« Patisserie Valerie », voilà un nom bien français pour une spécialité qui fait fureur ces derniers temps au Royaume-Uni : la fraude comptable, une pratique que les Anglais traduisent par une métaphore culinaire très appropriée, « to cook the books ». La chaîne britannique, dont la holding est cotée en Bourse, a découvert un trou de plus de 20 millions de livres dans ses comptes, sans oublier quelques arriérés d’impôt que le fisc de Sa Majesté lui réclame. Cette fois, c’est le cabinet Grant Thornton qui est montré du doigt. De Tesco à Carillion, la liste des scandales comptables n’en finit donc pas de s’allonger outre-Manche, imposant une réforme rapide de la tutelle du secteur et des Big Four de l’audit. Il faut dire que la crème anglaise commence à se révéler indigeste pour les investisseurs.
Moody’s a maintenu la note « AAA stable » de la dette publique des Etats-Unis. Pour l’heure, des trois grandes agences de notation, seule S&P a dégradé les Etats-Unis en 2011 à « AA+ ». Mais Moody’s prévient : les inégalités de revenus croissantes aux Etats-Unis sont une considération sociale clé qui peut affecter le profil de crédit du pays à travers plusieurs critères de notation aussi bien institutionnels, économiques que fiscaux. Les inégalités croissantes rendent politiquement plus difficile le redressement de la dynamique budgétaire à moyen terme. Avec les monumentaux déficits budgétaires fédéraux prévus au cours des prochaines années, les Etats-Unis sont prévenus.
Deux fois l’an, le Trésor américain publie son rapport sur les politiques de changes des partenaires commerciaux des Etats-Unis. Ces six derniers mois, le yuan s’est déprécié de 9 %, annulant une bonne partie des effets des hausses de taxes sur les importations chinoises décidées par Donald Trump. Cette fois encore, le Trésor n’accuserait pas la Chine de manipulation de sa devise. Mais le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin (photo), serait prêt, dit-on, à passer outre l’avis de ses services. La dernière labellisation « manipulateur » remonte à 1994 et concernait… la Chine.
Dégradation. Jour après jour, la dette souveraine italienne s’éloigne de ses homologues du clan « Périphériques » dans laquelle elle était classée il y a encore quelques mois avec l’Espagne et le Portugal, pour se rapprocher de la mal notée, la Grèce. Quelque 250 points de base (pb) séparaient les rendements à 10 ans italien et grec début avril, reflétant les différences de notes accordées par les agences de notation à chacun des deux pays. L’écart s’est réduit à 85 pb ces derniers jours. Le jugement du marché est sans appel. Il exprime sa conviction que la politique budgétaire de Rome va conduire les agences de rating à dégrader la dette publique italienne. Deux économistes de Natixis, Camille Neuville et Cyril Regnat, en sont eux aussi convaincus : « Au vu du ton agressif adopté par le gouvernement italien envers ses engagements européens, l’issue la plus probable est une dégradation de la note de l’Italie à BBB-, avec ‘outlook’ stable », écrivent-ils dans une note. Ils envisagent un spread Bund-BTP jusqu’à 400 pb pour le scénario le plus défavorable. Moody’s et S&P donnent leur verdict fin octobre 2018, Fitch en mars 2019.
Les investissements directs étrangers (IDE) mondiaux ont chuté de 41 % au premier semestre de l’année. Ils sont passés de 800 milliards de dollars (six premiers mois de 2017) à 470 milliards. Explication de la Cnuced qui publie ces chiffres : cette chute est due en majeure partie aux rapatriements aux Etats-Unis des bénéfices accumulés à l’étranger par les filiales des entreprises américaines. Bref, c’est la conséquence de la réforme fiscale de Donald Trump.
Smithson, la nouvelle société d’investissement cotée (investment trust) de Terry Smith, a levé 822,5 millions de livres (935 millions d’euros) à l’occasion de son introduction à la Bourse de Londres, bien au-dessus de l’objectif initial officiel de 250 millions de livres et de la cible révisée à 600 millions. Smithson bat ainsi le record pour ce genre d’opération, détenu par Patient Capital. La société d’investissement de Neil Woodford avait levé 800 millions de livres il y a trois ans. Le nouveau fonds sera géré par Simon Barnard et Will Morgan. Terry Smith, connu pour ses stratégies d’investissement stock picking, sera chief investment officer. Il investira dans des sociétés small et midcaps, trop petites pour intégrer Fundsmith Equity, le fonds amiral de Terry Smith. Ce dernière gère actuellement 14 milliards de livres.
Smithson, la nouvelle société d’investissement cotée (investment trust) de Terry Smith, a levé 822,5 millions de livres (935 millions d’euros) à l’occasion de son introduction à la Bourse de Londres, bien au-dessus de l’objectif initial officiel de 250 millions de livres et de la cible révisée à 600 millions. Smithson bat ainsi le record pour ce genre d’opération, détenu par Patient Capital. La société d’investissement de Neil Woodford avait levé 800 millions de livres il y a 3 ans.
Société Générale a annoncé ce 16 octobre la nomination de Anne Marion-Bouchacourt en tant que responsable pays du groupe pour la Suisse et CEO de SG Zürich, une entité qui regroupe les activités Corporate & Investment Bankingt (SG CIB), Asset Management (Lyxor AM), SGSS et les Global Transaction & Payment Services. La nouvelle responsable sera basée à Zurich, rattachée à Thierry d’Argent, responsable des relations clients et de la banque d’investissement du groupe. Elle reste membre du comité directeur du groupe. Anne Marion-Bouchacourt, qui a pris ses fonctions le 1er octobre, remplace Hugues de La Marnierre qui prend la direction générale de Société Générale en Chine. Elle a pour mission de développer les activités du groupe sur le marché suisse, notamment dans les secteurs de la banque privée et de l’asset management.
Christian Trixl, jusqu’ici responsable pays de Columbia Threadneedle Investments pour la Suisse rejoint le groupe Amundi, a appris le site spécialisé finews. Christian Trixl travaillait depuis 2005 chez Columbia Threadneedle Investment en qualité de responsable pays Suisse. Il prendra ses fonctions chez Amundi début janvier 2019. Il prend la succession de Marius Würgler, qui a récemment rejoint Swiss Life Asset Managers en qualité de responsable ventes et marketing.
La société de gestion suisse Decalia a annoncé le lancement d’une stratégie de merger arbitrage. La gestion du fonds a été déléguée à W Capital, gérant alternatif régulé à Gibraltar et présent à Genève ainsi qu’au Luxembourg.Le fonds vise une performance absolue attrayante tout en maintenant une faible volatilité et en étant décorrélé des actifs traditionnels. Structuré sous le format RAIF (fonds d’investissement alternatif réservé) et domicilié au Luxembourg, il est accessible aux investisseurs qualifiés. Le fonds exploite les écarts de prix dans les opérations de fusions et acquisitions de sociétés cotées. Son processus d’investissement s’appuie sur le risque/rendement de chaque transaction. Le portefeuille compte 70 positions en moyenne et se concentre sur les opérations de fusion déjà annoncées, amicales ou hostiles. Le gérant principal et responsable de l’arbitrage sur fusions et acquisitions chez W Capital, Gwénaël Le Carvennec, possède plus de 20 ans d’expérience dans les stratégies d’arbitrage. Il a auparavant dirigé pendant 10 ans l’activité d’arbitrage technique de la Banque d’Orsay (reprise depuis par Oddo & Cie).« Avec ce nouveau fonds, nous continuons d’élargir notre gamme de solutions d’investissement alternatives et décorrélées des classes d’actifs traditionnelles, ce qui nous permet de répondre également aux besoins d’une clientèle avertie, comme les family offices et les institutionnels » a déclaré Xavier Guillon, partner et responsable des fonds Decalia.Fondée en 2014 à Genève, Decalia gère 3 milliards d’euros d’actifs.
Le gestionnaire de fortune genevois Capitalium Advisors a procédé au recrutement de Nils Hodel en qualité de gérant de portefeuilles et analyste financier.Nils Hodel prendra ses nouvelles fonctions le 1er novembre. Il était auparavant consultant en investissements auprès de la banque Edmond de Rothschild à Genève après avoir démarré sa carrière chez Caceis à Luxembourg où il travaillait à la valorisation des produits dérivés.Il siégera au sein du comité d’investissement de Capitalium Advisors et participera au développement de projets stratégiques de la société.
Au cours des huit dernières années, DZ Privatbank, qui loge les activités de banque privée des banques populaires et des banques coopératives, a perdu la moitié de ses clients mais a presque doublé ses actifs sous gestion, rapporte l’agence Bloomberg. Les actifs sous gestion s'élèvent désormais à plus de 18 milliards d’euros pour quelque 30.000 clients, à comparer à un encours de 10 milliards d’euros et environ 50.000 clients au début de l’année 2011, a indiqué à Bloomberg Stefan Schwab, président du directoire de DZ Privatbank.Depuis le début de l’année 2018, la banque privée a enregistré une collecte nette de 650 millions d’euros. Le patrimoine géré par client est passé de 200.000 euros à 600.000 euros en l’espace de huit ans, a souligné Stefan Schwab, ajoutant que cela reflétait la stratégie de la banque de se concentrer sur des mandats plus importants. DZ Privatbank espère franchir la barre des 20 milliards d’euros d’ici deux ans.
Le gestionnaire d’actifs allemand Greiff Capital Management, basé à Fribourg, a annoncé, le 15 octobre, la nomination de Marc Schnieder en tant que gérant de portefeuille senior. L’intéressé, qui a officiellement pris ses fonctions le 1er octobre 2018, sera responsable de plusieurs mandats, y compris un mandat d’allocation prévu pour novembre.Marc Schnieder, qui compte plus de 10 ans d’expérience en tant que gérant de portefeuille, a officié dernièrement chez W&W Asset Management en Allemagne. Avant cela, il a été responsable des clients très fortunés (« high net worth) au sein d’une société de gestion d’actifs basée à Stuttgart, après avoir occupé des postes à responsabilités chez DZ Bank.
La banque privée allemande Merck Finck vient de recruter deux banquiers privés senior : Heiko Spitz et Andreas Schumacher qui seront basés à Cologne. Heiko Spitz prendra ses fonctions le 1er janvier prochain tandis que Andreas Schumacher entrera en fonction le 1er avril 2019. Tous deux seront rattachés à Frank Hoppe, le patron de l’implantation de Cologne.Heiko Spitz travaillait précédemment chez Bankhaus Sal. Oppenheim où il sera resté pendant dix-huit ans et où il était dernièrement conseiller senior pour la clientèle fortunée. Andreas Schumacher exerçait ses talents chez Commerzbank à Cologne en qualité de conseiller clientèle senior dans la division gestion de fortune.
Union Investment a annoncé ce 16 octobre le lancement, dans le courant du premier trimestre 2019, d’un fonds d’infrastructures international à destination des investisseurs institutionnels. Avec ce nouveau fonds, élaboré en coopération avec Mercer Private Markets, Union Investment entend proposer une stratégie internationale diversifiée dégageant des rendements élevés, souligne un communiqué.Le fonds investira en priorité en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, dans les secteurs entre autres de l'énergie, de la communication, du traitement des déchets ou encore des transports.
Georg Kayser a rejoint l'équipe de distribution institutionnelle de Deka Bank le 1er octobre dernier. Plus précisément chargé de la distribution des ETF, il est rattaché à Matthias Kowallik, responsable de la clientèle institutionnelle des caisses d'épargne et des établissements financiers de Deka Bank. Avant de rejoindre Deka Bank, l’intéressé a travaillé pendant une douzaine d’années chez Get Capital, une société de gestion indépendante dédiée à la clientèle institutionnelle, basée à Mönchengladbach. Il était depuis novembre 2014 responsable de la gestion de portefeuille.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Trea Asset Management (Trea AM) vient d’élargir sa gamme de produits en enregistrant auprès du régulateur local, la CNMV, le fonds Trea Balanced, rapporte le site spécialisé Funds People. Il s’agit d’un véhicule mixte axé principalement sur les obligations européennes dont l’indice de référence est composé à 70% par la rentabilité de l’indice obligataire allemand à trois ans et à 30% par le Stoxx 600. Ce nouveau fonds a possibilité d’investir jusqu’à 30% de son encours sur des actions, principalement de sociétés européennes. Le solde peut être investi dans des obligations publiques ou privées, y compris des dépôts et des instruments monétaires. Les émetteurs proviennent principalement des pays de l’OCDE avec une duration moyenne inférieure à 5 ans.
La Sicav luxembourgeoise Indépendance et Expansion, gérée par la société de gestion Stanwahr, a été enregistrée à la commercialisation en Espagne début octobre, a appris NewsManagers.Deux compartiments actions de petite et moyenne capitalisation s’appuyant sur une gestion value et qualité composent la Sicav : France Small, qui a été rouvert aux souscriptions début septembre, et Europe Small. La Sicav Indépendance et Expansion est gérée par William Higgons, président de Stanwahr ainsi qu’Audrey Bacrot, Arthur Marle et Victor Higgons, tous trois gérants analystes.Stanwahr est détenue par la société de droit français Evalfi, appartenant à la famille Higgons.
Luxembourg-domiciled Sicav Indépendance et Expansion, run by local boutique Stanwahr, has been approved for marketing towards Spanish investors at the start of October, NewsManagers has learned.The Sicav is composed of two sub-funds, France Small and Europe Small, that focus on small and mid caps and applying a quality value style. The Indépendance et Expansion - France Small fund has been reopened to subscriptions early September. The Indépendance et Expansion Sicav is managed by Stanwahr’s chairman William Higgons alongside portfolio managers-analysts Audrey Bacrot, Arthur Marle and Victor Higgons.Stanwahr is owned by French company Evalfi held by the Higgons family.
Wells Fargo & Company announced it has applied for its investment firm license from the French Prudential Supervision and Resolution Authority (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution; ACPR), which is responsible for supervising the French banking and insurance sectors. This announcement is part of the company’s Brexit strategy, which is predicated on supporting the capital markets and investment banking needs of Wells Fargo’s customers in a post Brexit environment.“With Brexit on the horizon, Wells Fargo is committed to providing a transition, which is as seamless as possible, for its markets and investment banking customers within the European Union (EU) and European Economic Area (EEA),” said Alicia Reyes, head of Wells Fargo Securities in Europe, Middle East and Africa. “Wells Fargo has been present in Europe for many decades, and during this time, we have strengthened our relationships with our local authorities and deepened our customer base. Through Wells Fargo Securities Europe, we expect to leverage our network in the region and beyond by establishing a Paris hub in continental Europe.”Subject to regulatory approval by the ACPR, the investment firm license will be held by Wells Fargo Securities Europe S.A. (WFSE) in Paris, France. It is intended that WFSE - which will be a new subsidiary of Wells Fargo - will offer a range of capital markets and investment banking services to its European and international customers that require access to the EU and the EEA.“I welcome the decision of Wells Fargo to choose Paris as the hub for its trading activities. The creation of a European hub in Paris for its trading activities will allow Wells Fargo to benefit from the deep liquidity of markets, as well as a positive ecosystem including the strong talent pool in Paris,” said Bruno Le Maire, Minister for Economy and Finances of France.Authorised and regulated by the UK Financial Conduct Authority (FCA), Wells Fargo Securities International Limited (WFSIL) is currently the Company’s broker dealer in the UK and provides equities; fixed income, currencies sales and trading; futures clearing and execution; debt capital markets origination; and investment banking advisory services to customers within the EU/EEA. Post Brexit, when Britain leaves EU in March 2019, customers from the UK and most non-EU markets will continue to be served in the UK by WFSIL.Further announcements on Wells Fargo’s Brexit strategy are expected to be made in the near future.
La société de gestion indépendante Sunny Asset Management (Sunny AM) a annoncé, ce 16 octobre, trois nouvelles arrivées. Outre Kévin Gameiro, dont la nomination en qualité de gérant-analyste « high yield » avait été dévoilée en juillet (lire NewsManagers du 25 juillet 2018), le gestionnaire d’actifs a recruté Etienne de Marsac au poste nouvellement créé de responsable du pôle « gestion absolute return » et Johann Renoult en tant que contrôleur interne. Dans le cadre de ses fonctions, Etienne de Marsac aura pour mission le lancement d’un nouvelle offre « absolute return ». Il apportera également « des expertises complémentaires en gestion du change et des dérivés », indique Sunny AM dans un communiqué. L’intéressé, qui compte 20 ans d’expérience dans la gestion de taux et global macro, rejoint Sunny AM après cinq années passées au Luxembourg, d’abord comme responsable taux d’un portefeuille global macro (2 milliards d’euros) au sein d’Ikano Group (family office du groupe Ikea), puis en tant que responsable du trading « book réglementaire » de la Banue Européenne d’Investissement (BEI). Auparavant, il avait évolué au sein d’Edmond de Rothschild AM en qualité de responsable du pôle dette souveraine (2,5 milliards d’euros sous gestion) et gérant du fonds « Bond Allocation ». Il est également passé chez Natixis AM, devenu Ostrum AM, et OFI AM. Pour sa part, Johann Renoult aura en charge les contrôles de second niveau touchant la gestion de l’actif des OPCVM, la rédaction et l’optimisation des procédures et collaborera aux contrôles de conformité. Comptant plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de la banque et de la finance, l’intéressé a occupé successivement depuis 2005 des postes de « front-office » (assistant en gestion de patrimoine au Crédit du Nord, conseiller de clientèle Bourse chez Boursorama) et de « middle office » (gestionnaire middle office titres chez Boursorama, gestionnaire middle office derivatives & commodities chez OTCex). Enfin, Kévin Gameiro aura la charge, aux côtés de Jacques Cadenat, de la gestion et de l’analyse crédit pour les fonds Sunny Euro Strategic et Sunny Euro Strategic Plus, ainsi que pour les mandats dédiés obligataires. Comptant près de 10 ans d’expérience sur le marché du crédit, Il a démarré sa carrière comme analyste « distressed » chez Delta AM. Il a ensuite rejoint Pro BTP Finance pour prendre la responsabilité de l’analyse « high yield ».