Le conseil de surveillance de la Deutsche Bank proposera à l’assemblée générale du 18 mai prochain l'élection de deux nouveaux membres. Alexander Schütz, créateur et président du directoire de la société de gestion C-Quadrat, basée à Vienne en Autriche, a été pressenti pour rejoindre le conseil de surveillance de la Deutsche Bank, selon un communiqué publié ce 16 mars. Il remplacera Klaus Rüdiger Trützschler, qui arrive au terme de son mandat. C-Quadrat gère notamment la participation de Deutsche Bank dans le groupe chinois HNA. Alexander Schütz sera d’abord élu pour un mandat d’un an avant d'être nommé pour le mandat habituel de cinq ans.Gerhard Eschelbeck, responsable de la sécurité informatique chez Google, sera également proposé en remplacement de Peter Löscher, qui arrive au terme de son mandat et qui ne souhaite pas se représenter. Le président en exercice du conseil, Paul Achleitner, a été nommé pour un nouveau mandat de cinq ans. Si l’assemblée générale approuve cette nomination, Paul Achleitner devrait être à nouveau élu à la présidence du conseil.
Apax Partners MidMarket a annoncé ce 16 mars la levée de 1 milliard d’euros pour son neuvième fonds, Apax France IX. Apax France IX a été souscrit par un grand nombre d’investisseurs historiques et par une vingtaine de nouveaux investisseurs. Les capitaux levés auprès notamment de fonds de pension, de fonds de fonds, d’assureurs et de family offices sont à 20% en provenance d’Amérique du Nord, 31% d’Europe et 49% de France. La stratégie d’investissement d’Apax France IX est identique à celle des fonds précédents. Elle est axée sur des PME et ETI françaises et européennes en forte croissance et valorisées jusqu’à 500 millions d’euros dans les quatre secteurs de spécialisation d’Apax Partners : TMT, Distribution & Biens de Consommations, Santé et Services. Les capitaux levés seront gérés par une équipe de 22 professionnels et investis au sein des marchés cibles que sont la France, le Benelux et la Suisse.Apax France IX est déjà investi à hauteur de 23% dans trois investissements : InfoVista, un des principaux fournisseurs de solutions logicielles pour la gestion de la performance des réseaux à travers le monde, Sandaya, un groupe d’hôtellerie de plein air qui gère des campings 4 et 5 étoiles en France et en Espagne, et Marlink, le leader mondial des services de communications mobiles par satellite. Les investisseurs du fonds Apax France IX ont par ailleurs co-investi 190 millions d’euros dans ces trois opérations.
Steve A. Cohen cherche à automatiser les décisions de ses meilleurs gérants, relate Bloomberg. Sa société, Point 72 Asset Management, qui gère sa fortune de 11 milliards de dollars, analyse les données de ses gérants et teste des modèles qui répliquent leurs transactions, selon des sources proches du dossier. Jugeant que le secteur manque de talent, Steve Cohen a démarré le projet l’année dernière. En utilisant les recommandations des analystes comme point d’entrée, Point 72 AM examine l’ADN des transactions : la taille des positions, le niveau de risque et de levier, et si un investissement est couvert ou non. Le timing des transactions est aussi étudié, ainsi que l’évaluation des cours et de la liquidité du marché, ainsi que la duration des positions. Le modèle va identifier des motifs et des relations basés sur ces analyses et cherchera à répliquer les paris.
Element Capital Management, la société de hedge funds dirigée par Jeffrey Talpins, a levé 2 milliards de dollars en deux semaines, preuve de l’intérêt croissant des investisseurs pour les hedge funds qui se concentrent sur les événements macro-économiques, rapporte Bloomberg. Ces capitaux portent les encours sous gestion de la société à 12 milliards de dollars, selon une source proche du dossier. Element a rouvert son fonds macro aux investisseurs le 1er mars et a dû refuser des demandes de souscriptions après avoir atteint son objectif le 15 mars. La plupart des engagements sont venus de clients existants. Element, qui compte moins de 40 investisseurs, fait partie des hedge funds les plus recherchés. L’an passé, il a gagné 19,4 %, après avoir augmenté de 23 % en 2015.
Les autorités chinoises sont en négociation avec l’Arabie saoudite à propos d’une participation éventuelle du fonds souverain CIC (China Investment Corp) et de sa compagnie pétrolière CNPC (China National Petroleum Corp) à l’introduction en Bourse du géant pétrolier Aramco, ont indiqué à Bloomberg des personnes proches de l’opération. Le fonds souverain chinois serait le principal investisseur dans le cadre de l’introduction en Bourse à laquelle la CNPC pourrait également participer. Aucun accord n’aurait encore été formellement conclu, indiquent les sources.
L’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC ou CPPIB en anglais), le fonds souverain GIC et The Scion Group LLC (Scion) ont annoncé le 16 mars que leur coentreprise dans le secteur des logements étudiants, Scion Student Communities LP, a acquis trois portefeuilles de logements étudiants pour environ 1,6 milliard de dollars américains. Dans le détail, les transactions réalisées comprennent l’ acquisition de six propriétés de catégorie A situées principalement dans le sud des États-Unis pour 385 millions de dollars américains, l’acquisition de 11 propriétés de catégorie A situées dans des marchés universitaires de premier plan aux États-Unis pour 640 millions de dollars américains et enfin, recapitalisation de 12 communautés dont Scion a hérité qui sont gérées par Scion et situées dans des marchés universitaires de premier plan aux États-Unis pour 550 millions de dollars américains.Depuis sa création en janvier 2016, la coentreprise a effectué des investissements de 2,9 milliards de dollars américains, dont l’acquisition précédemment annoncée d’University House Communities Group et de ses 19 propriétés pour 1,3 milliard en juin 2016. La coentreprise a investi plus de 1 milliard de dollars américains en capitaux propres. L’OIRPC et GIC détiennent chacun une participation de 45 % dans les trois portefeuilles et Scion possède la participation de 10 % restante.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } Assets under management at the British asset management firm Miton have topped GBP3bn, with a total of GBP3.1bn as of the end of February, the firm announced on 15 March at a release of its annual results. As of the end of December 2016, assets totalled GBP2.9bn, compared with GBP2.7bn one year previously. Miton had to deal with the departure of two key managers in second quarter. Despite significant positive net inflows in first and second quarters, net inflows for the year overall are barely GBP1m. Despite these commercial difficulties, the firm has reported 70% growth in its pre-tax profits, to GBP5.1m.
Assets invested in ETF/ETPs listed in Europe reached a record USD620bn, or about EUR580bn, as of the end of February, compared with USD599bn one month previously, according to the specialist research and consulting firm ETFGI. In the month under review, funds posted net inflows of USD12.4bn, for a 30th consecutive month of subscriptions. In the first 12 month of the year, inflows have far exfeeded USD24bn. ETF/ETPs dedicated to equities attracted USD7.13bn in February, and USD14.60bn in the first two mohths of the year. Bond ETF/ETP products took in USD2.55bn in Febriaru, and USD4.83bn in the first two months of 2017. ETF/ETPs specialised in commodities have posted net inflows of USD1.97bn in February, and over two months, inflows in 2017 total USD3.39bn, nearly identical to last year.The top three providers in February are, in order, iShares, with inflows of USd3.89bn, Lyxor AM (USD2.56bn), and Amundi ETF (USD1.68bn). Over two mohths, the rankings are the same, with USD7.19bn for iShares, USD3.71bn for Lyxor AM, and USD2.40bn for Amundi ETF.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; }a:link { } The asset management firm Sycomore Asset Management, a specialist in sustainable investment, is distributing its impact fund Happy@Work on the German and Austrian markets. Sycomore Happy@Work invests in European companies which assign particular importance to valuing human capital, the primary vector of sustainable development at a business. Stock-picking is performed on the basis of rigorous fundamental analysis paired with ESG analysis with a preponderantly social dimension. The opinions of experts, heads of human resourcs, employees and site visits also feed this analysis. The fund aims for five-year performance higher than the Euro Stoxx TR index. The fund, launched in 2015, has assets far exceeding EUR100m, and returns of more than 19% over one year, compared with 11.53% for the corresponding Morningstar category.
East Capital Explorer AB has announced that Mia Jurke, the Company’s CEO since 2011, has informed the board of directors of her decision to resign from East Capital Explorer. She will remain in her role until the company’s AGM on 15 May, or until a successor is appointed, if sooner. The board will now initiate a recruitment process for a new CEO.East Capital Explorer AB (publ) is a Swedish investment company with a net asset value of EUR 248 million. East Capital Explorer is listed on Nasdaq Stockholm, Mid Cap.
Manulife has been granted an Investment Company Wholly Foreign-Owned Enterprise (WFOE) license. The new company, known as Manulife Investment (Shanghai) Limited Company, is the first financial institution to receive the Investment Company WFOE license, according to a press statement. Stringent requirements must be met in order to qualify for an Investment Company WFOE license compared to other WFOE categories. For example, the financial institution must own a majority stake in an existing entity in China. Manulife met this requirement through its 51% investment in the joint venture company, Manulife-Sinochem Life Insurance Co. Ltd, based in Shanghai. The Investment Company WFOE license will pave the way for Manulife to serve a broader investor base such as small and medium-sized institutions, private banks and independent wealth management platforms. Potential solution offerings can range from traditional equities and fixed income products to private assets strategies, such as timberland, farmland, commercial real estate, etc. Manulife’s investments in China include Manulife-Sinochem Life Insurance Co. Ltd with USD3.2 billion of assets under management (AUM), and Manulife TEDA Fund Management Company Ltd. with an AUM of USD9.8 billion.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 120%; } The Brazilian investment bank BTG Pactual is contesting an adjustment of CHF278m om the acquisition price of BSI in favour of EFG. In a statement to shareholders released overnight between Wednesday and Thursday, BTG explains that it has received notification of the adjustment at a release of the annual results of EFG. “After a detailed analysis of the adjustments proposed and in light of the information available to date, BTG Pactual … challenges this amount and now estimates that the adjustment appropriate on a risk-weighted basis may be CHF95.7m in its favour,” a statement says. The financial group warns that in the absence of an agreement between the parties during the negotiation phase, an independent expert is to be appinted to resolve the difference, according to the terms of the BSI puchase/sales contract/ The sale of the BSI bank was finalised in November last year, for a provisional sale price of CHF1.1bn. The buyer than indicated that the final purchase price remained subject to an audit. On 15 March, the Swiss group reported IFRS net profits of CHF339.3m, boosted by a one-time gain of CHF530.8m due to the acquisition of the Ticino-based bank, “subject to the final adjustment process for the purchase price,” it added. Results at EFG corrected for this effect would show a net loss of about CHF200m.
Les tableaux ci-contre présentent les performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et européennes en février 2017, mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an.
Le graphique ci-joint présente un indicateur de divergence monétaire au sein des grandes économies de la zone euro. Il est calculé à partir de l’étendue (différence entre le maximum et le minimum) des taux courts nominaux prescrits par une règle de Taylor. Cette règle est estimée pour chacun des grands pays de la zone. C’est une règle de conduite de politique monétaire selon laquelle le taux d’intérêt devrait être modulé au cours du cycle en fonction du taux d’intérêt d'équilibre, de l'écart d’inflation à sa cible et d’une mesure de tensions sur le marché du travail.
Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a déclaré hier à Berlin que son pays ne voulait pas de guerre commerciale, adoptant un ton conciliant à la veille du G20 Finance, sur fond de discours aux accents protectionnistes de Donald Trump. «Notre désir est que quand il y a des déséquilibres dans les relations commerciales, alors nous devons nous en occuper», a déclaré l’ancien banquier de Goldmann Sachs. L’absence de positions claires de la part des Etats-Unis sur le libre-échange risque de poser problème lors de la réunion du G20 Finance, a craint le ministre français des Finances Michel Sapin. «Nous n’avons pas aujourd’hui de positions argumentées de la part des Etats-Unis et c’est la principale difficulté dans laquelle nous pouvons être», a-t-il déclaré à l’AFP.
La croissance de l'économie française devrait s'établir à 0,3% au premier trimestre 2017 avant d’accélérer à 0,5% au deuxième, ce qui permettrait à la croissance d’atteindre 1,1% à mi-année, a indiqué l’Insee dans sa note de conjoncture hier. Au quatrième trimestre 2016, le PIB de la France avait crû de 0,4%. L'économie française bénéficiera au premier semestre d’un effet négatif du commerce extérieur sur la croissance moindre qu’en 2016, tandis que les ménages «abaisseraient un peu leur propension à épargner pour lisser les effets du ralentissement du pouvoir d’achat sur leur consommation», souligne l’Insee. L’inflation a accéléré mais devrait se stabiliser à 1,1% en juin, estime l’institut. La consommation des ménages devrait croître de 0,2% au premier trimestre, puis de 0,4% au deuxième trimestre, les élections ayant en général un effet positif. Pour l’emploi, les embauches devraient s'élever à 93.000 au premier semestre, après 118.000 au second semestre 2016, «faisant de nouveau baisser le chômage qui s'établirait à 9,8% mi-2017».
Les actifs des fonds indiciels cotés (Exchange traded funds, ETF) européens ont atteint le niveau record de 620 milliards de dollars (580 milliards d’euros) fin février, contre 599 milliards de dollars un mois auparavant, selon le cabinet de recherche et de conseil spécialisé ETFGI. La croissance des encours des ETF illustre le succès grandissant des instruments de gestion passive, qui consiste à répliquer un indice de référence, par opposition à la gestion active dans laquelle les gérants visent à superformer un indice de référence par la mise en oeuvre de stratégies d’investissement et/ou de sélections de valeurs. Les ETF européens ont bénéficié de 12,4 milliards de dollars d’entrées nettes le mois dernier, enregistrant un trentième mois consécutif de souscription, selon ETFGI.
La Réserve fédérale a annoncé hier l’assouplissement des conditions d’examen des projets de fusion entre banques, ce qui pourrait faciliter les rapprochements entre établissements de petite taille aux Etats-Unis. Une fusion donnant naissance à une institution avec moins de 100 milliards de dollars (93 milliards d’euros) d’actifs n’est plus considérée comme d’importance systémique, a indiqué la banque centrale dans un communiqué. Ce seuil était précédemment de 25 milliards de dollars. La Fed, autorité de tutelle du secteur, a annoncé ce changement en autorisant l’acquisition de Suffolk Bancorp par People’s United Financial. Ensemble, ces deux banques auront des actifs de quelque 43 milliards de dollars. Les fusions entre banques ont été toutefois peu nombreuses depuis la crise financière de 2007-2008 et plusieurs projets de rapprochement ont échoué faute d’avoir pu obtenir le feu vert réglementaire. New York Community Bancorp a ainsi dû renoncer à racheter Astoria Financial et Investors Bancorp n’a pu mener à bien son mariage avec The Bank of Princeton.
Les investissements chinois directs à l'étranger ont fondu de plus de moitié au cours des deux premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2016, a annoncé jeudi le ministère du Commerce : ils ont atteint 92,42 milliards de yuans (12,5 milliards d’euros), soit un recul de 52,8% sur un an. Les entreprises chinoises sont confrontées à la volonté des autorités de tarir les sorties de capitaux. La Chine a renforcé l’an dernier son contrôle des capitaux face aux pressions s’exerçant sur sa devise. Les investisseurs dans le divertissement, les sports et l’immobilier ont particulièrement baissé en janvier et février 2017, les autorités ayant prévenu qu’elles seraient très attentives aux investissements «irrationnels» dans ces secteurs.
Le Trésor américain a pris de nouvelles mesures hier pour éviter un défaut de paiement sur la dette américaine, alors que le plafond d’endettement n’a toujours pas été relevé. Dans une lettre au Congrès, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin indique que l’administration va suspendre sa contribution à plusieurs fonds de retraite et de compensation de fonctionnaires. L’endettement fédéral est désormais limité à 20.000 milliards de dollars jusqu'à ce que le Congrès, qui en a la prérogative, décide de relever ou de suspendre à nouveau le plafond, qui a été réinstauré mercredi à minuit. En 2015, le plafond avait donné lieu à une bataille homérique entre l’administration Obama et le Congrès, à majorité républicaine.
Cinq après la création du fonds de place Emergence, New Alpha va annoncer le lancement d’un nouveau compartiment actions européennes baptisé Emergence Actions II.
La filiale française de l’assureur allemand a témoigné hier de son repositionnement dans le contexte de taux bas et d’incertitudes politiques. Son résultat opérationnel s’est établi à 1,08 milliard d’euros (+6,4%) en 2016 dont 656 millions en vie et santé (+19%) et 424 millions en dommages (-2%). Le résultat net s’est établi à 786 millions (+7,7%) tandis que le chiffre d’affaires est resté stable à 12,31 milliards d’euros. L’assureur s’est repositionné dans l’environnement de taux bas. En vie, le chiffre d’affaires s’est établi à 5,29 milliards d’euros, «en décroissance voulue pour privilégier les activités rentables», a expliqué en conférence de presse Peter Etzenbach, membre du comité exécutif d’Allianz France en charge de la Finance. Allianz France a réorienté sa production vers les unités de compte (UC) : la collecte nette totale a été négative à -1 million d’euros dont +1,5 milliard en UC et -1,51 milliard en fonds euros. Le taux d’UC est stable depuis trois ans à 47%. En outre, «le risque de taux n’est plus notre premier risque financier car nous avons réduit à zéro l’écart de duration au 31 décembre 2016», a souligné Peter Etzenbach. TRANSFORMATION NUMÉRIQUE Allianz France mise donc plutôt sur le segment santé et prévoyance, «moins dépendant du risque de taux», où le chiffre d’affaires a progressé de 4,8% à 2,67 milliards d’euros en 2016. En dommages, la croissance du chiffre d’affaires (+2,1%) a été contrebalancée par la hausse des sinistres dus aux événements naturels et en automobile. Le ratio combiné s’est dégradé en passant de 95,9 à 96,3%, «mais reste meilleur que la moyenne du marché». L’assureur s’adapte aussi à l’incertitude politique. Le scénario d’une élection de Marine le Pen a été «intégré dans notre protection de l’actif, de même que nous avions intégré le risque du Brexit ou les conséquences de l’élection américaine, a expliqué le PDG Jacques Richier. Nos économistes anticipent un impact sur la croissance en 2018 si elle était élue. Or notre métier est d’assurer le PIB». Le groupe surveille l’évolution des écarts de taux et achète moins de dette française car sa trésorerie est négative en euros. Enfin, Allianz France a poursuivi sa transformation numérique en digitalisant ses offres en automobile et en emprunteur. Il teste des chatbots et des robo-advisors et forme son réseau d’agents salariés à la gestion de fortune. Depuis cinq ans, il réduit sa masse salariale d’environ 1,5% annuellement en ne remplaçant qu’un départ sur deux, une tendance qui devrait se poursuivre dans les cinq ans à venir.
La banque centrale de Finlande a relevé sa prévision de croissance économique pour les années à venir. La banque centrale prédit un redressement des exportations et des investissements et juge que le moral des consommateurs est élevé. Elle prévoit une croissance du PIB de 1,6% cette année et de 1,8% en 2018 alors que ses précédentes prévisions étaient respectivement de 1,3% et 1,2%. «La croissance va rester modérée mais il y a désormais plus d'éléments pour la soutenir qu’auparavant», juge-t-elle dans un communiqué. Le PIB de ce pays de la zone euro n’a toujours pas retrouvé ses niveaux antérieurs à la crise financière de 2008, ses exportations ayant été pénalisées par les déboires du fabricant de téléphones Nokia et par la récession en Russie voisine.
La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé sa politique monétaire inchangée, mais contrairement à ce qui était attendu, ce vote n’a pas été unanime pour la première fois depuis le mois de juillet, signe que les divisions pourraient s’accentuer. La livre sterling a gagné un demi-point de pourcentage face au dollar après ces annonces et a atteint son plus haut niveau depuis deux semaines, tandis que le prix des obligations souveraines britanniques a baissé face au risque que d’autres membres du MPC vote bientôt en faveur d’une hausse de taux.
La banque centrale de Turquie a relevé de 75 points de base son taux de prêt marginal, tout en laissant inchangés les autres taux directeurs dans le cadre de sa politique monétaire, avant le référendum sur le projet de réforme constitutionnelle du président Erdogan prévu le 16 avril. Cette décision d’augmenter son taux de refinancement au jour le jour à la clôture (late liquidity window) intervient au lendemain de l’annonce par la Réserve fédérale américaine du relèvement d’un quart de point de son principal taux d’intérêt.
A l’occasion de la publication de ses résultats portant sur son premier semestre clos au 31 décembre, le gestionnaire d’actifs britannique Brooks Macdonald a annoncé une croissance de 1 milliard de livres, ou 12,4%, de ses encours en l’espace de six mois. Au 31 décembre 2016, ses actifs sous gestion s’établissent à 9,33 milliards de livres contre 8,3 milliards de livres à fin juin 2016 et 7,13 milliards de livres à fin décembre 2015. Durant la période sous revue, la société de gestion a enregistré une collecte nette de 332 millions de livres. Elle a également bénéficié d’un effet marché positif à hauteur de 697 millions de livres.A l’issue de son premier semestre fiscal, Brooks Macdonald a dégagé 45,34 millions de livres de revenus, en progression de 17% sur un an. Son bénéfice avant impôt ressort à 8,16 millions de livres, en hausse de 49% en l’espace d’un an.
Dans une tribune libre publiée par Financial News, Martin Gilbert, le CEO d’Aberdeen, revient sur sa décision de fusionner sa société avec Standard Life. Pour lui, cette opération est à la fois offensive et défensive. « Le secteur se polarise avec des boutiques d’un côté et de gros fournisseurs multi-services de l’autre », explique-t-il. Selon lui, « le secteur de la gestion d’actifs fait face à une période sans précédent de bouleversement et de concentration. Rester immobile n’est pas une option. Ceux qui réussissent sont ceux qui accueillent le changement et se positionnent pour faire face aux besoins en pleine évolution des clients ».
Pictet Asset Management a décidé de limiter l’accès à son fonds thématique dédié à la robotique dont les actifs sous gestion approchent la barre des 3 milliards d’euros, rapporte le site spécialisé Citywire. Le fonds Pictet-Robotics, lancé en juillet 2015, affichait au 13 mars des encours de 2,9 milliards d’euros. La décision de la société de gestion est effective depuis le 9 mars.
Le groupe suisse EFG International a bouclé l’exercice 2016 sur un résultat net de 339,3 millions de francs suisses, gonflé par un gain exceptionnel de 530,8 millions de francs lié à l’acquisition à de très bonnes conditions de la banque tessinoise BSI, sous réserve du processus d’ajustement final du prix d’achat, a annoncé ce 15 mars la banque privée. Hors acquisition de BSI, le résultat net sous-jacent, c’est-à-dire ajusté de l’impact d'éléments exceptionnels, ressort à 82,3 millions de francs contre 91,1 millions en 2015, soit un recul de près de 10% d’une année sur l’autre.L’exercice 2016 a ainsi été marqué par l’acquisition de BSI au brésilien BTG Pactual, dont l’intégration dans les comptes d’EFG remonte au 1er novembre, après la finalisation de la transaction. «Tout en nous attachant à finaliser la transaction et à faire progresser le processus d’intégration, nous sommes parvenus à préserver notre rentabilité sous-jacente dans un environnement de marché difficile, notamment grâce à l’exécution rigoureuse de notre programme de réduction des coûts», s’est félicité le directeur général (CEO) d’EFG, Joachim Straehle, cité dans un communiqué. Les charges d’exploitation sous-jacentes ont enflé de 9,5% pour s'établir à 643,7 millions de francs, même si celles d’EFG, en tant qu’entité individuelle, ont légèrement baissé. Le coefficient d’exploitation de l’entité fusionnée ressort à 83,8%, celui d’EFG pris séparément s’améliorant à 82,7% en 2016.Les actifs sous gestion générateurs de revenus du groupe post-acquisition s'élevaient fin décembre à 144,5 milliards de francs contre 83,3 milliards de francs un an plus tôt, avant la fusion. En termes de flux, l’exercice se solde par des sorties nettes de 0,5 milliard de francs pour EFG hors acquisition après une collecte de 2,4 milliards de francs l’année précédente. Les encours d’EFG passent ainsi de 83,3 milliards de francs il y a un an à 82,2 milliards de francs à fin décembre 2016. En prenant en compte BSI, l’année se termine sur des sorties nettes de 5,4 milliards de francs. Les encours de BSI s'élevaient fin 2016 à 62,3 milliards de francs contre 67 milliards de francs à fin octobre 2016, juste avant l’intégration de BSI.Pour l’exercice en cours, la direction d’EFG indique vouloir mettre l’accent sur l’intégration de BSI, «tout en stabilisant l’entreprise acquise et en lui insufflant un nouvel élan», sans plus de précisions. Une fois le processus achevé, le groupe bancaire fusionné compte «exploiter l’important potentiel d'économies d'échelle» et «générer une croissance durable».