Sur les six derniers mois, le montant des primes versées par les hedge funds pour se prémunir contre le risque d’une faute de la part d’un de leurs collaborateurs a augmenté d’environ 20 %, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ce genre d’assurance est fourni par des compagnies comme AIG, Allianz ou Brit Insurance.
Brad Aham, managing director chez State Street Global Advisors (SSgA). Newsmanagers : Comment se comportent les marchés émergents depuis le début de l’année? Brad Aham : Au cours des dernières années, les marchés émergents ont habitué les investisseurs à une croissance à deux chiffres, née d’une mise en place de réformes structurelles importantes dans les économies des pays en voie de développement. En revanche, 2008 a été une année vraiment déprimante, au cours de laquelle les marchés émergents ont été contaminés par les problèmes des marchés développés. Aujourd’hui, nous constatons un retour au calme, d’où un bond de près de 30 % depuis le début de l’année, en moyenne. C’est la classe d’actifs qui performe le mieux depuis début 2009. NM : Quels sont aujourd’hui les meilleurs atouts des marchés émergents? BA : Les fondamentaux des marchés émergents restent globalement très solides. D’importants efforts ont été faits sur la fiscalité et les taux d’intérêt, qui sont restés historiquement bas. Mais le principal intérêt des marchés émergents réside actuellement dans leur potentiel de croissance, surtout lorsqu’on regarde les prévisions de croissance pour 2009 du PIB en zone euro ou aux Etats-Unis. Par ailleurs, la majorité des pays émergents ont la capacité de continuer à stimuler leur économie par des incitations fiscales, comme c’est le cas en Chine. Ces pays savent qu’ils doivent aujourd’hui devenir moins dépendants de la consommation des pays développés, et font un effort particulier sur la consommation intérieure pour générer des taux de croissance importants. Cette démarche va renforcer la confiance des investisseurs en la solidité de la croissance de ces pays. NM : Quels marchés émergents vous semblent les plus intéressants ? BA : Au premier plan, on retrouve bien sûr l’Inde et la Chine, où les activités non liées à l’exportation prennent une place de plus importante dans les économies. Mais il n’y a pas qu’eux ! L’Amérique latine présente également des atouts hors pair, notamment grâce au renforcement des échanges interrégionaux entre les différents pays du continent. En Russie, le calme est revenu, après des mois très difficiles. A 60 dollars le baril de pétrole, ce pays peut s’en sortir honorablement. Ce que recherchent nos investisseurs, principalement institutionnels, c’est une allocation d’actifs adaptée à leur situation. Mais nous sommes également là pour leur faire comprendre qu’il existe un nouvel ordre mondial. 10 % de la capitalisation boursière se trouvent aujourd’hui sur les bourses des marchés émergents mais l’exposition des institutionnels à ces régions est encore loin de ce pourcentage. Avec la baisse de la volatilité financière, les institutionnels doivent maintenant se décider, pour ne pas rater le train de la reprise. Il y aura forcément une réallocation vers les marchés émergents. On constate également un fort intérêt pour les marchés «frontières», composés de pays encore méconnus. Deux grandes région à fort potentiel se dégagent : les pays du Golfe comme le Qatar ou encore Abu Dhabi, poussés par le pétrole, et les pays d’Afrique, d’Amérique centrale et d’Asie de l’autre.
Le fonds de pension qui gère le plan d'épargne-retraite des salariés de La Caixa, le plus grand d’Espagne avec 3,65 milliards d’euros, a décidé de réduire son allocation aux fonds d’actions à 30 % contre 38 %, d’augmenter de 10 points à 62 % celle aux obligations d’Etat, au crédit ainsi qu’aux fonds obligataires et de diminuer celle réservée à l’alternatif à 8 % contre 10 %, rapporte Expansión.De plus, la marge de fluctuation pour l’exposition actions a été augmenté à 10 points dans les deux sens (20 à 40 %) alors que celle pour les obligations a été ramenée de 13 points à 8 (54-70 %). Le fonds, investi dans une cinquantaine de fonds, a perdu l’an dernier 15 %, son benchmark, 20 %.
Octavio Granado, secrétaire d’Etat à la Sécurité sociale, a déclaré que le Fondo de Prevención y Rehabilitación va être autorisé à investir la moitié de ses 3 milliards d’euros d’encours en titres publics espagnols, rapporte Expansión. C’est un moyen de doper indûment la performance du Fonds de réserve de la sécurité sociale, qui n’est en principe autorisé à investir qu’en titres souverains d'émetteurs de première qualité (Pays-Bas, Allemagne, France) alors que le risque de défaut, et donc la rémunération, sur la dette espagnole sont plus élevés. C’est exactement le même procédé qui a été choisi tout récemment pour le Fonds de réserve pour les retraites (56,96 milliards d’euros).
Liontrust a annoncé qu’il compte lancer fin juin l’European Absolute Return Fund, un produit de droit britannique conforme à la directive OPCVM III qui utilisera la même stratégie que le hedge fund European Long/Short qui est lui aussi géré par Gary West et James Inglis-Jones. Le concept, selon Investment Week, consiste à être long sur les entreprises avec des cash flows élevés dont les gérants escomptent qu’il vont battre les attentes du marché et à vendre à découvert les sociétés affichant un potentiel de bénéfices limité. Dans tous les cas, la capitalisation doit être supérieure à un milliard d’euros.D’après Investment Week, l’exposition nette sera plafonnée à +/- 20 % et l’exposition brute à 180 %. La souscription minimale et la commission de gestion sont fixées à respectivement 1.000 livres et 5 % pendant que la commission de gestion se situe à 1,5 % et que la commission est de 20 % sur la surperformance par rapport au taux Libor à trois mois, avec effet de cliquet.
Sarasin & Partners lance les fonds Sarasin EquiSar Global Thematic Fund (Sterling Hedged) et Sarasin Global Equity Income Fund (Sterling Hedged) qui fournissent à l’investisseur britannique des parts couvertes en moyenne 90 % du risque de change par rapport au sterling. Ce sont les clones du EquiSar Global Thematic Fund et du Sarasin International Equity Income Fund
Risk Capital Partners a engagé RSM Bentley, un expert en restructurations, pour le conseiller sur son réseau de librairies Borders UK, rapporte The Times. De fait, le capital-investisseur, qui a déjà ramené le nombre de points de vente de 79 en 2007 à 37 actuellement, souhaite fermer les magasins les moins rentables.
Vendredi après-midi, les négociations entre Paternoster, qui possède des fonds de pension représentant 2,7 milliards de livres, et Pension Corporation ont échoué en raison d’un désaccord sur le prix, rapporte The Sunday Times.Le CEO de Paternoster, Mark Wood, est désormais en pourparlers avec la Financial Services Authority (FSA) pour obtenir une suspension de licence qui interdirait à Paternoster de prendre en charge d’autres adhérents. En revanche, il n’y aurait aucun problème sur la capacité de Paternoster à financer les pensions de ses quelque 60.000 retraités.
L’autrichien Erste Sparinvest (23,2 milliards d’euros d’encours) a annoncé vendredi que sa filiale locale Banka Sparkasse a été autorisée à distribuer 21 fonds Espa en Slovénie. Le marché slovène des fonds représentait fin 2008 des actifs d’environ 1,6 milliard d’euros. Banka Sparkasse, dont le siège est la Ljubljana, emploie 225 salariés et exploite 9 agences.
Vendredi soir, le Santander a annoncé qu’il vend pour 1,05 milliard de dollars sa participation dans le Banco de Venezuela à la République bolivarienne du Venezuela et que la transaction devrait être bouclée début juillet.
A compter du 1 er août 2009, Carsten Werle, 37 ans, qui dirige actuellement le pôle «Financials» d’Oppenheim Research, prend la direction de la recherche actions et de la filiale indépendante de recherche du groupe Oppenheim. Carsten Werle prend la succession de Wilfgang Sawazki, 44 ans, qui va poursuivre d’autres intérêts. Carsten Werle aura en charge l’analyse actions pour l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, et la France. Oppenheim emploie quelques 65 personnes installées à Cologne, Francfort, Paris, Vienne et Zürich.
La banque privée Reuschel & Co, qui appartenait à la Dresdner Bank et qui va être revendue par la Commerzbank, affiche pour le premier trimestre un bénéfice net de 4,7 millions d’euros contre 3,3 millions et un bénéfice d’exploitation de 6 millions contre 0,7 millions.Les charges d’exploitation ont diminué de 2,6 % à 15 millions et la banque a pu reprendre 0,2 million d’euros sur ses provisions pour risques.
Robert Bergamnn quitte les fonctions de gérant du FCP luxembourgeois Schroder European Logistics Fund (577,2 millions d’euros), tout en demeurant membre du comité de direction du fonds, pour se consacrer à d’autres tâches de gestion de fonds à Amsterdam.Il est remplacé en Allemagne par Buddy Roes, qui reprend la gestion des fonds logistiques et plus particulièrement celle du Schroder European Logistics Fund. Il sera subordonné à Neil Turner, le responsable des fonds immobiliers chez Schroder Property. Buddy Roes a été la cheville ouvrière du développement de la gestion d’actifs d’ING en Allemagne.
Un sondage auprès d’environ 600 entreprises du secteur financier en Allemagne (banques, assurances, courtiers en ligne, sociétés de portefeuille et sociétés immobilières) montre que le développement durable n’a aucune importance stratégique pour ces agents. Lorsque ce thème est utilisé, il sert le plus souvent d’argument commercial pour améliorer l’image de marque, révèle l'étude menée par Asset:Vision en collaboration avec les consultants True Assets et Carl-Ernst Müller Nachhaltigkeitsmanagement.Le développement et la commercialisation de produits de développement durable n’obtient qu’une note de 2,81 sur une échelle de 1 (aucune importance) à 5 (importance très élevée) et la mise en œuvre de procédés ne portant pas atteinte au climat n’obtient que la note 2,57 alors que la préservation de la base de clientèle obtient un 4,23 dans l'échelle des préoccupations, devant l’optimisation de la gestion du risque (4,17). L’analyse des réponses montre que le développement durable n’a pas une dimension stratégique pour les établissements financiers allemands. Comme le note Volker Weber, directeur général d’Asset:Vision, le débat qui agite l’industrie et la société n’a pas encore touché le secteur financier où les thèmes du développement durable ne sont pris en compte que sur le points où les acteurs sont obligés par le législateur ou le marché à se comporter de manière plus transparente.
La Deutsche Bank a annoncé vendredi soir que le président de son directoire, Josef Ackermann, et le directeur du contrôle interne ont demandé à un cabinet d’avocats de réaliser une enquête indépendante sur d'éventuelles actions illégales du département de la sécurité. Les faits constatés semblent indiquer qu’il s’agit d’un nombre restreint d’irrégularités qui n’auraient pas affecté la clientèle. Selon les proches du dossier, un cercle restreint de personnes gravitant autour du groupe auraient été espionnées.
Le Parquet de Mannheim a fait procéder dans plusieurs Länder à des perquisitions au domicile privé d’investisseurs qui n’auraient pas déclaré leurs revenus du capital. Cette opération fait suite à des perquisitions dans les locaux de l’UBS à Francfort et à Stuttgart, précise la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Toutefois, jusqu'à présent, aucun élément n’est venu corroborer la thèse selon laquelle la banque aurait été complice d'évasion fiscale.
Dans un communiqué boursier publié vendredi, la Lufthansa annonce que la Commerzbank lui a notifié avoir liquidé au 18 mai la participation résiduelle qu’elle détenait dans son capital et qui représentait en dernier lieu 3,06 % de ce capital.
Aviva lance Aviva Rebond, un fonds « recovery » dont l’objectif est de profiter du retour à la moyenne historique des valorisations. Considérant que la chute de certains titres a été excessive, l’équipe de gestion compte d’ores et déjà se positionner pour tirer profit d’un futur rebond des marchés financiers. L’univers d’investissement d’Aviva Rebond est très large, le portefeuille pouvant être composé librement d’actions ou d’obligations privées de la zone euro. Du côté des actions, le secteur de l’automobile, la construction ou la banque seront particulièrement observés compte tenu des baisses observées. Du côté des obligations, le mode d’analyse suit une méthodologie comparable. Une fois la décote reconnue par le marché et effacée, les titres en question seront cédés. A l’origine, le portefeuille est constitué pour moitié d’actions et d’obligations. Ensuite, il est librement composé en fonction des opportunités d’actions ou d’obligations. Enfin, une fois les décotes sur les titres reconnues, le fonds est progressivement investi en actifs monétaires, afin de sécuriser totalement la performance obtenue. Code isin : Part A: FR0010742791/Part I : FR0010744490 Frais de gestion : Part A : 2,5 % / Part I : 0,5 % Frais d’entrée : 4 % maximum Valeur de la part : Part A : 500 euros/Part I : 1 000 euros
A la fin du premier semestre de l’exercice au 30 septembre, la société fédérale Pension Benefit Guaranty Corporation, qui est chargée d’assurer le paiement des retraites de base de quelque 44 millions d’Américains, affichait un déficit record de 33,5 milliards de dollars contre 11 milliards pour l’exercice 2007-2008.Vince Snowbarger, directeur par intérim (acting director), a précisé que l’augmentation de 22,5 milliards de la perte est essentiellement imputable à la baisse des taux d’intérêt (pour 7 milliards) ainsi qu'à la clôture de plans d'épargne-retraite (pour 11 milliards), plus qu’aux pertes sur les investissements (3 milliards).
La banque américaine Morgan Stanley a annoncé le départ de Stuart Hendel, directeur de sa filiale de courtage principal mondial. Il sera remplacé par Alex Ehrlich, qui avait occupé jusqu’à présent le même poste chez UBS.
Un groupe d’investisseurs dirigé par John Kanas, l’ancien PDG de North Fork Bancorporation, a annoncé avoir investi 900 millions de dollars dans une structure qui a racheté les activités de BankUnited à la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) qui en était l’administrateur judiciaire (receiver). Les investisseurs sont The Blackstone Groupe, the Carlyle Group, Centerbridge Partners et WL Ross & Co.John Kanas deviendra PDG de la nouvelle BankUnited.
Ralph L. Schlosstein, co-fondateur de BlackRock avec Laurence D. Fink en 1988, va succéder au poste de CEO d’Evercore Partners à Roger C. Altman, qui demeurera chairman, rapporte The Wall Street Journal. Le nouvel arrivant va développer la filiale de gestion d’actifs ainsi que d’autres nouvelles activités en dehors du cœur de métier, l’advisory.
Selon Hedge Week, Citi vient de lancer des services de middle office à destination des hedge funds, une suite de solutions destinée à améliorer l’efficacité opérationnelle et permettre aux gérants de se concentrer sur les décisions d’investissement.