Nicolai Tangen, dirigeant et fondateur d’AKO Capital, prendra la tête du fonds souverain norvégien, le deuxième plus grand au monde avec 864 milliards d’euros actuellement (950 milliards de dollars). Précisément, il dirigera Norges Bank Investment Management (NBIM) qui gère le fonds au nom du gouvernement norvégien, à partir de septembre 2020 en remplacement de Yngve Slyngstad qui avait annoncé sa démission en octobre. « Nicolai Tangen a créé l’une des meilleures sociétés d’investissement en Europe et a réalisé de très bons résultats financiers en tant que gérant international. Il dispose d’une expérience étendue dans la gestion actions qui domine dans le portefeuille du fonds», déclare Øystein Olsen, président du conseil d’administration de Norges Bank. Créé en 2005, Ako Capital est une société de hedge funds qui gère 17 milliards de dollars pour le compte d’universités, de fondations caritatives et de familly offices. «C’est le poste de mes rêves. Je vais poursuivre avec une grande humilité et fierté le travail d’Yngve Slyngstad et de son équipe qui ont assuré un haut niveau de performance au fonds souverain et qui ont développé un actionnariat et des pratiques d’investisseurs responsables de premier plan», affirme dans un communiqué Nicolai Tangen, un Norvégien d’origine mais dont la société était basée à Londres. L’impétrant est diplômé de la Wharton School of Finance, d’un master en Histoire de l’art du Courtauld Institute of Art et d’un master de psychologie sociale de la London School of Economics. Il aussi étudié le russe à l’école de renseignement et de sécurité dans l’armée norvégienne. Avant de créer AKO Capital, il était associé d’Egerton Capital (1997-2002) et a dirigé le département nordique de Cazenove & Co. (1992-1997). Nicolai Tangen démissionnera de tous les comités d’AKO dont il est membre et quittera son poste de président de la société, précise la société de gestion dans un communiqué. Patrick Hargreaves, qui était co-directeur général, deviendra le nouveau directeur général d’AKO Capital. Gorm Thomassen, co-fondateur d’AKO, continuera à gérer les fonds européens en tant que directeur des investissements, aux côtés de Mike Yates. La participation de Nicolai Tangen dans AKO sera transférée en partie aux autres associés, tandis que le solde sera versé à la fondation AKO.
Nicolai Tangen, dirigeant et fondateur d’Ako Capital, prendra la tête du fonds souverain norvégien, le deuxième plus grand au monde avec 864 milliards d’euros actuellement (950 milliards de dollars). Il dirigera Norges Bank Investment Management (NBIM) qui gère le fonds, à partir de septembre 2020 en remplacement de Yngve Slyngstad qui avait annoncé sa démission en octobre. «Nicolai Tangen a créé l’une des meilleures sociétés d’investissement en Europe et a réalisé de très bons résultats financiers en tant que gérant international, a déclaré Oystein Olsen, président du conseil d’administration de Norges Bank. Créé en 2005, Ako Capital gère 17 milliards de dollars pour le compte d’universités, de fondations caritatives et de familly offices.
Equalis Capital, société de gestion spécialisée dans l’actionnariat salarié des PME et ETI non cotées, a suspendu «au cas par cas» des valeurs liquidatives de ses fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) d’actionnariat salarié. Cela concerne environ la moitié de ses 50 FCPE, a précisé une porte-parole à NewsManagers (Groupe L’Agefi). Cette suspension sera maintenue «jusqu’à ce qu’il puisse être procédé à une évaluation fiable et sereine des entreprises concernées», indique un communiqué. Dans le contexte actuel de crise, «les sociétés non cotées ne sont pas toutes en capacité de procéder à une valorisation fiable de leurs propres titres», explique la société de gestion.
Leni Boeren a démissionné de son poste de directrice générale de la société de gestion néerlandaise Kempen Capital Management «pour raisons personnelles». Elle a aussi quitté le comité exécutif de la maison mère, Van Lanschot Kempen. Elle reste au sein de la société gérant 76,2 milliards d’euros jusqu’à la fin de cette année. Et, jusqu’au 1er juillet, elle se concentrera sur un certain nombre de projets stratégiques spécifiques au sein de l’activité gestion d’actifs. Constant Korthout, le directeur financier de Van Lanschot Kempen, reprendra les responsabilités de Leni Boeren en attendant que le comité statutaire décide de la manière dont pourvoir ce poste. Leni Boeren avait pris la direction de Kempen CM en février 2018, après avoir travaillé chez Air France-KLM. «Je quitte la société plus tôt que prévu, mais cela correspond à mon souhait de faire plus de place à des choses qui sont importantes dans ma vie privée», explique-t-elle.
Le milliardaire et gérant de hedge funds Bill Ackman a investi une partie de sa fortune personnelle pour aider à la fabrication de kits de test d’anticorps produits par Covaxx, une nouvelle filiale de United Biomedical Inc. dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, rapporte Bloomberg. Bill Ackman a demandé à plusieurs reprises l’arrêt complet des activités aux États-Unis pendant 30 jours pour aider à combattre la propagation du virus Covid-19. Il a également demandé que des tests de détection des anticorps, comme celui que développe Covaxx, soient effectués dans tout le pays pour déterminer qui a été infecté par le virus. «La clé d’une réouverture réussie au-delà du maintien de la distance sociale, du lavage des mains, de l’utilisation de masques et d’autres pratiques connexes est un régime de tests et un programme de traçage à grande échelle», estime Bill Ackman dans une lettre adressée mercredi aux investisseurs de son fonds spéculatif, Pershing Square Capital Management. Bill Ackman aurait réalisé un rendement environ 100 fois supérieur aux couvertures qu’il avait mises en place pour protéger son fonds de 6,6 milliards de dollars contre l’impact du virus, selon la lettre. Le prix payé pour les couvertures était d’environ 27 millions de dollars et ont généré 2,6 milliards de dollars de recettes au moment où il en est sorti le 23 mars. Cet argent a été redéployé en bonne partie dans le secteur de la santé.
La société de private equity Carlyle a annoncé ce 25 mars avoir levé 258 milliards de yens (2,1 milliards d’euros) pour son quatrième fonds de buyout au Japon. Le Carlyle Japan Partners IV ciblera des entreprises de taille moyenne des secteurs des biens de consommations, de la santé, de l’industrie, et des TMT (technologies, médias, télécoms). Le fonds s’autorise des investissements dans de grandes capitalisations de manière opportuniste. La firme américaine a, dans le même temps, nommé Takaomi Tomioka et Hiroyuki Otsuka aux postes de directeurs généraux adjoints pour la filiale japonaise.
La chute des cours du pétrole a profité à une poignée de gérants de hedge funds, rapporte le Wall Street Journal. Arctic Blue Capital en fait partie, avec des gains sur ses fonds principaux de 8 % cette année au 23 mars. Cette société est détenue par H2O Asset Management, une filiale de Natixis. Arctic Blue a commencé à parier contre les prix du pétrole plusieurs semaines avant que l’accord de la Russie avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres producteurs ne vole en éclat le 6 mars. Un autre gérant, Pierre Andurand, a commencé à parier contre le pétrole en février après que le Covid-19 a commencé à bloquer des pans entiers de l’économie chinoise, selon une source bien informée. La semaine dernière, le fonds principal de la société avait gagné plus de 50 % en mars. Massar Capital Management, qui gérait 250 millions de dollars d’encours, a de son côté gagné 8,6 % en mars.
L’association italienne du private equity et du venture capital Aifi demande au gouvernement italien d’intervenir en faveur du marché du private equity dans le soutien aux entreprises italiennes, rapporte Il Sole 24 Ore. L’Aifi souhaite une intervention forte et immédiate du gouvernement pour soutenir la liquidité des entreprises. Selon l’association, plusieurs mesures devraient être présentes dans le décret en préparation, comme la promotion de l’investissement des fonds de pension et caisses de prévoyance dans le non coté. Il sera en outre fondamental d’activer rapidement les ressources fournies par Cassa Depositi e Prestiti par le biais du Fondo Italiano d’Investimento et CDP Venture Capital. L’Aifi juge opportun d’étendre à l’investissement en fonds de dette privée l’avantage fiscal prévu, sous la forme de détaxation des plus-values, pour les fonds de pension et caisses de prévoyance. En outre, pour l’Aifi, il devient nécessaire de donner une impulsion aux opérateurs spécialisés dans le «turnaround». Il convient de promouvoir un fonds de fonds (doté de 500 millions d’euros) qui favorise la naissance de nouveaux acteurs spécialisés dans le redressement et renforce les acteurs qui existent déjà. Enfin, pour soutenir le venture capital, l’Aifi prône un renforcement de l’activité du Fondo Nazionale Innovazione.
Le fonds de performance absolue Santalucía Retorno Absoluto géré parSantalucía AM a été impacté par la suspensiondes retraits dufonds d’Exane AM, Exane Integrale. Celui-ci formait 7,1% des investissements du fonds. Santalucía AM a averti le régulateur espagnol CNMV que tant que la valeur liquidative du fonds d’Exane AM n'était pas recalculée, qu’elle procédera à «des souscriptions et des remboursements de manière partielle, sans prendre en compte l’investissement dans Exane Integrale». Au 12 mars 2020, le fonds Santalucía Retorno Absoluto comptait 390,5 millions d’euros toutes parts confondues.
La société de gestion Lyxor, détenue par Société Générale, s’apprête à proposer sept ETF sur la bourse mexicaine, rapporte Citywire Americas. Le gestionnaire français a rempli les formalités administratives auprès de la plateforme de trading de la bourse mexicaine, le Sistema Internacional de Cotización (SIC). Les ETFs de Lyxor doivent être désormais approuvés par le régulateur localavant d'être cotés sur la bourse mexicaine.
Equalis Capital, société de gestion spécialisée dans l’actionnariat salarié des PME et ETI non cotées, annonce la suspension «au cas par cas» des valeurs liquidatives de ses fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) d’actionnariat salarié. Cela va concerner environ la moitié des 50 FCPE gérés par la société de gestion, précise une porte-parole. Cette suspension sera maintenue «jusqu’à ce qu’il puisse être procédé à une évaluation fiable et sereine des entreprises concernées», indique un communiqué. Equalis Capital gère les FCPE de plusieurs entreprises non cotées qui ont choisi cet outil pour ouvrir le capital à leurs salariés. Or, dans le contexte actuel de crise, «les sociétés non cotées ne sont pas toutes en capacité de procéder à une valorisation fiable de leurs propres titres», explique la société de gestion. A ces difficultés techniques s’ajoutent «des risques de conflits d’intérêt lourds entre les salariés qui sont dans un cas de déblocage et les autres, entre les salariés qui veulent démontrer leur attachement à l’entreprise en conservant leurs parts et ceux qui vendent en panique, et entre l’entreprise toute entière tournée vers la sanctuarisation de sa trésorerie et les besoins de liquidité du FCPE», détaille Equalis. Equalis Capital gère ou supervise une cinquantaine de véhicules d’investissement pour une capitalisation d’environ 300 millions d’euros.
Nous aurions pu trinquer (avec modération) à un beau poisson d’avril. Mais il est arrivé sur l’étal avec une dizaine de jours d’avance, et surtout l’Autorité des marchés financiers (AMF) a sans doute moins encore que d’habitude en cette période chahutée le goût de la plaisanterie. L’AMF s’est en l’occurrence fendue d’un communiqué mettant en garde contre certains appels à l’investissement dans le whisky. Douze plates-formes figurent sur sa liste noire au 19 mars. Face aux arnaques démasquées, le superviseur rappelle qu’« il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé », mais aussi qu’il faut naturellement y réfléchir à deux fois avant de mettre le nez dans « une classe d’actifs peu liquide ». Quel comble, douter de la liquidité du whisky ! Et si on y ajoute un peu de glace ?…
C’est la durée durant laquelle toute vente à découvert (short selling) sera interdite en France. Après avoir pris cette décision pour la seule séance du 17 mars sur 92 titres (BNP Paribas, le Crédit Agricole, Axa, Renault, Vallourec, CGG, Lagardère...), l’AMF a annoncé étendre cette interdiction à l’ensemble des positions courtes. Une disposition qui vaut « pour toute personne établie ou résidant en France ou à l’étranger dès lors que la position concerne une action admise à la négociation sur une plate-forme de négociation établie en France et que le titre relève de la compétence de l’AMF au sens du règlement. Cette interdiction s’applique à compter du 18 mars 2020 à 0 heure au 16 avril 2020 à minuit ». L’Hexagone suit en cela la Belgique, l’Espagne et l’Italie.
Jamais vu. On n’avait pas connu pareille chute, même après la faillite de Lehman Brothers. Les indices PMI des directeurs d’achat, indicateurs avancés de l’économie publiés le 24 mars, font apparaître un effondrement sans précédent de l’activité du secteur privé en mars en zone euro. L’indice composite de IHS Markit a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire (flash), contre 51,6 en février. L’enquête, réalisée entre le 12 au 23 mars, prend en compte les premiers effets des mesures de confinement décidées dans les grandes économies de la zone euro, avec un impact logique et particulièrement prononcé pour les activités de services. Même punition pour la France et l’Allemagne. « La chute de la composante services par rapport à l’activité manufacturière nous rappelle que la détérioration actuelle de l’économie diffère clairement dans sa nature d’une récession ‘normale’ », souligne Dirk Schumacher, économiste chez Natixis.
L’avis d’expert de Hervé Ekué, managing partner du bureau parisien d'Allen & Overy et associé Marchés de capitaux internationaux, et Julien Sébastien, associé du département Marchés de capitaux internationaux d’Allen & Overy Paris
La société de gestion française Exane AM a suspendu la semaine dernière les souscriptions et retraits sur son fonds Integrale, ainsi que la publication de sa valeur liquidative, a appris Bloomberg. La boutique a justifié ce choix, sur son site web, en expliquant que de nombreux dérivés détenus en portefeuille, qui sont échangés de gré à gré, ont vu leur valeur s'éloigner. Au vendredi 13 mars, le fonds était valorisé à 122 millions d’euros, soit 50 millions de moins qu’au 28 février. Sa fermeture est intervenue le mardi 17 mars. Le fonds Integrale est un hedge fund multi-stratégies, qui combine des portefeuilles d’arbitrage (statistique, volatilité, merger arbitrage), d’actions (long-short fondamental et event driven), et d’analyse fondamentale et quantitative.
Bridgewater Associates a diminué les ventes à découvert sur les actions européennes, après avoir gagné 4 milliards d’euros, rapporte Financial News. Selon une analyse de Breakout Point, Bridgewater a dévoilé plus de 70 réductions de positions courtes nettes dans des sociétés européennes sur la semaine au 20 mars. Une semaine avant ces baisses, Breakout Point avait indiqué que Bridgewater avait amassé plus de 14 milliards d’euros de positions courtes nettes en Europe, prenant plus de 100 positions courtes dans 43 entreprises européennes. Malgré ces gains, Ray Dalio, le fondateur et co-président de Bridgewater, ne s’en sort pas si bien dans cette crise. Selon une note aux investisseurs lue par Financial News, tous les fonds Bridgewater sont en baisse en 2020 au 16 mars. Six des huit fonds de la société affichent même des pertes à deux chiffres.
Hanneke Smits avait comme objectif de diversifier la base de clients de Newton Investment Management au-delà du Royaume-Uni lorsqu’elle a pris la tête de la société, relate le Financial Times fund management. Elle a réussi dans ce domaine, puisqu’un tiers des fonds venaient d’investisseurs non britanniques fin 2019, contre 15 % en 2016. Toutefois, les actifs ont diminué. Newton, détenu par BNY Mellon, gérait 68,6 milliards de dollars lorsqu’elle a rejoint la société, contre 61 milliards de dollars actuellement. Hanneke Smits est très concernée par l’égalité des genres. Dans son entreprise, 63 % des effectifs sont des hommes et 37 % des femmes.
Jens Moos, l’ancien responsable de la gestion de portefeuille de Danske Bank Asset Management, est devenu directeur général de Safepay, une fintech danoise, selon son profil Linked-In. Safepay est une gestionnaire de programmes de paiement basé à Copenhague.
L’avenir du secteur des fonds monétaires à valeur liquidative à faible volatilité («LVNAV», low volatility net asset value) européens s’assombrit quelque peu, selon Fitch. L’agence de notation a décidé d’abaisser la perspective de ce type de fonds, qui passe de stable à négative. Les fonds monétaires «LVNAV» proposent en temps normal une valeur liquidative constante, qui diffère légèrement de la réalité des prix de marché des actifs en portefeuille. Néanmoins, lorsque la valeur constante offerte s'éloigne de plus de 20 points de base de la valeur théorique de marché, le prix des parts doit être temporairement calculé en fonction de la seconde méthode, défavorable pour l’investisseur. Or, la volatilité extrême et inédite des prix des actifs qui a cours en ce moment, combinée à de forts retraits de la part d’investisseurs anxieux, fait craindre à l’agence de notation une dégradation de la liquidité de ces fonds. La volatilité hebdomadaire des fonds monétaires LVNAV libellés en euros, dollars ou sterlings a ainsi dépassé le seuil des 30%. De même, des retraits de 15% des encours ont été observés sur les fonds monétaires LVNAV en euros et en dollars. Certains acteurs ont d’ailleurs été forcés, la semaine dernière, de vendre des actifs en portefeuille pour répondre aux besoins de cash, obérant au passage les coussins de liquidités réglementaires, relate Fitch. Pour protéger leur liquidité, les fonds LVNAV européens sont autorisés à recourir, dans certains cas, aux gates ou au swing pricing. L’activation de ces règles est autorisée dès lors que la liquidité hebdomadaire baisse de 30% et que les retraits dépassent en une journée les 10% d’encours. Mais cela reste à la discrétion des gérants. Au-delà,la suspension totale des retraits engendrerait immédiatement la baisse de la note d’un fonds à «BBmmf», avertit Fitch.
Credit Suisse a recruté un ancien responsable de DWS, Sven Simonis, pour prendre la tête de sa filiale en Allemagne et en Autriche. Il remplace Karl-Josef Schneiders, qui occupait ce poste depuis 204. Ce dernier conserve un rôle de consultant senior. Sven Simonis a passé 14 années au sein de Deutsche Bank et de sa filiale DWS, où il était dernièrement directeur des relations avec les investisseurs institutionnels pour l’Allemagne et l’Autriche.
La société de gestion française Exane AM a suspendu la semaine dernière les souscriptions et retraits sur son fonds Integrale, ainsi que la publication de sa valeur liquidative, a appris Bloomberg.
La Federal Reserve a demandé mardi à BlackRock de piloter des dizaines de milliards de dollars d’acquisitions d’obligations, preuve de l’influence de la société de gestion, rapporte le Wall Street Journal. BlackRock va acheter des mortgage-backed securities commerciaux garantis par des hypothèques résidentielles multifamiliales pour le compte de la Federal Reserve de New York. La Fed décidera quels titres garantis par Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae sont éligibles à l’achat. La société de gestion exécutera les transactions. BlackRock va aussi gérer deux gros programmes d’acquisitions d’obligations. Il sera en charge d’une facilité soutenue par la Fed pour acheter de nouvelles obligations investment grade à des entreprises américaines. La société va également superviser un autre véhicule pour acquérir des obligations investment grade déjà émises. Les acquisitions d’obligations seront au centre de cet effort. Mais la société peut acheter des ETF obligataires investment grade, y compris ses propres ETF. Le mandat devrait être important, note le WSJ. Le département du Trésor devrait injecter 10 milliards de dollars en fonds propres initiaux en lien avec chacune des deux facilités, selon une déclaration de la Fed. BlackRock va utiliser Aladdin pour surveiller les actifs.
La barre symbolique des 5.000 milliards d’euros d’encours sous gestion s'éloigne pour les fonds luxembourgeois. L’industrie a connu une forte inflexion au mois de février, avec une baisse de 121 milliards d’euros d’actifs gérés (-2,5%), pour un total de 4.668,7 milliards d’euros au 29 février, selon les chiffres publiés par la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier). Les fonds avaient pourtant réalisé une collecte nette de 13,3 milliards d’euros, mais un effet marchés négatif de 134 milliards d’euros aura effacé les quatre derniers mois de croissance des encours. En fin de semaine dernière, la CSSF a assoupli les règles de swing pricing afin de limiter l’impact des souscriptions et rachats sur les valorisations des fonds du pays.