Un trio de gérants de hedge funds spécialisés dans l’énergie à Londres a réussi à réaliser de gros gains en pariant sur un plongeon du cours du pétrole, rapporte le Financial Times. Il s’agit de Doug King, responsable du Merchant Commodity Fund de RCMA, Pierre Andurand, l’un des traders sur le pétrole les plus connus au monde, et Per Lekander de Lansdowne Partners. Les trois ont réalisé des gains importants alors que le pétrole chute de plus de 60 % depuis le début de l’année. Doug King a gagné plus de 25 % depuis le début de l’année en pariant contre le pétrole. Le fonds principal d’Andurand Capital serait en hausse de plus de 50 % depuis début mars. Per Lekander, qui gère environ 1 milliard de dollars et se concentre sur les énergies renouvelables, est en hausse de 6 % cette année.
La société de gestion espagnole Renta 4 Gestora va prendrepart à la «class action» lancée aux Etats-Unis par des actionnaires de la société allemande pharmaceutique et agro-chimique Bayer AG. Le gestionnaire a indiqué dans une communication transmise le 18 mars au régulateur local CNMV avoir engagé un avocat pour défendre ses intérêts. La procédure vise notamment le rachat de l’entreprise controversée Monsanto par Bayer survenu en 2016. Les plaignants estiment entre autres que la due diligence de Bayer n’a pas été effectuée correctement et que les dirigeants ont ignoré plusieurs signaux d’alarme.
Les fonds d’investissement collectifs commercialisés en Espagne ont déjà remboursé près de 3 milliards d’euros depuis le début du mois de mars, d’après les données de Morningstar. Un chiffre comparable à la décollecte subie par les fonds espagnols lorsque la crise financière de 2008 a éclaté, relate le journal Expansión. Le média révèleque le superviseur des marchés financiers espagnol CNMV a contacté les gérants defonds d’investissements commercialisés en Espagne pour leur rappeler les mécanismes permettant d'éviter des sorties massives.
Le hedge fund américain Millennium Management a fermé plusieurs de ses «trading pods» gérés par des équipes de traders en réponse aux pertes liées à de violents mouvements de marchés provoqués par des craintes grandissantes sur l’impact économique du coronavirus, rapporte le Financial Times. La fermeture de ces poches au sein de la société multi-stratégies, qui en compte 150 à 200, a atteint un nombre à deux chiffres, selon deux sources proches de la situation. Millennium a gagné 0,75 % sur les deux premiers mois de l’année avant de décliner de 2,67 % au 12 mars.
Le numéro un mondial BlackRock vient d’embaucher Rimmo Jolly comme directeur de la gamme iShares pour l’Asie-Pacifique. Basé à Hong Kong, il est rattaché à Susan Chan, directrice d’iShares et de l’investissement indiciel pour la région. Il arrive de Citi Group, où il occupait des fonctions similaires depuis 2017. Avant ses 18 années passées chez Citi, Rimmo Jolly a travaillé 6 ans chez Deutsche Bank.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et européennes en février 2020, mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an.
Le graphique ci-joint présente les indicateurs composites de tensions systémiques pour la zone euro et les Etats-Unis. Ils agrègent le stress financier de cinq secteurs : marchés obligataires, monétaires, actions, des changes et des intermédiaires financiers. Ils révèlent que le niveau de stress atteint est globalement au plus haut depuis 2009 pour les Etats-Unis et depuis 2012 pour la zone euro. Ces indicateurs agrégés masquent une forte hétérogénéité. Le marché des actions est le plus touché avec des volatilités équivalentes voire supérieures à 2008. Le stress de crédit est équivalent à celui de 2011 et le stress interbancaire reste modéré.
La boutique BlueOrchard, désormais détenue par Schroders, vient d’annoncer ce 19 mars la mise en place d’une nouvelle équipe de direction. La direction générale est désormais occupée par Philipp Müller, en remplacement de Patrick Scheurle, qui a choisi de quitter la société pour un projet entrepreneurial. Philipp Müller, qui a rejoint la firme en 2018, était jusqu’ici responsable de la gestion de portefeuille et l’allocation d’actifs pour tous les fonds et mandats. A ses côtés, Maria Teresa Zappia, la directrice des investissements, est promue directrice générale adjointe. Elle a rejoint le spécialiste de l’investissement d’impact et de microfinance en 2008. Enfin, Daniel Perroud, le directeur du développement commercial, intègre la direction exécutive.
La maison de gestion Pictet Asset Management vient de promouvoir Walter Liebe au poste de directeur des ventes auprès des distributeurs pour l’Allemagne. Ce poste couvrira les banques, les multigérants, et les family offices. Il est rattaché à Luca di Patrizi, responsable mondial du segment des distributeurs chez Pictet AM. Walter Liebe travaille chez Pictet AM depuis 2010. Il était jusqu’ici conseiller senior en investissements. Auparavant, il a exercé chez Sal. Oppenheim en tant que gérant de portefeuille senior et directeur de la recherche sur les fonds.
Invesco a annoncé ce 19 mars le lancement de l’ETF Invesco S&P 500 ESG UCITS. Il suivra l’indice ESG S&P 500, composé de 311 entreprises leaders sur l’ESG. «Cet indice améliore à la fois les scores ESG et d’intensité carbone par rapport à l’indice S&P 500 standard, tout en maintenant les expositions sectorielles globales globalement similaires. Les performances simulées de l’indice ont également été largement conformes à celles du S&P 500, avec un écart de suivi (tracking error) de 0,87 % au cours des cinq dernières années», précise Invesco dans un communiqué. L’ETF d’Invesco combinera les méthodes de réplication physique et synthétique. Il détiendra en effet un panier de titres de haute qualité et visera à atteindre la performance de l’indice par le biais de swaps. Les mêmes principales exclusions seront appliquées au panier de titres que celles de l’indice. L’ETF est coté à la Bourse de Londres (en dollars et livres sterling), ainsi que sur Xetra (en euros). La commission fixe annuelle s'élève à 9 points de base.
Le géant de la gestion passive Vanguard vient de nommer Scott Conking à la direction de ses activités asiatiques. Il dirigera notamment le management, la distribution et les opérations au sein des bureaux de Pékin, Hong Kong, Shanghai et Tokyo. Il est rattaché au directeur des opérations internationales James Norris. Scott Conking travaille pour Vanguard depuis 1984. Depuis 2017, il dirigeait les services pour investisseurs institutionnels. Au cours de sa longue carrière, il fut notamment le responsable de la culture d’entreprise et de la diversité, ainsi que du département de retraites individuelles.
Citigroup a annoncé en début de semaine l’acquisition des activités de conservation d’actifs de Royal Bank of Canada (RBC) en Australie. Le transfert des activités se fera sous 12 à 24 mois. RBC quitte le pays après deux décennies, en raison de la «nature dynamique et complexe» du marché, qui a rendu difficile la croissance de l’entreprise jusqu'à un «niveau suffisant pour servir les intérêts des actionnaires et des clients», a déclaré Andrew Allen, le directeur, dans un communiqué.
Les jardins et parcs français ressembleront bientôt à cela. A Pékin, cette habitante se livre à quelques exercices physiques (photo), puisqu’il est permis de déroger au confinement pour garder la forme. La Chine servant de boussole au reste du monde quant à la progression et aux effets du coronavirus, force est de constater que les nouvelles économiques venues du pays cette semaine ne sont guère rassurantes, avec un plongeon de la production industrielle en janvier et février. Sur le front sanitaire en revanche, l’heure est clairement à l’accalmie avec « seulement » 21 nouveaux cas et 13 décès enregistrés pour la journée du 16 mars.
Pays européen le plus touché par l’épidémie du coronavirus, l’Italie va bénéficier du coup de pouce de l’un de ses plus grands assureurs : Generali. Pour faire face à l’urgence sanitaire de la Botte mais aussi tenter de relancer une économie au point mort depuis le déploiement d’un confinement total, la compagnie de Trieste vient d’annoncer la création d’un fonds international exceptionnel de 100 millions d’euros. Une première tranche de 30 millions d’euros servira à gérer l’urgence sanitaire en Italie, en collaboration avec le service de santé national, la protection civile et le commissaire extraordinaire pour le Covid-19 fraîchement nommé par le gouvernement. Les 70 millions restants viendront en soutien aux clients de l’assureur, individus comme entreprises. La France vient de suivre l’exemple italien en mettant en place un confinement complet depuis le 17 mars. Derrière leurs fenêtres closes, les Français peuvent-ils espérer de leurs champions de l’assurance, la même réaction ?
Emmanuel Macron l’a répété une demi-douzaine de fois lors de son allocution télévisée, nous sommes en guerre contre le coronavirus. A la crise sanitaire, sécuritaire, se greffe la destruction imposée de pans entiers de l’économie, et les risques sociaux et financiers qu’elle emporte. Le conflit est mondial, mais l’union sacrée se fait attendre. Chaque pays tâtonne, tergiverse, avec toujours un coup de retard sur l’ennemi invisible, cherchant aussi dans des réponses strictement nationales à pousser son avantage : Pékin y verra son modèle autocratique conforté, Berlin son orthodoxie budgétaire, qui donne plus de latitude quand la bise vient.
Que deviennent les p’tits bateaux de la comptine quand on leur coupe les jambes ? Ils pourrissent en décharge ou sont incinérés. Pas terrible pour l’environnement. Répondant à ce défi, en y ajoutant un bienfait social d’insertion, Bathô joue l’économie circulaire en donnant une seconde vie aux vieilles coques de plaisance. Les transformant en l’occurrence en aire de jeux pour enfants, en salle de réunion ou en hébergement insolite (le grand large sans le mal de mer). De quoi organiser de productifs séminaires de team building, pourquoi pas pour les collaborateurs d’Amundi, qui vient de faire son entrée au capital de la jeune pousse nantaise via le fonds Amundi Finance et Solidarité. La gestion d’actifs responsable, ce ne sont pas toujours uniquement des beaux discours.
Les formations dédiées à la finance responsable sont rares. De fait, le vivier de talents reste modeste alors que les besoins de recrutement dans ces métiers augmentent.
H2O présente «ses sincères excuses» à ses clients dans une note rédigée le 17 mars, «pour nos pertes ajustées au risque qui ont été particulièrement importantes depuis le début de la semaine dernière», peut-on lire en préambule. La société confirme avoir réduit les risques : «Cette politique de réduction des risques est menée de façon discrétionnaire, et de préférence concerne l’exposition aux stratégies dont la justification immédiate s’est tassée et l’horizon d’investissement s’est allongé.» Elle indique aussi conserver la capacité de rebond des fonds de manière aussi importante que possible. Morningstar a placé «sous revue» le fonds Allegro de la maison de gestion basée à Londres et alors que plusieurs fonds affichent de lourdes pertes.
L’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) a lancé un appel d’offres de deux lots sur trois mandats de gestion d’actions américaines de moyennes capitalisations (un actif et deux dits « stand-by ») et quatre mandats de gestion d’actions américaines de grandes capitalisations (deux actifs et deux dits «stand by»). A titre indicatif, le montant des placements pour le mandat actif de moyennes capitalisations américaines sera de l’ordre de 150 millions d’euros et celui pour les deux mandats actifs de grandes capitalisations, de l’ordre de 1,1 milliard d’euros au global. La durée du marché sera de 5 ans, avec la possibilité pour l’Erafp de reconduire le marché pour deux périodes successives d’un an chacune, portant la durée maximale du marché à 7 ans.