Les filiales asiatiques d’Allianz Global Investors (AllianzGI) et de Schroders ont subi chacune le départ de hauts responsables expérimentés, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Ainsi, Florence Chan, jusque-là responsable de la conformité chez AllianzGI, a quitté la société le mois dernier pour rejoindre Natixis Global Asset Management au poste de responsable de la conformité pour l’Asie-Pacifique hors Japon. L’intéressée a travaillé pendant sept ans chez AllianzGI. Auparavant, elle a été responsable de la conformité en gestion d’actifs pour l’Asie-Pacifique chez Credit Suisse, après avoir occupé des responsabilités similaires chez Franklin Templeton et Prudential Financial.En parallèle, Karina Tang, conseiller juridique sur la Chine et ancienne conseillère générale («general counsel») pour l’Asie-Pacifique chez Schroders Investment Management, est partie à la retraite en décembre après avoir travaillé pendant 18 ans chez Schroders. Elle occupait le poste de conseiller juridique depuis neuf mois seulement, après avoir occupé différentes fonctions juridiques au sein de la société de gestion.
CalPERS, le fonds de pension californien avait fait sensation il y a peu en annonçant sa décision de mettre fin à son programme d’investissement dans les hedge funds. Il apparait cependant qu’il s’agit d’un cas isolé. Car la gestion alternative est de plus en plus présente dans les allocations des fonds de pension dans le monde. L’an dernier, la part des investissements des fonds de pension publics dans des actifs alternatifs affichait une augmentation moyenne de 4,2 points de pourcentage par rapport à 2010, selon des chiffres communiqués par l’OCDE. Quelques grands fonds de pension ont même atteint des niveaux d’allocation impressionnants, entre autres le turc OYAK et le canadien EMERS avec des parts de respectivement 40,3% et de 42,7%. Sinon, les 18 fonds de pension couverts dans les statistiques de l’OCDE affichent une allocation alternative de plus de 20%, l’obligataire représentant environ 50% de l’allocation et les actions un tiers. Les actifs sous gestion des grands fonds de pension et des fonds de pension publics s’inscrivaient fin 2014 à 10.400 milliards de dollars. Les actifs des grands fonds de pension (3.900 milliards de dollars), dont l’OCDE a obtenu les chiffres, ont progressé l’an dernier de 10%. Du côté des fonds de pension publics, la hausse est de 7,1%.
La banque finlandaise Evli Bank va lancer une partie de ses fonds en France grâce à un partenariat qu’elle vient de nouer avec la société de third party marketing Compagnie Financière Jacques Cœur (CFJC).L’offre se limitera au départ à deux fonds, un qui est investi sur les actions européennes et un autre sur les obligations d’entreprises. Ces deux produits de droit finlandais sont en cours d’agrément auprès de l’Autorité des marchés financiers. D’autres fonds pourraient suivre, notamment un fonds marchés frontières. En partenariat avec CFJC, Evli Bank ciblera les investisseurs institutionnels français, sa clientèle de prédilection en Finlande où la banque s’adresse également aux clients privés. Née en 1985 et détenue par ses fondateurs et ses employés, Evli Bank gère un encours de 8,4 milliards d’euros (fin 2014), dont 70 % en obligations. Il y a cinq ans, elle a commencé à développer une gamme de fonds actions, composée de cinq produits. Outre la gestion de fortune, la banque est active dans le courtage actions et dérivés, la recherche en investissement et les services de corporate finance. Son développement dans la gestion d’actifs en France s’inscrit dans le cadre d’un plan de croissance à 2020 qui prévoit une augmentation des encours de 3 milliards d’euros en net. « Il est évident que nous ne pouvons pas réaliser cette croissance uniquement en Finlande, qui est un marché très concurrentiel avec beaucoup d’acteurs étrangers », explique Petter von Bonsdorff, associé de la banque, de passage à Paris. Pour l’heure, Evli Bank est déjà présent en Suède avec un bureau à Stockholm, et couvre aussi la Norvège. Outre la France, la banque finlandaise lorgne sur l’Italie et l’Espagne, deux pays dans lesquels elle souhaite également trouver des partenaires locaux. Dans le cadre de cette expansion européenne, Evli Bank songe aussi à créer une Sicav au Luxembourg…
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe financier américain Lazard a a annoncé que son pôle de gestion d’actifs a enregistré une croissance de 5,3% de ses encours en 2014. Au 31 décembre 2014, ses actifs sous gestion atteignent ainsi 197 milliards de dollars contre 187 milliards de dollars au 31 décembre 2013. Sa croissance est en grande partie liée à une collecte nette qui s’est élevée à 11,3 milliards de dollars l’an dernier, dont 3,1 milliards de dollars de souscriptions nettes sur le seul quatrième trimestre. Au cours de l’exercice écoulé, l’activité de gestion d’actifs a réalisé un chiffre d’affaires opérationnel de 1,1 milliard de dollars, en progression de 9% sur un an.L’an dernier, l’ensemble du groupe Lazard a enregistré un chiffre d’affaires de 2,34 milliards de dollars, en croissance de 15% par rapport à 2013, tandis que son bénéfice net ajusté est ressorti à 428 millions d’euros, en hausse de 59% sur un an.
La récente volatilité sur les marchés a surpris de nombreux investisseurs. Parmi les rares à en avoir profité figurent les traders qui laissent les ordinateurs les guider, rapporte The Wall Street Journal. Les gérants de hedge funds qui emploient des stratégies compliquées de transactions automatiques ont gagné des millions avec les mouvements sur les marchés des devises et les matières premières de ces dernières semaines. La plupart de ces « quants » - dont le fonds BlueTrend de Leda Braga, Cantab Capital Partners et Niederhoffer Capital Management – ont bien performé parce qu’ils se sont positionnés en amont de ces mouvements qui ont stupéfié les investisseurs traditionnels.
En janvier, Banca Generali a enregistré des souscriptions nettes de 406 millions d’euros, dont 252 millions d’euros réalisés par le réseau Banca Generali et 154 millions d’euros par Banca Generali Private Banking. Cela représente une hausse de 80 % par rapport à la collecte de janvier 2014.
Mirabaud est la dernière société de gestion en date à dévoiler dans quelle mesure ses fonds dévient de ses indices de référence, rapporte Financial News. La part active de son fonds global equity focus s’établit à 96 %.
Banque Heritage, basée à Genève, rachète des portefeuilles d’actifs de clientèle privée à Standard Chartered, rapporte L’Agefi suisse. Le montant de la transition et des actifs transférés n’ont pas été dévoilés. Seuls des portefeuilles ont été acquis, aucun collaborateur ne sera transféré dans le cadre de cet accord. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de développement de Banque Heritage, qui consiste notamment à acquérir, très sélectivement, des actifs de banque privée d’autres institutions. Dans ce cas précis, Heritage veut ainsi renforcer ses positions sur certains marchés émergents, l’Europe et le Moyen-Orient. Les actifs sous gestion de Banque Heritage s'élèvent à plus de 6 milliards de francs suisses.
C’est l’un des sept banquiers privés exerçant sous le statut traditionnel, avec des associés indéfiniment responsables. La Banque Mourgue d’Algue, basée à Genève, vient d’élargir le collège de ses associés, avec l’arrivée de Swana Mourgue d’Algue, rapporte L’Agefi suisse. Elle rejoint ainsi son père Pierre-Yves (l’associé senior) et son cousin Pierre-André. La banque privée fonctionne sous le statut traditionnel, avec des associés indéfiniment responsables. La banque n’a «aucune raison» d’abandonner ce statut historique, même si Pictet, Lombard Odier ou Mirabaud ont fait évoluer leur structure en 2014. Contrairement à ces plus grands concurrents, Mourgue d’Algue ne vise pas un développement dans d’autres pays, où le statut traditionnel n’est généralement pas compris. Toutefois, les temps changent: «il devient difficile d’envisager une croissance hors de Suisse, dans la mesure où il est interdit de fournir un service dans les pays de résidence de la clientèle», observe Pierre-Yves Mourgue d’Algue. Pour s’assurer l’accès au marché européen, la banque veut se montrer opportuniste et des réflexions sont en cours.
Les fonds de pension italiens étudient de nouvelles formules pour faire face à un monde à taux zéro (voire négatifs), analyse Milano Finanza. Parmi ces solutions figure le prêt de titres, qui a ces derniers jours fait l’objet d’une intervention de la Covip (la commission de surveillance des fonds de pension) suite à la demande d’un fonds de pension qui voulait effectuer de telles opérations afin de couvrir ses coûts administratifs. La Covip a admis qu’il est possible de réaliser de telles opérations pour obtenir des commissions qu’il convient d’utiliser pour les dépenses de gestion financière et de développement des activités de la nouvelle fonction finance que les fonds de pension devront avoir en vertu de nouvelles règles. Sur le front des investissements, les fonds de pension sont en quête d’instruments qui puissent aider à améliorer les rendements. Le nouveau décret sur les investissements de fonds de pension, qui entrera en vigueur dans moins de 18 mois, devrait aider en donnant une plus grande marge de manoeuvre pour investir dans les actifs alternatifs comme les fonds de private equity, les hedge funds et les infrastructures.
Le gestionnaire d’actifs australiens AMP Capital a procédé à une vaste réorganisation de son équipe mondiale dédiée aux infrastructures et aux actions de sociétés évoluant dans le secteur des infrastructures, rapporte Asia Asset Management. Ainsi, Paul Foster, jusque-là responsable des infrastructures pour l’Australie et la Nouvelle Zélande, va quitter la société de gestion qui entend désormais concentrer son activité infrastructure uniquement en Australie et en Europe. Dans la même logique, la fonction de responsable des infrastructures pour l’Europe et les Amériques, laissé vacant suite à la récente nomination de Boe Pahari en tant que responsable mondial des infrastructures, ne sera plus assurée. De même, les équipes de gestion de fonds vont être rapprochées afin de se concentrer sur les expertises d’investissement d’AMP Capital sur des secteurs clés comme l’énergie, le transport et les aéroports. Ainsi, Michael Cummings, actuellement gérant de fonds actions infrastructures, est promu au poste de responsable des équipes de gestion de fonds pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.En parallèle, les fonctions liées aux comptes gérés et à l’origination vont être fusionnées et confiées à Michael Bessell, actuel responsable mondial de l’origination. Il occupera désormais le poste de responsable des comptes gérés et de l’origination pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.Enfin, les équipes en charge des infrastructures à caractère social et liées à la prise en charge des personnes âgées vont également être fusionnées et placées sous la direction de Julie-Anne Mizzi, actuelle «community infrastructure fund manager» chez AMP Capital. Dans le cadre de cette profonde restructuration, Chris Wade, responsable des comptes sur mesure («customised accounts»), et John Mitchell, responsable de la dette cotée («head of listed debt»), vont quitter l’activité et la société de gestion.
Axa Investment Managers a annoncé vendredi le lancement d’un nouveau collateralised loan obligation de 411 millions de dollars, Allegro CLO II. Il s’agit de son deuxième CLO 100% américain, investi à 90% dans des prêts senior de premier rang, les 10% restant pouvant être alloués, entre autres, en prêts de second rang. Basée aux États-Unis, l’équipe de gestion d’Allegro II CLO fait partie de l’équipe de financement structuré qui a récemment fusionné avec l’équipe fixed income. L’équipe loans & private debt gère 4,3 milliards d’euros et les CLO représentent 1,2 milliard d’euros.
Les réserves de change de la Suisse n’ont jamais été aussi élevées au vu des données officielles publiées vendredi par la Banque national Suisse (BNS), les premières depuis que la BNS a décidé le 15 janvier de désarrimer le franc suisse de l’euro, renonçant ainsi à défendre une parité de 1,20 entre les deux monnaies. Elles s'élèvent à 498,398 milliards de francs (472,38 milliards d’euros) en devises à la fin janvier contre 495,130 milliards fin décembre, ce qui laisse penser que la BNS continue d’intervenir sur le marché pour faire baisser le franc. Selon Ralf Wiedenmann, directeur des études économiques de Vontobel Asset Management, les interventions de la BNS approcheraient les deux milliards de francs (1,9 milliard d’euros) par jour.
Le Joint Forum a publié des recommandations établies à l’issue d’une enquête menée auprès de 15 superviseurs et 23 sociétés pour mieux comprendre l'état actuel de la gestion du risque crédit. Les superviseurs sont appelés à ne pas se reposer trop fortement sur les modèles internes, à faire preuve de vigilance face à la montée en puissance de comportements visant la quête de rendement, et à prendre conscience de la nécessité d’avoir du collatéral liquide de haute qualité pour satisfaire les exigences de marge pour les dérivés OTC.
A l’occasion de sa conférence de presse jeudi, le président de la République a annoncé la création d’une Agence de développement économique sur le modèle de «l’Anru, l’agence pour la rénovation urbaine», mais «à l'échelle des territoires». Cette nouvelle institution, destinée à renforcer la politique de la ville, notamment à l’intention des quartiers difficulté, reprendrait des missions aujourd’hui exercées ailleurs, par exemple à la Caisse des dépôts.
Les volumes mondiaux de dette ont augmenté de 57.000 milliards de dollars depuis 2007, montre une étude de McKinsey qui porte sur 47 pays alors même que la crise était censée conduire les acteurs économiques à se «deleverager». Le stock de dette atteignait à fin juin 2014 la bagatelle de 199.000 milliards de dollars, soit 286% du PIB mondial, contre 142 milliards et 269% du PIB fin 2007. La Chine en est en partie responsable, avec un quadruplement de sa dette, de 7.000 à 28.000 milliards de dollars sur la période. L’endettement des Etats et des entreprises (+25.000 milliards chacun) explique l’essentiel de la hausse. La dette des ménages a aussi continué à progresser, sauf dans les pays les plus touchés par la crise de 2007-2008, comme les Etats-Unis. Les banques sont celles qui ont le moins accru leur dette. Selon le cabinet, cette évolution pose de nouveaux risques pour la stabilité financière.
La banque centrale danoise a une nouvelle fois surpris les marchés en concédant sa quatrième baisse de taux en seulement trois semaines. Le taux de dépôt a ainsi été abaissé de 25 points de base supplémentaires pour être ramené à -0,75%, un niveau désormais équivalent à celui qui prévaut en Suisse et en Suède. L’autorité a en outre confirmé sa volonté de défendre l’arrimage de la couronne à l’euro.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 2,6% en France sur les douze mois à fin décembre, un rythme légèrement en retrait par rapport à ceux de novembre (2,7%) et octobre (+2,8%), selon les données brutes publiées jeudi par la Banque de France. Ce ralentissement est dû aux crédits à l’habitat, dont la croissance sur douze mois s’est inscrite à 2,3% contre 2,5% un mois plus tôt du fait d’une quasi-stagnation des encours sur le seul mois de décembre.
L’Agefi a présenté jeudi 5 février le palmarès 2015 des Grands Prix des ETF en Europe, premier classement de ces fonds indiciels cotés en pleine expansion.
Le fonds de pension des fonctionnaires va pouvoir allouer davantage aux actions alors que les rendements obligataires sont en baisse. Bercy, soucieux du financement des entreprises, espère qu’il pourra investir jusqu'à 5 milliards d’euros supplémentaires en actions d’ici à 2020.
En 2014, 147 fonds de droit italien ont été lancés, élargissant l’offre de 15% par rapport à l’année précédente, selon les données de Morningstar Direct citées par la publication. Avec les 13 fonds lancés en janvier 2015, le nombre de fonds de droit italien atteint 988. La société la plus prolifique a été Eurizon Capital avec 34 fonds, suivie par Anima, qui en a lancé 27.
L’utilisation des ETF ne fait pas l’unanimité parmi les sélectionneurs de fonds et les gérants. Les participants du septième forum ETF et gestion indicielle, organisé par l’Agefi à l’hôtel Marriott le 5 février, ont comparé les pour et les contre des ETF face aux autres produits permettant de capter du bêta.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 2,6% en France sur les douze mois à fin décembre, un rythme légèrement en retrait par rapport à ceux de novembre (2,7%) et octobre (+2,8%), selon les données brutes publiées jeudi par la Banque de France. Ce ralentissement est dû aux crédits à l’habitat, dont la croissance sur douze mois s’est inscrite à 2,3% contre 2,5% un mois plus tôt du fait d’une quasi-stagnation des encours sur le seul mois de décembre.
La banque centrale danoise a une nouvelle fois surpris les marchés en concédant sa quatrième baisse de taux en seulement trois semaines. Le taux de dépôts a ainsi été abaissé de 25 points de base (bp) supplémentaires pour être ainsi ramené à -0,75%, un niveau désormais équivalent à celui qui prévaut en Suisse et en Suède. L’autorité a en outre confirmé sa volonté de défendre l’arrimage de la couronne à l’euro, après avoir déjà augmenté ses réserves de changes de l'équivalent de 14,3 milliards d’euros le mois dernier pour les porter à environ 30% du PIB danois. Le Danemark avait aussi annoncé une suspension de ses émissions d’obligations d’Etat jusqu’à nouvel ordre pour freiner les pressions haussières sur la devise.
Les volumes mondiaux de dette ont augmenté de 57.000 milliards de dollars depuis 2007, montre une étude de McKinsey qui porte sur 47 pays alors même que la crise était censée conduire les acteurs économiques à se «deleverager». Le stock de dette atteignait à fin juin 2014 la bagatelle de 199.000 milliards de dollars, soit 286% du PIB mondial, contre 142 milliards et 269% du PIB fin 2007. La Chine en est en partie responsable, avec un quadruplement de sa dette, de 7 à 28.000 milliards sur la période. L’endettement des Etats et des entreprises (+25.000 milliards chacun) explique le gros de la hausse. La dette des ménages a aussi continué à progresser, sauf dans les pays les plus touchés par la crise de 2007-2008, comme les Etats-Unis. Les banques sont celles qui ont le moins accru leur dette.