Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré hier à Berlin que son pays ne voulait pas de guerre commerciale, adoptant un ton conciliant à la veille du G20 Finance, sur fond de discours aux accents protectionnistes de Donald Trump. «Notre désir est que quand il y a des déséquilibres dans les relations commerciales, alors nous devons nous en occuper», a déclaré l’ancien banquier de Goldmann Sachs. L’absence de positions claires de la part des Etats-Unis sur le libre-échange risque de poser problème lors de la réunion du G20 Finance, a craint le ministre français des Finances Michel Sapin. «Nous n’avons pas aujourd’hui de positions argumentées de la part des Etats-Unis et c’est la principale difficulté dans laquelle nous pouvons être», a-t-il déclaré à l’AFP.
La croissance de l'économie française devrait s'établir à 0,3% au premier trimestre 2017 avant d’accélérer à 0,5% au deuxième, ce qui permettrait à la croissance d’atteindre 1,1% à mi-année, a indiqué l’Insee dans sa note de conjoncture hier. Au quatrième trimestre 2016, le PIB de la France avait crû de 0,4%. L'économie française bénéficiera au premier semestre d’un effet négatif du commerce extérieur sur la croissance moindre qu’en 2016, tandis que les ménages «abaisseraient un peu leur propension à épargner pour lisser les effets du ralentissement du pouvoir d’achat sur leur consommation», souligne l’Insee. L’inflation a accéléré mais devrait se stabiliser à 1,1% en juin, estime l’institut. La consommation des ménages devrait croître de 0,2% au premier trimestre, puis de 0,4% au deuxième trimestre, les élections ayant en général un effet positif. Pour l’emploi, les embauches devraient s'élever à 93.000 au premier semestre, après 118.000 au second semestre 2016, «faisant de nouveau baisser le chômage qui s'établirait à 9,8% mi-2017».
Le Trésor américain a pris de nouvelles mesures hier pour éviter un défaut de paiement sur la dette américaine, alors que le plafond d’endettement n’a toujours pas été relevé. Dans une lettre au Congrès, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin indique que l’administration va suspendre sa contribution à plusieurs fonds de retraite et de compensation de fonctionnaires. L’endettement fédéral est désormais limité à 20.000 milliards de dollars jusqu'à ce que le Congrès, qui en a la prérogative, décide de relever ou de suspendre à nouveau le plafond, qui a été réinstauré mercredi à minuit. En 2015, le plafond avait donné lieu à une bataille homérique entre l’administration Obama et le Congrès, à majorité républicaine.
Les actifs des fonds indiciels cotés (Exchange traded funds, ETF) européens ont atteint le niveau record de 620 milliards de dollars (580 milliards d’euros) fin février, contre 599 milliards de dollars un mois auparavant, selon le cabinet de recherche et de conseil spécialisé ETFGI. La croissance des encours des ETF illustre le succès grandissant des instruments de gestion passive, qui consiste à répliquer un indice de référence, par opposition à la gestion active dans laquelle les gérants visent à superformer un indice de référence par la mise en oeuvre de stratégies d’investissement et/ou de sélections de valeurs. Les ETF européens ont bénéficié de 12,4 milliards de dollars d’entrées nettes le mois dernier, enregistrant un trentième mois consécutif de souscription, selon ETFGI.
La Réserve fédérale a annoncé hier l’assouplissement des conditions d’examen des projets de fusion entre banques, ce qui pourrait faciliter les rapprochements entre établissements de petite taille aux Etats-Unis. Une fusion donnant naissance à une institution avec moins de 100 milliards de dollars (93 milliards d’euros) d’actifs n’est plus considérée comme d’importance systémique, a indiqué la banque centrale dans un communiqué. Ce seuil était précédemment de 25 milliards de dollars. La Fed, autorité de tutelle du secteur, a annoncé ce changement en autorisant l’acquisition de Suffolk Bancorp par People’s United Financial. Ensemble, ces deux banques auront des actifs de quelque 43 milliards de dollars. Les fusions entre banques ont été toutefois peu nombreuses depuis la crise financière de 2007-2008 et plusieurs projets de rapprochement ont échoué faute d’avoir pu obtenir le feu vert réglementaire. New York Community Bancorp a ainsi dû renoncer à racheter Astoria Financial et Investors Bancorp n’a pu mener à bien son mariage avec The Bank of Princeton.
Les investissements chinois directs à l'étranger ont fondu de plus de moitié au cours des deux premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2016, a annoncé jeudi le ministère du Commerce : ils ont atteint 92,42 milliards de yuans (12,5 milliards d’euros), soit un recul de 52,8% sur un an. Les entreprises chinoises sont confrontées à la volonté des autorités de tarir les sorties de capitaux. La Chine a renforcé l’an dernier son contrôle des capitaux face aux pressions s’exerçant sur sa devise. Les investisseurs dans le divertissement, les sports et l’immobilier ont particulièrement baissé en janvier et février 2017, les autorités ayant prévenu qu’elles seraient très attentives aux investissements «irrationnels» dans ces secteurs.
Cinq après la création du fonds de place Emergence, New Alpha va annoncer le lancement d’un nouveau compartiment actions européennes baptisé Emergence Actions II.
La filiale française de l’assureur allemand a témoigné hier de son repositionnement dans le contexte de taux bas et d’incertitudes politiques. Son résultat opérationnel s’est établi à 1,08 milliard d’euros (+6,4%) en 2016 dont 656 millions en vie et santé (+19%) et 424 millions en dommages (-2%). Le résultat net s’est établi à 786 millions (+7,7%) tandis que le chiffre d’affaires est resté stable à 12,31 milliards d’euros. L’assureur s’est repositionné dans l’environnement de taux bas. En vie, le chiffre d’affaires s’est établi à 5,29 milliards d’euros, «en décroissance voulue pour privilégier les activités rentables», a expliqué en conférence de presse Peter Etzenbach, membre du comité exécutif d’Allianz France en charge de la Finance. Allianz France a réorienté sa production vers les unités de compte (UC) : la collecte nette totale a été négative à -1 million d’euros dont +1,5 milliard en UC et -1,51 milliard en fonds euros. Le taux d’UC est stable depuis trois ans à 47%. En outre, «le risque de taux n’est plus notre premier risque financier car nous avons réduit à zéro l’écart de duration au 31 décembre 2016», a souligné Peter Etzenbach. TRANSFORMATION NUMÉRIQUE Allianz France mise donc plutôt sur le segment santé et prévoyance, «moins dépendant du risque de taux», où le chiffre d’affaires a progressé de 4,8% à 2,67 milliards d’euros en 2016. En dommages, la croissance du chiffre d’affaires (+2,1%) a été contrebalancée par la hausse des sinistres dus aux événements naturels et en automobile. Le ratio combiné s’est dégradé en passant de 95,9 à 96,3%, «mais reste meilleur que la moyenne du marché». L’assureur s’adapte aussi à l’incertitude politique. Le scénario d’une élection de Marine le Pen a été «intégré dans notre protection de l’actif, de même que nous avions intégré le risque du Brexit ou les conséquences de l’élection américaine, a expliqué le PDG Jacques Richier. Nos économistes anticipent un impact sur la croissance en 2018 si elle était élue. Or notre métier est d’assurer le PIB». Le groupe surveille l’évolution des écarts de taux et achète moins de dette française car sa trésorerie est négative en euros. Enfin, Allianz France a poursuivi sa transformation numérique en digitalisant ses offres en automobile et en emprunteur. Il teste des chatbots et des robo-advisors et forme son réseau d’agents salariés à la gestion de fortune. Depuis cinq ans, il réduit sa masse salariale d’environ 1,5% annuellement en ne remplaçant qu’un départ sur deux, une tendance qui devrait se poursuivre dans les cinq ans à venir.
La banque centrale de Turquie a relevé de 75 points de base son taux de prêt marginal, tout en laissant inchangés les autres taux directeurs dans le cadre de sa politique monétaire, avant le référendum sur le projet de réforme constitutionnelle du président Erdogan prévu le 16 avril. Cette décision d’augmenter son taux de refinancement au jour le jour à la clôture (late liquidity window) intervient au lendemain de l’annonce par la Réserve fédérale américaine du relèvement d’un quart de point de son principal taux d’intérêt.
La banque centrale de Finlande a relevé sa prévision de croissance économique pour les années à venir. La banque centrale prédit un redressement des exportations et des investissements et juge que le moral des consommateurs est élevé. Elle prévoit une croissance du PIB de 1,6% cette année et de 1,8% en 2018 alors que ses précédentes prévisions étaient respectivement de 1,3% et 1,2%. «La croissance va rester modérée mais il y a désormais plus d'éléments pour la soutenir qu’auparavant», juge-t-elle dans un communiqué. Le PIB de ce pays de la zone euro n’a toujours pas retrouvé ses niveaux antérieurs à la crise financière de 2008, ses exportations ayant été pénalisées par les déboires du fabricant de téléphones Nokia et par la récession en Russie voisine.
La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée, mais contrairement à ce qui était attendu, ce vote n’a pas été unanime pour la première fois depuis le mois de juillet, signe que les divisions pourraient s’accentuer. La livre sterling a gagné un demi-point de pourcentage face au dollar après ces annonces et a atteint son plus haut niveau depuis deux semaines, tandis que le prix des obligations souveraines britanniques a baissé face au risque que d’autres membres du MPC vote bientôt en faveur d’une hausse de taux.
Decalia and Online Sim have announced that they have signed an agreement to distribute the investment funds from the Geneva-based asset management firm, Bluerating reports. The agreement includes the sale of five sub-funds of the Decalia Sicav via the fund platform: Decalia Silver Generation, Decalia Millennials, Decalia Active Allocation, Decalia Conservative and Decalia European Conviction.Decalia gained a foothold in Italy through the acquisition of Astor SIM.
The Spanish asset management firm is gaining a new player. Acci Capital Wealth Management, an independent asset management firm, has been created, the specialist website Funds People reports. The boutique was launched by five professionals with a total of 50 years of experience in the financial sector, mostly in private bankinng and venture capital in Spain, the United Kingdom, Switzerland and Latin America. Acci Capital Wealth Management is led by Javier Guerra, its CEO, who has more than 10 years of experience in venture capital, most recently as co-founder of the infrastructure fund WHEB Infrastructure in London. He is working alongside Antonio de la Oliva, executive director, Ignacio Ortiz, director, Petro Acién and Eduardo Martinez, both advisers. The firm offers four types of services: active management of collective investment vehicles, disretionary portfolio management, financial and wealth advising, and lastly, family office services.
The Credit Suisse index of the hedge fund sector has posted its second consecutive month of positive growth, with growth of 0.97% in February, after 0.70% in January. From the beginning of the year to mid-March, the benchmark index for the sector gained 1.67%. In February, only one component of the index finished the month in negative territory, the Equity Market Neutral index, which shows negative returns of 1.12%. The best results in February are for managed futures strategies, which have gained 2.39%, following a decline of 1.45% in January.
Wells Fargo Asset Management has announced the addition of Stephane Fiévée as a portfolio manager in the organisation’s ECM Asset Management subsidiary. He joins ECM’s Sub-Investment-Grade Credit team today, 15 March 2017.Most recently, Fiévée was an assistant portfolio manager and senior credit analyst at Alpstar Capital, where he focused on leveraged finance. Earlier, he served as founding member and senior investment analyst at Pearl Diver Capital, LLP, and as a senior associate in the Structured Credit Products group at Wells Fargo Securities (formerly Wachovia Securities International Ltd.).Fiévée will support the portfolio management team on all high yield, loan and senior-secured portfolios. Co-portfolio managers Jens Vanbrabant and Henry Craik-White have joint responsibility for portfolio management and performance and, going forward, will be assisted in this task by Fiévée.
Several executives from Och-Ziff Capital Management Group are leaving the hedge fund firm, after USD13bn in outflows over the past 13 months, sources familiar with the matter cited by Bloomberg report. Among the outgoing employees are Drew Gillanders, a European equity analyst, James Keith “JK” Brown, partner and head of investor relationships, and Paula Drake, director of compliance, the anonymous sources say. Hamish Chalmers, an analyst in London, has also left the firm. Assets at Och-Ziff have declined due to mediocre performance and a five-year investigation for corruption. Additionally, the share price of the firm has dropped, which had a negative effect on the value of shares held by employees.
John Wood, the lead manager of the JOHCM UK Opportunities fund (GBP1.8bn in assets) at J O Hambro Capital Management, will be leaving the asset management industry on 30 September 2017, the British asset management boutique has announced. Rachel Reutter and Michael Ulrich, co-managers and established members of the team at JOHCM UK Opportunities, will take over the fund and all segregated portfolios. Wood will continue to work as normal until his departure, to ensure a smooth transition. Reutter and Ulrich, who have been working as part of the team since 2012 and 2015, respectively, will conserve the investment philosophy and approach which have been in place since the launch of the fund in 2005.
At a publication of its results for first half, ending on 31 December, the British asset management firm Brooks Macdonald announced growth of GBP1bn, or 12.4% in its assets in the space of six months. As of 31 December 2016, assets under management totalled GBP9.33bn, compared with GBP8.3bn as of the end of June 2016, and GBP7.13bn as of the end of December 2015. In the period under review, the asset management firm posted net inflows of GBP332m. It has also benefited from positive market effects totalling GBP697m. At the conclusion of the first half of its fiscal year, Brooks Macdonald had earned GBP45.34m in earnings, up 17% year over year. Pre-tax profits totalled GBP8.16m, up 49% year over year.
The British asset management firm Pemberton Asset Management (Pemberton) has announced the appointment of Thomas Lack as chief operating officer. He replaces Christophe Higgins, who has been appointed as head of strategy at the firm. Thomas Lack, who has over 25 years of experience in financial services, will also join the firm. Lack had previously been chief operating officer at Brewin Dolphin. Before that, he served as chief operating officer at Coutts and served in a similar role at RBS. Over his career, he has also worked at Morgan Stanley and UBS.
The Swiss group EFI International has completed the year in 2016 with net profits of CHF339.3m, positively impacted by a one-time profit of CHF530.8m related to the acquisition of the Ticino-based bank BSI under very favourable conditions, subject to the final process to adjust the sale price, the private bank announced on 15 March.Not counting the BSI acquisition, underlying profits, adjusted for the impact of exceptional elements, totalled CHF82.3m, compared with CHF91.1m in 2015, a decline of nearly 10% year over year.The 2016 fiscal year was marked by the acquisition of BSI by the Brazilian firm BTG Pactual, whose integration into the accounts at EFG began on 1 November, following the completion of the transaction. “While we were working to finalise the transaction and move the integration process ahead, we were able to retain our underlying profitability in a difficult market environment, largely through a rigorous execution of our cost reduction programme,” the CEO of EFG< Joachim Straehle, says in a statement. Underlying operating costs rose 9.5% to a total of CHF643.7m, though at EFG, as an individual entity, saw a slight decline. The cost/income ratio at the merged entity stands at 83.8%, while the ratio at EFG separately has improved to 82.7% in 2016.Assets under management which generate revenues for the post-acquisition group as of the end of December totalled CHF144.5bn, compared with CHF83.3bn one year previously, before the merger. In terms of inflows, the period has brought net outflows of CHF0.5bn at EFG, not counting the acquisition, following inflows of CHF2.4bn the previous year. Assets at EFG have fallen from CHF83.3bn one year ago to CHF82.2bn as of the end of December 2016, just before the integration of BSI.For the current fiscal year, the management at EFG says it is seeking to place the emphasis on the integration of BSI, “while stabilizing the acuired company and suffusing it with new spirit,” without giving more details. Once the process is completed, the merged banking group plans to “exploit large potential for economies of scale” and to “generate sustainable growth.”
The Swiss asset management firm Mirabaud Asset Management (Mirabaud AM) on 15 March announced that it has decided to soft-close its Mirabaud Equities Swiss Small and Mid fund to new subscriptions from new investors. The vehicle concentrates primarily on small and midcap stocks listed in Switzerland. “The fund is now very near its limit in terms of capacity,” the firm explains in a statement. “The decision has been taken to protect the interests of exsting investors.” The decision takes effect from 15 March 2017.
John Wood, le gérant principal du fonds JOHCM UK Opportunities (1,8 milliard de livres d’encours) au sein de JO Hambro Capital Management, va quitter le secteur de la gestion d’actifs le 30 septembre 2017, annonce la boutique de gestion britannique. Rachel Reutter et Michael Ulrich, co-gérants et membres établis de l’équipe du JOHCM UK Opportunities, vont reprendre la responsabilité du fonds et de tous les portefeuilles dédiés. John Wood continuera à travailler normalement jusqu’à son départ afin d’assurer une transition en douceur.Rachel Reutter et Michael Ulrich, qui travaillent dans l’équipe depuis 2012 et 2015 respectivement, conserveront la philosophie d’investissement et l’approche qui est mise en œuvre depuis le lancement du fonds en 2005.
Le gestionnaire d’actifs britannique Pemberton Asset Management (Pemberton) a annoncé la nomination de Thomas Lack au poste de directeur des opérations. Il remplace ainsi Christophe Higgins qui a été nommé responsable de la stratégie de la société. Thomas Lack, qui compte plus de 25 ans d’expérience dans les services financiers, sera également associé au sein de la société.Précédemment, Thomas Lack était directeur des opérations chez Brewin Dolphin. Avant cela, il a officié en qualité de responsable des opérations chez Coutts et a occupé un poste similaire chez RBS. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez Morgan Stanley et UBS.
Decalia et Online Sim ont annoncé la conclusion d’un accord pour la distribution des fonds d’investissement de la société de gestion genevoise, rapporte Bluerating. L’accord prévoit la commercialisation sur la plate-forme de fonds de cinq compartiments de la Sicav Decalia : Decalia Silver Generation, Decalia Millennials, Decalia Active Allocation, Decalia Conservative et Decalia European Conviction. Decalia vient de s’implanter en Italie en rachetant Astor SIM.
Amundi ETF vient d’introduire à la Bourse de Milan l’ETF Amundi ETF MSCi Europe Value Factor Ucits ETF, qui fait partie de sa gamme smart beta. Ce produit a comme objectif de répliquer le plus fidèlement possible la performance de l’indice MSCI Europe Value, qui représente des actions de 300 entreprises de 15 pays européens sélectionnées pour leur faible valorisation, évaluée sur la base de la valeur comptable et de la valeur rapportée aux revenus attendus sur les 12 prochains mois. Les frais de l’ETF sont de 0,23 %.
A l’occasion de la publication de ses résultats portant sur son premier semestre clos au 31 décembre, le gestionnaire d’actifs britannique Brooks Macdonald a annoncé une croissance de 1 milliard de livres, ou 12,4%, de ses encours en l’espace de six mois. Au 31 décembre 2016, ses actifs sous gestion s’établissent à 9,33 milliards de livres contre 8,3 milliards de livres à fin juin 2016 et 7,13 milliards de livres à fin décembre 2015. Durant la période sous revue, la société de gestion a enregistré une collecte nette de 332 millions de livres. Elle a également bénéficié d’un effet marché positif à hauteur de 697 millions de livres.A l’issue de son premier semestre fiscal, Brooks Macdonald a dégagé 45,34 millions de livres de revenus, en progression de 17% sur un an. Son bénéfice avant impôt ressort à 8,16 millions de livres, en hausse de 49% en l’espace d’un an.
Dans une tribune libre publiée par Financial News, Martin Gilbert, le CEO d’Aberdeen, revient sur sa décision de fusionner sa société avec Standard Life. Pour lui, cette opération est à la fois offensive et défensive. « Le secteur se polarise avec des boutiques d’un côté et de gros fournisseurs multi-services de l’autre », explique-t-il. Selon lui, « le secteur de la gestion d’actifs fait face à une période sans précédent de bouleversement et de concentration. Rester immobile n’est pas une option. Ceux qui réussissent sont ceux qui accueillent le changement et se positionnent pour faire face aux besoins en pleine évolution des clients ».
Pictet Asset Management a décidé de limiter l’accès à son fonds thématique dédié à la robotique dont les actifs sous gestion approchent la barre des 3 milliards d’euros, rapporte le site spécialisé Citywire. Le fonds Pictet-Robotics, lancé en juillet 2015, affichait au 13 mars des encours de 2,9 milliards d’euros. La décision de la société de gestion est effective depuis le 9 mars.
Le groupe suisse EFG International a bouclé l’exercice 2016 sur un résultat net de 339,3 millions de francs suisses, gonflé par un gain exceptionnel de 530,8 millions de francs lié à l’acquisition à de très bonnes conditions de la banque tessinoise BSI, sous réserve du processus d’ajustement final du prix d’achat, a annoncé ce 15 mars la banque privée. Hors acquisition de BSI, le résultat net sous-jacent, c’est-à-dire ajusté de l’impact d'éléments exceptionnels, ressort à 82,3 millions de francs contre 91,1 millions en 2015, soit un recul de près de 10% d’une année sur l’autre.L’exercice 2016 a ainsi été marqué par l’acquisition de BSI au brésilien BTG Pactual, dont l’intégration dans les comptes d’EFG remonte au 1er novembre, après la finalisation de la transaction. «Tout en nous attachant à finaliser la transaction et à faire progresser le processus d’intégration, nous sommes parvenus à préserver notre rentabilité sous-jacente dans un environnement de marché difficile, notamment grâce à l’exécution rigoureuse de notre programme de réduction des coûts», s’est félicité le directeur général (CEO) d’EFG, Joachim Straehle, cité dans un communiqué. Les charges d’exploitation sous-jacentes ont enflé de 9,5% pour s'établir à 643,7 millions de francs, même si celles d’EFG, en tant qu’entité individuelle, ont légèrement baissé. Le coefficient d’exploitation de l’entité fusionnée ressort à 83,8%, celui d’EFG pris séparément s’améliorant à 82,7% en 2016.Les actifs sous gestion générateurs de revenus du groupe post-acquisition s'élevaient fin décembre à 144,5 milliards de francs contre 83,3 milliards de francs un an plus tôt, avant la fusion. En termes de flux, l’exercice se solde par des sorties nettes de 0,5 milliard de francs pour EFG hors acquisition après une collecte de 2,4 milliards de francs l’année précédente. Les encours d’EFG passent ainsi de 83,3 milliards de francs il y a un an à 82,2 milliards de francs à fin décembre 2016. En prenant en compte BSI, l’année se termine sur des sorties nettes de 5,4 milliards de francs. Les encours de BSI s'élevaient fin 2016 à 62,3 milliards de francs contre 67 milliards de francs à fin octobre 2016, juste avant l’intégration de BSI.Pour l’exercice en cours, la direction d’EFG indique vouloir mettre l’accent sur l’intégration de BSI, «tout en stabilisant l’entreprise acquise et en lui insufflant un nouvel élan», sans plus de précisions. Une fois le processus achevé, le groupe bancaire fusionné compte «exploiter l’important potentiel d'économies d'échelle» et «générer une croissance durable».