Nouveau rebondissement dans l’affaire Leyne Strauss-Kahn & Partners (LSK). Selon Les Echos, 156 créanciers se sont fait connaître, à fin mars, pour un montant total de presque 90 millions d’euros. Parmi eux, on trouve des banques et des institutions financières, comme l’assureur La Bâloise mais aussi deux administrations publiques, avance le quotidien économique. Par ailleurs, le fisc luxembourgeois demande également des comptes à l’établissement financier, présidé jusqu’à l’automne dernier par Dominique Strauss-Kahn. Selon le site Paperjam, cité par Les Echos, l’Administration des contributions directes, qui a en charge les impôts directs au Luxembourg, a intenté une action fin novembre 2014 à l’encontre des administrateurs et anciens administrateurs de LSK pour leur demander de payer les arriérés d’impôt de l’an dernier.La société LSK, qui a fait faillite il y a cinq mois, avait défrayé la chronique à l’automne dernier avec la démission de Dominique Strauss-Kahn le 20 octobre 2014, trois jours avant le suicide de son associé Thierry Leyne.
Les gestionnaires d’actifs estiment que le manque d’informations détaillées sur le fonctionnement des modèles internes que de nombreux assureurs envisagent d’utiliser dans le cadre de Solvabilité II pourrait faire obstacle au développement de la coopération avec les sociétés d’assurances, selon une étude de Cerulli sur le secteur («European Insurance Industry 2015: Seizing the Evolving Opportunity»). Ce déficit d’information constitue, selon les gestionnaires d’actifs, le principal défi au développement des relations avec les assureurs qui ont décidé d’utiliser des modèles internes. Parmi les autres difficultés liées à Solvabilité II, les gestionnaires d’actifs évoquent l'équilibre à trouver à trouver entre l’information publiée et la confidentialité et la nécessité de répondre au besoin de transparence. «Il est tout à fait compréhensible que les assureurs choisissant d’utiliser des modèles internes soient réticents à révéler aux gestionnaires d’actifs exactement comment ils fonctionnent. Après tout, développer un modèle sur mesure constitue un avantage compétitif pour son propriétaire», souligne David Walker, directeur chez Cerulli et auteur de l'étude. «Toutefois, un déficit d’information représente un vrai problème pour les gestionnaires qui s’efforcent d’offrir et de construire des stratégies d’investissement qui répondent aux différents défis auxquels sont confrontés les assureurs», ajoute-t-il.
Le portefeuille de l’Eglise suédoise a dégagé un rendement de 16 % l’an dernier, rapporte Privata Affärer. Les sociétés étrangères dominent dans les avoirs de l’Eglise. Elles représentaient en fin d’année dernière près de 2,7 milliards de couronnes. Les entreprises suédoises avaient une valeur de 1 milliard de couronnes. Les trois actions favorites de l’Eglise sont Unilever, H&M et Nordea.
Abigail Johnson, la nouvelle patronne de Fidelity, remodèle tranquillement la société qu’Edward « Ned » Johnson, son père, a érigé en géant de la gestion monétaire supervisant les plans de retraite de millions d’Américains, rapporte The Wall Street Journal dans un long article qui lui est consacré. Depuis son arrivée en tant que CEO en octobre, elle a réduit les coûts et réorganisé les pôles qui perdaient de l’argent, remplacé les dirigeants des divisions qui sous-performaient et poussé la société vers des activités délaissées par son père. Plus précisément, Abigail Johnson a rationalisé la division private-equity ; dans le même temps, elle pousse la croissance de l’activité de fonds internationaux. Elle bâtit aussi une division gestion de fortune, un domaine négligé par son père. En revanche, elle se désintéresse de la gestion passive. Mais certains anciens et actuels dirigeants de Fidelity ainsi que des analystes se demandent si Abigail Johnson a la vision pour aller de l’avant ou si elle sera un vecteur de changement suffisant.
David de Rothschild qui préside Rothschild & Cie a indiqué dans un entretien donné au Figaro qu’il sera proposé à la prochaine assemblée générale de rebaptiser le groupe bancaire «Rothschild & Co». Cette proposition intervient alors que Benjamin de Rothschild, à la tête du groupe Edmond de Rothschild, vient d’assigner Rothschild & Cie devant le tribunal de grande instance de Paris pour concurrence déloyale en raison de l’utilisation du patronyme.
L'éditeur de logiciels Informatica a annoncé mardi son rachat par un consortium formé par le fonds d’investissement Permira Advisers et le fonds de pension Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB) pour 5,3 milliards de dollars. Les actionnaires dInformatica recevront 48,75 dollars par action en numéraire préalablement à un retrait de la cote, a précisé la société informatique.Le chiffre d’affaires d’Informatica a progressé de 10,5% en 2014 à 1,05 milliard de dollars et le bénéfice imposable a bondi de 21% à 170,3 millions de dollars.
Jason Zibarras, l’ancien directeur des investissements d’un fonds d’infrastructure chez JPMorgan jusqu’en 2013, vient de créer un nouveau véhicule d’investissement qui a déjà sécurisé 500 millions de dollars d’engagements auprès de plusieurs investisseurs dont le fonds de pension californien CalSTRS, rapporte Reuters Sa nouvelle structure, baptisée Argo Infrastructure Partners, va se consacrer dans un premier temps sur des investissements peu risqués dans les infrastructures liées à l'énergie au Canada et aux Etats-Unis.
Berkshire Hathaway, la société de Warren Buffett, va débourser 560 millions de dollars pour prendre une participation de 8,7% dans Axalta Coating Systems, ex-filiale de DuPont spécialisée dans les peintures en poudre pour l’industrie, selon un communiqué d’Axalta publié le 7 avril. Berskhire va racheter à Carlyle, l’actionnaire majoritaire d’Axalta, 20 millions d’actions au prix unitaire de 28 dollars. Carlyle avait pris le contrôle d’Axalta en février 2013 pour 4,9 milliards de dollars et l’a introduite en Bourse en novembre dernier. Au 31 décembre, la participation de la société d’investissement se montait à 170,3 millions d’actions, soit 74,1%, selon un avis financier.
Les plans de retraite à cotisations définies sont de plus en plus courants dans le monde mais une version plus moderne est en train d'émerger qui conjugue les meilleurs éléments des deux formules, le plan traditionnel à cotisations définies et son prédécesseur, le plan de retraite à prestations définies, selon une enquête publiée par Vanguard Asset Management et réalisée au second semestre 2014 auprès de plus de 90 sociétés multinationales totalisant 650 milliards de dollars d’actifs investis dans des plans à cotisations et à prestations définies.Les employeurs qui offrent des plans à cotisations définies ont tendance à rechercher de meilleures solutions d’investissement et à exiger la transparence en matière de commissions, ce qui débouche sur davantage d’options d’investissement à bas coûts dans le plan.L’enquête souligne par ailleurs l’utilisation croissante des fonds à horizon (66%) mais cette tendance est surtout marquée aux Etats-Unis, un peu à la traîne ailleurs dans le monde. Des différences structurelles et réglementaires en dehors des Etats-Unis ralentissent le degré d’adoption de ces stratégies.A noter également que 57% des participants au sondage préfèrent utiliser une combinaison de stratégies actives et passives tandis que 38% sont favorables à des fonds gérés passivement. La transparence des commissions est très importante pour 79% des sondés. La tendance à privilégier la gestion actif-passif dans les plans de retraite à prestations définies devrait perdurer, 73% des organisations donnant la préférence aux stratégies LDI par rapport aux stratégies «total return» pour la gestion des actifs à prestations définies. Une tendance particulièrement marquée en Europe, souligne l'étude.
La Grèce n’a pas sollicité d’aide financière de la Russie et a l’intention de résoudre le problème de sa dette avec l’UE, selon un responsable grec. Les discussions entre les deux pays devraient porter sur de la coopération économique, des investissements bilatéraux et la question d’une potentielle levée de l’embargo russe sur les importations alimentaires grecques. Moscou pourrait également proposer une réduction du prix du gaz livré à Athènes ainsi que de nouveaux prêts.
Le rouble russe augmentait ses gains mercredi, établissant de nouveaux sommets de 2015 contre le dollar et l’euro grâce au rebond des cours pétroliers cette semaine. C’est la première fois depuis novembre 2014 que l’euro s'échange sous les 59 roubles. Un rally de deux mois du rouble a encore gagné en intensité en avril, grâce au rebond du baril de Brent de la mer du Nord. «La récente hausse du rouble ne constitue pas une menace pour la stabilité financière et va aider à freiner l’inflation», a déclaré mercredi le vice-ministre russe des Finances Maxime Orechkine.
Les investissements industriels réalisés entre le 15 avril 2015 et le 15 avril 2016 pourront être amortis à hauteur de 140% de leur montant au lieu de leur prix réel, a annoncé mercredi Manuel Valls dans le cadre d’un plan censé relancer l’investissement privé en France. «C’est une forte amélioration de la rentabilité de tous les investissements concernés», a dit le Premier ministre, citant une économie d’impôt de plus de 13% du montant de l’investissement au taux normal de l’impôt sur les sociétés. Le coût estimé de la mesure est de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans, a-t-on précisé dans l’entourage du Premier ministre, dont moins de 500 millions d’euros cette année.
La Banque centrale indienne a laissé son taux d’intervention à 7,50%, attendant d’en savoir plus sur l'évolution de l’inflation et voulant accorder aux banques plus de temps pour répercuter ses deux précédentes baisses de taux. La Banque d’Australie (RBA) a maintenu pour sa part à 2,25% son taux d’intervention mais reste ouverte à une nouvelle baisse des taux compte tenu du tassement des prix à l’exportation et de la fermeté du dollar local.
Une commission régionale des Nations unies a réduit mardi sa prévision de croissance des pays d’Amérique latine à 1% contre 2,2% auparavant en raison des inquiétudes sur l'économie mondiale et de la volatilité des marchés financiers. Selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepalc), cette révision en forte baisse reflète un contexte mondial de l’activité économique dégradé par rapport à celui prévu à la fin de 2014.
Le gouvernement italien ne procèdera à aucune réduction supplémentaire des dépenses et à aucune augmentation d’impôt cette année, a promis mardi le président du Conseil, Matteo Renzi en présentant un document d’orientation qui prévoit de ramener le déficit de 2,6% du PIB cette année à 1,8% en 2016. Le chef du gouvernement a confirmé l’objectif gouvernemental d’une croissance de 0,7% en 2015. Il prévoit ensuite une accélération à 1,4% en 2016, dans un contexte mondial plus favorable et grâce aux réformes lancées sous son mandat. La chute des prix du pétrole et la politique monétaire expansive de la Banque centrale européenne, qui se traduit par des rendements obligataires bas et une dépréciation de l’euro, confortent les espoirs de l’Italie de renouer avec la croissance en 2015 après trois années de contraction. Le gouvernement compte également sur les premiers effets des réformes économiques déjà adoptées.
Le gouvernement russe envisage de retirer la Grèce, la Hongrie et Chypre de la liste des pays frappés par un embargo sur les importations de produits agricoles, a déclaré mardi le ministre russe de l’Agriculture, Nikolaï Fiodorov, cité par l’agence TASS. Cet embargo a été imposé en représailles aux sanctions décidées par les Occidentaux contre la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne.
L’encours de crédit à la consommation a augmenté plus que prévu aux Etats-Unis au mois de février, selon des données publiées mardi par la Réserve fédérale. Le total des crédits à la consommation a progressé de 5,59% en rythme annuel, soit de 15,52 milliards de dollars, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 12,50 milliards de dollars.
Le prix du baril de pétrole pourrait être de 5 à 15 dollars moins cher que les prévisions actuelles en 2016 si une levée des sanctions liée à un accord sur le nucléaire permettait à l’Iran d’augmenter sa production, estime l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). L’agence gouvernementale note dans son rapport mensuel que la croissance de la production américaine ralentit davantage que ce qui était prévu il y a un mois et que la demande est plus forte que ce qu’elle avait envisagé précédemment.
Le nombre d’offres d’emplois, une mesure de la demande de main-d'œuvre, a augmenté aux Etats-Unis de 168.000 en février pour atteindre 5,1 millions en données corrigées des variations saisonnières, son niveau le plus élevé depuis janvier 2001, a fait savoir mardi le département du Travail mardi.
L'activiste a poussé au rachat d'Informatica par Permira et CPPIB, après avoir déjà été à la manœuvre dans les dossiers Compuware ou Riverbed Technology.
Le Comité de politique financière de la BoE a alerté sur le dérapage du déficit courant britannique, jusqu’à présent compensé par les entrées de capitaux.
Dans le cadre du questionnaire permettant de concourir pour la cérémonie de remise de prix des Coupoles Distrib Invest (www.coupoles.distribinvest.com), Emmanuel Narrat, président-fondateur d’Haussmann Patrimoine, explique la valeur ajoutée d’une entreprise structurée pour délivrer du conseil en gestion de patrimoine.
L’AFG a réalisé, début 2015, pour la treizième année consécutive, une enquête auprès de ses membres sur leur participation au vote en assemblées générales tenues courant 2014 et leur dialogue avec les émetteurs.
L'Association française de la gestion financière vient de rendre public, à destination de ses membres, un recueil de bonnes pratiques pour la mise en oeuvre de nouveaux véhicules d'investissement, alors que les projets de lancement se multiplient. Il sera présenté le 10 avril chez Gide, dont l'associé Gilles Saint Marc a présidé le groupe de travail de la commission titrisation de l'AFG, à l'origine de ce guide.
Le budget 2015 de l’Italie ne comportera ni réductions de dépenses ni augmentations d’impôts, a déclaré mardi le président du Conseil Matteo Renzi en présentant un document d’orientation qui prévoit de ramener le déficit de 2,6% du PIB cette année à 1,8% en 2016. Matteo Renzi a confirmé l’objectif gouvernemental d’une croissance de 0,7% en 2015, qui atteindrait 1,4% l’an prochain. Il n’a pas non plus exclu des baisses d’impôts l’année prochaine si les conditions le permettent.
À la date du 31 mars, la Banque centrale européenne avait acquis plus de 47,35 milliards d’euros d’emprunts d’Etat et d’agences supranationales de la zone euro dans le cadre de son programme PSPP d’assouplissement quantitatif. Les Bunds allemands constituent logiquement le premier poste, avec 11 milliards d’euros achetés depuis le 9 mars, date du lancement du QE, suivis par la dette française, à 8,75 milliards. Les achats de dette d’agences et émetteurs supranationaux se montent à 5,68 milliards d’euros. Pour l’anecdote, la BCE a même réussi à acheter 5 millions de dette maltaise, mais s’est abstenue de prendre de la dette grecque, chypriote, et estonienne. La maturité moyenne des achats est de 8,56 ans.
Le taux de chômage aux Etats-Unis a été ramené à 5,5% mais l’inflation est très inférieure à l’objectif de 2% que s’est fixé la Fed et le marché de l’emploi est encore loin de la situation d’avant-crise, ce qui devrait pousser la Fed à attendre le second semestre 2016 pour relever ses taux, selon Narayana Kocherlakota, le président de la Fed de Minneapolis. Connu pour ses positions de «colombe», il propose ainsi de reporter à 2017 l’objectif des Fed funds à 2% au lieu de 2015. Néanmoins, cette position tranche avec celles de la majorité des autres responsables de la Fed, y compris sa présidente, Janet Yellen, qui penchent pour une première hausse des taux dès cette année, certains évoquant même le mois de juin.