnels facturés quand un gérantachète ou vend des titres dans le portefeuille, chez une minorité de fonds. Chez les 2% des véhicules les plus chers du marché, les commissions de mouvements représentaient une grande partie des revenus (36%, contre 14% en moyenne), parfois même les trois-quarts, note l’AMF. Et chez sept fonds, le niveau de commissions de mouvements est mêmesupérieur à 2,5% de l’actif net, note le gendarme financier. Pourtant, 76 % de ces 2 % des parts les plus chères ont sous-performé leur indice de référence ces 4 dernières années! Cette situation a poussé l’AMF à interdire les commissions de mouvement à partir de 2026. Cette modification de son règlement général a été homologuée par arrêté du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance publié en date du 19 mai 2022. Cette nouveauté n’aura pas tardé à faire réagir les gérants d’actifs et les consultants de l’industrie, certains s’attendant à un encadrement de la pratique plutôt qu’un bannissement pur et simple (lire l’article « Les professionnels pris au dépourvu par l’interdiction des commissions de mouvement »). Manque de transparence des rétrocessions vers les distributeurs Les travaux de l’AMF ont également porté sur la destination des frais prélevés par les sociétés de gestion. Il en est ressorti que plus de 50% des frais de gestion, la tranche de loin la plus importante du mille-feuille tarifaire, ponctionnée chaque année, étaient reversés aux distributeurs des fonds. Cette pratique structurante de l’industrie des fonds dans l’Hexagone, qui a notamment permis l’essor des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), vise à récompenser leurs efforts de commercialisation. Ces rétrocessions étaient particulièrement importantes de la part des fonds actions et gestion diversifiée, deux approches particulièrement prisées des CGP. Toutefois, les sociétés de gestion semblent plus enclines à rémunérer davantage leurs propres réseaux lorsqu’elles appartiennent à un grand groupe. La part médiane des frais de gestion rétrocédé s’élève en effet à 55% lorsque la distribution se faire intragroupe. L’AMF explique cette situation par le coût élevé de maintien d’un réseau de distribution, dont le nombre de conseillers patrimoniaux maison peut s’élever à plusieurs milliers. Le contrôle Spot de l’autorité a également relevé l’absence d’information au sein de la documentation réglementaire concernant la destination des rétrocessions, et que les cinq sociétés contrôlées ne vérifiaient pas que les distributeurs déclaraient cette source de rémunération à leurs clients finaux. Cette incitation monétaire reste certes autorisée dans le cadre de la réglementation européenne Mifid II pour les CGP qui ne présentent pas leur conseil comme indépendant. Encore faut-il que le client en soit conscient.
State Street Global Advisors et Vanguard ont dominé la collecte sur les fonds commercialisés en Europe en avril, avec 4 milliards d’euros chacun, selon les données de Refinitiv Lipper. Ostrum Asset Management arrive troisième, avec 2,7 milliards d’euros, devant HSBC (2,5 milliards), BFT (2,5 milliards d’euros) et Amundi (2,5 milliards). A noter que la boutique française Varenne Capital figure dans les dix premiers, avec une collecte impressionnante de 1,7 milliard d’euros. La société, qui gérait 3,8 milliards d’euros début janvier, s’est illustrée grâce à ses fonds diversifiés, la meilleure catégorie du mois en termes de collecte, avec 8,3 milliards d’euros. En revanche, BlackRock, qui est habituellement en tête de ce classement, est absent du Top 10. Le géant américain est toutefois premier dans la catégorie des fonds obligataires, laquelle est en décollecte de 14 milliards d’euros à l’échelle du secteur. Sur les fonds actions, c’est UBS qui arrive premier, avec 4,4 milliards d’euros. Les fonds actions ont collecté un petit 200 millions d’euros. Le mois d’avril a été plutôt compliqué pour les fonds européens, qui ont vu sortir un total de 6,3 milliards d’euros.
Meeschaert Amilton AM a annoncé ce 23 mai avoir obtenu le label ISR pour cinq de ses fonds. Il s’agit des véhicules suivants : • Amilton Premium Europe, un fonds actions investissant sur les petites et moyennes capitalisations européennes;• MAM Taux Variables ESG, une solution d’investissement sur l’ensemble des catégories d’obligations à taux variables;• MAM Flexible Bonds ESG, un fonds investi sur différentes catégories d’obligations européennes;• MAM Euro High Yield ESG, un fonds d’obligations à haut rendement libellées en euro;• MAM Short Term Bonds ESG, un placement obligataire court terme.
Le lyonnais Sapienta Gestion vient de lancer ce 23 mai un fonds de fonds à rendement absolu, a appris le média L’Expert Invest. Dénommé Sapienta Absolu, ce véhicule va investir dans des stratégies comme le market neutral, l’arbitrage de convertibles, le global macro, la volatilité, le long/short sur matières premières, l’event driven et des CTA. La sélection des fonds a été déléguée au consultant Thierry Crovetto. Les gérants ont notamment déjà investi dans les fonds Man GLG Alpha Select Alternative, Cohen & Steer European Real Estate et Crabel Gemini.
Covéa Finance a annoncé ce 23 mai avoir obtenu le label Greenfin pour son fonds Covéa Terra. Il s’agit d’un fonds en actions européennes, investi sur des sociétés en fonction de leur implication dans des actions favorables à l’environnement, notamment leur vision responsable de la chaîne alimentaire, du gaspillage, du retraitement des déchets et de l’économie circulaire.
NatixisInvestmentManagers («Natixis IM») vient de nommer huitnouveaux membres au sein de son comité de direction. Leur mission sera de définir, mettre en œuvre et suivre les objectifs stratégiques des métiers de gestion d’actifs et de fortune au sein du pôle Global Financial Services du GroupeBPCE. Les nouveaux membres du Comité de direction sont: -AlixBoisaubert, directrice communication corporate pour la gestion d’actifs et de fortune. Elle occupe son poste actuel depuis septembre2020, après avoir travaillé au sein d’OstrumAM, affilié de NatixisIM, où elle était en charge de la communication, du marketing et de la responsabilité sociale des entreprises; -AlainBruneau, secrétaire général pour la gestion d’actifs et de fortune. Celui-ci vient tout juste d'être nommé à son nouveau poste, après avoir été directeur de la conformité de Natixis. Dans le cadre de ses fonctions, il supervise les risques, la conformité et les affaires publiques; -FabriceChemouny, directeur Asie-Pacifique de Natixis IM: Basé à HongKong, il occupe ce poste depuis cinq ans; -AudreyKoenig, directrice générale de Natixis Wealth Management; -MelanieRobinson, directrice expérience client en gestion d’actifs et de fortune. Elle travaille pour Natixis IM depuis novembre2021; -JustinRosen, directeur de la conformité de Natixis IM; -Jean-MarcSabatier, directeur des risques de NatixisIM; -NathalieWallace, directrice de l’investissement durable pour la gestion d’actifs et de fortune. Au sein du Comité de direction «gestion d’actifs et de fortune», ils rejoignent le directeur général Tim Ryan et : -David Giunta, directeur général de Natixis IM US; -Christophe Lanne, directeur ressources et transformation en gestion d’actifs et de fortune; -Cyril Marie, directeur financier et responsable stratégie et développement corporate en gestion d’actifs et de fortune; -Joseph Pinto, directeur de la distribution de Natixis IM en Europe, Amérique latine, Moyen-Orient et Asie-Pacifique; -Philippe Setbon, directeur général d’Ostrum AM; -Eric Ward, directeur juridique de Natixis IM.
Natixis Investment Managers (Natixis IM) a annoncé la nomination de huit nouveaux membres au sein de son comité de direction, dont la mission est de définir, mettre en œuvre et suivre les objectifs stratégiques des métiers de gestion d’actifs et de fortune (Asset and Wealth Management, AWM), au sein du pôle Global financial services (GFS) du Groupe BPCE. Alix Boisaubert, Alain Bruneau, Fabrice Chemouny, Audrey Koenig, Melanie Robinson, Justin Rosen, Jean-Marc Sabatier et Nathalie Wallace rejoignent ainsi le comité de direction Gestion d’actifs et de fortune, dirigé par Tim Ryan. Ce comité comprend aussi David Giunta, Christophe Lanne, Cyril Marie, Joseph Pinto, Philippe Setbon et Eric Ward.
Legal and General Investment Management (LGIM) vient de promouvoir Aanand Venkatramanan, actuellement directeur des stratégies d’investissement ETF, au rang de directeur des ETF pour la région EMEA (Europe, Middle East & Africa). Il remplacera Howie Li, qui a été promu en décembre dernier au poste de directeur mondial des indices et des ETF. Au sein de son nouveau poste, Aanand Venkatramanan sera chargé de la gestion quotidienne de l’équipe ETF. Il sera également responsable du développement des stratégies d’investissement et des mandats importants. Il sera rattaché à Howie Li. Aanand Venkatramanan a rejoint LGIM en 2018 à la suite du rachat d’ETF Securities par la société de gestion britannique. Au sein d’ETF Securities, il était directeur des stratégies quantitatives depuis 2017. Auparavant, il a travaillé chez Barclays Capital comme vice-président chargé de la recherche indicielle. Il a également été vice-président de la structuration chez Goldman Sachs International. Il a aussi travaillé comme professeur associé à l’Université de Sussex.
L’assureur Swiss Life vient de mettre sur pied une nouvelle filiale dédiée à la gestion de fortune, à la planification financière, à la fiscalité et à la retraite, Swiss Life Wealth Managers. L’entité va opérer dans le pays d’origine de l’entreprise, avec un premier bureau à Zurich. Un deuxième site sera prochainement ouvert à Winterthur. Dans les années à venir, Swiss Life Wealth Managers compte ouvrir d’autres bureaux dans d’autres régions de Suisse. La création de Swiss Life Wealth Managers doit aider le groupe à atteindre son objectif d’augmenter les actifs gérés pour le compte de la clientèle privée sur son marché d’origine à plus de 6,5 milliards de francs d’ici 2024. Cet objectif avait été établi dans le cadre du plan stratégique «Swiss Life 2024». C’est la première fois que le groupe propose aux particuliers une gestion de fortune personnalisée qui était auparavant réservée aux investisseurs institutionnels, indique Stefan Mächler, Chief Investment Officer du groupe Swiss Life.
BlackRock vient d’embaucher Sheetal Prasad au rang de co-directrice d’investissement à impact, a appris CitywireSelector. Elle sera chargée de codiriger l’équipe d’actions fondamentales à impact avec Eric Rice, managing director et directeur d’investissement à impact depuis 2019. Sheetal Prasad arrive de Jennison Associates, où elle était managing director depuis 2007. Auparavant, elle a travaillé comme vice-présidente chez Deutsche Asset Management ainsi que chez Bear Stearns. Elle a également été consultante chez Data Monitor. Eric Rice, pour son part, a rejoint BlackRock en 2019 comme directeur d’investissement à impact en 2019. Il est chargé de la gestion des fonds BGF China Impact A2 USD, BlackRock US Impact Institutional et BlackRock International Impact K fonds.
ARA Asset Management vient d’annoncer la promotion de David Blight, directeur-général d’ARA Australia, au rang de directeur des investissements pour ARA Private Funds (APF), la division fonds privées. Il sera chargé d’épauler Moses Song, directeur général d’ARA AM. La société de gestion singapourienne souhaite élargir sa plateforme de fonds privés dans la région. David Blight est co-fondateur et directeur général d’ARA Australia depuis son commencement en 2015. Auparavant, il a été managing director chez ING Real Estate Investment Management en Australie (1998-2005), avant d’être promu au rang de président et directeur général de la plateforme mondiale de la société de gestion immobilière entre 2005 et 2008. Il a également été managing director d’APN Property Group Limited entre 2008 et 2013. Cette nomination fait suite à l’acquisition récente d’ARA AM par ESR Group, afin de créer le plus grand gérant d’actifs réels en Asie Pacifique comptant 140 milliards de dollars d’encours sous gestion. ARA Private Funds gère 95 milliards d’encours sous gestion.
La société de gestion britannique Schroders vient d’enregistrer le départ d’Angus Hui, gérant et directeur de crédit asiatique et marchés émergents, a appris CitywireAsia. Le gérant des fonds Schroder ISF Asian Credit Opportunities et ISF All China Credit Income partira à la fin du deuxième trimestre, après avoir y travailler pendant 22 ans. Les fonds Schroder ISF Asian Credit Opportunities et ISF All China Credit Income seront confiés à Ng Peng Fong, qui cogère ces fonds avec Angus Hui depuis 14 ans. Entré chez Schroders en 2000 comme analyste crédit à Hong Kong, il a été promu au rang de gérant d’obligations asiatiques ainsi que des obligations d’entreprises marchés émergents en 2005. Il a été promu au rang de directeur de crédit asiatique et marchés émergents en 2018.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) a lancé une stratégie de crédit durable privée. Un premier closing a été réalisée avec l’Environment Agency Pension Fund (EAPF) au Royaume-Uni, qui est le principal investisseur. Classée article 9, la stratégie de crédit privé durable de LOIM vise à fournir des prêts privés garantis de premier rang, principalement bilatéraux, à des industries nord-américaines diversifiées axées sur la transition climatique. Elle est conçue pour fournir des liquidités structurées basées sur des solutions sur mesure au sein de marchés moins bien financés, tout en recherchant des rendements ajustés aux risques et moins corrélés au marché que les stratégies de prêt direct traditionnelles. Peter Pulkkinen et Rhys Marsh ont rejoint LOIM l’année dernière pour concevoir cette stratégie.
Cubera Private Equity, une société du groupe Storebrand Asset Management, a recruté Urs Bitterling en tant que directeur du développement durable, un poste nouvellement créé. L’intéressé vient d’Allianz SE, où il s’occupait de développement durable. Urs Bitterling sera responsable de l’intégration des activités ESG dans les fonds de fonds de la société. Il est rattaché directement au directeur général et fait partie de l’équipe dirigeante. Cubera gère 4,5 milliards d’euros dans des fonds de fonds de private equity. La société est basée à Oslo et Stockholm.
Peu de fonds échappent encore à la décollecte généralisée. Les investisseurs internationaux se sont réfugiés cette semaine dans les stratégies couvrant les grandes capitalisations américaines et la dette souveraine, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Aucune grande classe d’actif ne s’en sort une nouvelle fois indemne, avec 12,3 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros) de retraits dans les fonds obligataires, 7,6 milliards dans les fonds monétaires, 5,2 milliards dans les fonds actions, et 1,4 milliard dans les fonds or. La forte tendance à la décollecte dans l’obligataire, quasiment ininterrompue depuis le début de l’année, se maintient à un niveau élevé dans chaque sous-catégorie. Les fonds de dettes d’entreprises investment grade ont rendu 3,7 milliards de dollars à leurs porteurs de parts, ceux positionnés sur le high yield 4,3 milliards, et ceux sur la dette émergente 6,1 milliards. Seuls les fonds de dettes souveraines au nominal ont su tirer leur épingle du jeu, avec +7 milliards de dollars de collecte. Les fonds de dettes souveraines indexées à l’inflation ont, eux, rendu 0,7 milliard. Dans les fonds actions, les flux ne sont pas tellement orientés géographiquement. Les fonds américains et japonais ont récolté respectivement 0,3 et 0,2 milliard de dollars, tandis que les fonds européens et émergents ont rendu 0,5 et 0,3 milliard. Sur le marché américain, les flux sont toutefois bien plus prononcés, avec une collecte de 9,6 milliards de dollars dans les fonds de grandes capitalisations, et une décollecte concentrée sur les fonds de petites capitalisations (-4,1 milliards), de financières (-3 milliards), du secteur des matériaux (-2 milliards) et de l’énergie (-1,7 milliard).
L’ancien gérant obligataire Charles Zerah vient de lancer sa propre société d’investissement en capital-risque, a appris Citywire Selector sur la base de documents légaux. Sa société, dénommée Zercap, a été fondée à l'été 2020. Il aurait déjà investi dans la société Obole Lab, note le média britannique, et ce aux côtés du gérant de Comgest Vincent Strauss. Charles Zerah a officié pendant 11 ans chez Carmignac, et a notamment géré les fonds Unconstrained Global Bond et Global Bond funds. Il est parti de la société à la rentrée 2021, et a été remplacé par Abdelak Adjriou.
Victor van Hoorn, qui dirigeait depuis deux ans Eurosif, l’association européenne de promotion de l’investissement socialement responsable, va prochainement rejoindre The Investment Company Institute (ICI). Il dirigera, à partir de septembre, les opérations européennes d’ICI Global, le lobby international de l’industrie des fonds d’investissement.
T Rowe Price vient de recruter Poppy Allonby comme directrice de la certification ESG, a appris Citywire. Elle travaillera sous la direction du directeur des actions monde Eric Veiel. Poppy Allonby arrive de BlackRock, où elle était directrice de la gestion de produits depuis 2017. Durant ses 21 années chez le géant de la gestion d’actifs, elle fut aussi gérante de portefeuille sectoriel dans l'énergie. Elle est actuellement administratrice de la MIT Energy Initiative et est vice-présidente du comité régulation de fonds, protection des actifs et fournisseurs de services de l’EFAMA.
Un arrêté surprise. Le secteur de la gestion d’actifs a été plus que surpris par la publication la semaine dernière au Journal Officiel d’un arrêté interdisant purement et simplement les très controversées mais pourtant très pratiquées, commissions de mouvement. Ces dernières rapportent chaque année au secteur quelque 500 à 550 millions d’euros de produits d’exploitation, soit 3 à 4% des revenus totaux. Elles seront interdites à partir de 2026. Les commissions de mouvement constituent des frais additionnels facturés par les fonds d’investissement quand leur gérantachète ou vend des titres dans le portefeuille. «À l’instar des rétrocessions, les commissions de mouvement sont critiquées pour le risque de conflits d’intérêts inhérent à leur fonctionnement. Leur existence est ainsi susceptible d’encourager les gestionnaires à faire « tourner » les actifs plus fréquemment que ce qui aurait été strictement nécessaire pour défendre au mieux les intérêts de l’épargnant», écrivent ainsi Jean-François Husson et Albéric de Montgolfier, les rapporteurs du Sénat qui avaient publié en octobre dernier un rapport d’information au titre évocateur : « La protection des épargnants : payer moins et gagner plus ». «Dans le passé, ces frais se justifiaient par un traitement manuel des transactions assez important pour les sociétés de gestion», explique ArthurClouard,directeur juridique et conformité chez Mandarine Gestion. Mais la numérisation du secteur a fait disparaitre progressivement ces traitements manuels. En Europe, nombre de pays ont décidé alors de les interdire sauf en France, où l’AMF a préféré conserver leur pratique par peur de déstabiliser certaines petites sociétés de gestion face notamment aux réformes de MIF2. «On autorise une pratique sous prétexte de ne pas déstabiliser les petites sociétés de gestion, mais pendant ce temps, les grandes en profitent aussi au détriment de l’épargnant», regrette Philippe Maupas, consultant en finance et blogueur, interrogé par les rapporteurs, qui cite ainsi Carmignac, Mandarine, LFDE ou encore Oddo BHF. Des filiales de banque comme Amundi ou Ostrum ont aussi ces pratiques pour certains fonds distribués dans leur réseau. Le rapport des sénateurs évoque 650 sociétés qui seraient bénéficiaires de ces commissions en France, mais l’AMF donne le chiffre, elle, de 164 sociétés de gestion, soit un quart d’entre elles. Chez Mandarine Gestion, on reconnait leur existence, mais elles ont eu tendance à fortement baisser ces dernières années, et représenteraient moins de 5% du chiffre d’affaires. Chez Carmignac, qui les pratique par exemple sur son fonds phare Carmignac Patrimoine, on assure que «cette évolution a été anticipée. En tant qu’acteur indépendant de la gestion d’actifs dont l’essentiel des encours gérés le sont pour le compte d’épargnants européens situés hors de France, Carmignac s’est depuis toujours attaché et continuera à assurer une politique de prix compétitive dans l’intérêt de l’ensemble de ses clients. » Trois ans à attendre«Malgré la controverse depuis des années sur ces types de frais, c’est donc du législateur et non pas du superviseur qu’est venue la réforme», regrette encore Philippe Maupas, qui fustige depuis des années ces frais dignes «d’une république financière bananière» et souligne qu’il va falloir attendre encore jusqu’en 2026 pour les voir supprimer. «Des discussions avaient lieu depuis quelques mois entre l’AMF et les parties prenantes, précise quand à lui, ArthurClouard,directeur juridique et conformité chez Mandarine Gestion. Mais elles s’orientaient plutôt vers un maintien plus encadré». Des propositions pour une forfaitisation ou un plafonnement ont été le plus souvent évoquées par les profesionnels, à côté de la suppression que proposait l’AMF. «Plafonner simplement les commissions de mouvement paraissait compliqué vis-à-vis de l’égalité de traitement des porteurs de parts, remarque de son côté Jean-Pierre Laclautre, senior manager chez Agama Conseil.En effet, si durant la première partie de l’année, la société de gestion atteignait le plafond, comment peut-elle faire pour assurer une égalité de traitement entre les porteurs de parts durant la seconde partie de l’année?». Au crédit de l’AMF, cette dernière n’est pas restée inactive sur ce problème des commissions de mouvement. Elle a ainsi sanctionné par le passé une poignée de sociétés de gestion, mais avant tout pour des abus d’usage, pas pour l’usage lui-même. L’AMF a aussi fait en 2021 un exercice de supervision joint européen (Common Supervisory Action ou « CSA ») sur les coûts et frais dans la gestion d’actifs à la suite duquel elle a justement fait ses propositions au secteur pour modifier sa doctrine et son règlement. A noter cependant que les achats-ventes en immobilier ou en non coté ne sont pas concernés...
A vouloir être trop disruptif, on se prend parfois les pieds dans le tapis. C’est ce qui semble être en train d’arriver à Stuart Kirk, en charge de l’investissement responsable chez HSBC Asset Management, qui lors d’une conférence organisée par le Financial Times et intitulée «FT Live Moral Money Summit Europe», a déclaré que «le changement climatique n’est absolument pas un risque financierdont nous devons nous inquiéter». On peut même lire dans sa présentation, visible sur YouTube depuis que le Financial Times l’a mise en ligne, que «les avertissements apocalyptiques non fondés, stridents, partisans et intéressés ont TOUJOURS tort». Sa direction s’est depuis lors désolidarisée de ces propos et le banquier a été suspendu de ses fonctions, selon un article du FT publié dimanche. Stuart Kirk commence sa conférence en déclarant qu’au cours de ses 25 années de carrière dans le secteur financier, «il y avait toujours un cinglé qui [lui] parlait de la fin du monde», faisant référence par exemple «au bug de l’an 2000". Il se dit ainsi en total désaccord avec les présentations précédentes de la conférence prévenant que «l’humanité n’allait pas survivre(au réchauffement climatique)». «Mais pourtant, personne n’est sorti de la salle en courant malgré que l’on vous ait dit que vous n’alliez pas survivre. Vous avez tous continué à faire comme si de rien n’était et à consulter vos téléphones mobiles». La raison? Les avertissements de ce genre sont tellement catastrophiques, qu’ils ne sont plus audibles. Mais plus encore, ce sont des risques de long terme qui sortent du champ d’activité de la plupart des financiers. Il cite ainsi l’exemple de sa propre banque dont les durées moyennes des prêts sont de 6 ans. « Ce qui arrive à la planète la septième année n’est en fait pas pertinent pour notre portefeuille de prêts », fait-il part avec une franchise assez déconcertante. Il mentionne également le fait que les indices boursiers ont grimpé depuis 1930 malgré la traversée des guerres mondiales, des catastrophes naturelles, des pandémies, etc. mettant en avant le sens de l’adaptation de l’humanité face à tous les dangers. «Les êtres humains se sont adaptés d’une manière fantastique au changement, aux urgences climatiques, et nous continuerons à le faire. Qui se soucie que Miami soit six pieds sous le niveau de la mer dans 100 ans ? Amsterdam est six pieds en dessous du niveau de la mer depuis des lustres et c’est un endroit très agréable à vivre », commente-t-il. Pourtant, les évolutions réglementaires sur le changement climatique lui demandent « un niveau de travail considérable ». Tout cela alors que, pendant ce temps, l’action de la chaîne de supermarchés américaine Target avait perdu 25% en une seule séance à cause d’une baisse des ventes liée à l’inflation. Et que dans le même temps sa banque «est attaquée par les cryptos, qu’il y a des régulateurs aux Etats-Unis qui essaient de nous arrêter, que avons le problème de la Chine , une crise du logement qui se profile, que nous avons des taux d’intérêt qui augmentent, de l’inflation qui arrive par tous les tuyaux, et on me dit de passer mon temps à examiner quelque chose qui va se produire dans vingt ou trente ans, a-t-il expliqué. «C’est complètement disproportionné.» Des stress tests biaisés des banques centrales Durant son intervention, il s’en prend également aux banques centrales et plus particulièrement à la banque d’Angleterre et celle des Pays-Bas. Reprenant les propos de l’ex-gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, qui avait dit que « le changement climatique éclipsera la douleur du coût de la vie,» Stuart Kirk commente ainsi : « je comprends tout à fait qu'à la fin de votre carrière dans une Banque centrale, il reste encore beaucoup, beaucoup d’années à remplir. Vous devez dire quelque chose, vous devez voyager dans le monde entier pour participer à des conférences, vous devez faire mieux que le type d’après, mais j’ai l’impression que cela devient un peu hors de contrôle.» Allant encore plus loin, Stuart Kirk suggère que les modèles financiers des Banques centrales relatifs stress tests climatiques sont biaisés pour obtenir le résultat qu’elles recherchent. « Même avec une taxe sur le carbone, même en frappant la croissance, elles n’ont pas réussi à faire bouger le risque climatique. Alors elles ont dû demander à leurs astucieux techniciens en coulisse de faire passer un gigantesque choc de taux d’intérêt dans leurs modèles afin de faire les gros titres.» La vidéo, vue plus de 20.000 fois a suscité des réactions de la part des dirigeants de HSBC. Nicolas Moreau, le directeur général de HSBC Asset Management, a ainsi réagi auprès d’Investment Week en assurant que les propos de Stuart Kirk « ne reflètent en aucun cas le point de vue de HSBC Asset Management ou du groupe HSBC». « HSBC Asset Management s’engage à conduire la transition vers une économie mondiale durable et a la responsabilité fiduciaire de s’assurer que les fonds de ses clients sont gérés pour des résultats environnementaux et sociaux positifs à long terme », ont-ils déclaré. « HSBC considère le changement climatique comme l’une des urgences les plus graves auxquelles la planète est confrontée, et s’engage à soutenir ses clients dans leur transition vers le zéro net et un avenir durable et, comme HSBC Asset Management, s’engage à atteindre le zéro net d’ici 2050. »
BlackRock a annoncé la fermeture définitive de deux ETF exposés à la Russie. Il s’agit des ETF «iShares MSCI Eastern Europe Capped Ucits ETF» et «iShares MSCI Russia ADR/GDR Ucits ETF USD ». Ces deux fonds avaient déjà suspendus les souscriptions et rachats de parts et étaient suspendus de transactions sur les marchés. «En raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les conditions normales de négociation sur le marché sont restées sensiblement altérées, et une part importante des titres russes n’est toujours pas négociable actuellement pour les investisseurs étrangers non russes, explique le gérant américain. Par conséquent, BlackRock pense agir dans l’intérêt des actionnaires en fermant (ces deux ETF)». Le groupe explique souhaite protéger la valeur des titres russes détenus par les fonds en procédant à des cessions de manière ordonnée afin d’essayer de restituer les produits aux actionnaires si une valorisation peut être réalisée. Les titres russes resteront donc dans les fonds jusqu'à ce qu’il soit possible, praticable et approprié, selon le gestionnaire, de liquider chacune des positions de manière ordonnée. IShares indique dans des documentations réglementaires distinctes qu’elle retirera les fonds de la Bourse de Londres le 22 juin ou autour de cette date.
Le producteur d’hydrogène vert fera ses premiers pas sur Euronext Paris lundi. Les millions d’euros levés lui permettront de financer sa croissance, qu’il prévoit explosive.