Flotte. Après plusieurs années maussades, le transport maritime de marchandises se porte bien et la bataille tarifaire sur les échanges commerciaux que se livrent les Etats-Unis et la Chine ne devrait pas avoir de conséquences majeures sur les volumes d’échanges, à en croire les prévisions de la Cnuced. Le trafic maritime s’est accru de 4 % en 2017 et une croissance similaire est attendue pour l’année en cours, indique la Cnuced qui table sur une croissance annuelle moyenne de 3,8 % du transport par mer jusqu’en 2023. Ces prévisions sont susceptibles d’être remises en cause en cas d’escalade protectionniste, souligne l’organisation. La croissance du trafic est tirée par le transport de conteneurs et les vraquiers (vrac sec de matières premières). Les volumes transportés par tanker sont, en revanche, en recul. Le pavillon allemand est le principal transporteur par conteneurs avec une part de marché de 20 %. Les chantiers navals de Chine, du Japon et de la Corée réalisent 90 % de la production mondiale neuve de bateaux. Les chantiers de démolition se situent au Bangladesh, au Pakistan et en Inde.
Adjugée, adjugée… disparue. A peine vendue 1 million de livres aux enchères chez Sotheby’s à Londres, la Fille au ballon de Banksy s’est auto-détruite grâce à un mécanisme que le facétieux artiste avait ingénieusement dissimulé dans son cadre. Le « graffeur » de Bristol s’est fait une spécialité de ces canulars qui moquent le snobisme d’un marché de l’art contemporain toujours prompt à s’enflammer pour les fausses valeurs. A ceci près que sa dernière trouvaille, en changeant la nature du tableau et en l’immortalisant, en accroît sans doute le prix, posant la question d’une éventuelle complicité de la maison de vente. En matière d’œuvres devenues performances, Banksy suit les traces de nombreux devanciers, comme Piero Manzoni, dont certaines des boîtes « produites » en 1961 laissent aujourd’hui échapper leur contenu.
La gestion d’actifs ne vaut plus rien. L’américain Fidelity l’a clamé à la face du monde en lançant cet été des fonds indiciels cotés totalement gratuits pour contrer les géants des ETF aux Etats-Unis. Pourtant, ce grand nom de la gestion fondamentale n’annonce pas la fin du métier. Tout au plus celle d’un âge d’or qui voyait une industrie dégager de trop confortables marges sans toujours fournir à ses clients des performances d’égale ampleur (lire le Dossier, page 20).
Un nombre record d’entreprises ont été visées jusqu’ici cette année par des fonds activistes, qui parviennent de plus en plus souvent à obtenir des sièges dans les conseils d’administration, selon une étude trimestrielle mondiale de la banque Lazard. Les investisseurs activistes ont ciblé 174 entreprises au cours des trois premiers trimestres de 2018, contre 169 pour 2017. Sur les neuf premiers mois de l’année, les nouvelles positions prises par les fonds activistes sont en augmentation de 26% par rapport à la même période de 2017, et ont nécessité le déploiement de 53,8 milliards de dollars, un niveau en phase avec ceux de l’an dernier. Le hedge fund Elliott, le plus actif, représente quelque 10% de l’activité des trois premiers trimestres, avec 19 campagnes lancées. L'étude reflète aussi un engagement croissant des gestionnaires d’actifs traditionnels : de plus en plus d’institutionnels plaident eux-mêmes pour un changement stratégique.
L'économie américaine devrait croître de 4,2% en rythme annualisé au troisième trimestre 2018, au vu des derniers indicateurs sur les prix à la production et les stocks des grossistes du mois d’août, montrait hier le modèle de prévision GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation se compare à une précédente projection de 4,1%, en date du 5 octobre.
Edmond de Rothschild Asset Management a annoncé la nomination de Kris Deblander en tant que directeur des gestions actions et dettes d’entreprises. Il était précédemment directeur adjoint de ces deux départements et reporte à Philippe Uzan, directeur des gestions.En outre, Kris Deblander, arrivé en novembre 2008 chez EdRAM comme responsable des obligations convertibles, passe gérant principal du fonds Edmond de Rothschild Fund Income Europe dont il avait intégré l'équipe de gestion en 2017.Dans le même temps, Marc Halperin est promu co-responsable de la gestion actions européennes aux côtés de Philippe Lecoq pour pallier le récent départ de Pierre Nebout. Il devient également gérant principal du fonds Edmond de Rothschild Tricolore Rendement, également géré par François Breton et Ariane Hayate.Marc Halperin était jusqu’alors gérant analyste actions européennes depuis son arrivée chez EdRAM (France) en juillet 2009, avec des responsabilités sur les fonds EdR Fund Equity Euro Core et Euro Sustainable Growth.Jacques-Aurélien Marcireau a été nommé co-responsable actions internationales, aux côtés de Christophe Foliot, poste auquel s’ajoute celui de directeur adjoint des gestions qctions en charge d’une mission transversale sur l’innovation. Gérant-analyste dans l'équipe de gestion actions internationales depuis 2009, il demeure le gérant principal du fonds Edmond de Rothschild Fund Big Data. Marc Halperin et Jacques-Aurélien Marcireau reportent à Kris Deblander. Le groupe Edmond de Rothschild comptait 156 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2017.
Le gestionnaire d’actifs immobiliers AEW, filiale de Natixis Investment Managers, a annoncé, ce 9 octobre, l’acquisition d’un actif commercial prime situé en centre-ville de Rome pour le compte de son fonds City Retail. L’investissement, qui s’élève à 22 millions d’euros, marque la seconde acquisition de la société à Rome et la quatrième pour le fonds en Italie où le volume d’investissement dépasse désormais les 100 millions d’euros sur ce marché.Situé dans la Via del Corso, l’actif a été acquis auprès d’un vendeur privé. Précédemment occupé par l’enseigne H&M, ce bien immobilier développe une surface de 875 m² d’espaces commerce répartis sur cinq étages. Le bien est actuellement vacant.Le fonds Europe City Retail vise des actifs de qualité, offrant des revenus stables et situés dans des localisations prime dans les capitales européennes et leurs principales villes régionales. Avec cette dernière acquisition en Italie, le portefeuille du fonds détient à présent 12 actifs dans 8 villes pour un montant d’investissement d’environ 520 millions d’euros.
Exane Asset Management a décidé de compléter la stratégie d’investissement du fonds Exane Integrale par une nouvelle stratégie de type alternative risk premia, a annoncé la société dans une lettre aux porteurs de parts fin septembre. Cette modification prendra effet le 15 octobre 2018. La stratégie ajoutée au fonds multi-stratégies d’Exane AM (la quatrième) cherchera à capter les primes liées à plusieurs facteurs de risque sur différentes catégories d’actifs.
Invesco Asset Management (Invesco AM) vient de recruter Joseline Hobson au poste de directrice des ventes de la clientèle institutionnelle pour la France. Elle succède à Mustapha Bouheraoua qui avait quitté son poste en juin comme l’avait annoncé NewsManagers (lire article du 3 juillet).Avant de rejoindre Invesco AM, Joseline Hobson dirigeait les équipes de vente et de distribution depuis fin 2013 chez DWS. Diplômée d’HEC en affaires internationales et titulaire d’un Bachelor of Arts de l’université de Yale, Joseline Hobson affiche 30 ans d’expérience dans l’industrie financière dont 14 ans dans la gestion d’actifs. Elle a notamment travaillé pour SEI Investments en tant que responsable de la commercialisation de l’offre multi-gestion auprès de la clientèle institutionnelle en France. De 2006 à 2012, elle a rejoint Deutsche Bank Advisors France où elle était responsable de la vente institutionnelle en France avant de travailler chez State Street Global Advisors comme directrice des ventes institutionnelles France et Espagne.
Axa Investment Managers (Axa IM) a lancé, courant septembre, un nouveau multi classes d’actifs, baptisé AXA WF ManTra CORE V, a appris Citywire Selector. Domicilié au Luxembourg, ce véhicule remplace une stratégie existante, jusque-là domiciliée en France. Le gérant du fonds de la nouvelle stratégie est Victor Toulouse, basé à Paris. Ce fonds « long-only » investit dans différentes classes d’actifs directement, indirectement ou à travers des dérivés. Il peut investir jusqu’à 30% de ses encours dans les marchés émergents.
Le hedge fund activiste de William Ackman a acquis une participation d’environ 1,1 % dans Starbucks, un pari pour le moment amical selon lequel le géant du café va se reprendre après ses récents problèmes et se remettre du départ de son patron de longue date Howard Schultz, rapporte le Wall Street Journal. Bill Ackman a dévoilé cet investissement de Pershing Square Capital Management au cours d’une présentation mardi à une conférence à New York, sa première apparition depuis plusieurs mois.
Brad Slingerlend, gérant principal de trois fonds actions axés sur la technologie chez Janus Henderson, s’apprête à quitter la société de gestion d’ici la fin de l’année, indique Citywire.Le gérant, qui a rejoint Janus Henderson en 1998, figure notamment dans l'équipe de gestion du fonds Janus Henderson Global Technology dont les encours s'élèvent à 3,1 milliards de dollars.Garth Yettick sera nommé en remplacement de Brad Slingerlend sur le fonds à partir du 1er décembre 2018 aux côtés du co-gérant Denny Fish.
Artisan Partners, dont les quartiers généraux sont basés à Milwaukee aux Etats-Unis, a annoncé la semaine dernière l’arrivée de Rezo Kanovich en tant que gérant et directeur exécutif («managing director»).Cette nomination entrera en vigueur le 15 octobre, date à partir de laquelle Rezo Kanovich sera nommé seul gérant de la stratégie Artisan Non-US Small-Cap Growth et le fonds qui en découle, le fonds Artisan International Small Cap, qui seront tous deux réouverts aux nouveaux investisseurs.Artisan Partners changera le nom et lèvera certaines restrictions de la stratégie durant le quatrième trimestre 2018.Avant de rejoindre la firme, Rezo Kanovich était le gérant du fonds Oppenheimer International Small-Mid Company depuis janvier 2012.
Kempen Capital Management (Kempen) a annoncé l’arrêt de sa stratégie smart beta passive Fundamental Index qui comprend quatre fonds dont les véhicules luxembourgeois Kempen (Lux) Global Property Fundamental Index et Kempen (Lux) Global Sovereign Fundamental Index.Cette décision est de nature stratégique, a précisé le gérant néerlandais, actif de longue date, qui souhaite se recentrer davantage sur les solutions d’investissements offertes aux clients. Kempen observe que les clients demandent de la valeur ajoutée non seulement dans l’environnement actuel mais aussi pour le futur. Lars Dijkstra, directeur des investissements de Kempen, a expliqué qu’en maintenant un focus sur la gestion active, cette valeur ajoutée pourrait être procurée aux clients et qu’une solution serait trouvée pour les investisseurs des stratégies passives du gérant.Les actifs des deux fonds luxembourgeois seront retournés aux investisseurs en novembre 2018.
La société de gestion alternative néerlandaise TreeCap a nommé Vincent van der Heijden en tant que directeur des investissements en octobre, a appris NewsManagers.TreeCap, fondée en 2016, gère le hedge fund «event-driven» arbitrage TreeCap Arbitrage Fund qui se focalise sur les fusions-acquisitions, les spin-offs et autres actions corporate.Avant de rejoindre le gérant alternatif, Van der Heijden officiait depuis août 2013 à Webb Traders où il se concentrait sur les stratégies «event-driven» et situations spéciales. Il a également été le directeur des investissements de TRZ Funds, un autre hedge fund hollandais, et le directeur exécutif du fonds de fonds alternatifs Waypoint Alternative Investments.Van der Heijden a démarré sa carrière en 1998 en tant que trader actions et dérivés chez Dexia.
L’assureur néerlandais NN Group a annoncé qu’il allait encore renforcer sa politique d’investissement responsable. En collaboration avec son gestionnaire d’actifs, NN Investment Partners (NN IP), le groupe NN a pris la décision d’imposer des restrictions en matière d’investissement aux entreprises impliquées dans les sables bitumineux. Outre les actifs propres de NN, ces restrictions s’appliqueront à tous les fonds gérés pour le compte de clients. Les sables bitumineux, également appelés sables bitumineux ou bitume brut, sont une forme de pétrole lourd que l’on trouve dans le sable et les roches. Le développement des sables bitumineux pose des problèmes environnementaux et sociaux, assure NN dans un communiqué. En effet, les émissions de gaz à effet de serre associées à la production de carburants à partir de sables bitumineux sont supérieures à celles du pétrole brut classique. En outre, la production de sables bitumineux et son transport par pipeline suscitent de graves préoccupations en matière de droits de l’homme et constituent une cause grave de pollution environnementale locale. «Le changement climatique représente un risque pour nos investissements, mais peut également offrir des opportunités si les modèles commerciaux sont ajustés en temps voulu. Bien que notre approche privilégiée soit de dialoguer avec les entreprises pour les aider à faire la transition vers une économie à faibles émissions de carbone, nous souhaitons également concentrer nos efforts sur les secteurs dans lesquels nous pensons que notre engagement peut être le plus efficace. Si le réchauffement de la planète doit être maintenu à moins de 2 degrés conformément à l’Accord de Paris, nous pensons que les sables bitumineux ne devraient pas être exploités. Après avoir évalué le secteur des sables bitumineux, nous avons conclu que l’exclusion envoie un signal important en faveur de la recherche de solutions de remplacement», déclare Dailah Nihot, membre du comité de direction du groupe NN. La nouvelle politique de NN va appliquer des restrictions en matière d’investissement aux sociétés dont le modèle commercial dépend de l’extraction des sables bitumineux. Ceci est défini comme une part des sables bitumineux supérieure à 30% de la production moyenne totale de pétrole et de gaz en barils d'équivalent pétrole par jour. Les entreprises détenant moins de 30% des sables bitumineux seront surveillées et évaluées dans deux ans. En outre, les exploitants de pipelines sont également soumis à des restrictions lorsqu’ils participent à des projets de transport des sables bitumineux en litige et lorsque leur engagement ne devrait pas donner les résultats souhaités. Les sociétés restreintes ont été placées sur la liste d’exclusion de NN accessible au public. Cela signifie que le groupe désinvestira des actions et titres à revenu fixe (fixed income) détenus dans des fonds communs de placement gérés par NN IP. En ce qui concerne les actifs clients de NN IP gérés de manière discrétionnaire, le groupe encouragera ses clients à suivre sa décision. Les restrictions s’appliquent également aux actifs exclusifs de NN, qui ne sont actuellement pas exposés.
HANetf, la première plate-forme indépendante d’ETF Ucits en marque blanche, vient de lancer sur la Bourse italienne le EMQQ Emerging Markets Internet and Ecommerce UCITS ETF (Acc) (code Isin IE00BFYN8Y92), en partenariat avec Big Tree Capital, société américaine spécialisée dans l’investissement dans les marchés émergents et frontières, rapporte Bluerating. Ce fonds réplique un indice d’entreprises leader qui fournissent des services Internet et de commerce en ligne aux marchés émergents. L’indice se compose d’une cinquantaine d’entreprises, dont Alibaba, Tencent et Baidu. L’ETF est la version Ucits d’un véhicule qui existe déjà aux Etats-Unis et qui a recueilli jusqu’à présent 365 millions de dollars. Il s’agit du premier ETF Ucits en Europe à être lancé grâce au soutien d’une plate-forme indépendante en marque blanche.
Mediobanca lance en Italie son premier fonds dédié aux clients privés investi dans des instruments illiquides, rapporte Bluerating. Le fonds Mediobanca Private Markets Fund I, conçu par l’américain Russell Investments et distribué en exclusivité par Mediobanca Private Banking à partir du novembre 2018 et jusqu’au 31 janvier 2019, permettra aux investisseurs privés d’accéder à des classes d’actifs traditionnellement réservées aux clients institutionnels comme le private equity, la dette privée, les actifs réels et le capital-risque. Russell sera le gestionnaire du fonds.