L’assureur britannique Aviva a annoncé qu’il allait supprimer 2.000 postes en Grande-Bretagne, en Europe et en Asie au cours des six prochains mois. Cela correspond à 6% de sa masse salariale mondiale. En Europe, les activités françaises font partie des entités mises sous revue.
Outre le programme de recherche sur une méthodologie de notation des risques souverains, chapoté par la Caisse des Dépôts et qui sera doté de 3,8millions d’euros, qui a vu le jour la semaine dernière, le journal fait état du projet caressé par Sebastien Faijean et Jérôme Chosson qui souhaitent créer une agence de notation spécialisée dans les PME et ETI et baptisée Nota Bene Corporate. Les deux entrepreneurs, respectivement directeur associé et directeur de la recherche chez IDMidcaps, bureau d’analyse financière spécialisé dans les petites et moyennes capitalisations, seraient dans une phase de dépôt d’agrément auprès de l’Esma, le régulateur européen.
Le graphique ci-contre montre l'évolution de l’appétit pour le crédit, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque des obligations et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque de crédit a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et actions françaises en mars 2013. Ces performances sont mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an.
Le directeur adjoint de la Banque Populaire de Chine, Yi Gang, a évoqué une ouverture des comptes de capitaux de la Chine, après avoir confirmé un élargissement prochain de la bande de fluctuation du yuan. «Je vois un grand nombre de conditions favorables compatibles avec une plus grande libéralisation de notre compte en capital», a-t-il indiqué à Washington. Et d’ajouter que «pour diriger une économie ouverte, les comptes de capitaux doivent être convertibles».
Fabrice Rossary, directeur général délégué de Scor Global Investments à la rédaction de www.institinvest.com : La gestion alternative pour nous, c’est deux choses : d’un côté, essayer d’avoir accès à des classes d’actifs décorrélantes, si possible, du reste du marché, et d’un autre côté, utiliser cette classe d’actifs pour amoindrir les chocs qu’on peut avoir sur les actions. Scor a un portefeuille actions qui représente à peu près 5% des actifs investissables du groupe. Et il est vrai que depuis déjà quelques temps, nous avons la volonté d’accroître la convexité de ce portefeuille actions, c’est-à-dire de passer en partie - et ce n’est pas une révolution, c’est une transition progressive - nos expositions directionnelles pures, en ligne à ligne, qui a un delta de un, à des expositions un peu plus convexes qui font appel notamment à des stratégies de type long short actions. Mais à quoi servent les Hedge Funds si ce n’est pour performer dans des marchés où justement il est compliqué de performer. Si c’est pour performer dans des marchés sur lesquels il y a beaucoup de visibilité et un trend clair, je ne suis pas sûr que ce type de gestion soit alors reconnue comme dégageant beaucoup de valeurs. Cela étant, nous constatons que la dispersion des performances dans l’univers des Hedge Funds a explosé. C’est à dire qu’on arrive quasiment à un jeu à sommes nulles avec des gens qui performent très bien et d’autres qui performent moins bien. Donc il y a vraiment une grosse divergence. Donc, je dirais, il y a autant de différences à l’intérieur d’une poche long-short equity qu’on peut en avoir entre la stratégie long-short equity et long only par exemple. C’est la raison pour laquelle nous sommes en train de développer une expertise sur la sélection des gérants alternatifs.
François Marbeck, directeur du portefeuille de diversification à la Banque Postale à la rédaction de www.institinvest.com : Historiquement, quand nous sommes entrés dans la gestion alternative il y a six ans, nous avons tout d’abord découvert la matière. A l'époque, les fonds de fonds alternatifs ouverts disponible sur la place de Paris étaient le moyen le plus diversifié et le plus facile pour attaquer la matière dans la mesure où on investissait aux côtés d’autres investisseurs institutionnels dans des portefeuilles alternatifs diversifiés donc forcément reflétant la performance générique de la classe d’actifs. Cependant, ces fonds ouverts ont pas mal soufferts du désengagement de beaucoup d’investisseurs après la crise de 2008. Par conséquent, pour maitriser notre passif et éviter le problème des ratios d’emprise, nous nous sommes dirigés de plus en plus vers la création de fonds dédiés. Ces derniers nous permettent d'être maitre chez nous sans dépendre de la fidélité d’autres investisseurs institutionnels vis-à-vis des fonds ouverts. Ainsi, la création de ce troisième fonds dédié en 2012 confié à Amundi IS, reflète et confirme cette stratégie qui nous amène à remplacer petit à petit - et c’est quasiment terminé d’ailleurs - les fonds de fonds ouverts par des fonds dédiés. De plus, quand nous avions 6 ou 7 fonds ouverts, nous nous sommes rendus compte que nous étions exposés à 300 voire 350 positions sous-jacentes. Aujourd’hui, quand nous analysons nos fonds dédiés, nous sommes plutôt exposés à 100 ou 120 fonds sous-jacents. Donc, nos portefeuilles sont plus faciles à analyser que quand vous avez des myriades de petites positions. Enfin, Cela nous donne aussi la possibilité d'être mieux traité dans le cas de fonds semi fermés ou dans le cas de fonds qui décident de rembourser leurs investisseurs. Dans ce cas, nous ne sommes pas forcément les premiers remboursés. Nous avons la capacité de rester plus longtemps dans le fonds, même quand le gérant estime qu’il gère trop d’argent et qu’il doit en rendre. Finalement, pour résumer, y a une proximité avec le Hedge Fund qui est meilleure avec un fonds dédié plutôt qu’au travers d’un fonds de fonds ouvert, en étant au milieu d’autres investisseurs. Nous, la stratégie qu’on privilégie, c’est faire de la performance. Pour cela, nous croyons qu’il est intéressant d’accumuler les talents dans divers domaines et donc dans nos fonds dédiés, nous souhaitons avoir une faible redondance des choix de gérants dans nos différents fonds. Ainsi, nous faisons très attention à ne pas acheter le même fonds à plusieurs endroits et nous aimons bien aller sur plusieurs classes d’actifs différentes. Le fait d’avoir un observatoire, via les hedge funds, sur ces différents marchés nous intéresse. Et honnêtement, je crois beaucoup plus à la sélection de gérants et au côté bottom up plutôt qu’au fait de privilégier telle ou telle stratégie parce que l’environnement est porteur. Quand on fait de la gestion alternative, on reconnait le fait que, dans les marchés, il y a des gérants qui sont meilleurs que d’autres et qu’il faut les laisser s’exprimer sur leur domaine d’expertise. Et ensuite, vérifier que leur rémunération est en ligne avec ce qu’ils produisent.
Le groupe Syz & Co a augmenté à 64,3% sa participation dans la holding de Banca Albertini, qu’il détenait jusqu'à présent à parts égales avec le groupe Albertini. Cette opération s’est faite à travers la reprise des parts de Giampaolo Gamba et Ernesto Marelli, qui restent administrateurs et poursuivent leur activité actuelle au sein de la banque.
Le compartiment SRI Emerging MarketsSustainable de la sicav luxembourgeoise Petercam L Bonds affiche désormais un encours de quelque 20 millions d’euros. Ce produit ISR d’obligations d’Etat est désormais enregistré au Luxembourg depuis le 18 mars, en Belgique et en Espagne depuis le 5 avril, aux Pays-Bas depuis le 9 avril, en Allemagne depuis le 11 avril, et en France depuis le 15 avril. La procédure est par ailleurs déjà en cours en Suisse.
Par l’intermédiaire de sa filiale irlandaise Federated International Funds plc, l’américain Federated Investors vient de lancer un fonds de dette émergente destiné aux investisseurs européens, principalement institutionnels. Il s’agit d’un produit qui peut investir aussi bien en obligations d’Etat que d’entreprises des pays émergents, des titres de catégorie investissement ou spéculative. Il est disponible en parts libellées en dollars ou en euros couvertes du risque de change.CaractéristiquesDénomination : Federated Emerging Markets Global Debt FundCode Isin : IE00B88Y0Q53Commission de gestion : 0,95 %
David Zahn, vice-président senior et gérant de portefeuilles de Franklin Templeton Investments, a été promu comme responsable de l’obligataire européen, rapporte Fund Web. Il conserve néanmoins ses fonctions actuelles.
A partir du 15 mai, le fonds japonais de la banque suédoise SEB, SEB Fund 1 - SEB Japan Fund, ne sera plus géré par Goldman Sachs Asset Management, rapporte Fondbranschen. La gestion est rapatriée en interne à Stockholm. Il sera géré par Hartvig Rygaard qui fait partie de l’équipe Quantitative Portfolio Management de SEB Investment Management.
La société allemande de conseil en investissements durables versiko indique avoir réalisé en 2012 un bénéfice supérieur à 2 millions d’euros contre 1,5 million pour 2011, sur un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros contre 8,17 millions. Elle compte servir un dividende inchangé de 27 cents par action préférentielle, ce qui correspond à un rendement du dividende de 5 %.La hausse du bénéfice est attribuée en bonne partie au succès, et donc aux recettes de commissions, du fonds Ökovision Classic (370 millions d’euros) géré par la filiale luxembourgeoise Ökoworld.
Fidelity Worldwide Investment a annoncé le 17 avril que son nouveau fonds Asie de la gamme Fidelity Active Strategy (FAST) a reçu récemment l’agrément de la BaFin pour la commercialisation en Allemagne (lire Newsmanagers du 10 avril). Avec le Asia Fund gamme FAST compte désormais huit fonds.
L’agence berlinoise d’évaluation financière Scope a annoncé qu’elle va désormais élargir son activité à la notation des banques européennes et internationales. Elle constitue pour ce faire une nouvelle équipe d’analystes qui sera pour l’essentiel basée à Londres.Le CEO Florian Schoeller a annoncé que l’équipe sera dirigée par Sam Theodore, qui a travaillé chez Moody’s et DBRS dans la notation des banques avant de rejoindre d’abord la FSA britannique puis, ces deux dernières années, l’Autorité bancaire européenne (ABE ou EBA en anglais).
Avec le Quant.El-Erian, un fonds coordonné (OPCVM IV), qui démarre avec 20 millions d’euros apportés par des clients institutionnels, la boutique Quant.Capital Management, basée à Düsseldorf, lance un fonds algorithmique et quantitatif de performance absolue confié à HansaInvest.La gestion de ce produit offert au public (mais destiné aux institutionnels) et à liquidité quotidienne s’inspire des travaux scientifiques d’Ola El-Erian de l’Université d’Oxford, une stratégie qui affiche une performance de plus de 30 % par an depuis une décennie sur un portefeuille de 250 millions de dollars. Le portefeuille est investi dans neuf des 45 paires de devises du G-10 avec un horizon à trois jours.CaractéristiquesDénomination : Quant.El-ErianCode Isin : DE000A1J67N1Souscription minimale : 250.000 eurosCommission de gestion : 0,85 %Commission de performance : 15 % avec high watermark
Daniela Weber-Rey a été notammée chief governance officer et deputy head compliance de la Deutsche Bank qu’elle rejoindra au 1er juin. Elle est actuellement associée du cabinet d’avocats Clifford Chance et spécialiste des institutions financières, du gouvernement d’entreprise ainsi que de la conformité.Elle sera surbordonnée à Stephan Leithner, membre du directoire et du group executive committee. Daniela Weber-Rey aura la responsabilité de toutes les questions de gouvernement d’entreprise à l’échelon mondial.
Le gestionnaire de fortune et d’actifs francfortois Johannes Führ Asset Management (1,3 milliard d’euros d’encours) indique avoir connu une forte croissance de ses actifs sous gestion en 2012, notamment dans les fonds offerts au public, «ce qui l’incite à investir en infrastructures et en ressources humaines». C’est ainsi qu’il a recruté au 1er mars Karl-Heinz Pfarrer comme membre de la direction générale, qu’il dirige désormais, avec à ses côtés Allan Ricardo Valentiner, head of fixed income. Le nouvel arrivant a été de 1998 à 2012 président de la direction générale de Postbank Privat Invest.Johannes Führ AM compte lancer de nouveaux produits dans le domaine obligataire, qui est déjà son pôle d’excellence. A fin décembre, l’encours des fonds offerts au public représentait 352 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de 103 millions (effet performance et souscriptions nettes) par rapport à fin 2011.L’encours des mandats institutionnels a augmenté de 123 millions d’euros l’an dernier.
Schroders vient d’annoncer l’addition pour la première fois de titres assurantiels (insurance linked securities) à son offre de produits à destination des investisseurs institutionnels, suite à l’acquisition d’une participation de 30% au capital de la société suisse Secquaero Advisors, spécialisée sur ce segment de marché.Les actifs conseillés par Secquaero s'élèvent à environ 280 millions de dollars.
Philip Goldsmith, managing director Europe, de la société de gestion Ignis Asset Management, ne fait pas mystère de ses ambitions. L’Europe continentale est désormais au centre de la stratégie d’Ignis, la filiale à 100% du groupe d’assurances Phoenix, qui jusqu’en 2009, était exclusivement centrée sur le marché britannique. Depuis, le management a été complètement renouvelé et Ignis affiche de nouvelles ambitions.La société de gestion compte actuellement une dizaine de collaborateurs en Europe, distribués entre l’Italie (2 personnes à Milan), l’Espagne (1 à Madrid), la Suisse (1 à Zurich), et Bruxelles où un collaborateur couvre le Benelux. Une équipe de support de quatre personnes est installée à Londres. Un bonne base de départ mais Ignis ne compte pas s’arrêter là. Récemment de passage à Paris, Philip Goldsmith, qui sillonne l’Europe à partir de son bureau de Lausanne, a indiqué à Newsmanagers qu’il envisageait dès cette année d’ouvrir un bureau en Allemagne et il pourrait ensuite, l’an prochain par exemple, implanter une antenne à Paris. En attendant, les actifs sous gestion d’Ignis s’inscrivent à quelque 84 milliards d’euros, dont 65 milliards d’euros dans des produits obligataires. Spécialiste reconnu des stratégies obligataires, Ignis souhaite désormais renforcer le pôle actions qui pèse quelque 13 milliards d’euros. Deux spécialistes ont récemment été recrutés, l’un sur les actions émergentes, l’autre sur les actions britanniques. Ignis continue parallèlement de cultiver son expertise obligataire. La société prépare actuellement une stratégie de performance absolue sur la dette émergente qui pourrait être proposée en Europe dans le courant de l'été.
Aberdeen Asset Management a recruté Alek Misev, gérant immobilier en provenance de Towers Watson, pour renforcer l'équipe dédiée aux fonds de fonds. L’intéressé était en charge des actifs de fonds de pensions australiens chez son ancien employeur, précise Citywire. Ce recrutement fait suite à l’arrivée de Dimme Lucassen au pôle multigestion, en provenance de Schroders, en janvier. A son nouveau poste, Alek Misev sera en charge de la gestion de mandats immobiliers et du lancement de nouveaux produits.
Schroders a annoncé le 17 avril le recrutement de deux spécialistes de la gestion, Philip Matthews et Alex Breese, qui vont rejoindre l'équipe actions. Philip Matthews va gérer le Schroder UK Alpha Plus Fund, Alex Breese prenant en charge le Schroder UK Equity et le Schroder ISF UK Equity.Philip Matthews travaillait précédemment chez Jupiter où il pilotait le Jupiter Growth & Income Fund. Alex Breese vient de chez Neptune où il était responsable des actions britanniques et gérant du Neptune Special Situations fund.
Le fonds de pension de British Airways a attribué un mandat à BNY Mellon portant sur la gestion des dérives de gré à gré et du collatéral.Le mandat porte sur deux programmes de retraite qui représentaient un encours cumulé de plus de 15 milliards de livres à fin 2012. BNY Mellon assure actuellement des services sur quelque 2.000 milliards de dollars de collatéral global.
RWC vient de lancer un fonds dédié aux actions européennes, le European Focus Fund, domicilié aux îles Caïman et doté de 145 millions de dollars d’actifs, a indiqué RWC dans un communiqué.Le fonds sera piloté par l'équipe qui a rejoint RWC en provenance de Hermes en octobre 2012. Le fonds réplique une stratégie existante gérée par cette équipe depuis février 2009. La stratégie investit dans un portefeuille concentré de 10 à 20 valeurs sous-évaluées. L’idée est de dégager de la valeur dans une perspective de long terme en intervenant activement dans la stratégie des entreprises sélectionnées. La stratégie a une capacité de 1 milliard de dollars et le fonds est un maître-nourricier domicilié aux îles Caïman. Les actifs sous gestion de RWC s'élèvent actuellement à environ 5,5 milliards de dollars, dont 890 millions dans des stratégies activistes qui comprennent le Specialist UK Focus Fund et le Japan Stewardship Fund.
Threadneedle a confié la responsabilité de la gestion du fonds European High Yield Bond, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 790 millions de livres, à Michael Poole, depuis deux ans co-gérant du fonds aux côtés de Barrie Whitman qui devient deputy manager sur cette stratégie, rapporte Investment Week.Barrie Whitman continuera de piloter d’autres stratégies comme le Strategic Bond fund dont les actifs sous gestion s'élèvent à près de 400 millions de livres. Le European High Yield Bond a dégagé un rendement de 16,7% au cours des douze derniers mois, à comparer à une performance de 10% en moyenne pour le secteur des Global Bonds de l’IMA (Association des gestionnaires britanniques).
Les actifs sous administration de Hargreaves Lansdown s’inscrivaient fin mars 2013 à 35,1 milliards de livres, en progression de 35% par rapport à fin mars 2012, selon le rapport intérimaire publié le 17 avril par la société. Les actifs affichent une hausse de 4,7 milliards de livres par rapport à fin décembre 2012.La collecte nette du premier trimestre a atteint le niveau record de 1,8 milliard de livres contre 1 milliard de livres au premier trimestre 2012. Une évolution qui serait due au moins en partie, selon Hargreaves Lansdown, à la mise en place de la réglementation RDR. La collecte nette des neuf premiers mois de l’exercice 2012-2013 s'élève à 3,44 milliards de livres contre 2,17 milliards de livres pour la période correspondante de l’exercice précédent.