« Sympa, c’est le chargé de mon compte à la banque qui connaît rien qui devrait jouer. » Ce commentaire cinq étoiles sur Google Play salue, avec d’autres, le lancement le 2 octobre de FinQuiz, une application gratuite que l’Autorité des marchés financiers a conçue pour améliorer les connaissances du grand public sur la finance. En répondant à des questions telles que « pourquoi diversifier son épargne ? » ou « qu’est-ce qu’une SCPI ? », les particuliers – et leurs conseillers bancaires, donc – pourront faire grandir le personnage virtuel qu’ils auront choisi dans le jeu et accéder à des articles pédagogiques. De quoi éviter, surtout, de céder aux arnaques des placements miracles qui pullulent sur la Toile.
Dans le cadre de la nouvelle réglementation MIF 2 qui obligera à compter du 3 janvier 2018 les gérants d’actifs à dissocier les frais de recherche externe des commissions de négociation afin d’accroître la transparence sur les coûts, Robeco a annoncé hier qu’il prendra à sa charge ces frais de recherche. Il précise que ce choix aura un impact positif sur la performance, puisqu’il entraînera une baisse des commissions de courtage.
BlackRock, numéro un mondial de la gestion d’actifs, a dépassé les attentes du marché en affichant une hausse de 8,2% de son bénéfice net au troisième trimestre, pour atteindre 947 millions de dollars. Grâce au succès des fonds indiciels cotés (ETF), ses encours se rapprochent de la barre de 6.000 milliards de dollars, en atteignant 5.980 milliards sous gestion, contre 5.690 milliards au trimestre précédent. La marque d’ETF grand public iShares a collecté 52,3 milliards de dollars nets et ses commissions ont progressé de 38%, à 1,07 milliard de dollars. Par ailleurs, le gestionnaire envisage de prendre en charge le coût de la recherche externe, a indiqué son directeur général Larry Fink.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a encore relevé sa prévision de la demande pour son pétrole en 2018 et a indiqué que l’accord d’encadrement de la production avait permis de réduire les excédents. Dans son rapport mensuel publié mercredi, l’Opep estime que la demande mondiale pour son pétrole atteindra 33,06 millions de barils par jour (bpj) l’an prochain, soit 230.000 de plus que la précédente prévision, grâce notamment à une baisse des stocks de distillats à l’approche de l’hiver. Il s’agit de sa troisième révision de suite de sa projection. L’organisation indique également que sa production au mois de septembre, selon les estimations de sources secondaires, a été inférieure à sa prévision de la demande, même si la production a légèrement augmenté. «L’Opep et d’importants producteurs de pétrole non-Opep continuent de réduire avec succès les barils excédentaires sur le marché pétrolier», est-il écrit dans le rapport. Si l’Opep continue à extraire du pétrole à des niveaux similaires à ceux de septembre, le marché pourrait se retrouver en déficit l’an prochain, poursuit le rapport.
La Sfil a annoncé la réussite de sa troisième émission obligataire d’un milliard d’euros sur une maturité de 5 ans. La banque dédiée au financement des collectivités locales et hôpitaux publics ajoute que le livre d’ordres a atteint EUR 1,250 milliard à la clôture. «Cette troisième émission permet à la SFIL de finaliser son programme d’émissions 2017 à des conditions particulièrement attrayantes». L’émission fait ressortir un spread par rapport au taux des swaps à 6 mois de -13,4 points de base (pb) et de 21 pb au-dessus des OAT. «Les investisseurs finaux sont principalement situés en France (24%), avec une présence significative de l’Allemagne et de l’Autriche (19%), du Royaume Uni et de l’Irlande (19%), suivis du Benelux (14%), de l’Afrique et du Moyen-Orient (12%), de l’Italie (5%), des Pays nordiques (4%), de la Suisse (2%) et d’autres investisseurs (1%)», détaille la banque. Ils se répartissent entre les banques (44%), les banques centrales (29%) et les gestionnaires d’actifs (27%).
La société de gestion Natixis Asset Management (NAM) a annoncé hier avoir formé un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision de la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) du 25 juillet 2017, qui portait sur les fonds à formule. La commission avait infligé à NAM une amende record de 35 millions d’euros, ainsi qu’un avertissement. L’affaire concerne des manquements aux obligations professionnelles dans la gestion entre 2012 et 2015 de 133 «fonds à formule», des véhicules bâtis avec des swaps de performance qui garantissent le capital à l'échéance, ainsi que la performance d’une formule si le scénario favorable se réalise.
La commission des finances de la Chambre américaine des représentants a approuvé le déblocage de 36,5 milliards de dollars d’aide d’urgence pour les régions touchées par les récents ouragans et les incendies de forêt. Cela représente sept milliards de plus que ce que la Maison blanche avait demandé la semaine dernière. Cette proposition, adoptée mardi soir, prévoit notamment que les habitants de Porto-Rico ayant de faibles revenus pourront recevoir une aide alimentaire d’urgence, à la suite du passage dévastateur des ouragans Irma et Maria, a précisé une porte-parole du président de la commission Rodney Frelinghuysen. Le projet doit être soumis au vote de la Chambre des représentants, à une date qui n’a pas été précisée.
Inversion de la construction des prix, relèvement limité et sous conditions du seuil de revente à perte : le président Emmanuel Macron a dévoilé mercredi au marché de Rungis ses premières pistes pour réorganiser une filière agricole étranglée par «la guerre des prix» qui fait rage en France. «Pour ce faire, je souhaite que nous puissions acter de la mise en place d’une contractualisation rénovée, avec un contrat proposé par les agriculteurs et non plus par les acheteurs, ce qui est fondamental. Nous modifierons la loi pour inverser cette construction du prix qui doit pouvoir partir des coûts de production», a ajouté le chef de l’Etat. Compte tenu du calendrier, cette mesure ne pourra pas s’appliquer aux négociations commerciales pour l’année 2018. Autre mesure, controversée cette fois, le relèvement du seuil de revente à perte (SRP). Emmanuel Macron souhait qu’elle soit inscrite dans la loi qui sera votée au Parlement au 1er semestre 2018.
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé mercredi donner cinq jours au président séparatiste catalan Carles Puigdemont pour clarifier s’il a déclaré l’indépendance de la Catalogne ou pas. Si M. Puigdemont confirme déclarer l’indépendance de sa région d’ici lundi à 10h00 heures locales (08h00 GMT), ou s’il ne répond pas, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu’au jeudi 19 octobre 10h00 pour faire machine arrière, avant de recourir à l’article 155 permettant de suspendre l’autonomie de la Catalogne, a précisé M. Rajoy devant les députés.
La sérénité n’est plus de mise parmi les membres du FOMC, révèlent les minutes de la Fed. Une troisième hausse des taux en 2017 est davantage contestée.
Natixis Asset Management a formé un recours devant le Conseil d'Etat contre la décision de la Commission des sanctions du 25 juillet 2017 portant sur l'amende record de 35 millions d'euros pour manquements à des obligations professionnelles.
Le redressement de l'économie mondiale s'est traduit par une amélioration de la stabilité financière mais le caractère très accommodant des politiques monétaires conjugué à la faiblesse de l'inflation accroît les risques potentiels à moyen terme, explique le Fonds monétaire international dans son rapport sur la stabilité financière.
Eastspring Investments a recruté Nadir Maruf au poste de directeur des investissements (« chief investment officer ») en charge de la gestion alternative dans le cadre du lancement d’une nouvelle équipe dédiée aux investissements dans les actifs alternatifs, rapporte le site Pensions & Investments qui cite une porte-parole de la société de gestion. La filiale de Prudential a également nommé Duncan Black en qualité de directeur d’investissement (« investment director ») au sein de cette même équipe. Les deux intéressés sont basés à Singapour.Nadir Maruf est directement rattaché à Virginie Maisonneuve, directrice des investissements chez Eastspring. Il sera responsable de la gestion de la gamme alternative et infrastructure de la société. Eastspring gère environ 2 milliards de dollars d’actifs alternatifs.Nadir Maruf était précédemment associé et directeur général de Daestrum Capital tandis que Duncan Black était associé et directeur financier au sein de cette même société.
Fabrice Chemouny, the new head for Asia Pacific at Natixis Global Asset Manaement, yesterday told Asia Asset Management that the firm is planning to double its exposure to Asia as part of total assets at the group, from 5% to 10%, by 2020. The group has globaly a total of USD951.7bn in assets under management. This growth will include organic growth, acquisitions and partnerships.
“The growth of European ETFs is an inflection point,” Bryon Lake, global head of ETFs at J.P. Morgan Asset Management, said in London on 10 October at a press conference. He might have added that the growth of J.P. Morgan AM in ETFs is an inflection point. The US group, known for its active management, yesterday confirmed that the launch of its first two ETFs in Europe is “imminent.” These are the first in a series in a market segment which J.P. Morgan is now expressing a desire to take its first role. In the United States, the firm already has about 10 ETFs. With this geographical diversification, JP Morgan AM joins other US active management groups, such as Franklin Templeton, who are seeing their market share shrink to competition from the leaders in the profession such as BlackRock and Lyxor in Europe.Two new liquid actively-managed strategies, JPM Equity Long-Short UCITS ETF and JPM Managed Futures UCITS ETF, will be listed on the London Stock Exchange shortly. The two ETFs will then be available on all major European markets. This comes as a sign of the desire on the part of the group to democratize investment in hedge funds, as they offer investors exposure to the investment characteristics of hedge funds. By using alternative bets which extend the concept of beta investment from traditional long-only investment to both long and short.The JPM Equity Long-Short UCITS ETF will seek to provide long/short exposure to factors such as value, quality and momentum in global developed equity markets, in a transparent and liquid vehicle. The other product, JPM Managed Futures UCITS ETF, will aim for systematic exposure to carry and momentum factors in four asset classes: equities, bonds, currencies, and commodities.The two strategies will offer access to potential diversification and to the risk/return ratios of hedge funds in a more liquid format, with more transparency and at a cost that seeks to be competitive. These strategies have been developed by the Quantitative Beta Strategies team, constructed by quantitative analysts and portfolio managers specialised in factorial investing, strategic beta (long-only) and alternative beta (long/short).“This first wave of ETF listings is the first step in our mission to develop our capacity in active ETFs, strategic beta and alternative beta, with the objective of meeting the needs of clients worldwide. We are planning to continue this trend in 2018 with the introduction of more investment capacity at JPM AM in the ETF vehicle,” Lake comments.
Schroders announced the appointment of Frank Thormann to the position of Portfolio Manager in the Global Equities team. Frank Thormann joins Schroders from Frankfurt-based Union Investment where he was a global portfolio manager and brings with him 17-years buy-side investment experience. Having initially focused on the North American component of Union’s Concentrated Global Equity portfolios, he assumed overall portfolio management responsibility for the UniFavorit Concentrated Global Equity Fund in early 2010. The fund achieved a five-star rating from Morningstar during his tenure. The strategy grew in assets from EUR190mn, at the time of Frank’s appointment, to more than EUR 2bn today. Before joining Union Investment in 2008, Frank worked at American Century Investments in Kansas City, USA where he was a multi-industry analyst for the American Century Ultra Fund, as well as for the AC Select Equity Fund. Alex Tedder, Head of Global Equities, commented: “Frank is a strong investor with a proven track record founded on an intimate knowledge of the US equity market, a significant constituent of our global equity portfolios. He is a genuine stock picker with an investment approach that is entirely complementary to that of the team. He is a great addition to our existing capability.” Frank will report to Alex Tedder, Head of Global Equities. Alex Tedder joined Schroders in August 2014 from American Century. In that time he has made a number of significant enhancements to the investment process, including several new hires and a more systematic application of the investment philosophy. All of these improvements have resulted in strong positive relative returns, gross of fees, across the team’s portfolios over the 3-year period ending August 2017, said Schroders.
Anima recorded in September net inflows of EUR85m. Year to date, net inflows total EUR2.5bn, of which EUR1bn are in open-ended funds. At the end of Septembre, AUM are at EUR76.4bn, up 6.8% year on year. Open-ended funds AUM are at EUR53.3bn, up 4.7%.
The Standard Life Investments European Property Growth Fund has completed a deal with Dutch developer, Ontwikkelingscombinatie Scheg, for the delivery of a 35,974 sq m logistics centre at the Vossenberg business park in Tilburg, the Netherlands. The logistics centre – which is due to be completed by the end of March 2018 – will include 31,927 sq m of warehouse space, 1,281 sq m of office space, and a 2,766 sq m mezzanine. The centre will also provide parking space for 260 cars and 21 trucks.Veronica Gallo-Alvarez, Fund Manager of the Standard Life Investments European Property Growth Fund, commented: “This purchase deepens our commitment to the growing logistics sector in the Netherlands and will add to the fund’s performance over the next few years. We’re confident that this facility will be attractive to occupiers and deliver on its investment potential.
Generali Investments is cleaning house in its product range. Ten years after its launch, the Generali Investments Sicav (GIS) Euro Equity Mid Cap fund has changed name, to become GIS Euro Future Leaders, the asset management firm has announced at a press conference. The name change is a sign that “the final fate of the fund is not to invest in midcaps but in companies which will become leaders of tomorrow in 10 years,” explains Eric Miassette, head of thematic equity management at Generali Investments. The name change, which takes effect from 18 September 2017, also aims to reflect “the objective and investment philosophy of the sub-fund,” which is to invest “in euro zone companies which offer the most attractive growth outlooks and which are valued at their fair value,” the asset manager adds.As part of this investment approach, Generali Investments will select companies “out of a universe of 1,500 European stocks whose market capitalisation totals between EUR500m and EUR5bn,” says Miassette. “The management team will select stocks taking five criteria into account: an attractive profession with barriers to entry; significant potential for growth that depends less on macroeconomic trends; strong generation of free cash flow, a solid management track record; and lastly, attractive valuation on the basis of a proprietary model.The portfolio of the fund currently includes 60 to 70 stocks. The GIS Euro Future Leaders fund now has about EUR600m in assets under management. The thematic equity management unit relies on a team of seven analysts/managers specialised in sectors and themes. As of the end of September 2017, the activity has a total of over EUR2bn in assets under management.
Raiffeisen Capital Management has launched the Raiffeisen Azionario Sostenibile Mercati Emergenti fund in Europe, an emerging market equity fund with a sustainable approach.The fund will pay a part of its commissions to a Unicef project in Bangladesh.The portfolio is invested in companies which are deemed sustainable on the basis of social, ecological and ethical criteria. Additionally, some sectors are excluded (weapons, vegetable biotechnologies). The fund does not invest in companies which violate labour or human rights.
With net outflows of SEK3.4bn in August, funds on sale in Sweden in September posted net inflows of SEK4.8bn (or EUR503m), according to the most recent statistics from the Swedish fund association Fondbolagens Förening. Inflows were driven by equity funds, which attracted SEK4.9bn. Bond funds had net subscriptions of SEK1bn, while money market funds saw outflows of SEK1.2bn. Flows were neutral for the other two categories of funds. Since the beginning of the year, Swedish funds show net inflows of SEK68.1bn (EUR.7.1bn), a higher level than all inflows in 2016 (SEK53.2bn). Of this total, SEK25.1bn have gone to equity funds, SEK19bn to diversified funds, and SEK17.7bn into bond funds. As of the end of September, assets in the sector totalled SEK3.874trn (SEK406bn), a record level.
Total assets under management in corporate savings plans (PEE) and savings plans for collective pensions (PERCO) are EUR130.4bn as of 30 June 2017, the French financial management association (AFG) reports. This represents growth of 6% compared with 31 December 2016, and 11% year over year. Net inflows in first half 2017 represent EUR2.1bn, with payments up 5%. “This is a good level,” AFG notes, despite net inflows being EUR1bn below those in first half 2016. The number of beneficiaries of employee savings remains stable at over EUR11m, of which EUR2.5m are in PERCO funds (EUR15bn in assets, up 17% year over year).These savings remain primarily in equities. As of 30 June 2017, diversified funds (EUR81bn) represented 62% of assets, compared with 38% for employee shareholder funds (EUR49bn).Assets in diversified funds are up by nearly 4% in first half 2017, and up 14% year over year. In total, the proportion of employee savings invested in equities represents 60% of the total, with 40% directed to employee shareholding funds, and nearly 20% to equity and diversified funds.Assets in SRI funds (excluding technical effects) rose 11%, and more than one quarter of employee savings (not including employee shareholding) is invested in SRI. Investments in solidarity FCPE funds totals EUR7.2bn, a significant increase of 30% year over year.
La Française has teamed up with Global Property Research (GPR), a provider of services to major financial establishments specialised in custom realty stocks, to launch a new index dedicated to international sustainable publicly-traded real estate for institutional clients. Inflection Point Capital Management UK (IPCM) and La Française Forum Securities (LFFS), both affiliates of the La Française group, will collaborate with GPR to develop and update the new index on an ongoing basis. The index, GPR IPCM LFFS Sustainable GRES Index, will include up to 150 global sustainable companies, selected on the basis of their activities in real estate, their environmental, social and governance (ESG) performance, and their market capitalisation. GPR will be responsible for constructing and managing the index, The tool will define “a new standard in sustainable investment in the publicly-traded real estate sector,” La Française says in a statement.
«La croissance des ETF européens se trouve à un point d’inflexion», a déclaré le 10 octobre à Londres, Bryon Lake, responsable mondial des ETF chez J.P. Morgan Asset Management, à l’occasion d’un séminaire presse. Il aurait pu ajouter que le développement de J.P. Morgan AM dans les ETF se trouve à un point d’inflexion. Le groupe américain, connu pour sa gestion dite active, a en effet confirmé hier le lancement «imminent» de ses deux premiers ETF en Europe. Les premiers d’une série dans un segment de marché où J.P. Morgan AM affiche désormais sa volonté de jouer les premiers rôles. Aux Etats-Unis déjà, il gère une petite dizaine d’ETF. Avec cette diversification géographique, JP Morgan AM rejoint d’autres groupes américains de gestion active, comme Franklin Templeton par exemple, qui veulent leur part de gâteau face aux leaders du métier que sont BlackRock ou Lyxor en Europe. Les deux nouvelles stratégies alternatives liquides gérées activement, JPM Equity Long-Short UCITS ETF et JPM Managed Futures UCITS ETF, seront enregistrées à Dublin et cotées à la Bourse de Londres à bref délai. Les deux ETF seront ensuite disponibles sur tous les grands marchés européens. Ils illustrent la volonté du groupe de démocratiser l’investissement dans les hedge funds puisqu’ils vont offrir aux investisseurs une exposition à des caractéristiques d’investissement propres aux hedge funds. En utilisant le beta alternatif qui élargit le concept de l’investissement beta des stratégies traditionnelles «long-only» à l’investissement «long» et «short».Le JPM Equity Long-Short UCITS ETF tentera de fournir une exposition long-short à des facteurs comme la valeur, la qualité ou encore le momentum sur les marchés d’actions du monde développé dans un véhicule liquide et transparent. L’autre produit, le JPM Managed Futures UCITS ETF visera pour sa part une exposition systématique aux facteurs carry et momentum dans quatre classes d’actifs : les actions, l’obligataire, les devises et les matières premières.Les deux stratégies devraient ainsi offrir un accès à la diversification potentielle et au couple rendement-risque propres aux hedge funds dans un format plus liquide, plus transparent et à un coût qui se veut compétitif. Les stratégies ont été élaborées par l'équipe dédiée aux Quantitative Beta Strategies, constituée d’analystes quantitatifs et de gérants de portefeuille spécialisés dans l’investissement factoriel, le beta stratégique (long-only) et le beta alternatif (long-short)."Cette première vague de cotations d’ETF est la première étape de notre volonté de développer nos capacités dans les ETF actifs, beta stratégique et beta alternatifs, avec l’objectif de répondre aux besoins des clients dans le monde entier. Nous envisageons de poursuivre sur cette dynamique en 2018 avec l’introduction de davantage de capacités d’investissement de JPM AM dans le véhicule de l’ETF», a commenté Bryon Lake.Le dirigeant a également insisté sur la poursuite de la croissance du marché des ETF en Europe à un rythme toujours soutenu. «Le marché des ETF européens, qui a une dizaine d’années de retard sur le marché américain, devrait atteindre la barre des 1.500 milliards de dollars dans les cinq prochaines années», a-t-il affirmé. Sur cinq ans glissants, les encours des ETF ont d’ailleurs toujours doublé dans les trois régions de référence, Etats-Unis, Europe et Asie, a-t-il relevé. Et de son point de vue, les raisons sont nombreuses qui donnent à penser que le marché des ETF en Europe a un bel avenir devant lui. Avec la directive MIF 2 notamment, le marché européen devrait gagner en transparence. Actuellement, 80% des transactions se font de gré à gré (OTC) contre seulement 20% aux Etats-Unis. Cette situation devrait évoluer avec, entre autres, l’introduction dans la réglementation de la transparence pré- et post-marché. La situation devrait également s’améliorer sur le front du réglement-livraison et de l’information sur les transactions, deux secteurs où le marché européen reste très fragmenté. Là aussi, le marché américain a l'énorme avantage d’avoir un seul organisme pour le réglement-livraison, la DTCC, et une information immédiate grâce à la «consolidated tape». Bryon Lake estime aussi que l’utilisation des ETF devrait augmenter chez les particuliers européens, comme on a pu l’observer de l’autre côté de l’Atlantique où la part des institutionnels est passée progressivement de 80% à environ 50% actuellement. Autant de facteurs qui sont autant de raisons pour J.P. Morgan AM de pousser les feux de la classe d’actifs ETF.
Après trois années consécutives de hausse, le résultat d’exploitation du marché de la gestion d’actifs française est en léger repli en 2016, atteignant 2 845 millions d’euros contre 3 096 millions d’euros en 2015. Cette baisse est due à la fois à la croissance des charges d’exploitation (+1,3% par rapport à 2015) et à la diminution des produits d’exploitation (-0,8% par rapport à 2015). Toutefois, la solidité financière du secteur demeure élevée avec un résultat net global en progression. La hausse des charges est liée en grande partie aux postes de rémunération, explique l’AMF. En effet, les charges salariales et les frais de mise à disposition de moyens humains ont participé respectivement à hauteur de 39,6% et 24,7% à la croissance des charges d’exploitation. Les charges salariales, s’établissent à 2 789 millions d’euros en 2016. Leur hausse s’explique logiquement par la progression des effectifs (+3,4% par rapport à 2015). Ce poste représente d’ailleurs une part de plus en plus importante dans les charges d’exploitation (22,1% en 2011 contre 25,4% en 2016) tandis que la part des rétrocessions de produits se contracte ces dernières années. Ce fait témoigne peut-être du début d’adaptation des acteurs quant à l’encadrement renforcé des inducements introduit par MIF 2.Même si on observe que les charges d’exploitation conservent toujours la même typologie de distribution, l’entrée en application de MIF 2 aura sans conteste un impact sur le business model des sociétés de gestion, commente l’AMFLe secteur affiche, pour la première fois depuis 2012, un déclin du chiffre d’affaires global qui s’élève à 13 812 millions d’euros. Néanmoins, on peut observer que ce niveau reste bien supérieur à celui de 2012 (+22,7%). Malgré une croissance, en 2016, de 6,2% des encours gérés par les sociétés de gestion de portefeuille, les commissions de gestion n’ont pas suivi la même dynamique et représentent le principal facteur explicatif de la baisse des produits d’exploitation. En effet, elles ont diminué de -3,1% en 2016, soit de 339 millions d’euros, pour atteindre 10 778 millions d’euros. En particulier, le montant des commissions de gestion collective accuse une baisse de -3,3% contre -0,2% pour les commissions de gestion sous mandat.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) et le Mouvement Desjardins ont annoncé, ce 10 octobre, la création d’un fonds d’investissement entièrement destiné au secteur des technologies financières (« FinTech ») et à l’intelligence artificielle appliquée à la finance. Établi à Montréal, ce fonds de capital-risque aura pour objectif d’appuyer l’essor et le développement de nouvelles sociétés en technologies financières au Québec et au Canada, précisent les deux partenaires dans un communiqué.Ce fonds, créé à l’initiative de la Caisse et bâti en partenariat avec Desjardins, opérera de manière indépendante et vise une taille maximale de 75 millions de dollars. Les deux partenaires y investiront une somme équivalente totalisant 50 millions de dollars. « D’autres investisseurs institutionnels ont déjà témoigné la volonté de s’y greffer avant la première clôture prévue d’ici la fin de l’année », indiquent les deux sociétés. « Au-delà du financement, la Caisse et Desjardins reconnaissent l’importance des données pour accélérer le développement de produits et la mise en marché de nouvelles solutions technologiques », notent les deux partenaires. Ces derniers « expriment la volonté de mettre certaines données à la disposition de l’écosystème FinTech, lesquelles devront être traitées dans le respect de la confidentialité des renseignements protégés ».Les investissements de ce fonds, dont le nom reste à déterminer, se feront sous la forme de capital-actions. Il ciblera les entreprises qui développent des technologies touchant notamment les investissements, le paiement, l’acquisition et la rétention de clients, l’analyse de données, les dépôts et prêts, la sécurité ou les assurances. La Caisse et le Mouvement Desjardins « s’engagent à nommer sous peu un gestionnaire chevronné qui sera en mesure de saisir les meilleures occasions d’affaires dans le marché canadien des FinTech et de l’intelligence artificielle liée à la finance », indiquent-ils dans un communiqué.
La société de hedge funds Acropspire Investment Management va rembourser ses investisseurs et fermer ses portes, selon Bloomberg, qui cite un e-mail envoyé aux clients. La société quantitative de Chicago, qui gérait 350 millions de dollars à son pic, a vu ses actifs décliner des deux tiers compte tenu de demandes de remboursement des investisseurs suite aux mauvaises performances de 2015 et 2016.