Le groupe de gestion britannique Alliance Trust a annoncé, ce 24 janvier, la cession de la totalité de sa participation, soit un peu plus de 4 millions d’actions, au capital de Liontrust Asset Management (Liontrust AM). Cette participation a été cédée à des investisseurs institutionnels au prix de 520 pence par action, soit un montant total de 21 millions de livres. Les actions concernées par l’opération représentent environ 8,2% du capital de Liontrust AM. Alliance Trust avait acquis cette participation lors de la vente de sa filiale Alliance Trust Investments à Liontrust AM le 1er avril 2017.
Au cours de son premier semestre fiscal, clos au 31 décembre 2017, Brooks Macdonald a enregistré une progression de 12,3% de ses encours pour atteindre 11,7 milliards de livres contre 10,5 milliards de livres à fin juin 2017, a annoncé hier le gestionnaire d’actifs britannique. Cette progression a été principalement tirée par une collecte nette de 808 millions de livres. Le groupe britannique a également bénéficié d’un effet marché positif à hauteur de 474 millions de livres. Brooks Macdonald publiera ses résultats semestriels détaillés le mercredi 14 mars 2018.
Le regroupement des activités de gestion d’UBS dans une même division, Global Wealth Management (GWM), s’accompagne de nombreux mouvements de responsables qui devraient prendre effet début février, selon une note dont le site spécialisé finews a eu connaissance. Dirk Klee, le responsable des opérations (COO) pour le wealth management, et Paul Raphael, le patron de la gestion de fortune pour les marchés émergents et l’Europe, seraient ainsi sur le départ. Paul Raphael sera remplacé par Christine Novakovic, jusqu’ici responsable de la banque d’investissement en Suisse, tandis que pour remplacer Dirk Klee, Reto Wangler, actuellement responsable des opérations pour la Suisse, est promu au poste de responsable des opérations de la nouvelle division, dont les actifs sous gestion devraient s'élever à environ 2.600 milliards de francs suisses. «Nous discutons d’autres options avec Paul Raphael et Dirk Klee», indiquent toutefois dans la note Martin Blessing et Tom Naratil, les deux nouveaux patrons de la division GWM.A noter aussi la promotion de Damian Vogel, actuellement responsable des risques pour la Suisse, au poste de responsable des risques au niveau mondial au sein de la nouvelle division. Il remplace Shailesh Shah qui quitte la société pour des raisons d'âge. Paulina Polito, responsable de la stratégie, voit son périmètre d’intervention élargi au-delà des Etats-Unis. Elle devra aussi restructurer les activités marketing, relations clientèle et recherche au sein de la nouvelle division, en collaboration étroite avec le patron du marketing, Johan Jervøe.
Après avoir largement contribué à la consolidation bancaire en Suisse, Union Bancaire Privée mise désormais prioritairement sur la croissance organique car les acquisitions intéressantes en Suisse se font de plus en plus rares. «Je serais heureux de pouvoir augmenter nos actifs sous gestion à 150 milliards de francs dans une période de deux à trois ans», a indiqué Guy de Picciotto, directeur général d’UBP dans les colonnes de Finanz and Wirtschaft. A fin 2017, les actifs sous gestion de la banque privée basée à Genève s'élevaient à 125 milliards de francs.Cela dit, le patron d’UBP affirme toujours scruter le marché à l’affût d’une bonne opportunité de reprise. Le périmètre de recherche s’est toutefois élargi. «Les acquisitions sont susceptibles d'être effectuées hors de Suisse, par exemple à Londres ou au Luxembourg. Il serait particulièrement intéressant de procéder à un rachat en Asie, où nous avons encore trop peu de clients», a-t-il expliqué.
Le groupe Bellevue a réalisé l’an dernier une collecte nette d’environ 1,2 milliard de francs suisses, selon les premières estimations. Les actifs sous gestion ont ainsi atteint un niveau record à plus de 12 milliards de francs suisses, indique un communiqué. Le résultat d’exploitation devrait s’inscrire autour de 29 millions de francs et le bénéfice après impôts à 21 millions de francs suisses. Les résultats détaillés devraient être présentés le 27 février prochain.
La société de gestion allemande Universal-Investment a annoncé ce 24 janvier avoir remporté un mandat auprès de Lazard Asset Management (Deutschland) pour l’administration de 21 fonds représentant un encours total d’environ 1,5 milliard d’euros. La migration des prestations d’administration sur la plateforme d’Universal-Investment a été bouclée en janvier 2018. Le mandat comprend l’administration et la comptabilité des fonds ainsi que des services dans les domaines de la fiscalité et du reporting, précise un communiqué.Les actifs administrés par Universal-Investment s'élèvent actuellement à plus de 59 milliards d’euros.
La Commerzbank a annoncé avoir conclu un accord de distribution avec le géant de la gestion BlackRock. Depuis le début du mois, la banque allemande propose désormais la solution d’investissement «Index-Invest», des fonds multi-classes d’actifs de BlackRock, constitués exclusivement d’ETF et de fonds indiciels. Index-Invest comprend environ 50 ETF et fonds indiciels sur les marchés mondiaux. L’agence de notation Scope a, début 2018, donné sa meilleure note «A» aux stratégies plus ou moins offensives proposées par Index-Invest, relève la Commerzbank dans un communiqué.
La boutique de gestion allemande Prismatic Funds, basée à Hambourg, vient de recruter Marcus Reck, un ancien gérant de la société de gestion Acatis, basée à Francfort, rapporte le site Citywire. Marcus Reck a passé une dizaine d’années chez Acatis où il a géré les fonds Acatis Aktien Global et Acatis Fair Value Aktien Global.Chez Prismatic Funds, Marcus Reck va piloter le fonds IP Blue, qui vient d'être lancé. La stratégie se concentre sur les actions américaines et européennes, avec l’objectif de dégager des rendements solides ajustés du risque sur des horizons d’investissement de long terme. Le fondateur d’Acatis, Hendrik Leber, remplace Marcus Reck pour la gestion des deux stratégies dont il avait la responsabilité, croit savoir Citywire.
La société de gestion indépendante FlossBach von Storch a annoncé ce 24 janvier le lancement d’une stratégie défensive sous la forme d’un fonds multiclasses d’actifs présenté comme une solution alternative au compte-épargne. Le nouveau fonds, «Flosbach von Storch -Der erste Schritt» (ou le premier pas), aura une part maximale d’actions de 15%, le reste du portefeuille étant réparti en obligations souveraines, entreprises et sécurisées. La stratégie sera pilotée par Frank Lipowski et Elmar Peters.Le fonds sera commercialisé en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Luxembourg.
La société de gestion indépendante Lupus alpha, basée à Francfort, a annoncé une progression l’an dernier de 2,1 milliards d’euros ou 24% de ses actifs sous gestion qui ont ainsi franchi la barre des 10 milliards d’euros pour s'établir à 10,8 milliards d’euros à fin décembre 2017. Cette évolution est due pour l’essentiel au développement des activités avec la clientèle institutionnelle, souligne un communiqué. Les actifs institutionnels totalisent 9,4 milliards d’euros, les actifs retail 1,4 milliard d’euros.La presque totalité des produits proposés par la société de gestion, - petites et moyennes capitalisations européennes, stratégies de volatilité et stratégies dites «Advanced Fixed Income» (notamment avec des CLO)-, ont enregistré des entrées nettes significatives et les stratégies Small & Mid Caps européennes se sont particulièrement bien comportées. Les différentes stratégies ont dégagé des surperformances comprises entre 3% et 11%. Le fonds Lupus alpha Smaller German Champions a ainsi réalisé une performance de 33,35% et une surperformance de 11,85%.
Bloomberg a révélé que Bridgewater Associates (160 milliards de dollars d’encours) avait recruté la meilleure joueuse de poker de tous les temps. Diplômée de Yale en sciences politiques et droit, Vanessa Selbst aurait remporté 11,9 millions de dollars en douze ans de tournois, avant de rejoindre le hedge fund spécialisé dans des stratégies quantitatives « global macro » et « risk parity », notamment en utilisant les technologies d’analyse « big data » et « intelligence artificielle ». La recrue, experte en comportements, se concentrerait sur la recherche et les stratégies de trading.
Vedette du Forum de Davos, Emmanuel Macron a pu s’y prévaloir de ses résultats sur le terrain des réformes. Mais en économie, il n’est pas de résultats qui vaillent sans contexte. Or celui dont bénéficie le chef de l’Etat est remarquablement favorable. Les prévisions de croissance mondiale, relevées par le FMI, dessinent le meilleur environnement économique depuis près d’une décennie. Et la France en profite, en termes d’emploi et de finances publiques. Pour autant, le bilan économique est-il satisfaisant ? La vérité est qu’il reste au mieux contrasté, ce qui, dans des circonstances aussi souriantes, n’est pas un compliment. Plusieurs voix respectées viennent de souligner que, pour l’économie française, l’essentiel reste à faire. Sur deux terrains au moins, le chantier est à peine ouvert : les finances publiques et la compétitivité. Ne vous en étonnez pas : le premier commande le second.
Quand votre PIB est désespérément plat, il existe un moyen de la tonifier : revoir sa composition. La plupart des postes de la comptabilité nationale datent des années 1960 et un coup de plumeau pour les dépoussiérer s’impose. C’est en tout cas ce que pense le gouvernement japonais. « Les structures économiques évoluant rapidement », il serait bon d’intégrer l’économie du partage et un peu mieux l’économie numérique dans la mesure du PIB. L’éducation et le médical seraient aussi concernés. Pour l’instant, c’est un projet d’un groupe d’experts, mais quelques milliers de milliards de yens par-ci et autant par-là, c’est bon à prendre.
Serait-ce le dérapage du siècle ? Dans un rapport rendu le 17 janvier, la Cour des comptes a épinglé la Société du Grand Paris (SGP) sur le surcoût monumental du Grand Paris Express. Alors que le budget initial du nouveau tracé des transports en commun parisiens était fixé à 22,6 milliards d’euros, son dépassement serait de… 12,4 milliards d’euros. Rien de moins. Les sages de la rue Cambon notent aussi une SGP sous-dimentionnée au regard d’un projet d’une telle ampleur et « invitent » à un périmètre révisé. Pour clore, la Cour fait part de ses « sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques » de 2024. Seuls quelques tronçons du nouveau métro seraient en service pour cette XXXIIIe olympiade de l’ère moderne.
Bon point. Les agences de notation les avaient annoncées pour 2018, les marchés les attendaient, elles ont bien eu lieu. En cette fin du mois de janvier (le 19), deux relèvements de notes de pays du sud de l’Europe, la Grèce et l’Espagne, ont été annoncés. La note de l’Espagne a été relevée d’un cran par Fitch Ratings à A- avec perspective stable. Les obligations de l’Etat grec de maturité courte ont, pour leur part, été relevées, par S&P Global Ratings, d’un cran de B- à B, soit tout de même à cinq crans de la catégorie investment grade (IG). Le fait d’avoir été annoncées et anticipées par les intervenants de marché depuis la fin de 2017 n’a pas empêché des réactions sur les cours des titres obligataires. Dans le cas de l’Espagne, « le référendum catalan » n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. Mieux, le spread Bonos/Bund s’est rétréci à 80 points de base mardi 23 janvier (le taux du 10 ans espagnol était de 1,34 %). Ce qui peut être considéré comme l’écart de taux Espagne/Allemagne le plus faible depuis 2010. Ces deux souverains vont-ils connaître le sort heureux du Portugal l’an dernier ? Trois agences doivent annoncer leur notation de la Grèce dans les mois qui viennent ; les marchés anticipant des relèvements. Le taux du 2 ans grec s’est établi à 1,02 % ; il était encore à plus de 3 % début novembre. Plus spectaculaire, le « 10 ans » s’affichait ces jours derniers à 3,80 % contre 5,50 % début décembre. Le groupe d’experts auprès de l’Eurogroupe qui doit décider d’une prochaine tranche d’aide voit loin. Il indique que le ratio dette publique/PIB du scénario de base retenu était de 181,1 % en 2017 et devrait s’établir à 165 % en 2020, puis 127,2 % en 2030 et enfin 96,4 % en 2060.
Le montant mondial des IDE (investissements directs étrangers) s’est élevé à 1.520 milliards de dollars en 2017, en baisse de 16 % sur 2016 (1.181 milliards), indique la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement). Les flux vers les économies développées ont diminué de 27 % (de -33 % vers les Etats-Unis). L’année 2018 a un potentiel de croissance pour les IDE, mais les risques politiques sont nombreux, indique la Cnuced.
Envol. Natixis IM (NIM) ajoute une corde à son arc. La société de gestion vient de prendre une participation au capital d’Airbone Capital, spécialiste de la location et de la gestion d’actifs aéronautiques. Le gestionnaire franchit une marche dans le renforcement de son expertise dans les financements alternatifs pour faire face à la volonté plus aiguë des investisseurs d’accéder à des actifs « réels ». Pour l’heure, l’immobilier représente encore une part importante des placements alternatifs avec 47 milliards d’euros sous gestion. Au-delà de la diversification de son offre, NIM reflète, au travers de cette prise de participation, l’intérêt historique de sa maison mère Natixis dans les financements structurés de flottes d’avions aux côtés de ceux liés aux infrastructures, à l’immobilier, à l’hôtellerie ou encore aux matières premières. Des prêts lourdement chargés en fonds propres...
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a annoncé hier qu’elle allait formellement démarrer son test de résistance européen le 31 janvier prochain, à 17h00 GMT. Par la même occasion, l’EBA publiera les différents scénarios macroéconomiques qu’elle aura retenus pour l’exercice de ce test.
La Skema Business School vient d'annoncer la relocalisation de son programme Mastère Spécialisé® Manager en Gestion de Patrimoine Financier de Sophia-Antipolis à son campus de Paris La Défense. Une décision qui sera effective dès la prochaine rentrée, en octobre 2018.
Comme nous l’avait annoncé en fin d’année dernière Caroline Le Meaux, la direction des Retraites et de la Solidarité de la CDC a décidé d’une nouvelle allocation d’actifs pour son RAVGDT (Régime d’Allocation Viagère des Gérants de Débits de Tabac) qui représente 450 millions d’euros d’encours. Ainsi jusqu'à fin 2017, le portefeuille du RAVGDT était composé de 80% de produits de taux (dont une majorité d’obligations souveraines) et de 20% d’actions. La part d’actions a été montée à 22,5%, tandis qu’ont été introduits dans le portefeuille quelque 10% de non coté. Hasard du calendrier, les deux mandats de gestion du fonds - détenus depuis 2013 par Allianz GI et LBPAM - arriveront prochainement à échéance. Ils devraient donner lieu à un appel d’offres au mois d’avril au plus tard pour trouver leurs successeurs. «Nous sommes très satisfaits de nos gérants mais souhaiterions dorénavant avoir quelque chose d’un tout petit peu plus asymétrique, a expliqué Caroline Le Meaux. Le fonds est en effet toujours majoritairement investi en produits de taux et nous voudrions arriver à avoir un rendement supérieur à l’inflation».
Giorgio Riccucci a quitté Credit Suisse en Italie pour rejoindre Lombard Odier en tant que managing director dans le bureau ouvert à Milan en 2016, rapporte Bluerating, citant MF. Il était jusqu’à présent managing directeur de Credit Suisse. Il a aussi été administrateur délégué d’UBS Italia. Ce poste était aussi convoité par Andrea Cingoli, l’ancien administrateur délégué de Banca Esperia.
Deutsche Bank Wealth Management, la filiale de gestion de fortune de Deutsche Bank, a nommé Gonzalo Jimenez-Fontes del Rey au poste de directeur régional pour l’Andalousie et l’Estrémadure, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé, qui compte plus de 20 ans d’expérience, a effectué l’essentiel de sa carrière chez Bankinter, Morgan Stanley et AB Asesores. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Gonzalo Jimenez-Fontes del Rey sera chargé de la stratégie et du développement de l’activité de Deutsche Bank Wealth Management dans les deux régions. Il sera directement rattaché à Luis Antoñanzas, responsable de Deutsche Bank Wealth Management en Espagne et au Portugal.
M&G Real Estate espère ouvrir prochainement un bureau en Italie et dans un autre pays d’Europe continentale, a annoncé l’équipe parisienne de l’entité de M&G dédiée à l’immobilier au cours d’une présentation. Cela viendrait étoffer le réseau européen de M&G Real Estate, déjà présent à Paris, Francfort, Madrid, Stockholm et Luxembourg, en plus de Londres, son bureau historique.C’est il y a 15 ans environ que M&G Real Estate a décidé de s’ouvrir à l’Europe continentale et de sortir de son marché domestique, le Royaume-Uni. Pendant longtemps, elle a plafonné à 1 milliard d’euros sur ce marché. Mais ces trois dernières années, la croissance s’est accélérée et la société a triplé ses encours à 3 milliards d’euros, sur les 32,1 milliards d’euros qu’elle gère dans le monde. La part du lion de ces encours est représentée par le fonds M&G European Property Fund qui représente plus de 2,5 milliards d’euros. En 2015, M&G Real Estate avait acquis pour 350 millions d’euros d’actifs. En 2016 et 2017, plus de 700 millions d’euros d’acquisitions ont été réalisées. L’objectif cette année est d’arriver à une fourchette de 700 millions à 1 milliard d’euros d’acquisitions et de réaliser une opération en France où la société était absente l’an dernier.