Malgré la réorganisation du groupe, qui a comporté son lot de fortes turbulences (licenciements, départs du CEO et de nombreux membres de l'état-major londonien, fermetures de certaines activités ainsi que des bureaux de Madrid et Milan, réduction de voilure en Allemagne), Aviva Investors France (AIF), pour sa part, «a pu se réorienter sans perdre d’encours ; 2012 a été un bon cru et la maison s’est redéployée en direction des actifs de long terme» a indiqué Jean-François Boulier, président du directoire, précisant que les actifs sous gestion à fin décembre ressortait à 90,6 milliards d’euros contre 79,7 milliards un an plus tôt. Et son effectif a augmenté à 103 personnes contre 101, avec notamment le recrutement d’un spécialiste pour développer l’investissement en infrastructures.Les encours externes continuent de se développer, affichant 4,71 milliards d’euros à fin 2012 (plus 291 millions d’euros de provenance française dans la sicav luxembourgeoise) et 5,8 milliards au 28 février 2013, ce qui représente un gonflement de 34 % sur décembre 2009 et de 180 % sur décembre 2008, a précisé Véronique Cherret, responsable du développement externe. Au demeurant les actifs de long terme sont passés de 10 % du total fin 2009 à 36 % fin 2012.Parmi les projets saillants d’AIF pour cette année, figurent notamment le développement de la dette d’infrastructure et immobilière ainsi que de sous-jacents obligataires couverts du risque de taux. On retiendra en outre que le gestionnaire français se dote d’une pépinière de nouveaux fonds reflétant ses opinions de gestion. L’objectif, précise Jean-François Boulier, consiste à devancer la demande des clients». Ce sera une incubation interne, qui n’a pas d’ambition externe pour le moment, sauf peut-être celle de constituer un historique de performance bien réel pour d'éventuels futurs produits qui pourraient un jour être mis sur le marché. Concernant l’investissement socialement responsable (ISR), Jean-François Boulier a rappelé qu’Aviva Investors France «a repris le filtre ISR du groupe» . Cette activité a été transférée à Alliance Trust et a vocation à être prête pour la fin de cette année pour les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI).
Le pôle de compétitivité Finance Innovation dédié à l’innovation dans le secteur financier, a annoncé, en fin de semaine dernière, les nominations de Jean-Hervé Lorenzi et Albert Ollivier en tant nouveaux vice-présidents. Ils ont vocation à assister le président du pôle Georges Pauget dans l’orientation et la représentation du pôle.Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, porteur de la Chaire « Transitions démographiques, Transitions économiques » et conseiller du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, sera en charge des questions macro-économiques, des relations avec la Place et de la coordination avec l’Institut Louis Bachelier, indique un communiqué.De son côté, Albert Ollivier, ancien président de CDC Entreprises, conseiller du comité de direction de la Caisse des Dépôts, et président de CapinTech, aura en charge les thèmes du financement des PME, de l'économie sociale et solidaire, des relations avec les acteurs du capital-investissement et de l’action régionale.
Standard Life Investments annonce avoir fait enregistrer trois compartiments de sa Sicav en France, Belgique et Italie. Il s’agit des fonds Global Absolute Returns Strategies SICAV (GARS) European Corporate Bond SICAV et Global High Yield Bond SICAV . D’autres produits devraient bientôt être disponibles sur le marché français, précise la société de gestion britannique.Cet enregistrement porte à 14 le nombre de pays où les investisseurs institutionnels et retail ont accès aux produits Standard Life Investments. La société souhaite mettre l’accent sur le développement international. «Nous avons fait enregistrer des fonds l’an dernier en Suisse, avons renforcé notre équipe allemande et disposons d’une équipe dédiée à l’immobilier en France», rappelle Jennifer Richards, Co-Head of European Business.
Groupe Edmond de Rothschild a annoncé l’arrivée de Konstantin Mettenheimer, qui rejoint la société pour diriger l’ensemble des activités du groupe en Allemagne. Ces activités comprennent l’asset management, la banque privée et les activités de conseil. L’intéressé sera basé à Francfort. Après le déploiement de ses activités de gestion d’actifs en Allemagne en 2010, le groupe souhaite aujourd’hui étendre sa présence sur le marché allemand et y développer ses deux métiers stratégiques, l’asset management et la banque privée, précise le communiqué.Âgé de 57 ans, Konstantin Mettenheimer était Président mondial (Senior Partner) du cabinet de conseil Freshfields Bruckhaus Deringer de 2004 à 2010. Jusqu'à présent, en tant que partner de Freshfields, il conseille des entreprises familiales et family offices en matière fiscale et patrimoniale.Rupert Hengster, qui a accompagné l’entrée d’Edmond de Rothschild Asset Management sur le marché allemand depuis 2010, quittera le groupe, selon le communiqué.
Jerry Golden, qui était associate vice president for government relations chez Nationwide Mutual insurance Company, a été recruté par Vanguard, où il sera d’ici à la fin du mois installé comme directeur du «government relations office» à Washington. Il sera subordonné à Ann L. Combs, head of governement relations. Dans ses nouvelles fonctions, Jerry Golden sera chargé de représenter la société de gestion (2.150 milliards de dollars d’encours en mutual funds américains) sur une vaste gamme de questions de régulation et législatives, notamment la fiscalité, les retraites et les questions touchant aux services financiers.
Paul Loss, head of investment operations chez JPMorgan Asset Management après avoir en avoir été head of institutional client services, rejoint avec effet immédiat Baring Asset Management à Londres comme head of operations sous les ordres de John Burns, chief operating officer.Le nouvel arrivant sera chargé de doter Barings d’une plate-forme «efficace et efficiente» qui soit conforme aux principes édictés par la nouvelle Financial Conduct Authority (FCA).
Suite à l'évolution des modèles de tarification des intermédiaires induite par l’introduction de la Retail Distribution Review (RDR), Artemis Investment Management a décidé de supprimer les droits d’entrée de 5 à 5,25 % qu’elle facturait sur toute sa gamme de fonds, rapporte Investment Week.
Le fonds L Capital, géré par L Capital Management, filiale à 100 % de LVMH, a acquis 49,9 % du capital du fabricant de vêtements australien R.M. Williams, rapport l’Agefi Quotidien, édition de 14h. Le montant de la tranaction n’a pas été dévoilé.Entre 2001 et 2012, L Capital, fonds d’investissement créé en 2001 sous le parrainage de LVMH et Groupe Arnault,. a pris des participations auprès de 25 entreprises, dans les secteurs de la beauté et du bien-être, de l’équipement de la personne, de l’équipement de la maison et de la famille, et de la distribution spécialisée, avec un investissement compris entre 15 et 60 millions d’euros. Les sociétés ciblées réalisent des chiffres d’affaires annuels compris entre 30 et 400 millions d’euros.
Cordiant Capital, une société de gestion basée au Canada, a lancé lundi un fonds de dette émergente privée avec 250 millions de dollars, signe de l’intérêt croissant pour ce secteur, rapporte le Financial Times. Ce fonds, qui capitalise sur le vide laissé par le retrait des banques occidentales dans les marchés émergents, se focalisera sur l’octroi de prêts aux emprunteurs du secteur non coté. «Il s’agit de la prochaine étape des investissements dans les marchés émergents. D’abord c’étaient les actions, ensuite la dette et le private equity. Maintenant, c’est la dette privée», explique David Creighton, directeur général de Cordiant Capital.
Les coûts d’emprunt à court terme de l’Espagne ont reculé à leur plus bas niveau depuis trois ans à l’occasion d’une adjudication mardi qui a permis au Trésor de vendre pour 5,1 milliards d’euros de papier à six et 12 mois. Le Trésor prévoyait d’allouer entre quatre et cinq milliards d’euros lors de cette opération. Madrid a finalement cédé 1,2 milliard d’euros de bons à six mois avec un rendement moyen de 0,53%, à comparer à un taux de 0,794% à la précédente adjudication comparable, le 12 mars.
Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), a publié son premier avis relatif aux prévisions macroéconomiques associées au projet de programme de stabilité pour les années 2013 à 2017. Le Haut Conseil estime que le scénario de moyen terme présenté par le gouvernement est fragile, en particulier en ce qui concerne le retour à la croissance potentielle à un rythme proche de celui avant la crise et à la capacité de l’économie française à dépasser aussi rapidement son potentiel. Dans son rapport le Haut Conseil estime en particulier qu’une croissance effective de 2% dès 2015 paraît incertaine. Il est également d’avis qu’un léger recul du PIB en 2013 et une croissance inférieure à 1,2% en 2014 ne peuvent pas être exclus. Créé pour prévenir tout dérapage des comptes publics, le HCFP est présidé par le premier président de la Cour des Comptes Didier Migaud. Il est chargé de rendre un avis sur les prévisions macroéconomiques associées aux principaux textes financiers du gouvernement.
L’action Betfair a bondi de 11% hier en Bourse de Londres après l’intérêt manifesté par CVC Capital Partners pour la société britannique de paris en ligne. CVC a dit avoir eu des discussions préliminaires avec les investisseurs Richard Koch, qui détient 6,5% de Betfair, Antony Ball et d’autres au sujet de groupe, qui exploite une plate-forme en ligne permettant à des parieurs de miser l’un contre l’autre.
Le spécialiste américain du trading à haute fréquence Getco Holdinf, concurrent de Knight Capital, a publié un résultat net 2012 en chute de 90% à 16,2 millions de dollars, sur fond de baisse des volumes traités et de la volatilité.
Les autorités américaines pourraient mettre en cause la banque, qui fut la principale de Bernard Madoff pendant deux décennies, pour ne pas s'être intéressée de suffisamment près à ses activités et ne pas les avoir dénoncées, a appris Reuters. L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC) reprocherait à JPMorgan d’avoir considéré Bernard Madoff comme un client dont les activités étaient peu risquées et de ne pas avoir tenu compte des avertissements qui lui avaient été adressés.
Reuters rapporte de sources proches que la société de private equity est près de sécuriser des engagements de la part d’investisseurs pour environ la moitié de son prochain fonds, soit 3 milliards de dollars. Les clients externes apportent 2,5 milliards et les fonds internes 600 millions dans le cadre de ce premier closing.
La division de gestion d’actifs de la banque Rothschild envisage de doubler la taille de ses activités de multi-gestion alternative au moyen d’une acquisition aux Etats-Unis. C’est ce qu’a confié à Reuters son directeur général Jean-Louis Laurens. La banque d’affaires a fait son entrée l’an dernier dans ce segment d’activité avec le rachat de la société HDF Finance et y comptabilise désormais 5 à 6 milliards d’euros sous gestion. Une acquisition dans ce segment concentré permettrait aux yeux du dirigeant de dépasser nettement le seuil d’actifs pour lequel «les institutionnels ou les consultants sont à l’aise» tout en renforçant l’offre du groupe en Europe. Rothschild & Cie Gestion, qui gère 22 milliards d’actifs, a mandaté la banque d’affaires new-yorkaise Cambridge International Partners pour l’aider à trouver une cible. Elle l’a également chargée d’identifier des dossiers d’acquisition dans le segment des fonds actions.
Contrairement à Fitch qui l’avait dégradée, Moody’s a confirmé ce matin la note souveraine Aa3 qu’elle attribue à la Chine, mais a en revanche passé la perspective de «positive» à «stable» du fait des risques concernant la dette des collectivités locales. L’agence anticipe une croissance comprise entre 7,5% et 8% cette année, et un rythme de 6% à 7% en moyenne sur les dix prochaines années.
Selon des documents préparatoires à une émission obligataire consultés par le quotidien, le géant du trading de matières premières a versé à ses hauts cadres un montant cumulé de 1,6 milliard de dollars au cours des trois dernières années par le biais de rachats de titres. Trafigura indique aux investisseurs qu’il souhaite consacrer un montant identique à ces opérations d’ici 2016.
La société de private equity britannique pourrait bien devoir renoncer à deux cessions de premier plan du fait du manque d’appétit des prétendants. De sources proches, le quotidien avance que la vente de l’allemand Ista n’a donné naissance qu’à un seul projet d’offre, mené par BC Partners et par le fonds de pension des enseignants de l’Ontario. Encore le montant proposé ne devrait pas atteindre celui espéré par Charterhouse. BC Partners est également le seul intéressé aux côtés de CVC Capital Partners dans l’autre dossier en souffrance, qui concerne le français Elior. Là encore l’offre pourrait être inférieure aux 3 milliards d’euros représentant 8,3 fois l’Ebitda 2012.
L’IIRC (International Integrated Reporting Council), qui regroupe sociétés, investisseurs, régulateurs et comptables, lance aujourd’hui une consultation sur son projet de «reporting intégré» qui rassemble, au sein d’un seul document, toutes les données financières et extra-financières, indique le quotidien qui n’hésite pas à estimer qu’il s’agira du «prochain Graal de l’information».
Les autorités chinoises vont préparer «de manière proactive» le lancement d’un marché à terme sur les changes, relancer les «futures» sur les obligations et le développement des options sur indice actions, indique le Shanghai Securities News qui cite un rapport réalisé par l’autorité chinoise du marché des changes. Aucune indication de temps n’a cependant été fournie.
Le prix de l’once d’or est tombé à 1.375 dollars hier soir, soit une chute de 13% sur les cinq derniers jours qui confirme un retournement de tendance en 2013.