L’Union européenne doit jouer un rôle moins important dans certains aspects du fonctionnement des Etats membres, a estimé mardi le Premier ministre britannique David Cameron, qui présentait ses exigences sur la refonte des relations entre Londres et Bruxelles. «N’oubliez jamais que l’Union européenne compte maintenant 28 anciennes nations d’Europe, que la diversité est la plus grande force de l’Europe. La Grande-Bretagne dit : ’Réjouissons-nous de ce fait, reconnaissons que la réponse à tous les problèmes n’est pas toujours plus d’Europe. C’est parfois moins d’Europe», a déclaré David Cameron.
Amundi, filiale à 80% du Crédit Agricole, a resserré vers le bas la fourchette de son introduction à la Bourse (IPO) de Paris, selon des sources de marchés. Fixé demain, le prix définitif sera arrêté entre 43 et 45 euros. La fourchette de prix initiale allait de 42 à 52,50 euros. L’offre «est entièrement souscrite dans cette fourchette», a précisé à Reuters une source proche de la société de gestion. Avec cette nouvelle fourchette, la Société Générale, qui vend sa part de 20% au capital du gestionnaire, récupérerait entre 1,43 et 1,5 milliard d’euros de la vente des actions. Le produit pourrait atteindre 1,6 à 1,7 milliard en cas d’exercice intégral de la clause de surallocation.
La zone euro ne versera à la Grèce l’argent frais destiné à recapitaliser ses banques qu’une fois mises en œuvre toutes les réformes requises, ont déclaré lundi les ministres des Finances de la région à l’issue de l’Eurogroupe. La BCE a indiqué fin octobre que les quatre principales banques grecques avaient besoin de 14,4 milliards d’euros pour renforcer leur bilan. Une partie de ces capitaux doit être apportée par des investisseurs privés mais la zone euro devra fournir le solde en puisant dans l’enveloppe de 10 milliards prévue dans ce but. L’Europe attend notamment que la Grèce vote la loi sur les saisies immobilières, qui doit fixer le niveau de protection des propriétaires insolvables. Elle aura un impact direct sur le montant des créances douteuses des banques, donc sur leur niveau de recapitalisation. Le gouvernement grec s’est engagé à respecter toutes les conditions d’ici à vendredi.
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a esquissé hier les principales lignes de sa deuxième grande loi, baptisée Nouvelles opportunités économiques (Noé). Celle-ci vise à aider l’économie française à s’adapter à la révolution numérique. Le projet entend favoriser l’innovation des entreprises dans les secteurs installés et le financement des start-up. Il faudra attendre la mi-décembre pour que le travail engagé débouche sur l’annonce de premières mesures. D’autres suivront en janvier pour nourrir le projet de loi qui sera débattu ensuite au Parlement. Le ministre a évoqué quelques pistes, comme une adaptation du cadre fiscal pour permettre le financement en fonds propres des jeunes entreprises en forte croissance. Le dossier de présentation rappelle qu’aucun fonds français de venture capital ne figure dans les 50 premiers mondiaux. «Il faut développer une forme de fond de pension à la française et adapter notre cadre fiscal», a indiqué le ministre.
Tout un symbole: Goldman Sachs, dont l’économiste Jim O’Neill avait inventé le terme Brics pour désigner le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, a cessé de commercialiser son fonds Brics. Ce dernier, lancé il y a neuf ans, a été fondu au sein d’un fonds actions émergentes plus large, le Emerging Markets Equity Fund. Le pôle de gestion d’actifs de la banque américaine n’attendait en effet plus de «croissance significative des actifs» dans un futur proche. A la veille de sa disparition, le 23 octobre, le fonds affichait une performance négative de 21% sur cinq ans et ses actifs étaient passés de 842 millions de dollars au pic de 2010 à 98 millions.
La filiale de gestion de la banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé hier la création d’un joint-venture avec SLJ Macro Partners (SLJMP, un milliard d’euros d’encours) pour développer son activité au Royaume-Uni. La société commune sera détenue à 65% par Eurizon et à 35% par les deux fondateurs de SLJMP. Eurizon a également annoncé que ses encours avaient atteint 260 milliards d’euros à l’issue du troisième trimestre (+13% depuis le 1er janvier). Son résultat net a bondi de 78% aux neufs premiers mois de 2015 par rapport à 2014, pour atteindre 343,1 millions d’euros.
Barclays prend acte de la situation économique au Nigeria. La banque britannique a annoncé hier qu’elle allait sortir le Nigeria de l’Emerging Markets Local Currency Government Index, indice émergent obligataire en monnaie locale, à compter du 1er février 2016. La première économie d’Afrique souffre de la chute des cours du pétrole, qui a provoqué l’effondrement de la devise, le Naira. La banque centrale avait réagi en prenant des mesures restrictives sur les changes, ce qui avait poussé JPMorgan en septembre à retirer le pays de ses indices obligataires.
Les cours du pétrole ont terminé en baisse hier sur le marché new-yorkais Nymex après la publications de chiffres d’un cabinet privé montrant une accumulation des stocks de brut aux Etats-Unis, et sur fond de recul marqué de Wall Street. Le contrat décembre sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a perdu 42 cents, soit 0,95%, à 43,87 dollars le baril. Il a perdu près de quatre dollars en quatre séances. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent cédait 23 cents (-0,49%) à 47,19 dollars.
Swiss Life Reim (France) a lancé hier son deuxième fonds hôtelier, avec une stratégie centrée sur le haut de gamme (3 et 4 étoiles) dans Paris ou Nice. Le fonds vise une taille supérieure à 300 millions d’euros. Une première transaction vient d’être signée avec l’acquisition, auprès d’un fonds d’investissement, des murs et des fonds de commerce d’un portefeuille de 7 hôtels classés 3 et 4 étoiles situés à Paris (9ème et 16ème arrondissements) et dans le centre de Nice.
La Banque de France prévoit une croissance de 0,4% de l’économie française au quatrième trimestre 2015 dans sa première estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture d’octobre publiée hier. Cette prévision est en ligne avec celle de l’Insee dans sa note de conjoncture publiée le mois dernier. Pour le troisième trimestre, dont le chiffre officiel sera connu vendredi, la Banque de France tablait sur une croissance de 0,2% dans sa dernière estimation publiée en octobre.
Le parlement de Catalogne s’est exprimé en faveur d’une feuille de route visant à mener la région du nord-est de l’Espagne vers l’indépendance malgré l’opposition du pouvoir central qui s’est engagé à bloquer ce processus. Cette déclaration de sécession est la première d’une série d’étapes vers l’indépendance que les séparatistes catalans disent vouloir obtenir d’ici 18 mois.
Dans ses prévisions économiques d’automne, l’OCDE anticipe une croissance mondiale de 2,9% en 2015, de 3,3% en 2016, puis de 3,6% en 2017. Elle avait déjà abaissé ces chiffres à 3% et 3,6% pour 2015 et 2016 dans ses prévisions intérimaires publiées le 16 septembre. La progression des échanges commerciaux en volume ne devrait être que de 2% cette année avant d’accélérer à 3,6% en 2016 et 4,8% en 2017. L’OCDE table sur une croissance de 2,4% aux Etats-Unis cette année et de 2,5% (-0,1 point) l’an prochain. En Chine, le PIB progresserait de 6,8% (+0,1 point) en 2015 et 6,5% l’année suivante. Pour la France, la prévision de croissance est relevée de 0,1 point pour cette année à 1,1% mais abaissée de 0,1 point pour l’année prochaine à 1,3% avant une accélération à 1,6% en 2017.
Ancienne filiale de Credit Suisse AG, Credit Suisse en France est devenu depuis le mois de février 2015, une succursale de Credit Suisse Luxembourg. En 2009, Credit Suisse a cédé la totalité de l’activité d’asset management en France à Aberdeen AM, excepté la partie gestion sous mandat. « Il nous reste cependant toujours une gamme de fonds luxembourgeois internes utilisée prioritairement dans nos mandats de gestion », explique Nicolas Dureux, directeur de la gestion sous mandat.
Cette enquête a été réalisée du 26 octobre 2015 au 4 novembre 2015 par l’agence Sand auprès de professionnels et clients de la gestion d’actifs. Elle comportait 28 questions regroupées en 4 thèmes : les sites internet, les documents commerciaux et réglementaires, les réseaux sociaux, les newsletters.
Le Conseil de Surveillance, commun aux différents FCPE dédiés du dispositif PEG Airbus Group, souhaite refondre la gestion du FCPE Airbus Group Obligations avec l’aide de Cedrus Partners. Le FCPE Airbus Group Obligations est actuellement géré par les sociétés de gestion Amundi et Humanis. L’orientation de gestion actuelle du FCPE est la suivante : Le fonds est investi à 50% sur le FCP EADS Eurobligations (investi en obligations d’Etats et d’entreprises de la zone euro) géré par Humanis et à 50% par Amundi au travers d’un schéma en fonds de fonds. L’objectif de la consultation est de sélectionner un seul et unique gérant, discrétionnaire ou systématique, pour la gestion du compartiment Obligataire du PEG, à travers un FCP qui sera le fonds maître du FCPE Obligataire actuel, dont le gérant restera Amundi. Indicateur de référence actuel : 100% Merril Lynch EMU Broad Index Le FCPE peut être exposé : de 70 % à 100 % dans des OPCVM et/ou des FIVG « Obligations et autres titres de créance libellés en euro » dont à l’ouverture du Fonds et jusqu’à modification ultérieure, une part excédant 50 % mais inférieure à 80% représentée par le fonds EADS Euroblig géré par Humanis/Interexpansion, de 0 % à 30 % dans des OPCVM et/ou des FIVG « Obligations et autres titres de créances internationaux »». de 0 % à 10 % dans des OPCVM et/ou des FIVG « Monétaire » et/ou «monétaire court terme» Dans la pratique, les FCPE est investi : majoritairement (environ 85%) en obligations d’Etats et d’entreprises de la zone euro. minoritairement (environ 15%) sur des diversifications telles que les obligations internationales, le High yield, les convertibles, la dette émergente et la performance absolue. A ce titre, le FCPE est en permanence exposé à hauteur de 85% sur des stratégies obligataires cœurs de portefeuille dont les rendements affichés sont historiquement bas et la résistance à un contexte de hausse des taux à moyen terme est aujourd’hui trop limitée pour protéger les salariés de déconvenues futures. A fin mai 2015, l’actif net du FCPE était de 91,2 M€
A l’occasion de son rapport annuel 2015 sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants de sociétés cotées, qui lui a permis de passer en revue les pratiques de 60 sociétés se référant au code Afep-Medef, l’Autorité des marchés financiers indique avoir constaté, «cette année encore, les progrès effectués par les entreprises». L’AMF émet toutefois de nouvelles pistes de réflexion à destination des associations professionnelles sur les sommes et avantages pouvant être versés lors du départ du dirigeant d’une société cotée en cohérence avec le plafond existant des deux ans de rémunération.
Le ministre de l’economie Emmanuel Macron a esquissé lundi les grandes lignes de sa deuxième grande loi, baptisée Nouvelles opportunités économiques (Noé). Celle-ci vise à aider l’économie française à s’adapter à la révolution numérique. Le nouveau projet entend transformer les risques identifiés en opportunités en favorisant l’innovation des entreprises dans les secteurs installés et le financement des start-ups. Il faudra attendre la mi-décembre pour que le travail engagé débouche sur l’annonce de premières mesures. D’autres suivront en janvier pour nourrir le projet de loi qui sera débattu ensuite au Parlement.
Les ministres des Finances de la zone euro ne donneront pas dès aujourd’hui leur accord au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide de 2 milliards d’euros à la Grèce, car toutes les réformes promises par Athènes n’ont pas encore été mises en oeuvre, a déclaré Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe. «Les 2 milliards seront seulement déboursés lorsque les institutions donneront leur feu vert et déclareront que toutes les mesures qui ont été convenues ont été appliquées. Ce n’est toujours pas le cas», a dit Jeroen Dijsselbloem avant le début d’une réunion de l’Eurogroupe à Bruxelles. Il a précisé que la recapitalisation des banques grecques faisait partie des questions à résoudre, de même que la question des saisies immobilières. Il s’agit de s’entendre sur le niveau de protection des propriétaires de biens immobiliers en Grèce qui ne peuvent rembourser leurs emprunts. La réunion de l’Eurogroupe organisée lundi vise à effectuer un point d’étape sur les réformes promises en juillet par Athènes en échange d’une nouvelle aide d’un montant global de 86 milliards d’euros.
Créée en 1997, la société de gestion britannique Artemis gère aujourd’hui un encours de près de 30 milliards d’euros. Indépendante et gérée par ses actionnaires, elle revendique une gestion résolument active. L’an dernier, Artemis a décidé de sortir de ses frontières et de se faire connaître en Europe continentale, notamment en France. Recruté à cette occasion, James Young, responsable commercial pour l’Europe, répond aux questions de Newsmanagers.
Le fonds souverain norvégien, dont les actifs sous gestion s'élèvent à environ 860 milliards de dollars, finance ses acquisitions dans l’immobilier en cédant des obligations d’Etat étrangères, a indiqué le 6 novembre le directeur général du fonds."Toutes les transactions que nous réalisons dans l’immobilier sont financés par la vente d’obligations gouvernementales», a déclaré Yngve Slyngstad à l’occasion d’un séminaire sur les investissements dans l’immobilier qui se tenait à la banque centrale de Norvège, rapporte l’agence Reuters.
Pour les investisseurs institutionnels allemands, la recherche du rendement devient de plus en plus importante. C’est ce que révèle une étude publiée par Union Investment après un sondage auprès de 108 institutions. Un quart des sondés indique que le rendement est le critère le plus important pour définir leur allocation et leur stratégie d’investissement. C’est 6 % de plus qu’en 2014 et le chiffre le plus élevé depuis 2007, note Union Investment. La recherche de la sécurité demeure toutefois au centre de leurs préoccupations, avec 64 % qui déclarent que cet aspect domine les décisions d’investissement.Mais Union Investment constate des changements. «De plus en plus d’investisseurs institutionnels prennent davantage de risques afin d’atteindre leurs objectifs de performance», souligne Alexander Schindler, responsable de la clientèle institutionnelle au sein du gestionnaire. C’est la recherche de liquidité qui perd du terrain. Seuls 11% des sondés la trouvent «importante» cette année, contre encore 17 % l’an dernier.
Créée en 1997, la société de gestion britannique Artemis gère aujourd’hui un encours de près de 30 milliards d’euros. Indépendante et gérée par ses actionnaires, elle revendique une gestion résolument active. L’an dernier, Artemis a décidé de sortir de ses frontières et de se faire connaître en Europe continentale, notamment en France. Recruté à cette occasion, James Young, responsable commercial pour l’Europe, répond aux questions de Newsmanagers.
Credit Suisse a procédé à des changements de gérant dans plusieurs stratégies obligataires indexées à l’inflation après le départ de Daniele Paglia pour rejoindre Zurcher Kantonalbank, a appris Citywire Global. La société suisse a nommé Christopher Koslowski et Samuel Huber pour remplacer Daniele Paglia pour quatre fonds.
Le groupe suisse Julius Baer examine différents partenariats stratégiques afin de poursuivre sur la voie de la croissance en Chine. Un investissement direct dans des entreprises chinoises est également envisagé, au même titre que le renforcement de certaines activités dans des zones de libre-échange de l’Empire du Milieu, a indiqué le 6 novembre le directeur général du groupe, Boris Collardi, à l’occasion d’une interview à Bloomberg TV. «Nous considérons différentes alternatives», a-t-il déclaré. En termes d’acquisitions, Boris Collardi n’a pas cité de nom de cibles potentielles. Julius Baer est intéressé par toute société qui ne présente pas un «modèle d’affaires bancaire typique», par exemple dans le domaine des technologies financières.