Le gestionnaire d’actifs luxembourgeois VAM Funds a nommé Robert Gordon en tant que directeur (« director ») pour ses véhicules VAM Funds et VAM Managed Funds, rapporte Reuters. Dernièrement, l’intéressé était « president » et directeur général de Driehaus Capital Management, une boutique de gestion basée à Chicago, aux Etats-Unis. Avant cela, il occupé des postes à responsabilité chez Aris Capital Management et Bank of America Capital Management.
BLI – Banque de Luxembourg Investments, la société de gestion de la Banque de Luxembourg, a annoncé, ce 29 novembre, le renforcement de son équipe de gestion obligataire avec les arrivées de Gina Kogelschatz et Olivier Wagener en tant qu’analyste sur la dette d’entreprise et stratégiste sur les pays émergents respectivement.Gina Kogelschatz, 31 ans, a débuté sa carrière dans l’audit chez Deloitte, avant de devenir analyste chez Moody’s Investors Services à Londres puis chez Deutsche Bank. Pour sa part, Olivier Wagener, 32 ans, possède plusieurs années d’expérience dans la structuration et le trading. Avant de rejoindre BLI, il était responsable de la structuration des produits basés sur différentes classes d’actifs (« cross-asset ») au sein de La Banque de Luxembourg, où il s’est également occupé du trading en obligations. Il a commencé sa carrière à Zurich dans l’industrie des hedge funds.
Nouveau départ au sein des équipes de State Street Global Advisors France (SSGA France). Jean-François Delale, qui officiait en tant que « managing director » et directeur des opérations, en effet quitté la société de gestion dans le courant de l’été pour rejoindre Caceis, a appris NewsManagers. Selon nos informations, l’intéressé officie depuis juillet en qualité de directeur général délégué (« Deputy Managing Director ») de Caceis Fund Administration pour la France.Au sein de SSGA France, Jean-François Delale a occupé les fonctions de « managing director » et directeur des opérations pendant 9 ans, de juin 2008 à juin 2017, selon son profil LinkedIn. Avant cela, il a officié comme directeur administratif au sein de Barep Asset Management. A ce titre, il était en charge des opérations, de la conformité, des risques et des finances. Au cours de sa carrière, il est également passé chez Société Générale Corporate & Investment Banking et chez Société Générale Securities Services.Au cours des derniers mois, SSGA France a subi plusieurs départs marquants depuis les annonces fin 2016 du transfert des gestions de Paris vers Londres. Grégory Taieb, responsable de l’équipe dédiée aux solutions d’investissement, a en effet rejoint Robeco France en avril 2017 au poste de spécialiste de l’investissement quantitatif. En juillet, c’est Frédéric Jamet qui a, à son tour, quitté SSGA France où il officiait comme directeur des investissements pour intégrer Tobam en tant que responsable du trading et co-directeur de la recherche.
La société de gestion autrichienne Ariqon Asset Management, spécialisée dans les fonds de fonds, vient de lancer un nouveau produit, Ariqon Alternative Strategies, un fonds de fonds de stratégies alternatives liquides, rapporte le site spécialisé eFundresearch.com. Une première sur le marché autrichien. Le fonds, qui se présente comme un produit de diversification investira dans les actions long/short, les stratégies market neutral, les stratégies multi-classes d’actifs, le crédit avec une approche de performance absolue, les contrats de managed futures ainsi que les fonds innovants.Pour la sélection des fonds, Ariqon utilise un filtre quantitatif avec un modèle de scoring avant de mettre en oeuvre une approche plus qualitative. L'équipe de gestion dispose d’une «watchlist» d’environ 500 fonds dans laquelle elle ne retient que 17 à 22 fonds en tenant compte de la performance mais aussi des éléments de corrélation. Le fonds de fonds vise un rendement annuel compris entre 3% et 6% pour une volatilité limitée de 3% à 5%.
La société d’investissement Eurazeo, implantée à Paris et New York, et la firme américaine de capital-investissement Rhône, basée à Londres et New York, ont annoncé ce 29 novembre la conclusion d’un partenariat stratégique. Eurazeo va acquérir une participation de 30 % au capital de Rhône pour 100 millions de dollars (84 millions d’euros) en numéraire et 2 millions d’actions Eurazeo nouvellement émises. Eurazeo compte 7 milliards d’euros d’actifs diversifiés. De son côté, Rhône gère plus de 5 milliards d’euros d’actifs répartis entre ses activités de capital-investissement et sa joint-venture avec WeWork, numéro un mondial des espaces de travail collaboratif. Ce partenariat repose sur une même approche de l’investissement, un positionnement transatlantique comparable et complémentaire, et un héritage européen et américain commun. C’est aussi le fruit d’une relation ancienne entre Eurazeo et Rhône. “Grâce à notre modèle unique de complémentarité entre capital permanent et gestion pour compte de tiers, nous avons réussi à construire au cours des dernières années une société d’investissement internationale et multi-stratégies. Le partenariat réalisé aujourd’hui avec Rhône va accélérer cette évolution. Au-delà d’un investissement financier dans l’un des acteurs de private equity les plus performants, cet accord constitue une formidable opportunité d’étendre notre champ d’action transatlantique et de consolider notre réseau d’investisseurs », commente Virginie Morgon, nouvelle directrice générale d’Eurazeo, citée dans un communiqué. Un représentant de Rhône deviendra censeur au conseil de surveillance d’Eurazeo tandis que trois représentants d’Eurazeo siègeront au Management Board de Rhône. Chaque société continuera toutefois à exercer ses activités de manière indépendante et assurera une gestion autonome de ses investissements. «La transaction sera créative de valeur pour Eurazeo», assure la société. Celle-ci devrait être finalisée au premier semestre 2018 et est soumise aux approbations réglementaires usuelles.
123 IM doit annoncer ce matin l’arrivée de Vincent Chabriel en qualité de directeur de la clientèle institutionnelle. «Cette nouvelle arrivée a pour objectif d’accompagner l’ouverture des expertises d’123 IM en capital-investissement et en immobilier aux investisseurs institutionnels», annonce un communiqué. Elle fait suite à l’annonce en septembre dernier de l’arrivée de Bertrand Chevalier en tant qu’associé pour développer une activité de fonds d’investissements institutionnels dédiés à l’immobilier de rendement.123 IM indique qu’une offre de fonds dédiée aux investisseurs institutionnels est actuellement en cours de préparation et sera annoncée au cours du 1er trimestre 2018.Auparavant Senior Sales Manager du pôle institutionnels et entreprises chez Fidelity International, Vincent Chabriel a également travaillé pendant trois ans chez Edmond de Rothschild Asset Management (ex-EdRIM) en tant que responsable commercial.Diplômé de l’Université de Droit et d’Economie d’Aix-en-Provence, Vincent Chabriel a débuté sa carrière en tant que spécialiste produit chez Sinopia Asset Management (groupe HSBC) et a occupé la fonction de relationship manager au sein de HSBC Global Asset Management de 2005 à 2010
Le FRR (Fonds de réserve des retraites) a annoncé la publication de son premier rapport consolidé portant sur l’impact environnemental de son portefeuille : " le FRR face aux enjeux climatiques». Même si le FRR n’est pas directement visé par les dispositions de l’article 173 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le choix a été fait de s’y conformer volontairement avec un haut degré de transparence, indique un communiqué de presse. Dans ce rapport de près d’une centaine de pages, on y apprend notamment que la société Vigeo-Eiris est en charge, depuis 2016, de l’évaluation des risques extra-financiers des entreprises du portefeuille du FRR. Quant à la société Trucost Ltd, spécialisée dans l’analyse et la mesure de l’empreinte carbone de portefeuille, elle réalise l’analyse et la mesure de l’empreinte environnementale de son portefeuille. L'étude réalisée au 31 décembre 2016, concerne 3.735 entreprises, pour une valeur totale analysée de près de 20 milliards d’euros. L’analyse couvre ainsi 95 % de la valeur totale du portefeuille consolidé actions et 86 % de la valeur totale du portefeuille composé d’obligations. Les résultats montrent que l’empreinte carbone en chiffre d’affaires du portefeuille consolidé actions du FRR, à fin 2016, s’élève à 272,9 tonnes équivalent CO2 par million d’euros de chiffre d’affaires (318,8 en 2015) et qu’elle est inférieure de 29 % à celle de l’indice de référence du FRR.Le portefeuille composé d’obligations d’entreprises émet lui 308,67 tonnes de CO2 par million d’euros de revenus générés, soit une intensité 30 % inférieure à celle de son indice de référence. Ces résultats sont également valables en utilisant la méthodologie par million d’euros investi et par moyenne pondérée. Concernant le portefeuille d’obligations souveraines, le résultat est moins réjouissant. Sur la base des positions détenues en 2016 et des données 2015, l’exposition carbone moyenne du portefeuille d’obligations souveraines est de 601 tCO2e/EURm de PIB (GES/PIB [territoriaux + importés]), comparée à une exposition de 525 tCO2e/EURm de PIB pour l’indice de référence. Sur cette base, le niveau d’exposition de ce portefeuille est supérieur de 144 % à celui de l’indice de référence. Ceci tient compte à la fois des gaz à effet de serre territoriaux et importés. En termes d’émission de GES/PIB territoriaux hors exportations, le portefeuille a une exposition supérieure de 21,5 % à l’indice de référence. La politique d’investissement du FRR prévoit par ailleurs la sortie du secteur du tabac, qui sera effective fin 2007, indique le rapport. Sept sociétés détenues par les mandats du FRR seront exclues ainsi que 3 sociétés détenues indirectement via des OPC. Sur les 3 422 entreprises qui composent le portefeuille consolidé du FRR, Vigeo-Eiris a analysé l’implication dans le tabac de 2 234 entreprises, soit 65 % d’entre elles. Sur les 11 producteurs de tabac identifiés, 7 sont issus des pays développés. 10 d’entre elles génèrent plus de 50 % de leur revenu de cette activité et 1 entreprise entre 20 % et 50 %. Concernant les investissements dans les armes controversées, le FFR indique qu’en 2016, la société Hanwha Group a été identifiée dans son portefeuille. Hanwha Group est une société dont le siège social est basé en Corée du Sud, pays appartenant à la zone des pays émergents. Ce titre est détenu à travers un OPC dont l’indice de référence était l’indice MSCI Emerging Markets. La société Hanwha Group figure parmi les composants de cet indice. À la fin de 2017, la participation dans Hanwha Group représentait, 0,2 % des 2 milliards d’euros de l’OPC. Depuis, le fonds concerné a cédé le titre sur la base de sa nouvelle politique d’exclusion. «Le FRR se félicite de l’adoption, par ce gestionnaire, d’une politique efficace en la matière», commente l’institution.
In October this year, Fidelity International announced a decision to apply a new pricing model to its funds, without providing further details. This was done yesterday. In a statement, the Bermuda-based company, a sister company of the US firm Fidelity Investments, explained the model, entitled “Variable Management Fees,” which will be applied from 1 March, and which will reduce fixed management fees for new share classes with Variable Management Fees to 0.10%. The variable part of the fees will adapt to rises and falls and the overperformance or underperformance of the fund, as compared to a predefined benchmark indicator, after all fees. This will range from a maximum of +0.20% over the fixed management fee level (ceiling) and a minimum of -0.20% below the management fees (floor). Fidelity International, which has a total of USD313bn in assets under management in 25 countries outside the United States, states that the maximum and minimum management fee levels will be attained when the fund outperforms the benchmark indicator by +2% (ceiling level) or underperforms by -2% (floor level), on an annual basis, and over gliding three-year period. “We have at heart a desire to offer our clients both selection and added value, and we think it is imperative to adopt innovative pricing practices so that active management can continue to prosper. Our variable management fee model assures that our interests will align with those of our clients. We think it is a decisive step, and an initiative which we hope to see adopted more broadly by the asset management industry,” says Brian Conroy, chairman of Fidelity International. Variable management fees will be introduced on 1 March 2018 for an initial wave of funds. They will then be applied to categories of fund shares which do not charge commissions (“clean share classes”) for 10 actively-managed equity funds (five OEIC and five SICAV vehicles, pending the permission of the regulatory authorities), representing nearly 17% of assets under management in all equity funds at Fidelity. Clients who invested via mandates and dedicated funds, such as institutional investors, will have access to custom versions of the variable management fee model specific to their investment vehicles. As to fixed fees, Fidelity International explains that the objective is to reduce fixed management fees by a level at lesat equivalent to the cost of external research. The cost related to this research is 2.28 basis points for the range overall, which would mean that lowering fixed management fees by 10 basis points is four times more than the cost of external research, he explains. Below are the funds from the Luxembourg Sicav which are involved in the first wave of creation of variable management fee share classes. New share classes within the Fidelity fund range will be launched subsequently. Share categories in Luxembourg Sicav: Fidelity Funds America Fund- Y -ACC - EUR Fidelity Funds America Fund - Y - ACC - USD Fidelity Funds Emerging Markets Focus Fund - I -ACC - USD Fidelity Funds Emerging Markets Focus Fund - Y -ACC - USD Fidelity Funds European Growth Fund Y - ACC - EUR Fidelity Funds European Larger Fund - Y ACC -EUR Fidelity Funds World Fund Y-ACC-EUR
There has been another departure from the teams at State Street Global Advisors France (SSGA France). Jean-François Delale, who had served as managing director and chief operating officer, left the asset management firm in summer to join Caceis, NewsManagers has learnt. According to the information obtained by NewsManagers, Delale has since July been serving as deputy managing director of Caceis Fund Administration for France. At SSGA France, Delale served as managing director and chief operating officer for nine years, from June 2008 to June 2017, according to his LinkedIn profile. Before that, he served as deputy director of Barep Asset Management. In this role, he was responsible for operations, compliance, risks, and finance. Over his career, he has also served at Société Générale Corporate & Investment Banking and Société Générale Securities Services. In the past few months, SSGA France has seen several high-profile departures, since the announcements in late 2016 that management would be transferring from Paris to London. Grégory Taieb, head of the team dedicated to investment solutions, joined Robeco France in April 2017 as quantitative investment specialist. In July, Frédéric Jamet became the next to leave SSGA France, where he had been serving as chief investment officer, to join Tobam as head of trading and co-director of research.
123 IM will this morning announce the arrival of Vincent Chabriel as director of institutional clients. “This new arrival aims to assist in opening up the expertise at 123 IM in venture capital and real estate to institutional investors,” a statement announces. This follows the arrival in September this year of Bertrand Chevalier as partner to develop an institutional investment fund activity dedicated to high yield real estate. 123 IM states that a range of funds dedicated to institutional investors is currently in preparation and will be announced in first quarter 2018. Chabriel, formerly senior sales manager in the institutional and corporate unit at Fidelity International, also worked for three years at Edmond de Rothschild Asset Management (ex-EdRIM) as head of sales. Chabriel, who holds a degree from the Université de Droit et d’Economie d’Aix-en-Provence, began his career as a product specialist at Sinopia Asset Management (HSBC group), and served as relationship manager at HSBC Global Asset Management from 2005 to 2010.
The Financial Conduct Authority (FCA) has issued a statement of objections to four asset management firms: Artemis Investment Management LLP, Hargreave Hale Ltd, Newton Investment Management Limited and River & Mercantile Asset Management LLP. It believes the four firms may have broken competition law.The UK regulator alleges that the four firms shared information by disclosing the price they intended to pay, or accepting such information, or both, in relation to one or more of two Initial Public Offerings (IPOs) and one placing, shortly before the share prices were set. The sharing generally occurred on a bilateral basis and allowed firms to know the other’s plans during the IPO or placing process when they should have been competing for shares.The FCA’s main allegations against the four firms are that separately: in 2015, Newton Investment Management Limited (‘Newton’) and Hargreave Hale Ltd and River & Mercantile Asset Management LLP disclosed and/or accepted information about the price they intended to pay for shares in relation to one IPO and a placing; in 2014 Artemis Investment Management LLP and Newton shared information about the price they intended or were willing to pay for shares in relation to another IPO.These are provisional findings and may not necessarily lead to an infringement decision, said the FCA. A statement of objections gives firms notice that the FCA thinks that they have infringed competition law and the opportunity to respond by making written and oral representations. The FCA will carefully consider any representations from the firms before deciding whether the law has been broken.
Marges. La meilleure défense, c’est l’attaque. Bénéficiant de solides fondamentaux, les gestionnaires d’actifs s’en remettront plus que jamais en 2018 à la croissance externe pour se distinguer. Tel est le sentiment de Fitch à l’occasion d’une revue du secteur, qui conserve une perspective stable de notation. Les marges de l’univers scruté restent, selon l’agence, élevées mais sous pression, sur fond de coût croissant de la conformité réglementaire et d’une compétition toujours plus vive et exacerbée par le succès de la gestion passive. Fitch note que le marché a récemment bien accueilli les opérations « quand les gains issus des synergies de coûts étaient évidents et que les acteurs étaient considérés comme complémentaires ».
La collecte record enregistrée sur les OPCI cette année suscite l’intérêt. L’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) souhaiterait utiliser cette manne pour financer des infrastructures, et pourquoi pas des prisons, a indiqué son président Frédéric Bôl lors d’une table ronde célébrant le 10e anniversaire des OPCI. Alors que l’Etat annonçait en février dernier la construction de 24 nouvelles prisons, l’Aspim pourrait lancer un Organisme de placement en centre d’incarcération. Taux d’occupation garanti.
En manque. Les politiques non conventionnelles des banques centrales, à l’exemple des programmes de rachats de titres émis par les Etats de la zone euro par la Banque centrale européenne (BCE), ont amené les taux d’intérêt à long terme à des niveaux extrêmement bas, note Stéphane Deo, stratégiste à La Banque Postale Asset Management. La dette souveraine totale de la zone euro « défalquée des titres détenus dans le cadre des objectifs de la politique monétaire » donne à voir une nette inflexion à la baisse (voir le graphique). Il y a « pénurie d’actifs sans risque », explique Stéphane Déo, d’autant que « la réglementation contraint les institutions financières à acheter plus de titres obligataires : Bâle 3 pour les établissements bancaires et Solvabilité 2 pour les compagnies d’assurances ». En fin de compte, « l’offre d’actifs sans risque n’est pas suffisante », ajoute l’économiste de LBPAM, pour qui cette situation va « probablement » perdurer. Conséquences à prévoir, « une épargne retraite forcée et peu de rentabilité des banques et donc peu de prêts ». L’économiste Guillermo Tolosa, de l’organisme de recherche Oxford Economics, estime que le raison clé de la faiblesse à l’échelle mondiale des rendements obligataires (note intitulée Bond Investors Unlikely to Fill Official Demand Gap) réside dans le manque d’offre. Même en tenant compte des achats des banques centrales, la croissance de la demande « post-crise » pour des actifs fixed income s’est réduite.
A 81 ans, Silvio Berlusconi (photo) est inéligible en raison d’une condamnation pour fraude fiscale qu’il cherche à faire annuler. Mais le Cavaliere ne désespère pas pour autant de gagner avec son parti Forza Italia aux élections législatives du printemps prochain le droit de participer au gouvernement. Il a même désigné son cadet le général Galitelli, 69 ans et ancien patron des carabiniers, comme possible chef du gouvernement. Ce dernier, qui s’occupe de l’antidopage en ce moment, n’avait même pas été informé de l’initiative de l’ancien président du Conseil. Quelques jours plus tôt, Silvio Berlusconi avait lancé en l’air les noms de Mario Draghi (Banque centrale européenne) et de Sergio Marchionne (Fiat) pour occuper la fonction. On va finir par croire que le géronte n’est plus fréquentable.
Masse monétaire. Caceis l’avait annoncé. Tobam l’a fait. Le gestionnaire quantitatif vient de lancer le premier fonds européen dédié au bitcoin. Tobam Bitcoin Funds, fonds d’investissement alternatif (FIA), s’affiche comme un « produit financier extrêmement diversifiant », selon le patron du gestionnaire Yves Choueifaty (photo), qui indique avoir planché plus d’un an avant son lancement. La cyber-monnaie présente une performance à trois chiffres qui pousse quelques sociétés de gestion à réfléchir à la structuration d’une offre destinée à une clientèle avisée. Eiffel IG réfléchit à la struturation d’un véhicule pour que soit logée cette monnaie en propre. Outre-Atlantique, malgré le rejet de la Securities and Exchange Commission (SEC) en début d’année de l’agrément de deux ETF (exchange-traded funds) Bitcoin arguant une insuffisance réglementaire, l’annonce le 24 juillet de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) d’autoriser LedgerX à fournir des services de compensation pour les swaps de devises numériques, fait naître tous les espoirs. Une révolution est-elle en marche ?
S’il existe une économie dont la courbe de Phillips est plus plate que plate, c’est l’Allemagne. Le chômage atteint un record historique (3,8 %), mais la croissance du salaire horaire reste en phase avec la moyenne des dix dernières années. Conclusion : l’inflation sous-jacente est à peine concernée. Pour nombre d’analystes, il faut en chercher la cause dans l’immigration de ces dernières années. Le processus de relocalisation de la production impliquerait-il de délocaliser la main-d’œuvre ?
Dix ans après le déclenchement de la crise, les financiers français esquissent un sourire. L’enquête que L’Agefi et KPMG réalisent depuis neuf ans montre que leur humeur se dégrise et que la régulation qui les submerge depuis près d’une décennie trouve enfin grâce à leurs yeux (lire notre rubrique Horizons). Au rebours de l’opinion exprimée l’an dernier encore, ils considèrent à une confortable majorité que la stabilité financière est mieux assurée. Mieux : alors que leurs associations et leurs régulateurs bataillent depuis des mois pour finaliser Bâle 3 à des conditions les moins désavantageuses possibles, les trois quarts des banquiers interrogés se disent demandeurs d’une conclusion des négociations. Si, comme tout porte à le croire, celle-ci survient début décembre, ils s’assurent disposés à appliquer le compromis sans état d’âme.
La parole à... Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne chargé de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité
Le gendarme financier britannique, la Financial Conduct Authority, a pointé hier du doigt quatre gestionnaires d’actifs: Artemis Investment Management, Hargreave Hale, Newton Investment Management et River & Mercantile Asset Management. Selon la FCA, les quatre asset managers auraient partagé en 2014 et 2015 des informations sur les prix qu’ils entendaient soumettre pour acheter des titres lors d’IPO. L’autorité précise qu’il s’agit là d’une étape intermédiaire dans la procédure. Les quatre gérants sont désormais invités à répondre aux accusations de la FCA.