Les sociétés de gestion sont en passe de liquider davantage de fonds marchés émergents qu’ils en ont lancés cette année pour la première fois depuis 2006, rapporte le Financial Times. Ces fermetures sont la conséquence de la désaffection des investisseurs, lesquels ont retiré entre 30 milliards et 40 milliards de dollars entre mi-août et mi-septembre, selon l’Institute of International Finance. Jusqu’ici, les sociétés de gestion ont lancé 121 fonds actions et obligations émergentes, mais en ont fermés 136, selon Lipper. Entre 2006 (première année où les données sont disponibles) et 2014, les sociétés de gestion ont lancé 1.745 fonds de plus qu’ils en ont lancés. Et le solde a été positif chaque année.
Plusieurs sociétés de private equity internationales repartent en levée de fonds, selon Reuters, cité par L’Agefi. L’anglo-américain Apax (séparé de son homonyme français) entamerait prochainement la collecte de son neuvième fonds de LBO, pour un objectif de 7,5 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros). Le véhicule de huitième génération, daté de 2013, avait clos au même montant, mais Apax avait initialement espéré pouvoir lever 11,8 milliards. Le britannique BC Partners cherche quant à lui à collecter 7 milliards d’euros, a indiqué une source à l’agence de presse. Le processus devrait démarrer en 2016. Cinven et Permira envisageraient également de retourner sur le marché l’année prochaine, mais leur projet en serait à un stade moins avancé.
BNP Paribas Gestion de Inversiones, la société de gestion espagnole du groupe BNP Paribas, a nommé Silvia Garcia-Castaño au poste de directrice des investissements, rapporte le site spécialisé Funds People. Elle conserve, en parallèle, son poste de responsable de la gestion des portefeuilles discrétionnaires de BNP Paribas Wealth Management en Espagne Silvia Garcia-Castaño remplace Prem Thapar qui, après 17 ans passés au sein de la société de gestion, a décidé de partir vers de nouvelles aventures professionnelles. Silvia Garcia-Castaño a intégré la société de gestion en 1999 au poste de «senior portfolio manager». Par la suite, elle a assumé la responsabilité de l’activité multi-gestion. Au cours des dernières années, elle a occupé différents postes à responsabilité dans les comités stratégique et de sélection des actifs du groupe BNP Paribas Wealth Management International. Jusqu’à aujourd’hui, elle était «Head of Global Portfolio» pour BNP Paribas Gestion de Inversiones.Le départ de Prem Thapar fait suite à celui de Luis Buceta, jusqu’ici responsable des investissements actions de BNP Paribas Gestion de Inversiones, qui a annoncé la semaine dernière sa décision de quitter le groupe pour se lancer dans un nouveau projet professionnel.
Le groupe espagnol GVC Gaesco vient de renforcer son activité de banque privée en recrutant Inmaculada Sebastian en qualité de banquière privée pour son bureau de Valence, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressée, qui compte plus de 18 ans d’expérience dans le secteur financier, travaillait précédemment chez Banco Madrid où elle a notamment contribué au lancement et au développement de son bureau de Valence en juillet 2003. Au cours de sa carrière, elle a également officié chez Credit Suisse et Citibank.
Le fonds souverain du Qatar, QIA (Qatar Investment Authority) souhaite poursuivre la diversification de son portefeuille d’investissements, traditionnellement centré sur l’Europe, et envisage d’engager 35 milliards de dollars aux Etats-Unis au cours des cinq prochaines années. Un montant évoqué le 28 septembre à l’occasion de l’annonce par le fonds souverain de l’ouverture d’un bureau à New York. Le fonds souverain, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 334 milliards de dollars, avait indiqué en avril dernier son intention d’ouvrir une antenne aux Etats-Unis. Les efforts de diversification du portefeuille de KIA se sont déjà traduits par un montant d’environ 20 milliards de dollars réservé à des investissements en Asie et une joint venture de 10 milliards de dollars avec le groupe chinois CITIC.
La filiale de gestion d’Axa a rassemblé le 28 septembre ses différentes expertises sous la bannière Axa Investment Managers. «Nos équipes de gestions obligataires, actions et alternatives conservent leur indépendance», précise Andrea Rossi, directeur général d’Axa IM, dans un courrier envoyé aux clients du groupe. Les expertises Fixed Income, Framlington Equities, Rosenberg Equities, Multi Asset Client Solutions et Real Assets, qui remplace Real Estate, conserveront leur nom précédé d’Axa IM.
L’indice espagnol des prix à la consommation harmonisé aux normes européennes (IPCH) a baissé de 1,2% en septembre sur un an, deux fois plus que prévu, selon l’estimation rapide publiée mardi par l’Institut national de la statistique (INE), après un taux négatif de 0,5% en août. L’indice des prix calculé selon la méthode nationale a baissé de 0,9% en septembre en variation annuelle, après un repli de 0,4% en août. L’institut a imputé la baisse de septembre au recul des prix de l’électricité et du pétrole.
A l’occasion du lancement de la Semaine de l’ISR, le ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin a assuré lundi soir que le projet de label ISR en gestation depuis des mois verrait le jour en 2016. Le projet serait «dans la dernière ligne droite». Le système prévoit un comité d’accréditation, un comité du label qui devrait être créé avant la fin de l’année et une structure de promotion. «L’ISR est une matière jeune, vivante. Le cahier des charges sera précisé au fil du temps, en fonction des retours d’expérience», a indiqué Michel Sapin.
La Bourse de Tokyo a fini en forte baisse de 4,05% mardi, les craintes sur l’état de l’économie chinoise ayant tiré vers le bas les secteurs des matières premières et des machines. L’indice Nikkei a perdu 714,27 points à 16.930,84, revenant à ses niveaux de la mi-janvier et effaçant ce qu’il lui restait comme gains depuis le début de l’année pour s’afficher désormais en repli de 3% depuis le 1er janvier. L’indice plus large Topix a chuté de 63,15 points (4,39%) à 1.375,52, avec la totalité de ses 33 indices sectoriels dans le rouge. Il passe également en territoire négatif depuis le début de l’année avec un recul de 2,3%.
La société de trading ABC Arbitrage a prévenu mardi qu’en raison d’un contexte difficile, il ne pourrait pas atteindre «le point haut de ses ambitions pour l’exercice 2015» après un premier semestre marqué par une baisse d’environ 10 % de son résultat net part du groupe, à 10,2 millions d’euros. En fin de matinée, le titre perdait 3,35% à 4,9 euros à Paris.
Le gouvernement danois a annoncé lundi avoir revu à la hausse ses besoins de financements pour l’année prochaine. Alors que le pays se prépare à revenir sur le marché de la dette après une pause de huit mois, le montant total des obligations envisagé a été augmenté de 6,3% à 153 milliards de couronnes (20,5 milliards d’euros). Dès cette année, les émissions vont être augmentées de 4,8% pour atteindre 132 milliards de couronnes.
Le gouvernement finlandais a annoncé lundi avoir révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2015 et 2016. Dans un communiqué, le ministère des Finances précise désormais tabler sur un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 0,2% cette année et en progression de 1,3% en 2016, contre des projections précédentes de +0,3% et +1,4% respectivement.
La collecte «s’annonce historique pour le groupe La Française en 2015», a indiqué hier Patrick Rivière, directeur général du gestionnaire d’actifs, lors d’une conférence consacrée à son offre de gestion actions. A fin août, la filiale du Crédit Mutuel Nord Europe enregistrait une collecte de 3 milliards d’euros - mais quasiment étale sur la classe actions. La Française gérait 50,7 milliards d’euros à fin juin, contre 48,3 milliards d’euros fin 2014.
Contre toute attente, les promesses de vente immobilières ont reculé en août, suggérant que le solide marché immobilier américain pourrait perdre de son élan. La Fédération nationale des agents immobiliers (NAR) a indiqué hier que son indice des promesses de ventes avait reculé de 1,4% pour s’établir à 109,4. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 0,4%. L’indice avait augmenté de 0,5% en juillet. Sur un an, les signatures de promesses de vente ont augmenté de 6,1% en août, marquant leur douzième mois consécutif de hausse.
Après avoir bouclé début juin une levée de fonds de 3,5 millions d’euros et obtenu mi-août son agrément auprès de l’AMF, la société de gestion Yomoni a ouvert aux souscriptions son contrat d’assurance-vie sur mesure 100% digital. Baptisé Yomoni-Vie et souscrit chez Suravenir, filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa, le contrat propose dix allocations sous forme d’ETF pour chaque profil de risque.
La Banque d’Angleterre a annoncé hier qu’elle publierait le 1er décembre prochain les résultats des tests de résistance annuels auxquels sont soumises les sept premières banques et sociétés de crédit immobilier britanniques. La banque centrale a indiqué dans un communiqué qu’elle «ne s’exprimerait sur aucune conjecture concernant les résultats d’ici à leur publication», précisant que ces derniers seraient «décidés le 30 novembre, pas avant». L’institution monétaire britannique avait précisé en mars dernier que le scénario retenu cette année visait à estimer la capacité des principales institutions financières du Royaume-Uni à résister à un ralentissement de la croissance mondiale consécutif à un fléchissement de l’économie chinoise, combiné à une crise dans la zone euro.
Alors que les marchés sont plutôt rassurés par le résultat des élections catalanes (lire page 4), le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s’est dit hier prêt à discuter avec le gouvernement régional de Catalogne qui sera formé par les séparatistes, mais uniquement «dans le cadre de la loi». «Il y a beaucoup de choses dont on peut discuter. Mais tant que je serai président du gouvernement, je ne discuterai jamais de l’unité de l’Espagne, de la souveraineté nationale ou de la liberté des Espagnols», a déclaré Mariano Rajoy, dont le gouvernement empêché l’an dernier la tenue d’un référendum sur l’indépendance.
La Réserve fédérale américaine devrait maintenir des taux quasi nuls plus longtemps que prévu et adopter une approche «extrêmement patiente» en matière de resserrement de sa politique monétaire, estime Charles Evans, le président de la Fed de Chicago. Selon lui, il existe un risque de ne pas voir l’inflation rebondir aussi rapidement que prévu. Dans une allocution prononcée à la Marquette University, il a laissé entendre qu’il pourrait falloir attendre jusqu’à la mi-année de 2016.
L’Italie connaîtra une croissance de l’ordre de 0,9% cette année, a annoncé hier l’institut national de la statistique Istat, relevant ainsi sa prévision réalisée en mai, qui était de 0,7%. La prévision actuelle est conforme à celle du gouvernement donnée ce mois-ci. L’institut anticipe par ailleurs une croissance trimestrielle de 0,3% environ aux troisième et quatrième trimestres. Le PIB a crû de 0,4% au premier trimestre -l’Italie a alors émergé de trois années de récession- et de 0,3% au deuxième.
Dans un chapitre sur les perspectives de l’économie mondiale publié hier, le FMI estime que les perspectives moroses des cours des produits de base pourraient amputer le taux de croissance des pays exportateurs de ces produits de près d’1 point par an de 2015 à 2017, par rapport à 2012-2014. Pour les exportateurs d’énergie, le frein atteindrait 2,25 points en moyenne. «Les investissements et, par conséquent, la production potentielle augmentent généralement plus lentement dans les pays exportateurs durant les phases descendantes», indique l’institution. Elle prône des réformes structurelles et une politique de change souple.
Les cours du pétrole ont terminé en net recul lundi sur le Nymex, en réaction à la baisse des marchés actions et à des indicateurs économiques chinois décevants. La chute a toutefois été amortie par les informations du cabinet Genscape, selon lesquelles les stocks de brut à Cushing, principal terminal des Etats-Unis, ont diminué de plus d’un million de barils la semaine dernière. Le contrat novembre sur le brut léger américain (WTI) a perdu 2,78%, à 44,43 dollars le baril.
Dans le cadre de sa politique de développement durable, Humanis a signé le «Montréal Carbon Pledge», engagement international d’investisseurs institutionnels sur les émissions de carbone. Par cette signature, Humanis s’engage à mesurer l’empreinte carbone de ses investissements en actions. Humanis est le premier groupe paritaire et mutualiste français signataire du Montréal Carbon Pledge (1). Ce manifeste engage le Groupe à mesurer et à rendre publique chaque année l’empreinte carbone des portefeuilles en actions des sociétés dans lesquelles il investit. L’empreinte carbone correspond au volume de dioxyde de carbone (CO2) émis par combustion d’énergies fossiles, par les entreprises ou les êtres vivants. L’investissement en actions du groupe Humanis concerné par cette évaluation représente aujourd’hui plus de 2 milliards d’euros sur un total de 13 milliards d’euros d’actifs. Humanis a fait appel à deux instituts experts, Trucost et Grizzly Responsible Investment. Les deux instituts ont utilisé deux méthodes différentes d'évaluation, garantissant ainsi la fiabilité et la pertinence de la mesure. Un objectif de réduction de 2% par an des émissions de CO2 Selon les résultats des deux instituts, les émissions indirectes relatives aux actions détenues par Humanis représentent 97% des émissions totales (directes et indirectes) du Groupe. Sur tous les portefeuilles investis en actions, les émissions de CO2 ont d’ores et déjà été réduites de plus de 2% par rapport à l’année précédente. Ce bilan est l’une des actions lancées par Humanis dans sa politique de réduction de gaz à effet de serre. Ainsi, l’objectif de 2% de réduction par an permettrait de lutter contre le changement climatique et de contribuer à la limitation de la hausse des températures à 2°C d’ici 2050. «Humanis, groupe paritaire et mutualiste à la pointe de l’ISR depuis quelques années, renforce ses actions sur la réduction de ses émissions indirectes de CO2 et entend continuer à amplifier sa politique de développement durable dans tous ses volets» déclare Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis. Le groupe Humanis est un investisseur institutionnel significatif du fait des actifs de ses institutions membres (Institutions de Retraite complémentaire Agirc Arrco, Institutions de Prévoyance, Mutuelles Santé). Il est aussi actif sur les marchés de l’épargne avec Humanis Gestion d’Actifs, Inter Expansion-Fongepar, filiale commune avec la CNP dédiée à l’épargne salariale, R2E, filiale conjointe avec Axa dans l’épargne retraite et le GIE GES (Humanis, Groupama, AG2R La Mondiale-Réunica), GIE consacré à la gestion de l’épargne salariale. (1) Le Montréal Carbon Pledge a pour objectif d’obtenir la signature d’investisseurs avant la COP21. Ses signataires s’engagent à mesurer, rendre publique et réduire l’empreinte carbone de leurs portefeuilles.
Alain Deflandre, analyste-multigérant des fonds DMM US et Candriam Selection, rejoint T. Rowe Price en qualité de relationship manager pour la France, la Belgique et le Luxembourg, principalement sur le canal de la distribution. La gestion de ses deux fonds a été temporairement confiée à Laurence Terry, responsable multigestion long-only chez Candriam.