L’Autorité des marchés financiers (AMF) a autorisé la commercialisation de 628 nouveaux fonds d’investissement européens entre le 1er janvier et le 19 décembre 2022 selon un décompte réalisé par NewsManagers. Il y a peu de chance que le record de 2021 - 692 fonds européens autorisés par l’AMF - soit battu d’ici le 31 décembre.Au total, 7.990 fonds européens sont autorisés pour commercialisation en France. En 2022, quelques gestionnaires d’actifs étrangers ont enregistré leur premier fonds en France à l’instar des sociétés américainesDeuterium Capital Management,GMO InvestmentsetPolaris Capital Management, du hedge fund britannique Redhedge Asset Management ou encore du gérant vietnamien Dragon Capital.Morgan Stanley a enregistré les fonds de son affilié sur l’ investissement responsable Calvert. La plateforme de distribution de fonds néerlandaise Candoris a fait aussi ses premiers pas sur le marché français avec l’aide du tierce-partie marketeur Amadé Global Partners tout comme les boutiques de gestion allemandes Pyfore, soutenue par le TPM Blue Associates, et Lupus alpha qui a ouvert un bureau à Paris. La société de gestion russe VTB Capital Investment n’aura, elle, pas vraiment eu le temps de lever des fonds auprès des investisseurs français. Début janvier, la firme avait reçu le feu vert de l’AMF pour la distribution de son premier produit obligataire Ucits sur les émetteurs russes et de la communauté des Etats indépendants, juste avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine fin février. Contingent de fonds datés Sur les 628 nouveaux fonds européens autorisés au 19 décembre, 151 sont des fonds indiciels cotés (ETF), soit presque un sur quatre. Plusieurs se focalisent sur le futur de la tech, de la finance ou encore sur le métavers. Par ailleurs, 256 des 628 fonds comportaient dans leur nom une référence à l’investissement durable (ESG, ISR,sustainable,green, net zero,blue, impact, Paris-Aligned Climate, PAB, biodiversité, positive change,better world, SDG,low carbon,decarbonisation), soit deux fonds sur cinq. En outre, l’AMF a autorisé 34 Sicav françaises, 112 fonds communs de placement et 5 fonds immobiliers (OPCI/OPCIP) sur la base des données disponibles sur la base Geco, au 19 décembre 2022. Parmi ces fonds, plus d’une vingtaine sont des fonds obligataires à échéance, hausse des taux oblige. Certains gérants français comme Amiral Gestion et Sycomore Asset Managementont lancé des fonds pour la première fois sur ce segment. On notera le lancement de plusieurs véhicules santé/bien-être et tech sans oublier les thèmes de la durabilité et du climat qui s’imposent dans les intitulés de plusieurs produits.
Giovanni Becchere a rejoint le bureau parisien d’Allfunds, la plateforme de distribution de fonds espagnole, en tant qu’analyste de fonds senior. L’ex-responsable de la gestion de portefeuille et de la multigestion d’ABN Amro Investment Solutions a dévoilé son nouveau poste sur le réseau social LinkedIn. De 2006 à 2022, Giovanni Becchere a occupé divers postes au sein du groupe ABN Amro, d’Asset Allocation Advisors à Neuflize OBC Investissements devenu ABN Amro IS. Il a été gérant, multi-gérant, responsable des solutions pour les clients particuliers et privés, puis responsable de la multigestion et de la gestion de portefeuille. Il a également travaillé au sein de l’ancien bureau parisien d’Invesco en tant que directeur d’investissement pour la gestion de portefeuille discrétionnaire en Italie et membre de l'équipe de multigestion en Europe continentale. Avant cela, il a été responsable de la gestion de portefeuilles modèles pour la gestion discrétionnaire de Pioneer et gérant de portefeuilles de performance absolue et obligataires. Giovanni Becchere a commencé sa carrière comme trader chez Unicredit en 1997.
C’est à une sorte de sauve qui peut général auquel se sont prêtés les investisseurs pour la semaine se terminant au 21 décembre. Preuve en est les quelques chiffres répertoriés par le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux par BofA Global Research. Les fonds investis sur les actions ont enregistré leur plus forte décollecte nette hebdomadaire de leur histoire, soit près de 42 milliards de dollars. Les auteurs de l'étude l’expliquent très sommairement par une «moisson de pertes fiscales». Les fonds obligataires n’ont pas sauvé la mise puisqu’ils ont subi aussi 10 milliards de dollars de rachats, leur première décollecte en trois semaines. Quant aux fonds monétaires, ils ont rendu aussi la somme impressionnant de 60 milliards de dollars. Sur le front des actions, les européennes n’ont fait, comme d’habitude, que rebuter les investisseurs pour la 45ème semaine consécutive (-2,7 milliards de dollars cette semaine). La surprise est venue du front américain avec aussi des rachats de l’ordre de 37 milliards de dollars, soit leur pire décollecte depuis décembre 2021. Par style de gestion, ce sont les fonds grandes capitalisations et la gestion «value» (qui recherche les actions les moins bien valorisées) qui ont fondu. Les fonds actions des pays émergents et du Japon ont quant à eux attiré des souscriptions respectives de 3,2 milliards de dollars et 800 millions. Côté fonds obligataires, les rachats ont concerné en premier lieu le haut rendement («high yield») et les obligations municipales, pour plus de trois milliards chacun. Viennent ensuite les fonds obligataires les mieux notés «investment grade» qui enregistrent des rachats de 2,3 milliards, tout comme les fonds obligataires souverains.
Le gestionnaire d’actifs basé à Londres, en difficulté financière, songe à se développer en Amérique latine ainsi qu’en Asie, rapportait vendredi Bloomberg en citant des sources internes à la société. Nommé directeur général de Janus Henderson en juin dernier, Ali Dibadj a pour mission de redresser l’entreprise qui affiche des pertes sur l’argent confié par ses clients depuis 20 trimestres d’affilée. La nomination du nouveau directeur général a été orchestrée par l’investisseur activiste Nelson Peltz, qui a rejoint en novembre 2021 le conseil d’administration de la société et est devenu son principal actionnaire. Nelson Peltz, qui a renoncé à ce siège le mois dernier, est convaincu que les investisseurs reviendront à une politique de gestion active des fonds après avoir privilégié la gestion indicielle durant la dernière décennie.
Le gestionnaire d’actifs basé à Londres, en difficulté financière, songe à se développer en Amérique latine ainsi qu’en Asie, rapportait vendredi Bloomberg en citant des sources internes à la société. Nommé directeur général de Janus Henderson en juin dernier, Ali Dibadj a pour mission de redresser l’entreprise qui affiche des pertes sur l’argent confié par ses clients depuis 20 trimestres d’affilée. La nomination du nouveau directeur général a été orchestrée par l’investisseur activiste Nelson Peltz, qui a rejoint en novembre 2021 le conseil d’administration de la société et est devenu son principal actionnaire. Nelson Peltz, qui a renoncé à ce siège le mois dernier, est convaincu que les investisseurs reviendront à une politique de gestion active des fonds après avoir privilégié la gestion indicielle durant la dernière décennie.
ABP, le plus important fonds de pension néerlandais avec environ 500 milliards d’euros d’actifs sous gestion, prévoit de supprimer un grand nombre d’entreprises de son portefeuille car il entend restreindre ses investissements aux sociétés qui font un réel effort pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Cette politique pourrait réduire de moitié le nombre de sociétés présentes dans le portefeuille d’ABP, a déclaré le directeur des investissements Dominique Dijkhuis au quotidien financier néerlandais FD dans un entretien publié vendredi. «Nous devons examiner de près les entreprises qui correspondent à notre nouvelle vision. Les entreprises qui ne peuvent ou ne veulent pas contribuer à la transition énergétique sont trop risquées pour nous», a expliqué le dirigeant. «Nous investirons dans moins d’entreprises et nous prendrons des participations plus importantes dans celles-ci», a-t-il ajouté. L’an dernier, le fonds avait déjà fait savoir qu’il se séparerait de 15 milliards d’euros d’investissements dans les combustibles fossiles.
Deux géants se sont associés aux Etats-Unis vendredi 23 décembre. D’un côté, AT&T, acteur majeur du secteur américain des télécommunications, et de l’autre, BlackRock, plus grosse société de gestion au monde avec ses 7.961 milliards de dollars d’encours gérés. Une filiale du gestionnaire d’actifs, BlackRock Alternatives, et AT&T ont signé un accord définitif afin d’établir une co-entreprise, Gigapower, qui opérera une plateforme commerciale sur la fibre optique en libre accès. L’objectif de Gigapower est de fournir le meilleur réseau de fibre optique possible aux fournisseurs d’accès à Internet et aux entreprises américaines. La co-entreprise prévoit de déployer son réseau auprès de 1,5 million de sites clients dans un premier temps. Dans la fibre optique, AT&T nourrit de grandes ambitions dont celle d’atteindre plus de 30 millions de lieux connectés à la fibre optique aux Etats-Unis, y compris des sites commerciaux, d’ici fin 2025. Gigapower s’adressera aux clients établis en dehors des 21 Etats américains déjà couverts par AT&T via la fibre optique. AT&T et BlackRock espèrent que le déploiement du réseau de Gigapower fera progresser les efforts visant à réduire la fracture numérique et stimuler les économies locales là où il sera déployé. BlackRock déjà partenaire de Verizon La joint-venture est nichée dans un fonds géré par l’équipe d’infrastructures diversifiées de BlackRock dirigée par Mark Florian. Les deux entités seront copropriétaires et codirigeants de la structure créée, qui sera supervisée par Bill Hogg, président des opérations technologiques d’AT&T. Dans le domaine des télécoms, AT&T n’est pas le seul partenaire de BlackRock. En mai 2021, le gestionnaire d’actifs a fait entrer le directeur général de Verizon Communications, Hans Vestberg, à son conseil d’administration. Larry Fink, directeur général et président de BlackRock, avait alors indiqué que l’ajout d’Hans Vestberg au conseil d’administration était primordial. Et ce, dans la mesure où la société de gestion continuait de s'étendre dans des marchés clés et utilisait la technologie pour poursuivre sa transformation et intégrer la durabilité dans ses processus d’investissement. En mars dernier, Verizon avait annoncé qu’elle allait équiper les nouveaux locaux new-yorkais de BlackRock au 50 Hudson Yards avec un réseau privé 5G, pour ce qui serait la première mise en œuvre commerciale d’un réseau privé 5G pour Verizon.
Desiree Fixler, l’ancienne responsable de la durabilité de DWS, s’est confiée à Financial News sur les craintes de l’industrie de la gestion d’actifs relatives à l'éco-blanchiment (greenwashing). Les gestionnaires d’actifs ont récemment vu Goldman Sachs Asset Managementfaire l’objet d’une enquête de la SEC sur ses fonds utilisant des critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) et BNY Mellon Investment Advisor écoper d’une amende pour des déclarations trompeuses sur ses fonds ESG. Desiree Fixler, qui avait lancé l’alerte sur le fait que DWS vendait ses fonds ESG« plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité» estime que ces craintes sont «saines».«Il faut adopter une approche conservatrice pour structurer et commercialiser les produits. Je vois l’ESG, comment cela s’est accéléré durant le Covid et comment beaucoup de gens ont sauté dans le train en marche (...) Certaines entreprises ont pensé que c'était juste de l’ESG, que parce qu’elles ne publiaient pas d'états financiers... elles pouvaient faire des déclarations ambitieuses. Elles ne pensaient pas que ce qu’elles faisaient pouvait être trompeur», a déclaréDesiree Fixler à Financial News. La lanceuse d’alerte a récemment rejoint le comité ESG établi par le régulateur britannique Financial Conduct Authority.
IM Gestão de Ativos (IMGA) est la deuxième plus grosse société de gestion portugaise, disposant d’une part de marché de 21% à fin novembre selon les données du régulateur financier local CMVM. Le gestionnaire d’actifs vient de recevoir le soutien de la Cour de justice de l’Union européenne - via un arrêt publié jeudi 22 décembre – dans son litige l’opposant au fisc portugais. L’affaire porte sur l’imposition d’un droit de timbre, prévu sur certaines opérations financières dans le droit portugais, ayant été appliqué à la commercialisation de 31 fonds communs de placement d’IMGA en 2019. En 2019, un quatuor de banques portugaises a commercialisé auprès du grand public des parts des fonds d’IMGA. En échange de ce service, les banques ont perçu des commissions pour les souscriptions de nouvelles parts dans les fonds d’IMGA réalisées via leur intermédiaire, qu’elles ont facturées au gestionnaire. IMGA a ensuite refacturé ces commissions à ses fonds, dont une partie – environ 8,7 millions d’euros – correspondait à la valeur des commissions de commercialisation des nouvelles parts souscrites via les banques. La société de gestion a également versé plus de 350.000 euros à l’Etat portugais en guise de droit de timbre (taux de 4%) sur les commissions de commercialisation des parts souscrites via les banques. Droit de timbre que IMGA a contesté devant la justice portugaise. L’impôt indirect non conforme au droit européen L’affaire a été portée à l’examen de la Cour en 2021 via une demande de décision préjudicielle d’un tribunal d’arbitrage administratif. Elle a soulevé une question concernant l’interprétation de la règlementation européenne en vigueur relative aux impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux. Le droit européen s’oppose-t-il à une règlementation nationale qui prévoit la perception d’un impôt indirect (le droit de timbre) sur les commissions facturées par les banques aux sociétés de gestion de fonds lorsque les banques les aident à enregistrer de nouvelles souscriptions de parts dans leurs fonds? En outre, s’y oppose-t-il dans la mesure où ces commissions de gestion incluent la refacturation, aux fonds de placement, des commissions facturées par les banques aux gestionnaires ? Oui dans les deux cas pour la cour de justice de l’UE. La CJUE constate notamment que les services de commercialisation mis en cause «font partie intégrante d’une opération de rassemblement de capitaux». Or, ce type de services fait partie des opérations non soumises à la fiscalité indirecte selon la législation européenne. Dès lors, les grever d’un droit de timbre est interdit par les textes en vigueur. Par conséquent, la Cour indique dans son arrêt que le droit européen s’oppose à une règlementation qui prévoit l’imposition d’un droit de timbre surla rémunération que perçoit un établissement financier de la part d’une société de gestion de fonds en échange de la fourniture de services de commercialisation aux fins de nouveaux apports en capital visant la souscription de parts de fonds nouvellement émises. L’interdiction d’imposer un droit de timbre vaut également pour les montants perçus par la société de gestion auprès de fonds communs de placement. Cela,«dans la mesure où ces montants incluent la rémunération que ladite société de gestion a versée aux établissements financiers au titre de ces services de commercialisation».
Stephanie Bruce, directrice financière d’Abrdn depuis juin 2019 a donné sa démission, rapporte Bloomberg. L’information a été confirmée par une porte parole du groupe écossais auprès de l’agence de presse. Abrdn a engagé un processus pour la remplacer.
Credit Suisse, dont le siège social est à Zurich, a vendu pour un peu plus de 200 millions de francs suisses (montant quasiment identique en euros) l’un de ses bâtiments au cœur de Genève à une fondation dans le cadre d’une opération de cession-bail, a confirmé jeudi la société immobilière SPGI Geneva qui a accompagné l’opération. La banque helvétique, qui tente de se remettre d’une série de scandales, devrait rester locataire à long terme de l’immeuble de 8.200 m2 qui a été récemment rénové.
Le hedge fund américain Guggenheim Partners a annoncé, ce jeudi, la disparition soudaine de son responsable mondial des investissements et associé-directeur Scott Minerd à l’âge de 63 ans.Il a succombé, mercredi, à une crise cardiaque, a précisé le hedge fund. Scott Minerd avait rejoint Guggenheim Partners peu après l’établissement de la firme en 1999. La société de gestion a indiqué qu’elle continuerait d’être dirigée par ses co-présidentsDina DiLorenzo et David Rone, ainsi que par Anne Walsh, associée directrice et responsable des investissements de Guggenheim Partners Investment Management. Anne Walsh reprendra par intérim les fonctions de Scott Minerd. Guggenheim Partners gère 285 milliards de dollars d’encours.
Janus Henderson a liquidé le fonds Horizon Emerging Market Corporate Bond , a appris Cytiwire Selector. Le gestionnaire d’actifs britannico-américain a déclaré que la stratégie, lancée en novembre 2014, a été fermée en raison d’une base d’actifs trop faible, qui ne serait plus rentable pour les clients. Domicilié au Luxembourg, le fonds Horizon Emerging Market Corporate Bond, était géré par Hervé Biancotto et Ales Koutny.
La société de gestion allemande DWS, filiale de Deutsche Bank, a ajouté deux nouveaux fonds indiciels cotés (ETF) sur les actions américaines à sa gamme Xtrackers. Ces deux ETF, cotés à Londres et en Allemagne en attendant d’autres cotations, répliquent respectivement les indices S&P 500 ESG et S&P 500 Equal Weight ESG qui s’appuient sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Après application des filtres ESG, l’univers de ces indices est ramené à environ 300 titres au lieu des 500 initialement compris dans le S&P 500.
La société de gestion allemande Allianz Global Investors (AllianzGI) a nommé Eckhard Weidner en qualité de responsable des spécialistes produits sur les actions systématiques, rapporte Citywire Selector. Il sera basé à Francfort. Auparavant, Eckhard Weidner a passé plus de 16 ans à Londres en tant que multigérant et co-responsable de la due diligence des investissements. Avant de rejoindre HSBC, il a travaillé comme analyste en chef sur les notations de fonds et de gérants d’actifs chez Telos ainsi comme un responsable de projets chez Deutsche Bank.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management a prolongé son programme de rachat d’actions initié le 24 octobre dernier. La société prévoyait de racheter, d’ici le 31 décembre 2022, jusqu’à 10 millions de livres de ses titres dans l’objectif de pouvoir verser aux actionnaires au moins 70% du bénéfice par actions cumulé sur les années 2021 et 2022. Or, sur ces 10 millions de livres de titres, Jupiter n’en a, au 22 décembre 2022, racheté qu’environ 8 millions représentant plus de 6,6 millions d’actions. Le gestionnaire d’actifs a indiqué dans une communication aux investisseurs, ce jeudi, que le programme irait en conséquence au-delà de la première date limite fixée, à savoir le 31 décembre. Le cours de Jupiter a dégringolé de plus de 51% depuis le début de l’année 2022. La firme a été affectée par un niveau important de décollecte nette dans ses fonds sur les deux premiers trimestres avant que les sorties ne ralentissent lors du troisième trimestre. Jupiter a aussi changé de direction de façon un peu chaotique. Andrew Formica a laissé sa place au nouveau directeur général Matthew Beesley, qui a déployé un plan de restructuration du personnel et de la gamme de fonds.
La société de gestion américaine JPMorgan Asset Management a pris la décision de séparer les actifs de son fonds Emerging Europe Equity, investi en actions d’Europe de l’Est. Le calcul de la valeur nette d’inventaire est suspendu depuis le 28 février 2022 et restera en vigueur «car les conditions normales de négociation sur le marché continuent d'être considérablement altérées en raison du conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine», indique le gestionnaire dans un avis aux actionnaires du 19 décembre 2022. JPMorgan AM, qui s’attend à ce que les problèmes de liquidité persistent sur le fonds, a décidé de le diviser en deux compartiments. L’un conservera les actifs illiquides russes et l’autre, baptisé Emerging Europe Equity II, sera le nouveau réceptacle des actifs liquides du fonds original. Le cantonnement est programmé au 17 février 2023. Le compartiment nouvellement créé ne comportera pas de titres russes ni biélorusses et au moins 67% de ses actifs seront investis dans des titres de sociétés domiciliées ou ayant la majeure partie de leur activité dans des pays d’Europe émergente. Le fonds comptait 273 millions d’euros d’encours au 25 février 2022. La Russie formait 1,9% des investissements des actifs en date du 30 novembre 2022.
Le gestionnaire d’actifs vietnamienDragon Capital Vietfund Management a dévoilé le tout premier fonds indiciel coté (ETF) sur les entreprises vietnamiennes de moyenne capitalisation. L’ETF,coté à la Bourse de Ho Chi Minh, réplique la performance de l’indice VN Midcap. La firme a constaté que seulement 38% du segment des sociétés vietnamiennes de moyenne capitalisation faisaient l’objet d’une couverture par les brokers quoique très intermittente. Seules 13 des 70 sociétés concernées étaient couvertes par une recherche importante selon l’analyse du gestionnaire.
BlackRock aurait étudié avant d’y renoncer un éventuel rachat de Carlyle, alors que ce dernier recherche toujours un successeur à son trio de fondateur depuis le fiasco de son plan de succession cet été. «Alors que Carlyle aurait pu stimuler l’expansion de BlackRock dans le domaine des actifs alternatifs, où il n’a réalisé que des acquisitions de niche, la taille de l’opération et l’agitation au sein de la société de capital investissement ont été deux facteurs qui l’ont dissuadé», indique le Financial Times. Le choc culturel lié à l’intégration d’un fonds de private equity où certains collaborateurs touchent des dizaines de millions de dollars chaque année aurait également refroidi BlackRock.
L’Autorité des marchés financiers a infligé une amende de 150.000 euros à la société de gestion Inocap. C’est moins que les 400.000 euros qui avaient été requis début décembre par le collège. Le gendarme boursier reproche à Inocap des manquements dans la gestion du risque de liquidité de ses fonds, la prévention des risques d’abus de marché, les procédures de mise à jour de la connaissance client et dans celles permettant d'évaluer les risques de blanchiment. Les divers manquements ont été observés entre 2017 et 2020. Inocap a depuis lors corrigé le tir et l’AMF relève que la société n’a pas retiré des profits des manquements constatés ni que ses porteurs de parts n’ont subi de pertes. L’amende représente près de 4% du résultat net 2021 d’Inocap, qui avait atteint 3,9 millions d’euros pour 13,1 millions de revenus, selon les chiffres figurant dans la décision publiée le 22 décembre.
Ankara poursuit son cavalier seul en matière d’inflation. Le président turc Tayyip Erdogan a annoncé jeudi une hausse de 55% du salaire minimum mensuel, et a promis d’autres revalorisations si besoin. Depuis le 1er janvier 2022, la hausse du salaire minimum atteint 100%. L’inflation, elle, culmine à 84,4% sur un an en novembre. Malgré cela, la banque centrale de Turquie a laissé jeudi son taux directeur inchangé, à 9%. Elle a ainsi mis ainsi fin à un cycle de quatre mois de baisse des taux d’intérêt, qui l’a vu réduire de 500 points de base son taux directeur sous la pression du président turc.
Corum annonce que sa SCPI Corum Origin a cédé un immeuble à Francfort en Allemagne pour 95 millions d’euros. Loué à la Deutsche Bank, il avait été acquis au prix de 70,5 millions d’euros (hors frais). «La plus-value de près de 24 millions d’euros constitue un record pour Corum pour la vente d’un bien immobilier et sera intégralement redistribuée aux épargnants (associés au 31 décembre 2022) après déduction des frais», indique un communiqué. La plus-value nette de frais est estimée à 18,5 millions d’euros. Le bâtiment de 48.000 m2 avait été acheté il y a sept ans et loué à la Deutsche Bank qui en était déjà locataire. Corums indique que cette location a permis de dégager environ 43 millions d’euros de loyers pendant les sept ans de sa détention, soit une rentabilité moyenne sur la période de 11,25% par an. Au 30 novembre 2022, Corum Origin détenait 150 immeubles répartis dans 13 pays, soit un patrimoine d’une valeur totale de 2,3 milliards d’euros. La SCPI devrait annoncer cette année un rendement supérieur à 6,5%, après 7,03% l’an dernier. En tenant compte des dividendes potentiels versés cette année, de l’augmentation du prix de part (la SCPI a opéré une augmentation de son prix de part de +4,1% le 1er avril dernier) et des plus-values redistribuées, la performance réelle que toucheront les épargnants cette année devrait dépasser les 10%.
Lionel Lemarié, directeur commercial pour la clientèle institutionnelle chez La Française, a annoncé son départ de la société de gestion dans un post Linkedin. Il sera effectif au 31 décembre. Lionel Lemarié était depuis sept ans au sein de la Française. Avant d’en prendre la direction commerciale institutionnelle en janvier 2021, il y a été directeur commercial pour la distribution (conseillers en gestion de patrimoine, compagnies d’assurances, plateformes titres). Dans son post, il indique partir «pour construire une nouvelle aventure». Avant La Française, Lionel Lemarié est passé par Flornoy et Mandarine Gestion dont il a été parmi les équipes fondatrices en 2008 après quelques années chez CPR Asset Management.
Caché dans des coffres bancaires de haute sécurité à Londres, Zurich et New York, de l’or d’origine russe d’une valeur de plusieurs milliards de dollars a discrètement changé de mains ces derniers mois, en réaction à l’invasion de l’Ukraine par Moscou, rapporte l’agence Reuters. Les données de 11 fonds d’investissement occidentaux montrent que des lingots russes d’une valeur totale de 2,2 milliards de dollars aux prix actuels ont été retirés de leurs comptes entre juillet et novembre à un rythme nettement plus rapide que celui des autres pays. Bien qu’il ne s’agisse que d’une petite fraction du montant total de l’or russe détenu par les gestionnaires de patrimoine, ces retraits reflètent une évolution, certains fonds ayant déclaré ne plus vouloir détenir d’actifs liés à la Russie, en particulier des fonds négociés en bourse (ETF) qui doivent publier les lingots qu’ils possèdent, estampillés de leur origine.
Carlyle, qui recherche toujours un successeur à son trio de fondateur depuis le fiasco de son plan de succession cet été, aurait récemment discuté avec BlackRock en vue d’un rapprochement, écrit le Financial Times. «Les dirigeants de BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, ont discuté de l’opportunité de poursuivre un rachat de Carlyle mais ont décidé de ne pas le faire, selon trois personnes ayant connaissance des discussions, indique le journal britannique. Alors que Carlyle aurait pu stimuler l’expansion de BlackRock dans le domaine des actifs alternatifs, où il n’a réalisé que des acquisitions de niche, la taille de l’opération et l’agitation au sein de la société de capital investissement ont été deux facteurs qui l’ont dissuadé, selon l’une des personnes». Le fait que BlackRock puisse posséder une entreprise dans laquelle des gens gagnent des dizaines de millions d’euros aurait aussi «créé un problème culturel majeur», selon une autre source. Le journal ajoute que dans un mémo envoyé au personnel mercredi, l’un des fondateurs et actuel dirigeant William Conway, 73 ans, a assuré qu’il faisait une «recherche exhaustive» pour trouver un nouveau dirigeant et qu’il «progressait bien». Bien qu’"aucune décision n’ait été prise», la société espère avoir «plus d’informations à partager» bientôt, selon le mémo, dont le Financial Times s’est procuré une copie.
La société Ark Investment Management, fondée par Cathie Wood en 2014, a perdu près de 50 milliards de dollars d’actifs depuis le sommet atteint en 2021, rapporte le Financial Times. Selon le journal britannique, cela illustre l’ampleur des pertes subies cette année par les valeurs technologiques. Selon les données de Morningstar, les actifs totaux des neuf ETF d’Ark ont chuté à 11,4 milliards de dollars depuis le pic de 60,3 milliards de dollars atteint en février de l’année dernière. Cette chute a été menée par les fortes baisses de son fonds phare Ark Disruptive Innovation ETF, connu sous le code Isin ARKK, qui a perdu plus de 65% cette année et est en passe de réaliser sa pire performance annuelle. En 2020, cet ETF avait grimpé de près de 150%. Malgré les faillites cette année de plusieurs acteurs dans l'écosystème bitcoin, comme Celsius, FTX, Three Arrows Capital et BlockFi, elle a maintenu récemment sa prévision d’un bitcoin à 1 million de dollars d’ici 2030 (contre un peu moins de 17.000 dollars ces jours-ci).
Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié son rapport final relatif aux règles en matière de publication d’informations dans le cadre de la distribution et de la gestion transfrontalière de fonds Ucits et alternatifs au sein des marchés l’Union européenne. Le superviseur avait consulté les parties prenantes entre mai et septembre sur un projet de standards techniques réglementaires (RTS) et standards de mise en œuvre technique (ITS) qu’il a amendé en prenant en compte les huit commentaires reçus.
La jeune banque privée suisse Cité Gestion a fusionné avec le multi-family office Sartus Capital, rapporte finews. Le nouvel ensemble devrait gérer près de 7 milliards de francs suisses (7,2 milliards d’euros) pour le compte de sa clientèle fortunée et compter près de 100 salariés. L’opération a déjà reçu l’accord des autorités suisses cette année. Sartus Capital a été créée en 2016 et acquise par son management en 2021. Elle revendique une «affiliation privilégiée» avec XP Inc., une société d’investissement cotée au Nasdaq et dont le siège social est au Brésil. Les origines de Cité Gestion remontent quant à elles à 2009 en tant que gérant indépendant sous l’ombrelle de Lombard Odier. En 2017, les six associés partenaires en ont pris le contrôle avant de faire rentrer le zurichois Ultra Finanz au capital en 2019. Elle a obtenu une licence bancaire de banque privée cette année.