T. Rowe Price vient de recruter Federico Domenichini en Italie en tant que responsable de la clientèle des conseillers financiers. La succursale italienne, lancée fin 2014 et dirigée par Donato Savatteri, renforce ainsi son équipe.Federico Domenichini était précédemment responsable de la distribution directe chez Allianz Global Investors et « senior sales manager » pour Fidelity et Schroders. Chez T. Rowe Price, il s’occupera du segment conseil financier, et se concentrera donc sur les réseaux de conseillers financiers.L’équipe italienne se compose déjà de Maurizio Tassielli, responsable des intermédiaires financiers, et de Fabrizio Mazzucato, responsable de l’institutionnel.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a annoncé, ce 11 octobre, sa décision de prendre à sa charge les frais de recherche externe dans le cadre de l’entrée en vigueur de la directive européenne MiFID 2, à compter du 3 janvier 2018. « Même si nous nous appuyons très largement sur notre recherche interne, nos opinions et nos points de vue, nous achetons aussi des analyses sur des entreprises, des secteurs ou des classes d’actifs réalisées par des courtiers ou des sociétés de recherche indépendantes, explique la société de gestion dans un communiqué. Bien souvent, le coût de cette recherche externe est inclus dans les frais de transaction que les courtiers facturent à Robeco. Et, notamment dans le cas des obligations, il n’est pas toujours facile de savoir ce que représente la recherche dans la facture globale. » Or, à partir du 3 janvier 2018, les sociétés de gestion devront, soit répercuter le coût des rapports d’analyse à leurs clients, soit payer eux-même les frais. « Ayant choisi la deuxième option, Robeco fait donc partie des gérants qui ont décidé de faire figurer les frais de recherche externe à leur bilan, souligne la société de gestion. Ce choix aura un impact positif sur la performance, puisqu’il entraînera une baisse des commissions de courtage. »Par ailleurs, selon une note interne consultée par Investment Week, Columbia Threadneedle a également décidé de prendre à sa charge les frais de la recherche externe. «A partir de janvier 2018, les frais de recherche externe que nous engageons pour le compte des clients de nos sociétés, seront payés par Columbia Threadneedle», écrit la société de gestion.
Lancé il y a à peine 4 ans, le fonds DPAM L Bonds Emerging Markets Sustainable de Degroof Petercam Asset Management, vient de dépasser le milliard d’euros d’encours. Il y a quelque mois, en février, le fonds investi sur la dette émergente avec une approche durable franchissait la barre des 500 millions d’euros. Cette croissance s’explique par une forte collecte auprès de tout type de clientèle, même si le fonds séduit surtout les investisseurs institutionnels. « Notre taille est aujourd’hui idéale », estime Thierry Larose, gérant du fonds. « Nous sommes suffisamment gros pour être bien servis par les courtiers, couvrir les coûts de recherche et accepter les souscriptions des institutionnels sans perturber la stabilité du fonds. Parallèlement, nous ne sommes pas trop gros pour les marchés frontières et nous n’avons que peu, voire pas du tout, d’impact de marché lorsque nous faisons des transactions ». Interrogé sur la capacité maximale du fonds, Thierry Larose indique avoir encore beaucoup de marge de croissance, car l’univers sous-jacent est énorme. Mais il ajoute que le fonds ne pourra pas grandir éternellement s’il veut continuer à le piloter comme aujourd’hui.En attendant, l’équipe songe à se renforcer et à recruter une troisième personne afin d’analyser les pays. Les gérants peuvent en effet investir dans une grande variété de pays émergents et frontières, dont plusieurs ne figurent pas dans les indices. Cela nécessite de se déplacer et de rencontrer les dirigeants et parties prenantes. Si les gérants ont un univers d’investissement très large, ils s’interdisent en revanche d’investir en Russie ou en Chine, deux pays qui ne respectent pas suffisamment les critères de durabilité de Petercam.
Les premiers écolabels scandinaves ont été attribués mardi à 12 fonds de sept sociétés de gestion suédoises (Alfred Berg, CB, Handelsbanken, SEB, Skandia, Swedbank Robur et Tundra). Les fonds labellisés* représentent environ 30 milliards de couronnes suédoises, soit près de 3 milliards d’euros. Pour obtenir ce label, les fonds doivent se conformer à certains critères d’exclusion et d’inclusion, et faire preuve de transparence, de manière à influencer les entreprises pour qu’elles adoptent une approche plus durable. * Alfred Berg Hållbar Tillväxt Sverige, CB Save Earth Fund, Handelsbanken Hållbar Energi, SEB Hållbarhetsfond Sverige, Skandia Cancerfonden, Skandia Världsnaturfonden, Swedbank Robur Ethica Global, Swedbank Robur Ethica Global MEGA, Swedbank Robur Ethica Sverige, Swedbank Robur Ethica Sverige MEGA, Swedbank Robur Humanfond, Tundra Sustainable Frontier Fund.
Schroders Investment Management à Hong Kong a recruté Keiko Kondo au poste nouvellement créé de responsable adjoint de la gestion multiclasses d’actifs pour l’Asie, rapporte le site Pensions & Investments qui cite une porte-parole de la société. L’intéressée, qui prendra officiellement son poste le 23 octobre, sera rattaché à Patrick Brenner, responsable de la gestion multiclasses d’actifs en Asie. Keiko Kondo arrive en provenance d’UBS Asset Management où elle était responsable de la gestion multiclasses d’actifs pour l’Asie Pacifique et gérante de portefeuilles pour le compte de clients institutionnels.
Le gestionnaire d’actifs britannique Aviva Investors a annoncé, ce 11 octobre, la nomination avec effet immédiat de Mike Craston en qualité d’administrateur non-exécutif au sein de son conseil d’administration. Il est également nommé président du conseil d’administration à compter du 17 novembre 2017. Mike Craston, qui a rejoint Aviva en janvier 2016 et était membre de son comité exécutif jusqu’en juin 2017, remplacera John Misselbrook, qui prendra sa retraite dans le courant du mois de novembre. John Misselbrook était président du conseil d’administration d’Aviva Investors depuis janvier 2014.En tant que président du conseil d’administration, Mike Craston sera également membre de comités des risques, de l’audit et des rémunérations. Il présidera aussi le comité des nominations. Avant de rejoindre Aviva Investors, l’intéressé avait travaillé pendant plus de 10 ans chez Legal & General Investment Management (LGIM). Durant cette période, il a notamment dirigé la distribution à l’échelle mondiale les services aux clients. Il a également officié en qualité de directeur général pour les activités de LGIM en Amériques et en Asie.
Columbia Threadneedle Investments «regarde constamment les opportunités (d’acquisitions) qui pourraient survenir», déclare Michelle Scrimgeour, directrice générale de Columbia Threadneedle Investments EMEA dans L’Agefi Hebdo à paraître ce 12 octobre. «Sur le continent européen, nous faisons d’ores et déjà partie des 25 plus gros gérants d’actifs», rappelle la dirigeante. Elle indique cependant qu’"en toutes circonstances», le groupe se montrera sélectif. Aux Etats-Unis, il a déjà réalisé deux acquisitions ces deux dernières années: Emerging Global Advisors, LLC, un gérant spécialisé dans les portefeuilles smart beta, et, plus, récemment, la société immobilière Lionstone Investments basée à Houston au Texas. Considérant que les fondamentaux de l’entreprise «sont déjà bien en place» avec la réalisation de l’intégration de Columbia Management en mars 2015, la directrice générale nommée il y a 5 mois après une carrière passée chez M&G Investments et BlackRock, indique la feuille de route «sera à l’avenir de mieux nous faire connaître. Nous avons toute notre place dans la cour des grands». Concernant le Brexit, Michelle Scrimgeour dit regretter cette décision, mais rappelle que son groupe a été «parmi les premiers dans le secteur» à indiquer qu’il allait renforcer sa base luxembourgeoise et dupliquer sa gamme de fonds de droit anglais. Le groupe gérait 414 milliards d’euros à fin juin, et comptait plus de 2.000 salariés.
Au cours du troisième trimestre 2017, le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management (Jupiter) a enregistré une collecte nette de 1,34 milliard de livres. L’essentiel de ces flux nets entrants provient de ses fonds communs de placement (« mutual funds ») qui ont engrangé 1,24 milliard de livres au cours de la période sous revue. Grâce à cette solide collecte nette, les encours de Jupiter atteignent 48,4 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 46,9 milliards à fin juin 2017, soit une progression de 3% d’un trimestre sur l’autre.
Investec Asset Management (Investec AM) a nommé Joanna Tucka au poste d’analyste en charge du secteur de la santé au sein de son équipe actions 4Factor Equity, rapporte le site InvestmentEurope. Cette équipe, codirigée par Mark Breedon et Rhynhardt Roodt, assure la gestion d’actions mondiales et régionales en utilisant une approche d’investissement basée sur quatre facteurs (« 4Factor »). Joanna Tucka arrive en provenance de Valiance où elle officiait en tant qu’analyste senior en charge du secteur de la santé. Auparavant, elle avait travaillé chez Goldman Sachs où elle couvrait les grandes capitalisations européennes des secteurs de la pharmacie et des biotechnologies. Au cours de sa carrière, elle a également officié chez Terra Firma Capital Partners.
Au cours de son premier semestre fiscal clos au 30 septembre 2017, Liontrust Asset Management (Liontrust) a enregistré une collecte nette de 178 millions de livres contre 92 millions de livres au premier semestre 2016, a annoncé hier le gestionnaire d’actifs britannique. Dans le détail, la société de gestion a engrangé 303 millions de livres de souscriptions nettes auprès de la clientèle « retail » britannique. A l’inverse, elle a subi 160 millions de livres de décollecte nette auprès de la clientèle institutionnelle.Portés par cette bonne dynamique commerciale, ses encours ressortent à 9,6 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 6,5 milliards de livres à fin mars 2017, soit une progression de près de 48%. Outre l’effet collecte nette, Liontrust a pu compter sur l’acquisition d’Alliance Trust Investment Limited, qui lui a apporté 2,5 milliards de livres d’actifs supplémentaires. La croissance des encours s’est poursuivi à l’issue de ce premier semestre, ses actifs sous gestion s’établissant à 9,81 milliards de livres au 9 octobre 2017.
La production industrielle de la zone euro a progressé en août à son rythme le plus soutenu depuis neuf mois, portée en particulier par les biens d'équipement, un bon présage pour la croissance économique du second semestre. La production a augmenté de 1,4% d’un mois sur l’autre et de 3,8% annuellement, a annoncé ce jeudi Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters projetaient +0,5% et +2,6% respectivement. Les données de juillet ont en outre été revues à la hausse: +0,3% de hausse mensuelle au lieu de +0,1% et +3,6% de croissance annuelle et non plus +3,2%.
« Sympa, c’est le chargé de mon compte à la banque qui connaît rien qui devrait jouer. » Ce commentaire cinq étoiles sur Google Play salue, avec d’autres, le lancement le 2 octobre de FinQuiz, une application gratuite que l’Autorité des marchés financiers a conçue pour améliorer les connaissances du grand public sur la finance. En répondant à des questions telles que « pourquoi diversifier son épargne ? » ou « qu’est-ce qu’une SCPI ? », les particuliers – et leurs conseillers bancaires, donc – pourront faire grandir le personnage virtuel qu’ils auront choisi dans le jeu et accéder à des articles pédagogiques. De quoi éviter, surtout, de céder aux arnaques des placements miracles qui pullulent sur la Toile.
La semaine d’or (« Golden Week ») – c’est-à-dire de congés – qui suit la fête nationale du 1er octobre (proclamation par Mao Zedong de la fondation de la République Populaire de Chine), est souvent l’occasion de visiter la famille. Avec l’augmentation du niveau de vie, elle est devenue l’un des moments de l’année où les Chinois voyagent le plus. Cette année, 93 millions d’entre eux s’adonnaient à du tourisme dans leur pays au cinquième jour de ces congés d’automne, rapporte le China National Tourism Administration (CNTA). Et ils ont dépensé ce jour-là 76,3 milliards de yuan (11,4 milliards de dollars) : une croissance à deux chiffres de 14,7 % d’une année sur l’autre.
Il n’y a pas urgence à restreindre et contrôler le trading algorithmique. Le trading à haute fréquence et les algorithmes ont même rendu les marchés bien plus efficients. Bon, il y a bien eu quelques « flash crashes » par-ci par-là. Ainsi va la vie des marchés. Mais la conclusion principale de la Banque d’Angleterre est qu’aucune action n’est nécessaire pour limiter ces épisodes désagréables pour les marchés, a déclaré Chris Salmon de la Banque d’Angleterre (BoE). Aucune action « dans l’immédiat », a précisé le prudent directeur des marchés de la banque centrale. En pleine discussion sur le Brexit, les BFI n’ont nul besoin d’arguments supplémentaires pour déménager et quitter la City.
Cela a au moins l’avantage de rajeunir tout le monde d’une bonne quinzaine d’années. Rappelez-vous. En 2000 s’introduisaient au Nasdaq des entreprises qui n’avaient pas réalisé un centime de chiffre d’affaires. On connaît la suite. Aujourd’hui, c’est la SEC (Securities and Exchange Securities) qui vient de déposer plainte pour des ICO (initial coin offerings) de deux entreprises (RECoin et Diamond Reserve) censées exercer leur art dans l’immobilier et le diamant. Que nenni, aucune de ces deux entreprises n’exerce une activité réelle. Que du virtuel ou dit autrement du vent. Faire et défaire, réguler et dérégule…
Jeunesse, urbanisation, smartphone, c’est le trio gagnant des pays émergents. Les réseaux mobiles à eux seuls vont élever le niveau d’éducation des populations et leur permettre d’accéder aux réseaux bancaires et financiers. Selon HSBC, ce dernier point va accroître leur PIB agrégé de 3.700 milliards de dollars d’ici à 2025. Tous ces facteurs vont propulser la contribution des pays émergents à la croissance mondiale. Au point, selon HSBC, que l’Inde sera un plus gros contributeur que la zone euro en 2018-2019. L’Indonésie et le Brésil contribueront chacun plus que le Royaume-Uni, et les Philippines plus que l’Espagne. L’histoire avance...
Il y a longtemps que l’Europe n’avait pas donné le tempo sur les marchés. Or c’est ce qu’elle s’apprête à faire avec l’entrée en vigueur de MIF2 le 3 janvier. La portée de corps de règles n’est pas toujours appréciée au-delà de ceux qui suent ces jours-ci sang et eau pour s’y conformer. Ce n’est que récemment qu’hors d’Europe, son caractère refondateur a été perçu et que l’analyse de ses conséquences sur l’industrie des marchés s’est imposée comme une urgence. Alors que MIF1 visait largement à aligner les pratiques européennes sur celles déjà en vigueur outre-Atlantique, MIF2 impose à l’industrie financière une révolution, conçue pour mettre un point final à la crise financière récente. Pour les professionnels dont la vie est centrée sur l’investissement et la transaction, il n’est pas exagéré de dire qu’il y aura un avant et un après MIF2.
Anti-paperasse. Ce n’est rien de dire que les conseillers de la Maison-Blanche goûtent peu la régulation. Dans un document de 20 pages (The growth potential of deregulation -The Council of Economic Advisers, October 2, 2017), les économistes de Donald Trump cherchent à évaluer les « dégâts » de ce qu’ils appellent « la régulation excessive ». Cet excès aurait coûté depuis 1980 pas moins de 0,8 point de pourcentage de croissance économique chaque année aux Etats-Unis. Le pire provient des huit dernières années où pas moins de 500 nouveaux textes de régulation ont été créés. Les économistes de la Maison-Blanche ne nient pas les bonnes intentions (sic) à l’origine de « cette prolifération régulatrice », mais considèrent qu’elle fonctionne aujourd’hui comme une taxe sur l’économie. Leur « expertise » repose pour l’essentiel sur le nombre de pages de documentation officielle (le Federal register), en stock (voir le graphique) comme en flux (pas loin de 100.000 pages nouvelles en 2016, soit 45.000 de plus que 40 ans plus tôt). Le stock (les nouvelles régulations écrasant les anciennes) a augmenté de 160 % en 40 ans. La méthode d’analyse laisse à désirer. Ainsi, le vaste mouvement de dérégulation financière enclenché par la présidence Clinton dans les années 1990 et poursuivie jusqu’en 2005 ne laisse aucune trace dans les statistiques de consommation de papier et de destruction de pages. Les conseillers de la Maison-Blanche soulignent que l’OCDE classe les Etats-Unis à la 27e place (sur 35) à l’indice des régulations des marchés de biens, « derrière la France et le Chili ». Leur conclusion est sans surprise : moins de régulation serait favorable à la prospérité des Etats-Unis.