«Un gestionnaire d’actifs doit avoir une personnalité, il doit représenter quelque chose», a déclaré Axel Schwarzer, qui dirige les activités d’asset management chez Vontobel, au quotidien financier allemand Börsen-Zeitung. De son point de vue, il existe dans le secteur de la gestion d’actifs une zone grise de signatures qui font tout sans vraiment faire quoi que soit de façon satisfaisante. Les gestionnaires actifs, qui se contentent de suivre l’indice de référence, n’ont pas fait leur travail, souligne le responsable. Malgré la croissance des ETF, qui devrait se poursuivre, il y a encore assez de place pour les gestionnaires actifs. Mais seuls les acteurs qui arrivent à convaincre avec des produits gérés activement devraient enregistrer des entrées de capitaux, estime-t-il.
En difficulté depuis cet été, le hedge fund suisse GAM aurait entamé des discussions informelles avec des acquéreurs potentiels, selon une information de Bloomberg reprise par Les Echos. La société pourrait intéresser des sociétés de gestion d’actifs italiennes ou françaises ainsi que les activités de gestion de fortune des banques. Le gérant suisse a subi d’importants retraits ces derniers mois. Après avoir émis un avertissement sur résultats mi-juillet en raison de performances décevantes, GAM avait suspendu son gérant Tim Haywood, soupçonné d’infractions au code de conduite interne, provoquant un exode des investisseurs et une chute brutale du titre en Bourse.
La société de gestion indépendante Vatel Capital, spécialiste de l’investissement dans les PME cotées et non cotées, a annoncé, hier, l’arrivée au sein de ses effectifs de Jean-Michel Ycre en qualité de directeur d’investissement et Benoît Gueguen au poste de chargé d’affaires.Jean-Michel Ycre, 44 ans, compte 17 ans d’expérience sur les marchés financiers et le conseil. En septembre 2001, il intègre le pôle gestion de fortune du Crédit Lyonnais, où il contribue à la mise en place de l’activité de gestion conseillée, puis gère des portefeuilles actions de clients discrétionnaires. Après un passage en vente institutionnelle chez Crédit Agricole Asset Management, il rejoint en janvier 2006 MEGA International où il réalise et supervise des missions de conseil en organisation et architecture d’entreprise, en France et en Europe. A partir de 2011, il poursuit cette activité au sein de Crédit Agricole Assurances. Après avoir obtenu un Mastère Big Data – Gestion et Analyse des Données Massives à Telecom Paris Tech, il rejoint Vatel Capital.Pour sa part, Benoît Gueguen, 29 ans, a débuté sa carrière en tant qu’assistant gérant au sein de la société de gestion Quantology Capital Management en 2016. Diplômé d’un Master Trading, Finance et Négoce international et Gestion d’Actifs de l’ESLSCA, il est également titulaire d’une certification en Finance d’entreprise d’HEC, du nivea 1 du CAIA (Chartered Alternative Investment Analyst) et suit actuellement un MBA Comptabilité et Finance d’entreprise.
Chahine Capital, société de gestion spécialisée dans la gestion momentum quantitative, a annoncé, ce 10 octobre, le lancement du Digital Stars EuroFlex, un nouveau fonds actions européennes flexible. La société dispose désormais de six fonds en gestion. Le Digital Stars EuroFlex a pour sous-jacent le fonds Digital Stars Europe Ex-UK et intègre en complément un moteur de couverture dynamique flexible 0-100% systématique, explique le gestionnaire dans un communiqué. « Les détenteurs de parts de Digital Stars EuroFlex profitent ainsi des capacités de surperformance de Digital Stars Europe Ex-UK et d’une couverture dynamique, calculée chaque mois, selon toute éventuelle perte du fonds sur un an glissant, ajoute Chahine Capital. La couverture s’effectue par l’utilisation de futures listés sur indices actions. »La gestion du fonds est assurée par Aymar de Léotoing. Selon Chahine Capital, ce nouveau produits présente « un profil particulièrement adapté aux besoins des family offices, des banques privées, des conseillers en gestion de patrimoine ou des investisseurs particuliers ».Le lancement de Digital Stars EuroFlex s’accompagne également de la création du fonds Digital Stars Eurozone, un fonds comparable à Digital Stars Europe – à savoir un fonds actions toutes capitalisations investi sur l’Union européenne, la Norvège et la Suisse – à la différence qu’il est exclusivement investi en valeurs de la zone euro.
Dominique Dorlipo a décidé de quitter ses fonctions de Président de Russell Investments France pour poursuivre un nouveau challenge personnel, probablement dans la gestion d’actifs, a appris NewsManagers. Son départ effectif est prévu pour le 7 novembre prochain. Il a passé 22 ans au sein du groupe Russell Investments. Ses fonctions de président seront assurés par intérim par Joe Linhares, responsable EMEA. Michael Sfez, actuel directeur général, dirigera désormais l’ensemble de l’activité en France. Le groupe prévoit rapidement le recrutement d’un directeur à Paris pour soutenir l’effort commercial et servir ses clients. «Nous travaillons actuellement avec l’AMF pour évaluer la bonne structure de gouvernance future», a précisé Michael Sfez à NewsManagers. Russell Investments célèbrera 25 ans de présence en France l’année prochaine et a, selon Michael Sfez, «clairement des ambitions fortes sur le marché institutionnel et de la distribution en France». Après 25 ans de présence, le groupe dispose d’une présence sur l’ensemble des canaux d’investissement (retraite complémentaire, épargne retraite, assurance, banques, CGPI,…). Russell Investments gère 11 milliards d’euros pour le compte de clients Français (2,7 milliards d’encours sous gestion, €700 millions d’encours conseillés et 8.6 milliards en stratégies overlay) dont plus de 1 milliard au sein de la société gestion locale, agréée en 2012.Russell Investments France se positionne comme un leader en solutions multi-actifs et services d’investissement (gestion de transition, overlay, etc…).
Amundi a recruté Kaspar Elmgreen, en provenance de Nordea Asset Management, en qualité de responsable des actions, rapporte Financial News qui cite deux sources proches du dossier. Il remplace ainsi Diego Franzin qui a récemment quitté la société de gestion. Kasper Elmgreen était jusque-là responsable des actions fondamentales au sein de Nordea Asset Management (Nordea AM). Il avait intégré Nordea AM en 2014 en provenance de BankInvest Asset Management, une société de gestion indépendante danoise où il avait officié en tant que responsable des actions.
En dépit d’un été calme, il s’est investi 12,8 milliards d’euros en immobilier de bureaux francilien de janvier à septembre 2018, indique Immostat. Soit une hausse de 33 % par rapport à la même période de 2017. Sur la base d’un volume de 10 milliards en France au quatrième trimestre, les investissements dans l’Hexagone « devraient dépasser les 25 milliards » pour Knight Frank, voire « s’approcher des 30 milliards », selon CBRE, pour qui l’immobilier de bureaux dans Paris Centre Ouest pourrait atteindre « le record du siècle ».
Outre-Manche, les « Brexiters » ne sont pas de fins diplomates. Manifestement, les nerfs du secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, Jeremy Hunt (photo), le lâchent à l’approche de l’échéance du 29 mars prochain. Il n’a pas trouvé mieux que d’assimiler le comportement de l’Union européenne dans les négociations du Brexit aux agissements de l’Union soviétique des pires heures. Ayant passé une partie de son existence dans le bloc soviétique, Donald Tusk, le président du Conseil européen, a jugé la comparaison insultante. Polonais et libéral, Donald Tusk passe aussi pour être un allié du Royaume-Uni au sein de l’UE. Jeremy Hunt a perdu une occasion de se taire.
Les échanges internationaux de services ne sont pas un problème pour Donald Trump. Et pour cause. Les Etats-Unis exportent plus de 70 milliards de dollars de services chaque mois et en importent de l’ordre de 45 milliards. Heureusement, car la Maison-Blanche aurait dû interdire la retransmission de la Coupe du monde de football. Le poste « propriété intellectuelle » de la balance commerciale a enregistré des importations supplémentaires de 600 millions de dollars en juin et juillet, des charges temporaires pour obtenir les droits de retransmission de la Coupe du monde de football, explique le BEA (Bureau of Economics Analysis).
Flotte. Après plusieurs années maussades, le transport maritime de marchandises se porte bien et la bataille tarifaire sur les échanges commerciaux que se livrent les Etats-Unis et la Chine ne devrait pas avoir de conséquences majeures sur les volumes d’échanges, à en croire les prévisions de la Cnuced. Le trafic maritime s’est accru de 4 % en 2017 et une croissance similaire est attendue pour l’année en cours, indique la Cnuced qui table sur une croissance annuelle moyenne de 3,8 % du transport par mer jusqu’en 2023. Ces prévisions sont susceptibles d’être remises en cause en cas d’escalade protectionniste, souligne l’organisation. La croissance du trafic est tirée par le transport de conteneurs et les vraquiers (vrac sec de matières premières). Les volumes transportés par tanker sont, en revanche, en recul. Le pavillon allemand est le principal transporteur par conteneurs avec une part de marché de 20 %. Les chantiers navals de Chine, du Japon et de la Corée réalisent 90 % de la production mondiale neuve de bateaux. Les chantiers de démolition se situent au Bangladesh, au Pakistan et en Inde.
Ciblée. La société de conseil Mercer (MMC) et le fournisseur de données et de recherche Morningstar se sont alliés pour proposer aux investisseurs une plate-forme digitale de données sur la gestion institutionnelle, des analyses de performances et de la recherche qualitative. Ce rapprochement combinera la recherche ciblée de Mercer (6.000 sociétés de gestion, 32.000 stratégies) avec la recherche indépendante de Morningstar et ses bases de données sur quelque 252.000 fonds ouverts et ETF (exchange-trade funds), plus les comptes gérés et indices. Il permettra d’offrir une vision élargie des coûts et des opportunités avant les décisions d’investissement.
Adjugée, adjugée… disparue. A peine vendue 1 million de livres aux enchères chez Sotheby’s à Londres, la Fille au ballon de Banksy s’est auto-détruite grâce à un mécanisme que le facétieux artiste avait ingénieusement dissimulé dans son cadre. Le « graffeur » de Bristol s’est fait une spécialité de ces canulars qui moquent le snobisme d’un marché de l’art contemporain toujours prompt à s’enflammer pour les fausses valeurs. A ceci près que sa dernière trouvaille, en changeant la nature du tableau et en l’immortalisant, en accroît sans doute le prix, posant la question d’une éventuelle complicité de la maison de vente. En matière d’œuvres devenues performances, Banksy suit les traces de nombreux devanciers, comme Piero Manzoni, dont certaines des boîtes « produites » en 1961 laissent aujourd’hui échapper leur contenu.
La gestion d’actifs ne vaut plus rien. L’américain Fidelity l’a clamé à la face du monde en lançant cet été des fonds indiciels cotés totalement gratuits pour contrer les géants des ETF aux Etats-Unis. Pourtant, ce grand nom de la gestion fondamentale n’annonce pas la fin du métier. Tout au plus celle d’un âge d’or qui voyait une industrie dégager de trop confortables marges sans toujours fournir à ses clients des performances d’égale ampleur (lire le Dossier, page 20).
L'économie américaine devrait croître de 4,2% en rythme annualisé au troisième trimestre 2018, au vu des derniers indicateurs sur les prix à la production et les stocks des grossistes du mois d’août, montrait hier le modèle de prévision GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation se compare à une précédente projection de 4,1%, en date du 5 octobre.
Un nombre record d’entreprises ont été visées jusqu’ici cette année par des fonds activistes, qui parviennent de plus en plus souvent à obtenir des sièges dans les conseils d’administration, selon une étude trimestrielle mondiale de la banque Lazard. Les investisseurs activistes ont ciblé 174 entreprises au cours des trois premiers trimestres de 2018, contre 169 pour 2017. Sur les neuf premiers mois de l’année, les nouvelles positions prises par les fonds activistes sont en augmentation de 26% par rapport à la même période de 2017, et ont nécessité le déploiement de 53,8 milliards de dollars, un niveau en phase avec ceux de l’an dernier. Le hedge fund Elliott, le plus actif, représente quelque 10% de l’activité des trois premiers trimestres, avec 19 campagnes lancées. L'étude reflète aussi un engagement croissant des gestionnaires d’actifs traditionnels : de plus en plus d’institutionnels plaident eux-mêmes pour un changement stratégique.
Sérieux coup de froid pour les fonds actions françaises. Au cours de la période d’un an se terminant au 30 juin 2018, 90% des fonds d’actions françaises gérés activement ont en effet sous-performé l’indice S&P France BMI, selon l’étude comparative bi-annuelle des indices S&P par rapport aux fonds actifs (SPIVA) Europe. A plus long terme, les résultats ne sont guère plus brillants. De fait, sur les horizons de temps de cinq et dix ans, le pourcentage est ainsi de 74% et de 83%, selon cette étude.Sur la période sous revu, les fonds actifs investissant en actions françaises ont réalisé un rendement moyen pondéré par les actifs de 5% inférieur à l’indice S&P France BMI sur un an et de 1,6% inférieur à l’annualisé sur dix ans. Le rendement moyen pondéré par les actifs indique la performance d’un investisseur moyen et atténue l’influence des fonds de plus petite taille, note un communiqué.Dans les autres zones du monde, les résultats ne sont guère encourageants. Ainsi, 59% des fonds d’actions paneuropéennes gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P Europe 350. « Ce nombre passe à 74% et à 87% sur un horizon de temps de cinq et dix ans », note l’étude.Par ailleurs, 70% des fonds d’actions américaines gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P 500 au cours de la période d’un an. Un chiffre qui passe à 92% et à 98% sur les horizons de temps de cinq et dix ans.Le constat est plus sévère encore pour les fonds d’actions mondiales puisque 82% de ces fonds gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P Global 1200 au cours de la période d’un an. Ce chiffre augmente sur une période de cinq et dix ans passant à 96% et à 99% respectivement.Enfin, 81% des fonds d’actions des marchés émergents gérés activement libellés en euros ont sous-performé l’indice S&P / IFCI. Un chiffre qui s’élève à 99% sur l’horizon de temps de dix ans.