MIF 2 imposant une stricte séparation du financement de la recherche et de l’exécution, une société de gestion avait, comme d’autres, décidé de se passer de certains fournisseurs de recherche. Début janvier, sa direction générale reçoit l’appel de l’un des brokers déçus, surpris d’être évincé. Elle convoque ses gérants, en débat avec eux pour aboutir à la même conclusion sur la moindre utilité du prestataire. Celui-ci la rappelle une semaine plus tard pour se voir à nouveau confirmer les raisons de sa non-sélection. Résultat : les deux appels téléphoniques du broker seront… facturés au gestionnaire comme des « calls analystes » !
Libérer. Renforcer la gestion du risque de liquidité des fonds d’investissement. Le rapport publié par l’OICV le 1er février 2018 qui complète les standards édictés en 2013 sur le sujet, a fait l’objet d’une mise à jour réglementaire par l’AMF (Autorité des marchés financiers). L’Autorité qui avait déjà autorisé l’application de rachats (gates) en 2017, introduit ici de nouvelles modifications comme la possibilité pour les gérants d’appliquer des préavis de souscription et/ou de rachat, le remboursement « en nature » (in kind), autrement dit en actifs du portefeuille et la fermeture des souscriptions de façon partielle ou totale (soft ou hard close). Ces dispositifs entreront en vigueur d’ici à quelques semaines et s’appliqueront aux fonds de droits français.
Côté pile, voici David Solomon (à droite sur la photo), costume gris de rigueur, en grande conversation avec Dan Schulman, le PDG de PayPal. Côté face, le coprésident de Goldman Sachs joue les « DJ » sous le pseudonyme de D-Sol. Le voilà désormais appelé à mixer les platines dans la plus puissante banque américaine, le départ de l’autre coprésident, Harvey Schwartz, lui laissant désormais le champ libre pour succéder à Lloyd Blankfein à la direction générale. Avec lui, la firme de Wall Street bascule dans une nouvelle ère à un moment où elle rééquilibre ses revenus vers le financement et la gestion d’actifs (lire aussi page 6). Elle sacrera en effet un banquier d’affaires et non un pur trader, même si D-Sol a aussi traîné ses guêtres dans la salle des marchés.
Gagner sur les deux tableaux. La Banque de France est passée maître en la matière. L’an dernier, elle a acheté 151 milliards d’euros de titres souverains et accru son bilan de 200 milliards à 1.054 milliards. Plus le bilan est gros, plus les banques ramènent de liquidités à la facilité de dépôt de la BdF. Elle actionne donc deux fois le tiroir-caisse, une fois avec les coupons des OAT, une autre avec les dépôts au taux négatif de -0,40 %. Mais Bercy veille au retour d’une partie du grain en raflant 5 des 8,2 milliards de bénéfice de la banque au titre de l’impôt et des dividendes.
Sans rancune, les amis. Pierre Moscovici n’en démord pas : la sortie de la Commission européenne contre 7 pays accusés de pratiquer « l’optimisation fiscale agressive » (Belgique, Chypre, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Malte et Pays-Bas) était justifiée. « Le but n’est pas de nommer et de faire honte (‘naming and shaming’) à des Etats individuels, mais de développer une base factuelle pour discuter de façon ouverte », a-t-il expliqué dans une lettre envoyée aux sept Etats, et obtenue par L’Agefi. Reste à voir si l’argumentation sera du goût du ministre des Finances luxembourgois, qui n’avait pas apprécié l’accusation de la Commission.
Le régulateur américain des marchés financiers, la Securities and Exchange Commission (SEC), a envoyé des questionnaires à plusieurs gérants de fonds alternatifs misant sur les cryptomonnaies, rapportait hier l’agence Bloomberg. La SEC souhaite notamment en savoir plus sur la manière dont les gérants valorisent et sécurisent leurs investissements en crypto-actifs. D’après Au_tonomous Research, il existe environ 220 hedge funds centrés sur les cryptomonnaies, qui gèrent au total au moins 3,5 milliards de dollars.
La filiale de gestion d’actifs est prête à faire entrer dès cette année un allié dans son tour de table à hauteur de 10% à 20%, pour consolider le secteur.
Le groupe de gestion d’actifs français va investir 250 millions d’euros pour prendre une participation de l’ordre de 3% dans la filiale de Deutsche Bank.
Doter l’Union européenne d’un budget climat, charger la Banque européenne d’investissement (BEI) de financer des projets pour la transition énergétique ou encore aider massivement les pays d’Afrique : telles sont les propositions du «Pacte finance-climat» européen, présenté jeudi à Paris à l’Unesco. Le projet est porté entre autres par le climatologue Jean Jouzel et l'économiste Pierre Larrouturou. «L’Europe a besoin de montrer qu’on peut lutter de manière radicale pour sauver le climat», au moment où les Etats-Unis se retirent de l’Accord de Paris sur le climat, a expliqué à l’AFP Pierre Larrouturou. «Il faut un nouveau projet à l’Union européenne, qui redonne du sens à l’aventure», a-t-il poursuivi. Ce plan prévoit de transformer la BEI en Banque de développement durable, «chargée de fournir aux Etats membres des financements à taux zéro qui seront intégralement utilisés pour la transition énergétique», selon la présentation. «Chaque Etat aurait un ‘droit de tirage’ annuel correspondant à 2 % de son PIB», est-il précisé. Ceci permettrait par exemple d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments de manière massive, alors que ce secteur est le plus consommateur d'énergie en France devant les transports, a expliqué l'économiste. Ce pacte, qui serait mis en oeuvre dès 2020, propose de «créer un vrai budget climat au niveau européen, doté de 100 milliards d’euros chaque année» et d’"augmenter très nettement l’aide aux pays d’Afrique et du pourtour méditerranéen (40 milliards d’euros de dons chaque année) ou encore d’"investir massivement dans la recherche». Les ressources nécessaires seraient trouvées via «une contribution climat de 5 %» sur les bénéfices des entreprises non réinvestis, la taxe sur les transactions financières et la taxe sur le CO2. Le collectif qui défend ce projet veut profiter des «consultations citoyennes» sur l’avenir de l’Europe voulues par Emmanuel Macron, qui seront lancées à la mi-avril en France, pour le faire connaître du grand public. Il espère pouvoir en faire de même dans les autres pays de l’Union européenne où se tiendront des consultations similaires entre avril et octobre. Parmi les signataires du pacte, figurent notamment l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, des économistes (James Galbraith, Tim Jackson, Alain Granjean), ou encore le patron de la Confédération européenne des syndicats Rudy de Leeuw.
Prudential a annoncé mercredi son intention de séparer du groupe son activité de gestion d’actifs et d’épargne au Royaume-Uni et en Europe, M&G Prudential. Cela se traduira par la coexistence future de deux sociétés cotées, « avec chacune ses perspectives d’investissement distinctes ».
A la veille de la convention annuelle de l'Anacofi, son président David Charlet a publié un édito pour présenter les résultats de l'association et rappeler les problématiques qui seront évoquées lors de ce rassemblement.
Dans une position publiée mercredi, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) précisent la qualification juridique des activités de conseil dit de « haut de bilan » (cession/transmission/acquisition d’entreprise, croissance externe, ouverture du capital ou levée de fonds…), alors que ces prestations sont aussi bien fournies par des professionnels non régulés que par des acteurs régulés tels que les prestataires de services d’investissement (PSI) ou encore des professions réglementées du droit et du chiffre (avocats, notaires ou experts-comptables).
Tikehau Capital a annoncé mercredi qu’il allait participer à l’introduction en bourse de DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank. Le groupe d’investissement et de gestion d’actifs évoque un ordre de 250 millions d’euros valable dans la fourchette de 30 à 36 euros par action annoncée le 11 mars, ainsi que des discussions avec DWS concernant des domaines de coopération potentiels, notamment dans la distribution de produits de gestion alternative.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a averti mercredi que l’institution n'était pas encore prête à mettre un terme à son programme d’achats d’actifs, citant de nouvelles menaces liées aux barrières douanières imposées par les Etats-Unis et à l’appréciation de l’euro. «Il existe une condition très claire à l’arrêt de nos achats d’actifs : nous devons constater un ajustement durable de la trajectoire de l’inflation vers notre objectif, qui est un taux d’inflation inférieur à mais proche de 2% sur le moyen terme», a expliqué Mario Draghi lors d’une intervention à l’Université de Francfort.
En matière d’impact sur les énergies fossiles, ce n’est pas en se désinvestissant des actions des entreprises présentes dans ce secteur que l’on changera les choses. «Avec les actions, nous nous sommes focalisés sur les mauvais outils. Les obligations sont là où on peut faire vraiment mal », a déclaré Philippe Desfossés, le directeur général de l’Erafp, au cours d’une conférence sur la bonne gouvernance pour financer la transition vers une économie bas carbone. Le dirigeant rappelle en effet que les actions constituent un marché secondaire et n’arrivent pas à échéance. Donc si elles sont vendues, elles sont rachetées par d’autres. « En revanche, les obligations arrivent à maturité. Si une entreprise refuse le dialogue, nous pouvons lui dire que lorsque son émission obligataire arrivera à échéance, nous n’investirons pas », poursuit Philippe Desfossés, qui indique commencer à étudier de près les obligations émises par les acteurs des énergies fossiles.Sur le sujet du désinvestissement, les avis divergent. Interrogé sur Shell, Peter Borgdorff, managing director du fonds de pension néerlandais PFZW, pense que rien ne changera si le fonds vend le titre. « Quelqu’un d’autre l’achètera ». Il ajoute qu’une fois que les actions d’une entreprise sont vendues, il est difficile d’avoir une influence sur cette entreprise. « Il est plus utile d’être investisseur et d’aider l’entreprise ». Pour lui, il est néanmoins plus facile d’avoir une prise directe sur les entreprises dans le domaine du private equity ou des infrastructures, où on est alors impliqué dans l’ensemble des projets. Intervenant sur une autre table ronde, Olivier Rousseau, membre du directoire du Fonds de réserve des retraites (FRR), a défendu quant à lui le désinvestissement. Pour lui, « la gestion active est seulement une question de désinvestissement » et « le pouvoir conféré par le désinvestissement est fort ». Pour lui, si un bon investisseur vend ses actions, ces dernières seront moins chères. Eva Halvarsson, directrice générale du fonds suédois AP2, pense de son côté qu’il faut utiliser tous les outils que l’on a à sa disposition.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Luxembourg funds in January posted net subscriptions of EUR41.7bn, according to the most recent statistics from the Luxembourg financial sector surveillance commission. Also thanks to a positive market effect of EU12.7bn, assets rose 1.31% in one month, to EUR4.214bn. Over 12 months, the increase is 11.86%.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } La Française on 13 March announced the recruitment of Kelly Choi as international sales manager, responsible for Asia. With this arrival the asset management firm is “pursuing its growth strategy in Asia and consolidating its team,” La Française says in a statement. Choi has five years of experience in the asset management sector, having served as sales manager (concentrating on the Greater China region) for several companies, including PineBridge Investments Asia and Baring Asset Management.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Mandarine Gestion yesterday announced the appointment of Sylvain François as risk controller. François, who will report to Rémi Leservoisier, will be responsible for ongoing monitoring and enrichment of the global risk controlling framework at the asset management firm. François, 38, who holds a degree from the Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), began his career in 2003 as head of requests for proposals at ABN Amro Investment Solutions. In 2004, he became a product specialist before being appointed as European equity analyst in 2006, and then risk controller in 2009.
Neuberger Berman, has announced that Alan Isenberg has joined to lead the firm’s product strategy and marketing efforts globally.Mr. Isenberg will be located initially in the firm’s Hong Kong office. Asia Pacific represents nearly USD50 billion of the firm’s USD295 billion assets under management. His responsibilities are global and he will report to chief operating officer and head of client coverage Andy Komaroff. Over the last several years, Neuberger Berman’s global client base of institutions, intermediary partners, financial advisors, and high net worth families has grown in number and geographic diversity. Alan Isenberg will lead internal teams including: product development, product management, marketing, thought leadership, digital strategy, and media relations.Mr. Isenberg joins from PIMCO, most recently serving as head of strategy & business management for Asia Pacific.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } Benjamin Rousseau has joined Cogefi Gestion to take over European small & mid cap equity management, and particularly the Cogefi Prospective and Cogefi Chrysalide fuds, the firm has announced in a statement. He will report to Hugues Aurousseau and Anne d’Anselme, respectively chairman and deputy CEO of Cogefi Gestion. Rousseau has over 10 years of experience in equity markets. He began his career in 2007 as a sell-side financial analyst on the midcaps team, and then from 2013, as manager and co-manager of several funds and mandates for French and European small caps, which contributed to strong growth in assets under management. Rousseau holds degrees from the École Centrale de Lyon and the École de Management de Lyon
Candriam will allocate 10% of its revenues from its SRI Sicav, representing EUR3.4bn in assets, to finance the Candriam Institute for Sustainable Development, which will concentrate on encouraging research and education, and to impact projects. Naïm Abou-Jaoudé, CEO of Candriam and chairman of New York Life Investment Management International, made the announcement at the Sustianable Investment Forum Europe, held on Tuesday in Paris.Abou-Jaoudé suggests that inequality represents the largest risk today, and that climate change comes on top of that, as a “threat multiplier.”According to the most recent statistics from the group at the start of January, SRI represents over 25% of total assets under management at Candriam (EUR111bn in assets), and a team of 44 employees, fully dedicated to SRI.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } 2017 was a strong year for Amundi Immobilier. Last year, the asset management firm made a global volume of over EUR6.4bn in transactions in France and internationally, on behalf of real estate funds and mandates it manages. “Amundi Immobilier has seen the volume of its acquisitions/sales rise by one third compared with 2016 activities, for growth of more than 33%,” the company says. Last year, investments by Amundi Immobilier included 38 deals, totalling nearly 834,000 square meters. “Although more than EUR4.3bn have been invested in France, 28% of acquisitions (by volume) were made internationally, particularly in Germany and the Netherlands,” the asset management firm says. These transactions primarily involve corporate realty properties, with 94% office properties, 5% in commercial properties and shopping centres, and 1% hotels. Meanwhile, residential real estate investments totalled nearly EUR38m. “These are only investments made in France, mainly on behalf of fiscal SCPIs of the Malraux type (Reximmo Patrimoine 4), real estate debt type (Amundi Défi Foncier 1 abd 2) or Pinel type (Amundi Sélection Logement),” Amundi Immobilier says. As part of its asset management strategy, Amundi Immobilier has sold 36 properties for a total of EUR387m. For 2017 overall, Amundi Immobilier has posted inflows of EUR4.3bn, bringing asets to EUR26.3bn. Opcimmo, its retail OPCI, has seen inflows of EUR2bn. It is fully invested to date, and now has net capitalisation of over EUR6.6bn as of the end of January 2018. “For institutionals, the number of club deals, mandates and top-level partnerships have been concluded with many clients, French and international investors,” Amundi Immobilier says, without providing more detail.
Amplegest is continuing its advance. The asset management firm on 13 March announced that its assets under management totalled EUR1.3bn as of 1 February 2018. Its private management activity has seen its assets under management rise to EUR1.1bn, “two years ahead of their objective of EUR1bn in the 2020 strategic plan,” Amplegest says in a statement. “the 2017 fiscal year has been very dynamic, in terms of inflows and performance,” the firm says. “The first two months of 2018 have formed a trend.”Meanwhile, Amplegest has posted EUR570m in assets under management as of the end of 2017, driven by inflows of EUR100m. Lastly, family office activities have confirmed “regular growth in France,” the asset management firm says. The team, with four members, now assists 13 families, and oversees financial assets totalling EUR720m.
In terms of impact on fossil fuels, divestment from shares in companies which are present in the sector will not change things. “With equities, we have focused on the wrong tools. Bonds are where we can really do harm,” says Philippe Desfossés, CEO of ERAFP, in a conference on governance to finance the transition to a low-carbon economy. The director points out that equities represent a secondary market and do not mature. So if they are sold, they are bought by others. “However, bonds mature. If a company refuses dialogue, we can tell it that when its bond issue expired, we will not invest,” says Desfossés, who says he is beginning to closely study bonds issued by fossil fuel companies.On the subject of divestment, opinions diverge When asked about Shell, Peter Borgdorff, managing director of the Netherlands pension fund PFZW, thinks that nothing will change if the fund sells its stocks. “Someone else will buy them.” He adds that once equities in a company have been sold, it is difficult to have influence over that business. “It is more useful to be an investor and help the company.” He says that it is still easier to diretly influence decision-making at the company in the area of private equity or infrastructure, where involvement then extends to all projects.At another round table session, Olivier Rousseau, a board member at the Fonds de réserve des retraites (FRR), defended divestment. He says that “active management is all about divestment,” and “the power of divestment is strong.” He feels hat if a good investor sells shares, they will be less expensive.Eva Halvarsson, CEO of the Swedish fund AP2, for her part, thinks that all tools in the toolbox must be used.
p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; } The independent asset management firm Essling Capital will on 14 March announced that it is adding to its expertise, with the launch of a new majority investment fund, Essling Expansion. The new vehicle, which is aiming for a size of over EUR200m, will concentrate on assisting growing European companies, particularly in sectors related to digital, health and corporate services. The fund will operate as majority shareholder or shareholder of reference alongside management. As part of the initiative, Essling Capital is adding to its teams, with the arrival of Sidney Cabessa as senior advisor, and Bertrand Fesneau and Rémi Matuchansky as co-managers of Essling Expansion. Fesneau and Matuchansky have already made over 30 deals in this strategy over the past 20 years. A chemical engineer, Cabessa served from 1986 to 212 as chairman of the board at CIC Finance, chairman of the supervisory board at CIC LBO Partners, and chairman of the supervisory board at CM-CIC Capital Privé. He was also “senior advisor” at Rothschild & Cie from 2012 to 2017. “Other recruitments will fill out the team at Essling Expansoin in the next few weeks,” Essling Capital says.