Swiss Life Asset Managers a réalisé environ 3,9 milliards d’euros de transactions immobilières à l'échelle européenne en 2017. Les activités sur les marchés clés, la Suisse, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, ont permis de faire l’acquisition de biens résidentiels et tertiaires pour environ 2,9 milliards d’euros en 2017. Parallèlement, les ventes de biens résidentiels et tertiaires s'élèvent pour la même période à près d’un milliard d’euros. A la fin de l’année 2017, Swiss Life Asset Managers gérait au total 69,2 milliards d’euros de biens immobiliers en Europe. Avec près de 2,9 milliards d’euros, les secteurs du commerce et du logement constituent la plus grande part des acquisitions. Alors que plus de 1,2 milliard d’euros ont été investis dans des biens immobiliers dédiés au commerce, un peu moins d'1 milliard d’euros ont servi à l’acquisition de biens résidentiels. L’année dernière, Swiss Life Asset Managers a lancé huit nouveaux fonds, dont un fonds immobilier paneuropéen axé sur les commerces et exclusivement réservé aux investisseurs institutionnels en France ainsi que le premier fonds immobilier SCPI destiné lui aussi uniquement aux investisseurs français.
Selon des informations du site spécialisé Finanz-Szene, l’incubateur de fintech Finconomy vient de lancer un robo-adviser dénommé «WeAdvise». Il existe déjà une offre importante dans ce secteur sur le marché allemand (Scalable, Liqid, Vaamo...) mais le cofondateur de la société, Christian Ropel indique que le nouveau robot-conseiller se distingue de la concurrence. " Nous sommes le premier et le seul prestataire à nous concentrer exclusivement sur le segment B2B», souligne le responsable à Finanz-Szene. Il s’agit d’un outil en marque blanche et la dénomination «WeAdvise» ne sera pas connue des clients finaux. Le nouvel s’adresse en priorité aux gestionnaires d’actifs, aux banques et aux assureurs.
Selon le Handelsblatt, Société Générale serait favorite pour la reprise de la division EMC (« Equities, Markets and Commodities ») de Commerzbank qui héberge notamment les activités de marché, ainsi que les fonds indiciels et ETF, rapporte le quotidien Les Echos. A en croire le quotidien allemand, les deux banques seraient même entrées en négociations exclusives, la Société Générale ayant fait une offre supérieure à celle de Goldman Sachs. A ce stade, des détails resteraient encore à régler et plusieurs semaines pourraient donc s’écouler avant l’annonce d’une transaction. Ni Commerzbank ni Société Générale n’ont souhaité faire de commentaire.
Le groupe Tikehau Capital a annoncé, ce 14 mars, prendre part à l’introduction en Bourse de DWS, l’unité de gestion d’actifs de Deutsche Bank, avec un ordre de 250 millions d’euros valable dans la fourchette de 30 à 36 euros par action annoncé le 11 mars 2018. « Tikehau a entamé des discussions avec DWS concernant des domaines de coopération potentiels, incluant notamment la distribution de produits de gestion alternative », ajoute la société de gestion française. « Nous avons identifié des domaines notables de coopération mutuelle et de complémentarités et nous sommes impatients de travailler ensemble à la mise en œuvre de nos stratégies de croissance respectives », a indiqué Antoine Flamarion, co-fondateur de Tikehau Capital, cité dans un communiqué.
Les professionnels des services et activités d’investissement patinent pour adopter des règles complexes, pour l’essentiel liées à la communication de données.
« Ostrum », un nom qui « par sa consonance latine, rend hommage aux racines européennes de la société, et par sa signification, ‘de couleur violette’, affirme avec force son appartenance à Natixis et au Groupe BPCE ». Tel est le vœu de NAM (Natixis Asset Management), qui par souci d’« architecture de marque plus lisible » au sein de la galaxie NGAM (pardon, NIM depuis fin 2017), devient Ostrum AM. Patatras ! Alors que cette nouvelle identité dévoilée le 7 mars doit aider l’asset manager à « porter de nouvelles ambitions », l’UFC-Que Choisir est venue ce même jour ternir l’éclat de la manœuvre. En annonçant engager une action de groupe devant le TGI de Paris pour indemnisation des victimes dans l’affaire des « frais cachés » de fonds à formule.
MIF 2 imposant une stricte séparation du financement de la recherche et de l’exécution, une société de gestion avait, comme d’autres, décidé de se passer de certains fournisseurs de recherche. Début janvier, sa direction générale reçoit l’appel de l’un des brokers déçus, surpris d’être évincé. Elle convoque ses gérants, en débat avec eux pour aboutir à la même conclusion sur la moindre utilité du prestataire. Celui-ci la rappelle une semaine plus tard pour se voir à nouveau confirmer les raisons de sa non-sélection. Résultat : les deux appels téléphoniques du broker seront… facturés au gestionnaire comme des « calls analystes » !
Libérer. Renforcer la gestion du risque de liquidité des fonds d’investissement. Le rapport publié par l’OICV le 1er février 2018 qui complète les standards édictés en 2013 sur le sujet, a fait l’objet d’une mise à jour réglementaire par l’AMF (Autorité des marchés financiers). L’Autorité qui avait déjà autorisé l’application de rachats (gates) en 2017, introduit ici de nouvelles modifications comme la possibilité pour les gérants d’appliquer des préavis de souscription et/ou de rachat, le remboursement « en nature » (in kind), autrement dit en actifs du portefeuille et la fermeture des souscriptions de façon partielle ou totale (soft ou hard close). Ces dispositifs entreront en vigueur d’ici à quelques semaines et s’appliqueront aux fonds de droits français.
Côté pile, voici David Solomon (à droite sur la photo), costume gris de rigueur, en grande conversation avec Dan Schulman, le PDG de PayPal. Côté face, le coprésident de Goldman Sachs joue les « DJ » sous le pseudonyme de D-Sol. Le voilà désormais appelé à mixer les platines dans la plus puissante banque américaine, le départ de l’autre coprésident, Harvey Schwartz, lui laissant désormais le champ libre pour succéder à Lloyd Blankfein à la direction générale. Avec lui, la firme de Wall Street bascule dans une nouvelle ère à un moment où elle rééquilibre ses revenus vers le financement et la gestion d’actifs (lire aussi page 6). Elle sacrera en effet un banquier d’affaires et non un pur trader, même si D-Sol a aussi traîné ses guêtres dans la salle des marchés.
Gagner sur les deux tableaux. La Banque de France est passée maître en la matière. L’an dernier, elle a acheté 151 milliards d’euros de titres souverains et accru son bilan de 200 milliards à 1.054 milliards. Plus le bilan est gros, plus les banques ramènent de liquidités à la facilité de dépôt de la BdF. Elle actionne donc deux fois le tiroir-caisse, une fois avec les coupons des OAT, une autre avec les dépôts au taux négatif de -0,40 %. Mais Bercy veille au retour d’une partie du grain en raflant 5 des 8,2 milliards de bénéfice de la banque au titre de l’impôt et des dividendes.
Sans rancune, les amis. Pierre Moscovici n’en démord pas : la sortie de la Commission européenne contre 7 pays accusés de pratiquer « l’optimisation fiscale agressive » (Belgique, Chypre, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Malte et Pays-Bas) était justifiée. « Le but n’est pas de nommer et de faire honte (‘naming and shaming’) à des Etats individuels, mais de développer une base factuelle pour discuter de façon ouverte », a-t-il expliqué dans une lettre envoyée aux sept Etats, et obtenue par L’Agefi. Reste à voir si l’argumentation sera du goût du ministre des Finances luxembourgois, qui n’avait pas apprécié l’accusation de la Commission.
La filiale de gestion d’actifs est prête à faire entrer dès cette année un allié dans son tour de table à hauteur de 10% à 20%, pour consolider le secteur.
Le groupe de gestion d’actifs français va investir 250 millions d’euros pour prendre une participation de l’ordre de 3% dans la filiale de Deutsche Bank.
Le régulateur américain des marchés financiers, la Securities and Exchange Commission (SEC), a envoyé des questionnaires à plusieurs gérants de fonds alternatifs misant sur les cryptomonnaies, rapportait hier l’agence Bloomberg. La SEC souhaite notamment en savoir plus sur la manière dont les gérants valorisent et sécurisent leurs investissements en crypto-actifs. D’après Au_tonomous Research, il existe environ 220 hedge funds centrés sur les cryptomonnaies, qui gèrent au total au moins 3,5 milliards de dollars.
A la veille de la convention annuelle de l'Anacofi, son président David Charlet a publié un édito pour présenter les résultats de l'association et rappeler les problématiques qui seront évoquées lors de ce rassemblement.
Prudential a annoncé mercredi son intention de séparer du groupe son activité de gestion d’actifs et d’épargne au Royaume-Uni et en Europe, M&G Prudential. Cela se traduira par la coexistence future de deux sociétés cotées, « avec chacune ses perspectives d’investissement distinctes ».
Doter l’Union européenne d’un budget climat, charger la Banque européenne d’investissement (BEI) de financer des projets pour la transition énergétique ou encore aider massivement les pays d’Afrique : telles sont les propositions du «Pacte finance-climat» européen, présenté jeudi à Paris à l’Unesco. Le projet est porté entre autres par le climatologue Jean Jouzel et l'économiste Pierre Larrouturou. «L’Europe a besoin de montrer qu’on peut lutter de manière radicale pour sauver le climat», au moment où les Etats-Unis se retirent de l’Accord de Paris sur le climat, a expliqué à l’AFP Pierre Larrouturou. «Il faut un nouveau projet à l’Union européenne, qui redonne du sens à l’aventure», a-t-il poursuivi. Ce plan prévoit de transformer la BEI en Banque de développement durable, «chargée de fournir aux Etats membres des financements à taux zéro qui seront intégralement utilisés pour la transition énergétique», selon la présentation. «Chaque Etat aurait un ‘droit de tirage’ annuel correspondant à 2 % de son PIB», est-il précisé. Ceci permettrait par exemple d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments de manière massive, alors que ce secteur est le plus consommateur d'énergie en France devant les transports, a expliqué l'économiste. Ce pacte, qui serait mis en oeuvre dès 2020, propose de «créer un vrai budget climat au niveau européen, doté de 100 milliards d’euros chaque année» et d’"augmenter très nettement l’aide aux pays d’Afrique et du pourtour méditerranéen (40 milliards d’euros de dons chaque année) ou encore d’"investir massivement dans la recherche». Les ressources nécessaires seraient trouvées via «une contribution climat de 5 %» sur les bénéfices des entreprises non réinvestis, la taxe sur les transactions financières et la taxe sur le CO2. Le collectif qui défend ce projet veut profiter des «consultations citoyennes» sur l’avenir de l’Europe voulues par Emmanuel Macron, qui seront lancées à la mi-avril en France, pour le faire connaître du grand public. Il espère pouvoir en faire de même dans les autres pays de l’Union européenne où se tiendront des consultations similaires entre avril et octobre. Parmi les signataires du pacte, figurent notamment l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, des économistes (James Galbraith, Tim Jackson, Alain Granjean), ou encore le patron de la Confédération européenne des syndicats Rudy de Leeuw.
Dans une position publiée mercredi, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) précisent la qualification juridique des activités de conseil dit de « haut de bilan » (cession/transmission/acquisition d’entreprise, croissance externe, ouverture du capital ou levée de fonds…), alors que ces prestations sont aussi bien fournies par des professionnels non régulés que par des acteurs régulés tels que les prestataires de services d’investissement (PSI) ou encore des professions réglementées du droit et du chiffre (avocats, notaires ou experts-comptables).