En 2009, les valeurs de croissance devraient surperformer les marchés actions, affirme Dirk Enderlein, directeur de la gestion actions européennes #growth# de la société de gestion RCM (groupe Allianz Global Investors). La baisse de 50 % enregistrée sur les marchés actions l"année dernière lui semble en effet exagérée, car #digne d"une très forte récession économique#. Ayant auparavant fait preuve de trop de pessimisme, les marchés pourraient se montrer plus calme en 2009, #qui pourrait être une année moins mauvaise que prévu#, estime le gérant du fonds Allianz RCM Europe Equity Growth, compartiment de la sicav luxembourgeoise Allianz Global Investors Fund.Les valeurs de croissance présentant un #fort pricing power#, elles #souffrent beaucoup moins du ralentissement de l"économie européenne#, affirme par ailleurs Dirk Enderlein.Le fonds est géré selon une approche bottom-up, l"accent étant mis en priorité sur la recherche fondamentale. Il s"agit pour Dirk Enderlein d’identifier les signes annonçant un potentiel de croissance qui ne sont pas pleinement intégrés aux valorisations des différentes valeurs. Pour construire un portefeuille de 65 valeurs en moyenne, le gérant cherche de la valeur #autant dans les bénéfices que dans les cash-flows#. Trois aspects #croissance# sont particulièrement recherchés par Dirk Enderlein : la croissance à long terme, un leadership technologique, et un business model supérieur par rapport aux sociétés concurrentes. #Une valeur doit présenter au moins une de ces trois caractéristiques pour intégrer notre portefeuille#, souligne le gérant d"Allianz RCM Europe Equity Growth. A titre d"exemple, il cite des sociétés comme Saipem, une entreprise italienne de services pétroliers. #Saipem bénéficie des investissements dans la production pétrolière, qui devrait s"intensifier vers la fin de l"année 2009. On a acheté la valeur en octobre dernier, pour son potentiel de croissance#. Autre exemple de valeur présente dans le portefeuille, Roche bénéficie selon le gérant d"un fort avantage technologique, notamment grâce à son médicament contre le cancer, l"Avastin. Parmi les sociétés dont le business model assure une croissance durable, Dirk Enderlein évoque Inditex et H&M #deux sociétés capables de répondre dans des délais très courts aux demandes des consommateurs et dont la chaîne de fabrication de vêtements est très efficace#.Au 31 décembre 2008 pour la part AT, la performance du Allianz RCM Europe Equity Growth sur 1 an est de - 40,27% (contre - 41, 49 % pour le S&P Europe LargeMidCap Growth Net Total Return).
Fonds d"actions françaises de 240 millions d"euros, Moneta Multi Caps a limité sa perte à -31,5 % en 2008 et se classe huitième de sa catégorie. De mauvaises surprises sur les résultats de certaines sociétés seront annoncées dans les prochaines semaines, estime Romain Burnand.Fonds de pur «stock-picking», sélectionnant des actions françaises pour leurs valeurs intrinsèques, Moneta Multi Caps a bien résisté en 2008. Sa perte a été limitée à 31,5 %, alors que l"indice CAC 40 décrochait de 42,7 % et l"indice SBF 250 de 43,1 %. Le FCP, qui capitalise 240 millions d"euros, se classe ainsi dans les premiers rangs de sa catégorie : huitième sur 230 fonds actions France en 2008 et quatrième sur deux ans, selon Morningstar. En 2007, sa performance avait atteint 8,6 %. «Même si l"environnement va rester instable, les stock-pickers peuvent tirer leur épingle du jeu, en évitant les sociétés qui décrochent et en misant sur celles disposant d"une capacité de rebond», estime Romain Burnand, gérant et fondateur de la société de gestion indépendante Moneta AM. Pouvant investir sur des sociétés de toutes tailles, le gérant mise surtout sur une sélection très pointue des titres. Pour 400 millions d"actifs gérés, sa société compte sept analystes-gérants rompus à l"exercice dans toutes les phases de marché. Romain Burnand investit actuellement sur deux types de valeurs : des sociétés «défensives et pas surévaluées», comme Sanofi et Teleperformance ; mais aussi sur des titres offrant un caractère plus offensif. Il s"agit de valeurs touchées par la crise économique et financière, mais capables de rebond : «elles présentent des valorisations basses, sans risque de faillite», indique le gérant. Euler Hermes en est un exemple-type. Le titre cote 25 euros, après avoir connu un plus haut de 120 euros en 2007. Assurant des crédits inter-entreprises à court terme, la société est pénalisée par la nature même de son activité. «Si l"optimisme revient, le titre peut monter très vite», estime Romain Burnand. Mais pour gagner ce pari malgré tout risqué, il est prêt à rester investi deux à trois ans. C"est également la règle pour la cinquantaine de valeurs composant le portefeuille. Cap Gemini, cotant 24,50 euros après un plus haut de 45 euros, est un autre choix marqué. «Compte tenu des résultats estimés pour 2008, le PE du titre est de l"ordre de 8, alors que sa trésorerie est excédentaire et que la société déploie une activité importante à l"international», indique le gérant. Longtemps analyste financier, Romain Burnand garde un regard circonspect sur le consensus des analystes au sujet des résultats annuels des sociétés. «Ce consensus me paraît trop optimiste. Nous allons connaître de grosses cassures, surtout dans les secteurs les plus touchés par la crise : cimentiers, construction, banques, assurances, etc.», estime-t-il. Avec la saison des résultats qui commence, ce décalage pourrait conduire à une nouvelle baisse des actions. Mais de leur côté, les gérants stock-pickers peuvent aussi profiter de l"aubaine pour acheter des sociétés gardées en ligne de mire.
Selon l"Agefi, citant Barclays Capital, « les actifs en matières premières sous gestion ont touché un record de 270 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre 2008 pour ensuite plonger à 154 milliards au dernier trimestre ».
Les gérants de fonds alternatifs d"Europe et d"Amérique du Nord s"attendent à devoir réduire le niveau des commissions fixes, indique une enquête de bfinance réalisée en décembre. Celles-ci pourraient baisser de 17 % et revenir dans une fourchette de 90-100 pb, contre 100-120 pb aujourd"hui, selon un consensus médian formé par les 28 sociétés de gestion ayant participé au sondage. Dans le même temps, le niveau des commissions de performance chuterait d"un quart pour se situer autour de 10-15 % (contre 15 et 20 % actuellement).En contrepartie d"une baisse des commissions fixes de gestion, les gérants souhaitent en majorité négocier des périodes de blocage (lock up) plus longues : 68 % sont favorables à un blocage de 2 ans et 79 % à une immobilisation de 3 ans. De leur côté, 45 % des fonds de pension européens et américains également interrogés par bfinance seraient prêts à accepter des périodes de blocage en échange d"une réduction des commissions, à condition que le rabais se monte au moins à 10 % par année d"immobilisation. D"une manière générale, les investisseurs institutionnels seraient disposés à allouer davantage aux stratégies actives et «high alpha» s"ils obtiennent une baisse des frais de gestion. A plus de 90 %, les investisseurs interrogés apprécient le rapport qualité/prix des gestions passives actions et obligations. «Mais ce taux de satisfaction se dégrade ensuite progressivement pour les autres grandes classes d"actifs jusqu"à atteindre 40 % pour la multigestion alternative et 14 % pour les mandats d"allocation tactique globale (GTAA)», indique le cabinet de conseil.
Selon l"Agefi, les actions en justice se multiplient contre les banques dans le cadre de l"affaire Madoff. Ainsi, une plainte a notamment été déposée contre le Santander en Floride alors que BNP Paribas, le Crédit Mutuel et Neuflize font l"objet d"un référé. De son côté, cabinet Orrick Rambaud Martel, a saisi la CSSF, pour qu’elle fasse injonction à UBS de restituer ou de rembourser les actifs Luxalpha, complète l"Agefi.
Mardi, une commission parlementaire a auditionné les patrons de plusieurs sociétés de gestion alternative pour établir dans quels mesure ils seraient responsables de la crise bancaire ayant secoué le Royaume-Uni, rapporte the Wall Street Journal. Parmi les dirigeants conviés figuraient Chris Hohn (TCI), Paul Marshall (Marshall Wace) et Douglas Shaw (BlackRock). Les intéressés se sont défendus de manière classique, indiquant qu’ils ont cherché à profiter des turbulences mais qu’ils ne sauraient en être tenus pour responsables. D’ailleurs, Chris Hohn et Paul Marshall ont indiqué que l’encours de leurs sociétés est tombé à respectivement 9,5 milliards et 6,6 milliards de dollars, contre environ 15 milliard voici un an.
Selon La Tribune, à fin janvier, l"état aura empoché 380 millions d’euros, somme correspondant aux intérêts versés par les banques au titre des fonds qu’elles empruntent auprès de la Société de financement de l'économie française (Sfef). Les 23 milliards d"euros prêtés par la Sfef l"ont été au taux de 4%, précise notamment le quotidien. Par ailleurs, fin 2009, «l'État recevra d’ailleurs 850 millions d’euros au titre de la rémunération des titres supersubordonnés (titres subordonnés à durée indéterminée) émis par les banques et souscrits par la SPPE», complète La Tribune.
A l"instar de State Bank of India, premier prêteur du pays, dont le bénéfice net consolidé progresse de 51% au T4, les banques indiennes ont bien terminé l"année 2008 mais des jours plus sombres s"annoncent car leurs provisions pour mauvais risques sont en hausse, relève la Tribune.
En décembre, les organismes de placement collectif et des fonds d"investissement spécialisés luxembourgeois ont encore perdu 44,584 milliards d"euros, dont 34,347 milliards en raison de la baisse des marchés financiers et 10,237 milliards provenant de rachats, selon les dernières statistiques de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF).A la fin de l"année, le patrimoine global net des fonds est ainsi revenu à 1.559,653 milliards d"euros, contre 1.604,237 milliards au 30 novembre 2008 (-2,78 %).
The fund of hedge fund management firm Tremont Capital Management has permanently suspended activities of its single-manager hedge fund affiliate Rye Investment Management, which had invested all of its USD3.1bn in assets in a feeder fund managed by Bernard L. Madoff Investment Securities, Pensions & Investments reports.
Paulson & Co, one of the world’s largest hedge funds, made gains of at least GBP270m on bets that the share price of the Royal Bank of Scotland would fall in the past four months, the Financial Times reports. The scale of the profits will be likely to relaunch debate over shorting of financials.
Even the Hollywood actress Zsa Zsa Gabor, 91, is among the victims of the Bernard Madoff fraud, Die Welt reports. Gabor had invested as much as USD10m in Madoff-related funds.
Carmignac Gestion, which is celebrating its 20th birthday, has announced net inflows of EUR3bn in 2008, its best inflows ever, despite the stock market and financial crises. ?We would have preferred to celebrate this birthday in a more promising context,? admits the founder of the independent management firm, Edourard Carmignac. The president of Carmignac Gestion says the firm’s success is due to its location in Europe first and foremost. Net flows of capital have been positive in all eight countries in which it sells products: France, Luxembourg, Belgium, the Netherlands, Germany, Switzerland, Italy, and Spain. Assets under management at the firm now total EUR12.6bn.Compared with 2007, assets have remained relatively stable overall, despite decreases in the valuation of funds due to the falling markets.
According to a recent study by the Council on Foreign Relations in New York, the portfolio of foreign assets held by states of the Gulf Cooperation Council (GCC) depreciated by USD100bn in 2008, to USD1.2trn, the Wall Street Journal reports. This is leading many sovereign funds to be prudent in their investments. Sameer Al Ansari, CEO of Dubai International Capital, has stated that his fund lost USD3bn due to the financial crisis. The fund, which has invested in HSBC and Och-Ziff Capital Management, is now planning to focus on North America and Europe to protect its existing assets, rather than acquiring new assets.However, Talal Al Zain, CEO of Mumtakalat Holding CO, a USD10bn fund in Bahrain, claims that the global credit crisis and the slowing of the economic boom in the Gulf has not changed his investment priorities. He is still interested in the United States and Europe.
The activities of BHF-Bank (Sal. Oppenheim group) in the areas of depository banking, custody and financial services related to securities have been regrouped in an independent bank which will be known as BHF Asset Servicing, the Börsen-Zeitung reports. The move will allow BHF to better serve its institutional clients.
L’Agefi Suisse reports that a new private bank has been created. The newborn entity, called Von Roll Bank, was founded by the holding company that owns the Von Roll industrial group. It will not be confined to managing the fortune of the Von Finck family, says its CEO, Cyrill Escher. ?No house products, and no agreement with distributors: the spinoff of the Von Roll industrial group wants to distance itself from the products and practices which have discredited the world of finance,? the Swiss news source comments.
The British hedge fund sector employs about 40,000 people, according to the Alternative Investment Management Association (AIMA). This is the first time that the professional association has provided such an estimate.In detail, AIMA estimates the number of people directly employed by hedge funds and funds of hedge funds at about 10,000. In addition to this, there are at least 30,00 indirect employees, such as advisors and providers of financial services (prime brokers, lawyers and accountants) who depend on the sector.
The Wall Street Journal reports that the Financial Industry Regulatory Agency (FINRA) has asked several brokerage firms to give information about the number of clients they took on in 2006-2008 for investment vehicles managed by Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. The regulator tries also to find out if managers of funds or other who referred clients to Madoff earned additional commissions.
According to reports in Handelsblatt, high net worth investors are hoping to file lawsuits against HSBC in particular as depository bank for the Herald (Lux) US Absolute Return fund from Madoff, and against the wealth management firm Sauerborn, which is owned by UBS. The latter firm had invested EUR34m from its EUR423m Sauerborn I fund in three Madoff funds. Professional organisations are also recommending to their members that they file suits against HSBC, which did not fulfil its due diligence responsibilities. AmpegaGerling Asset Management is also planning to sue the depository. Its fund of funds Gerling Total Return (EUR72m) in December invested 15% of its assets in the Irish fund Madoff Thema International.
In merging their asset management activities, Crédit Agricole and Société Générale are creating an asset management giant with EUR638bn in assets (data as of 30 September 2008). It will include all of Crédit Agricole Asset Management (CAAM) - including CPR AM and Casam ? and SGAM, excepting alternative management (as SGAM AI will be merged with Lyxor). The ensemble, whose name has not yet been determined, will be 70% owned by CA, which represents the majority of assets, with EUR460bn under management, and 30% controlled by SG, which accounts for the remainder, and TCW, its US affiliate. The two groups have pledged to retain their stakes for five years, after which time an IPO is planned (see Newsmanagers of 26 January 2009).The merger has largely been dictated by the current crisis, according to professionals, and negotiations are said to have begun in October. ?Two professions have been particularly hard-hit by the crisis and need to adapt: finance and investment banking, and asset management. We are thus anticipating this movement and are preparing for the situation at the end of the crisis,? explained George Pauget, CEO of Crédit Agricole, at a press conference to present the merger of the two entities.In practice, by combining their asset management operations, Crédit Agricole and Société Générale make no secret of the fact that they are planning to reduce their production costs. ?In general, in asset management, these costs are 20 basis points (bp). At Crédit Agricole AM, they are already 14. We would like to bring them down to about 10 bp,? Pauget continues.This naturally involves economies of scale. Synergies are projected to save EUR120m, before taxes, over three years. It may reasonably be expected that these will involve staff reductions, as the newly-created entity will have no less than 3,500 employees, excluding international joint ventures. But the management of CAAM and SGAM have remained discreet on this subject, indicating that layoffs will be undertaken in consultation with social partners. Funds will also be merged, a process which has already begun at CAAM. The management fund factory created by Crédit Agricole and Société Générale will supply the four networks of the two banks, Crédit Agricole, LCL, Société Générale and Crédit du Nord - and why not a fifth or sixth network? The model is likely to attract other mid-sized networks. Each of them will benefit from a dedicated structure which will serve as an interface with production teams.Though retail clients represent 70% of the new entity’s business, institutional investors, who represent 30% overall, will not be overlooked. A management unit, organised according to a multi-boutique model, will be wholly dedicated to them.
The German affiliates of Crédit Agricole Asset Management (7 employees) and Société Générale Asset Management (10 employees) currently have assets of EUR2.2bn and more than EUR1bn, respectively, of which half is in institutional management in each case.
Cinco Días reports that the US management firm BlackRock has begun to buy Spanish government bonds (bonos) since their spread compared with German bonds (bunds) has hit a ten-year high. It is also interested in Italian and Greek debt, as current prices reflect a 10-20% chance of a disintegration of the Euro zone.